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17/01/2018

PS - Notre-Dame-des-Landes : un reniement et des questionnements

17 janvier 2018

Le Parti socialiste prend acte de la décision du gouvernement qui est d’abord celle d’un reniement. Par la voix de son Premier ministre, le Président de la République vient de désavouer le candidat Macron qui pendant la campagne présidentielle s’était montré déterminé à appliquer le résultat du référendum : « Il y a eu un vote, mon souhait, très clairement, c’est de le respecter, donc de le faire ! » avait-il asséné sur France 2, en avril 2017. 
 
Cette décision va ainsi à l’encontre du vote exprimé le 26 juin 2016 mais aussi des près de 180 décisions de justice qui ont toutes été favorables au transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. L’annonce du gouvernement fragilise l’Etat de droit. La maire de Nantes, Johanna Rolland, est fondée à évoquer un « déni de démocratie » car ce projet n’a jamais posé de problème de légalité, mais de faisabilité. La solution proposée par le Premier ministre d’un aménagement de l’actuel aéroport ouvre, à ce stade, de très nombreuses questions sur lesquelles l’Etat devra apporter des réponses rapides et crédibles : engagements financiers, calendrier, consultations, etc.
 
Le gouvernement plonge dans l’expectative nombre d’habitants, d’acteurs économiques et d’élus locaux qui espéraient que la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes serait l’occasion de développer l’attractivité de la région Grand-Ouest et d’améliorer la qualité de vie de dizaines de milliers de riverains confrontés aux nuisances sonores de l’actuel aéroport. Le Parti socialiste demande à l’Etat de rencontrer dans les meilleurs délais les élus locaux afin de leur dire comment il entend compenser cette perte d’investissement au bénéfice des villes-métropoles et de l’ensemble du territoire. L’indemnisation de la société Vinci au titre de la résiliation du contrat, estimée entre 350 et 500 millions d’euros, ne saurait se faire au détriment de l’avenir du Grand-Ouest et de ses habitants. 
 
Bien sûr, il faudra tirer toutes les leçons de Notre-Dame-des-Landes. Le Premier ministre n’a guère insisté sur ce point, pourtant essentiel : revoir les fondements et l’architecture du dialogue environnemental en France afin de s’assurer qu’à l’avenir, ces grands projets se gèrent moins par des recours en justice que par la vitalité du débat démocratique. Le Parti socialiste propose qu’une conférence nationale soit constituée pour approfondir les premières réformes mises en oeuvre par Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement, et reprendre des suggestions contenues dans la proposition de loi déposées à la fin du précédent quinquennat par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
 
Enfin, le Premier ministre a fait savoir qu’il laisse jusqu’au printemps aux occupants illégaux pour quitter la ZAD avant une intervention des forces de l’ordre qui devra s’organiser avec la maîtrise et le discernement nécessaires. Le Parti socialiste a noté l’engagement du gouvernement sur ce point.

22:34 Publié dans Communiqué | Tags : notre-dame-des-landes | Lien permanent

26/12/2017

LICRA - Lutter contre la radicalisation dans le sport

Le sport constitue un foyer important d’embrigadement en faveur du djihad. Avec la Région Ile-de-France, la LICRA s’engage à lutter contre ces dérives en formant les responsables et animateurs des clubs. Les objectifs de ce programme inédit en France et initié par la Région Ile-de-France sont de sensibiliser les dirigeants et de donner aux éducateurs des clés pour lutter contre ce fléau en pleine expansion. La pratique du sport peut aussi être une remédiation éducative en situation de crise identitaire. 

Le sport, terrain de jeu de la radicalisation 

Partout en France, des milliers de clubs sportifs mènent un travail d’éducation et de transmission des valeurs de la République. Chacun d’entre eux participe à son niveau au développement de la citoyenneté et de la laïcité auprès de la jeunesse. Pourtant, fin octobre 2015, un rapport du service central du renseignement territorial a mis en évidence le développement du communautarisme religieux et de  la radicalisation  au sein de certaines associations sportives. Au total, une vingtaine de cas graves ont ainsi été recensés en moins de deux ans et il y a tout lieu de croire qu’ils ne forment que la partie visible d’un phénomène plus profond. Si ces chiffres paraissent marginaux au regard de l’ensemble de l’écosystème du sport amateur, leur évolution doit néanmoins nous alarmer quant à l’ancrage du fait religieux et communautaire dans le quotidien d’une partie de notre jeunesse. Alors que le sport est une source d’intégration, d’émancipation et d’ouverture à l’autre, il se transforme, dans certains quartiers, en machine identitaire. 

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22:30 Publié dans Communiqué | Tags : licra, radicalisation, laicite | Lien permanent

22/12/2017

Le Parti socialiste demande le retrait de la circulaire Collomb

Le Premier ministre reçoit aujourd’hui les associations d’hébergement et de lutte contre l’exclusion pour s’entretenir avec elles de la mise en application de la circulaire Collomb.

