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Analyses - Page 140

  • Le Monde - Thomas Piketty : « Le choc Sanders »

    Comment interpréter l’incroyable succès du « socialiste » Bernie Sanders aux primaires américaines ? Le sénateur du Vermont devance désormais Hillary Clinton parmi l’ensemble des sympathisants démocrates de moins de 50 ans, et seuls les seniors permettent à Hillary de maintenir l’avantage. Face à la machine Clinton et au conservatisme des grands médias, Bernie ne gagnera peut-être pas la primaire. Mais la preuve est faite qu’un autre Sanders, sans doute plus jeune et moins blanc, pourrait un jour prochain gagner la présidentielle américaine et changer le visage du pays. Par bien des aspects, on assiste à la fin du cycle politico-idéologique ouvert par la victoire de Ronald Reagan aux élections de novembre 1980.

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  • Gilles Kepel: «Il faut écouter les prêches du vendredi»

    La controverse qui m’oppose ainsi que bien d’autres chercheurs arabisants (1) à Olivier Roy et ses épigones n’est pas personnelle : elle interroge la validité épistémologique de la recherche, qui en retour détermine l’interprétation la plus exacte possible d’enjeux cruciaux pour notre société. Face à l’effondrement de la crédibilité de la caste médiatico-politicienne, à la papardelle d’experts instantanés qui envahissent les plateaux télé et aux gesticulations électoralistes dans la perspective des échéances de 2017, l’université redevient une référence car elle rationalise des questions anxiogènes, propices à tous les dérapages. Ce débat doit être mené publiquement, il en va de la responsabilité sociale des universitaires. L’invective («Kepel est un Rastignac»), outre que tout ce qui est excessif est insignifiant, et que le sexagénaire que je suis est flatté par pareille cure de jouvence balzacienne, ne fait que trivialiser les enjeux pour mieux les occulter.

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  • OFCE - Très cher Pinel … par Pierre Madec

    15 avril 2016

    Le vendredi 8 avril dernier, le Président de la République a annoncé la prolongation du dispositif d’incitation à l’investissement locatif dit « Pinel ». « Puisque ça marche, il n’y a pas de raison de changer » a ainsi déclaré François Hollande. Accueillie très favorablement par les professionnels du secteur, en particulier les promoteurs immobiliers qui réalisent une grande part de leur activité sur l’investissement locatif privé (près de la moitié en 2015), cette annonce a le mérite d’apporter une certaine continuité à un secteur en proie à une grande instabilité. Du dispositif Méhaignerie instauré au milieu des années 1980 au dispositif Pinel mis en place à l’été 2014, plus d’une dizaine d’instruments différents ont été utilisés au cours des 30 dernières années pour doper le secteur de l’investissement locatif[1]. Il est clair que cette forte volatilité des dispositifs ne permet pas de les évaluer correctement dans un temps long. Malgré tout, certaines critiques semblent se dégager ces dernières années concernant l’utilité même de ce type de dispositifs de défiscalisation dont l’objectif initial était de développer, dans les zones les plus tendues, une offre de logement « intermédiaire » en direction des classes moyennes. Qu’en est-il ? Le Pinel est-il, comme l’a indiqué le Président de la république, un dispositif « qui marche » ? A-t-il permis, en remplaçant le décrié dispositif « Duflot », d’enclencher le redémarrage du marché de la construction en France ? Permet-il de remplir l’objectif affecté de développement d’un parc locatif intermédiaire ? Si oui à quel coût ?

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  • Jean-Marie Harribey - L’hélicoptère pour un capitalisme hors-sol

    Il fut un temps où la recette keynésienne d’une politique budgétaire couplée avec une politique monétaire en cohérence donnait des résultats dont profitait le capitalisme en lui évitant des soubresauts trop violents. C’était l’époque où les gains de productivité du travail étaient élevés et où les mouvements des capitaux étaient assez strictement encadrés. Le néolibéralisme a fait éclater ce mode de fonctionnement.

    La politique économique d’Ubu

    L’économiste monétariste Milton Friedman, tout en menant son travail de sape contre l’action de l’État, avait cependant compris qu’il fallait éviter la déflation. D’où sa métaphore de la monnaie lâchée par hélicoptère sur les individus qui bénéficieraient ainsi d’une sorte d’impôt négatif, variante de l’allocation universelle. L’idée fut reprise en 2002 par le président de la Réserve fédérale (FED), Ben Bernanke. Puisqu’elle consiste à injecter de la monnaie nouvelle  dans l’économie, l’idée a quelque parenté avec le quantitative easing (assouplissement monétaire) pratiqué depuis la crise de 2007-2008 par la FED, puis par les autres banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE). Sauf que l’hélicoptère actuel des banques centrales est dirigé vers les banques ordinaires et non vers les individus ou les budgets publics. Plutôt que de permettre une impulsion budgétaire honnie, les libéraux, tout en affichant une orthodoxie en matière de politique monétaire, envoient dans les airs l’hélicoptère monétaire.

