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20/10/2017

Le Parti socialiste soutient les acteurs du logement social

A l’issue de la manifestation organisée ce jour à l’appel de 40 organismes HLM, à laquelle ont pris part des élus et militants socialistes, le Parti socialiste réitère son opposition à la stratégie logement du gouvernement, encore défendue dimanche dernier par le Président de la République.
 
Alors que s’ouvre l’examen du projet de loi de finances 2018 à l’Assemblée nationale, son article 52 prévoit une baisse de l’APL et une réduction de loyer de solidarité (RLS). Si ces mesures permettraient à l’Etat d’économiser 1.7 milliard d’euros sur le montant des aides au logement, elles auraient des conséquences désastreuses pour le logement social.
 
Le Parti socialiste rappelle que les premières victimes de cette politique du logement « low cost » seraient les locataires, car les bailleurs, privés de ces moyens financiers, devraient renoncer à réaliser des programmes de réhabilitation et d’entretien du patrimoine. Elle porterait aussi un coup d’arrêt brutal à la construction de logements neufs, rendant impossible les parcours résidentiels et la satisfaction des milliers de demandeurs de logement.
 
Le Parti socialiste veut insister sur le rôle quotidien des équipes des bailleurs dans l’accompagnement des locataires les plus fragiles et dans l’animation de quartiers populaires que cette baisse massive de moyens pourrait remettre en cause en altérant le lien social et la cohésion territoriale.
 
C’est pourquoi, le Parti socialiste demande au gouvernement d’abroger l’article 52 du PLF 2018, de convoquer une Conférence nationale sur le logement social pour réfléchir aux meilleurs moyens de gagner la bataille du « logement pour Tous ».  

19/10/2017

SYRIE : le Parti socialiste salue la libération de Raqqa

Le Parti socialiste salue la libération totale de la ville de Raqqa de l’organisation terroriste « État islamique ». Cette victoire de la Coalition internationale, en soutien aux forces kurdes, arabes et turkmènes regroupées au sein des Forces démocratiques syriennes, marque l’échec du projet politico-religieux et criminel de Daech.

Au nom d’un islam dévoyé au service de la terreur, l’organisation « État islamique » n’a fait que piller, prendre en otage, asservir les populations locales et manipuler les consciences de milliers d’individus à travers le monde entier.

Le Parti socialiste observe néanmoins que ce revers majeur infligé à l’organisation « État islamique » ne marque pas l’éradication intégrale de l’organisation terroriste en Syrie, et que ce théâtre de guerre est exploité pour favoriser la consolidation d’une présence durable de la mouvance Al-Qaida.

Le Parti socialiste appelle à une pression internationale unifiée et renforcée pour que des négociations crédibles sous l’égide de l’ONU, et avec un rôle accru de l’Union européenne, reprennent sur la Syrie afin d’engager une transition politique. Responsable initial des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés et déplacés, le président syrien Al Assad devra, en tout état de cause, répondre de ses crimes de masse.

17/10/2017

Perturbateurs endocriniens : le Parti socialiste se félicite du rejet de la définition de la Commission

Le Parti socialiste salue le travail des eurodéputés du groupe S&D qui ont largement contribué au rejet par le parlement européen de la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission.
Ce vote, que nous appelions de nos vœux dès juillet dernier, est une triple sanction.
 
Sanction contre la Commission, d’abord, qui a présenté une définition au rabais, insuffisamment protectrice face au risque sanitaire pour nos concitoyens.
 
Sanction contre les lobbys de l’industrie chimique, ensuite,  qui ont cherché à continuer la commercialisation de leurs pesticides tout en rendant impossible l’application du principe de précaution.
 
Sanction contre le gouvernement Philippe, enfin, qui avait récemment permis à la Commission de trouver une majorité qualifiée sur sa définition inacceptable, alors-même que la France avait été exemplaire sur ce sujet délicat pendant le quinquennat précédent.
 
Le Parti socialiste demande, à nouveau, une reprise des discussions au sein de la Commission européenne afin de construire une réglementation à la hauteur des défis posés en matière de santé-environnementale.

16/10/2017

PS - Somalie : condamnation de l’attentat et solidarité avec le peuple somalien

15 octobre 2017

Après l’explosion de deux véhicules piégés dans le centre de Mogadiscio, samedi 14 octobre, plus de 130 morts et 200 blessés sont à déplorer. Un bilan humain encore provisoire, mais qui fait de cet attentat l’un des plus tragiques ayant frappé le pays.