Cette circulaire porte très gravement atteinte aux droits des étrangers et au travail des associations. Dès le 10 décembre, le Parti socialiste avait rappelé son attachement au droit d’hébergement inconditionnel des personnes sans-abri, sans distinction de leur statut administratif.

Le Parti socialiste demande solennellement le retrait de cette circulaire.

Il renouvelle sa proposition d’une réunion entre le président de la République et les associations concernées afin de trouver des solutions à l’engorgement des centres d’hébergement.

20/12/2017

Autriche : le Parti socialiste condamne la coalition gouvernementale droite extrême-droite

Après de longues négociations, le leader conservateur Sebastian Kurz a formé un gouvernement avec le parti d’extrême droite, le FPÖ. Depuis que l’Autriche a rejoint l’Union européenne, c’est la deuxième fois qu’un parti membre du PPE s’allie avec l’extrême-droite. Après la Hongrie et la Pologne, voici l’Autriche sombrer du côté du nationalisme à quelques mois de sa présidence du Conseil européen, à partir de juillet prochain.

Alors que l’élection présidentielle avait vu le candidat d’extrême-droite se qualifier pour le second tour, les législatives de l’automne ont créé les conditions d’un retour de l’extrême-droite dans une coalition gouvernementale. Cette situation est d’autant plus inquiétante que cette dernière obtient les ministères de la Défense et de l’Intérieur, en plus d’un contrôle sur les services secrets. On peut notamment craindre que la question des migrants ne devienne la cible de prédilection de ce gouvernement rétrograde.

En 1999-2000, la constitution d’une première coalition avec l’extrême droite en Autriche avait vu des dirigeants européens mettre le pays à l’écart, sans que ces mesures ne soient vraiment efficaces. D’évidence, les membres de l’Union européenne ne sauraient aujourd’hui faire l’économie d’une réaction forte, individuelle et collective, tant l’indifférence conduirait à la banalisation et la banalisation à tous les maux que nous n’avons déjà que trop subis sur le vieux continent.

Le Parti socialiste a toujours combattu l’extrême-droite, sous toutes ses formes et il a toujours condamné les alliances entre des partis démocratiques et les héritiers de l’idéologie mortifère. C’est pourquoi, dans un moment de crise démocratique sans précédent pour le modèle européen, les socialistes persistent et signent : combattre l’extrême-droite partout, ne pas détourner le regard, condamner toutes les alliances. Il est urgent de réinventer le projet européen, celui de l’humanisme, de la démocratie et de la solidarité, seule digue contre la vague des populismes.

18/12/2017

Conférence nationale des territoires : le Parti socialiste veillera à ce que l’action de l’Etat concerne tous les territoires

Le déplacement de Matignon à Cahors à l’occasion de la deuxième Conférence nationale des territoires (CNT) est une décision symbolique qui aura eu le mérite de braquer les projecteurs sur les difficultés que connaît la capitale du Quercy à l’instar de nombreuses villes moyennes françaises.

Parmi les volets prioritaires annoncés à la CNT, on note la création d’un plan « Cœurs de ville » doté de 5 milliards d’euros sur cinq ans et adossé à un outil central, les opérations de revitalisation des territoire (ORT). Le Parti socialiste se félicite de ce plan qui va permettre de lutter contre le déclin de l’activité économique et commerciale des centre-bourgs des villes moyennes mais regrette toutefois que le périmètre retenu exclue les quartiers périphériques, les petites villes ou certains villages confrontés eux aussi à la disparition de services publics, commerces,…

Si, comme nous l’avions demandé à plusieurs reprises, le gouvernement a semblé enfin chercher les voies d’un apaisement avec les collectivités territoriales à travers des assouplissements en matière de discipline budgétaire, les propositions sont insuffisantes. Il faudra, a minima, qu’elles soient améliorées lors de la deuxième lecture du projet de loi de programmation des finances publiques 2018-2022 au Sénat, mardi prochain. Mais, dans le contexte d’extrême réduction de l’autonomie budgétaire des collectivités territoriales, la contractualisation ne saurait faire figure de panacée. Le Parti socialiste souhaite que le gouvernement entende les propositions des associations pluralistes d’élus afin de trouver un compromis satisfaisant et pérenne.

07/12/2017

Conseil du Parti socialiste européen : le Parti socialiste français obtient des avancées sur la démocratie et l’intégration sociale

01 décembre 2017

Les 1er et 2 décembre, se tient le Conseil du Parti socialiste européen à Lisbonne.

Au Portugal, le seul pays d’Europe où un gouvernement de gauche bénéficie du soutien de toutes les forces progressistes et qui réussit à relever le pays après une brutale cure d’austérité, les socialistes européens sont venus réaffirmer leur volonté de changer l’Europe.

La délégation conduite par Rachid Temal, Coordinateur du Parti socialiste, a défendu avec succès une avancée démocratique avec un programme et un-e candidat-e communs des socialistes européens et l’idée de listes transnationales – après le Brexit – pour renforcer l’européanisation des élections européennes.

Cette démocratisation passe aussi par l’ouverture de possibilités de primaires pour choisir le candidat-e socialiste à présidence de la Commission européenne.