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  • France Culture : La société diversitaire versus la République civique

    A propos du livre de Mathieu Bock-Côté, Le multiculturalisme comme religion politique.

  • Jean Gadrey - Evasions panaméennes : le rôle méconnu d’accords de « libre-échange » made in USA

    Les « Panama papers » semblent pour l’instant minorer l’évasion fiscale étatsunienne. Il y a à cela diverses raisons qui n’ont rien à voir avec un mythique complot de la CIA. L’une d’elles est que l’évasion fiscale, bel et bien pratiquée par les firmes et les riches citoyens américains, peut se faire… sans quitter le pays, en bénéficiant de paradis fiscaux internes comme les états du Delaware ou du Wyoming. D’autres bonnes explications sont fournies par Marina Walker Guevara, la directrice adjointe du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) qui a coordonné l’enquête journalistique sur cette fuite massive de documents (qui n’ont pas encore été tous épluchés, de sorte que de nouvelles révélations sont probables).

    On peut toutefois déjà établir un lien entre cette affaire du Panama et l’influence des lobbies financiers étatsuniens. Presque personne n’en parle, et pourtant, depuis des années, ces lobbies ont obtenu des gouvernements américains successifs, en commençant par celui de Georges W. Bush (mais Barack Obama et Hillary Clinton, comme Secrétaire d’Etat de ce dernier, ont mis la touche finale sans sourciller), qu’ils fassent pression sur de petits états d’Amérique centrale amenés à signer deux accords dits de libre échange directement inspirés de l’ALENA (accord entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, en vigueur depuis 1994).

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  • Christophe Bouillaud, Les vertiges du succès.

    François Hollande a réussi un exploit avec son émission télévisée de hier soir. Il a réussi en effet à se faire traiter de nul par Bernard Guetta le lendemain matin sur France-Inter. Le géopoliticien maison a certes cru bon de nuancer son propos en soulignant que tous les exécutifs du monde étaient nuls en ce moment et largement dépassés par les événements, mais, tout de même, de la part d’un très légitimiste Bernard Guetta qui vient juste de se rendre compte que le « démocrate-musulman » Erdogan est un tyran en devenir, cela m’a fait tout drôle au petit déjeuner. Les Gorafistes auraient-ils pris le contrôle des ondes de service public?

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  • "Le premier pas de la reconquête n'a pas fonctionné" pour Hollande


    "Le premier pas de la reconquête n'a pas... par lemondefr

  • Gaël Brustier : "Nuit Debout n'est pas une simple dénonciation de la loi Travail"


    Gaël Brustier : "Nuit Debout n'est pas une... par Europe1fr

  • Observatoire des inégalités - L’état des lieux des inégalités de salaires en France

    8 avril 2016 - Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent au mieux 1 200 euros par mois, les 10 % les mieux rémunérés touchent au minimum 3 540 euros.


    Le salaire net mensuel médian s’élève à 1 772 euros [1] selon l’Insee (données 2013). Il s’agit d’équivalents temps plein : les salaires en temps partiel sont comptabilisés mais sur la base de leur montant pour 35 heures. Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent moins de 1 200 euros, les 10 % des plus élevés au moins 3 544 euros. Ces derniers touchent donc 2 344 euros de plus et au total trois fois plus que les moins bien payés.Tout en haut de l’échelle, les 1 % les mieux rémunérés perçoivent au minimum un salaire de 8 061 euros, 6,7 fois plus élevé que le salaire maximum des 10 % les moins bien payés, pour un écart de 6 861 euros.

    Les inégalités de salaires sont plus élevées chez les hommes que chez les femmes, ces dernières étant beaucoup moins nombreuses à toucher de hautes rémunérations. Le salaire minimum des 10 % des femmes les mieux rémunérées est de 3 036 euros, contre 3 892 euros pour les hommes, un écart de 856 euros. Si l’on prend en compte les 1 % les mieux rémunérés, c’est encore pire : les femmes gagnent au minimum 6 053 euros et les hommes 9 253 euros, soit 1,5 fois plus.

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  • Les Matins /Le journalisme : une arme efficace contre les paradis fiscaux ?

    Jérôme Fenoglio
    Directeur du Monde
    Christian Chavagneux
    Docteur en économie
    Editorialiste au mensuel Alternatives économiques


    Les Matins /Le journalisme : une arme efficace... par franceculture