Il faut aussi un bon programme pour réorienter l’Europe. C’est aussi ce que les socialistes européens veulent construire. Le Parti socialiste sera un acteur majeur dans la construction de ce programme commun pour une Europe de gauche.

Participaient aussi à la délégation, Olivier Faure, président du groupe Nouvelle gauche à l’Assemblée nationale, Christine Revault d’Allonnes- Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste au Parlement européen Pervenche Berès et Emmanuel Maurel, députés européens ainsi que les secrétaires nationales Florence Augier et Rita Maalouf et les secrétaires nationaux Maurice Braud et Antoine Varoquié.

Hommage des socialistes à Johnny Hallyday

06 décembre 2017

Le Parti socialiste a appris avec tristesse la disparition de Johnny Hallyday à l’âge de 74 ans.

Si le mot « star » est à notre époque souvent galvaudé, il convient pleinement à Johnny Hallyday et c’est pourquoi l’émotion populaire est si vive aujourd’hui dans notre pays.

Une star est l’excellence même dans son art. Johnny, à la voix à nulle autre pareille, légende du rock n’roll à la française, qui faisait vivre la scène de son énergie et de son charisme, appartient à la culture populaire.

Cette authenticité, cette sensibilité aussi, étaient perceptibles à l’écran, chez Godard, Lellouch, Leconte, Johnnie To. Ce don de soi et ce talent singulier avaient forgé un lien indéfectible avec son public.

C’est cela aussi, une star. Une vie qui accompagne les nôtres, une personnalité qui, plus grande qu’elle-même, marque de son empreinte durable une collectivité. Que de Souvenirs, souvenirs pour chacune et chacun : les paroles et les musiques des chansons de Johnny Hallyday, les étapes de son itinéraire artistique toujours réinventé et pourtant continu, font partie des mythologies françaises.

Voilà pourquoi l’hommage est unanime et la tristesse est grande.

À la famille de Johnny Hallyday et à ses proches, les socialistes adressent leurs pensées.

02/12/2017

PS : Un parti socialiste féministe : tolérance zéro face aux violences sexistes et sexuelles

Le Parti socialiste a fait du respect des droits des femmes, de la lutte contre les violences sexistes, sexuelles et physiques, une priorité de ses politiques publiques. Dans le contexte anxiogène de l’affaire Weintsein et de la multiplication des dénonciations de faits de harcèlement et d’agressions sexuelles, le Parti socialiste souhaite apporter une réponse forte. Aucune violence physique ou sexuelle, aucun fait de harcèlement ne seront toléré.e.s dans notre organisation. La libération de la parole des femmes doit s’accompagner d’un changement des pratiques en interne.

Parce que nous sommes féministes, nous ferons du Parti socialiste un parti exemplaire dans la lutte contre toutes les violences envers les femmes. Nous saluons le courage de toutes les femmes qui osent briser la loi du silence et nous leur assurons de notre total soutien contre leurs agresseurs. Ces violences sont massives et doivent être comprises comme le résultat d’une société sexiste. Présentes dans toutes les sphères, professions et tous les milieux sociaux, en 2017 les violences faites aux femmes demeurent encore taboues.

Nous responsables politiques socialistes, secrétaires nationaux.les, fédéraux.les et militant.e.s souhaitons présenter des propositions concrètes à appliquer rapidement pour accompagner la libération de la parole et mettre fin aux violences.

21/11/2017

Le Bureau national du Parti socialiste vote à l’unanimité l’exclusion de Gérard Filoche

21 novembre 2017

Vendredi 17 novembre, Gérard Filoche a posté un tweet antisémite, reprenant manifestement des symboles de l’imagerie nazie. Dans les jours qui ont suivi, entre minimisation et absence d’excuses, ces tentatives d’explications ont prouvé qu’il ne parvenait pas à mesurer la gravité de son acte.

Le Bureau national du Parti socialiste s’est réuni mardi 21 novembre afin d’examiner le cas particulier d’un comportement qui, en tous points, contrevient aux valeurs du socialisme et aux fondements de l’engagement de ses militants, hier comme aujourd’hui.

Le Bureau national du Parti socialiste a voté à l’unanimité pour l’exclusion de Gérard Filoche dans une résolution précisant que ce dernier « ne peut désormais se réclamer du Parti socialiste et siéger dans ses instances ».

19/11/2017

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté le photomontage utilisé par Gérard Filoche et engage sa procédure d’exclusion

Dans la soirée d’hier, Gérard Filoche, membre du Bureau national du Parti socialiste, a mis en ligne sur son compte Twitter un photomontage mettant en scène le président de la République, Emmanuel Macron, ainsi que d’autres personnalités, dans une imagerie indiscutablement antisémite et reprenant certaines références visuelles du régime nazi.

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable. Il porte atteinte aux valeurs mêmes du socialisme, ainsi qu’à l’engagement de chaque jour et à l’action de terrain de ses militants contre le racisme et l’antisémitisme. Il constitue à ce titre un motif d’exclusion.

C’est pourquoi la direction du Parti socialiste a immédiatement décidé d’engager une procédure d’exclusion.