Alors que le président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, a décrété un deuil national de trois jours, le Parti socialiste adresse un message de soutien et de solidarité au peuple somalien, déjà trop souvent meurtri par les conflits armés et les attentats.

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ces actes lâches et barbares. Il appelle à une réponse collective fondée sur l’engagement total de toutes les puissances régionales, avec le concours des Nations Unies et de son Conseil de sécurité.

PS - Pour que la France réussisse, il faut de la justice et, en écoutant le président de la République, la justice manque

Pour la première fois depuis son élection, le président de la République répondait, dimanche 15 octobre, aux questions d’un panel de journalistes de télévision.

Si l’intervention d’Emmanuel Macron a révélé un président qui goûte peu les questions, deux rappels étaient nécessaires : sur la scène internationale, l’attachement de la France au multilatéralisme et au plan intérieur, la confirmation d’un retour de la police de proximité instaurée en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin.

La parole du chef de l’Etat était d’abord attendue sur les enjeux économiques et sociaux, ceux de l’emploi, du pouvoir d’achat, du soutien aux territoires. Alors que l’examen du budget 2018 débutera cette semaine au Parlement, il aurait été utile pour les Français que soit annoncé le retrait des mauvaises décisions gouvernementales. Il n’en a hélas rien été : maintenue, la réforme de l’ISF pour 170 000 foyers les plus riches ; maintenue, l’augmentation de la CSG pour 8 millions de retraités ; maintenue, la création d’une « flat tax » qui ramène l’imposition des revenus du capital en dessous de la première tranche de l’impôt sur le revenu ; maintenue, la diminution des APL pour 6,5 millions de ménages ; maintenue, la suppression de 120 000 emplois aidés qui fragilisent les services de proximité et la vie associative. Le président de la République souhaite « libérer et protéger » mais une majorité de Français constatent que sa politique aboutit pour l’heure à flexibiliser et précariser.

Le Parti socialiste appelle le président de la République à prendre la mesure de l’attente et des besoins des Français. Les députés socialistes, qui ont proposé un véritable contre-budget pour promouvoir une justice fiscale, sociale et territoriale, s’attacheront, dans les jours qui viennent, à défendre une autre vision pour la France, plus efficace pour l’économie et plus solidaire pour le pays.

15/10/2017

Le Parti socialiste adresse ses félicitations à Audrey Azoulay, élue Directrice générale de l’Unesco

C’est une excellente nouvelle pour la France mais aussi pour l’UNESCO d’avoir désormais, Audrey Azoulay, comme Directrice Générale de cette emblématique agence spécialisée des Nations-Unies pour l’Education, les Sciences  et la Culture.
 
Après deux mandats où Irina Bokova  a modernisé et redonné à cette institution un nouveau souffle, l’arrivée d’Audrey Azoulay, femme talentueuse aux convictions humanistes et à l’engagement constant pour la culture dans son universalité et sa diversité, va permettre de poursuivre une mise en œuvre active et résolue des objectifs de développement durable que défend l’organisation. Ces objectifs sont nombreux, tant en matière d’éducation et de sauvegarde du patrimoine mondial que de rayonnement, partout dans le monde, des sciences, de l’innovation et du dialogue des cultures.
 
Chaque jour le démontre : dans un monde chaotique, où les êtres humains et parfois les peuples sont tentés par le repli sur soi, le dialogue des savoirs et des arts est un besoin vital, la réponse de l’intelligence humaine contre toutes les régressions.

14/10/2017

Projet de loi « hydrocarbure » : le Parti socialiste salue l’adoption d’un texte amélioré par les débats parlementaires

Le Parti socialiste se félicite de l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi relatif à la fin de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures en France et salue le travail des députés socialistes qui ont largement contribué à l’enrichir à travers leurs amendements en commission et en séance publique.

Ce texte s’inscrit dans la continuité de la loi « de transition énergétique pour la croissance verte » de 2015 et de l’accord sur le climat adopté en décembre 2015 à Paris. Il met en cohérence notre ambition avec les recommandations du GIEC qui prescrivent de conserver 80% des hydrocarbures dans le sous-sol pour lutter contre le réchauffement climatique.

Mettant fin à un vide juridique, il permettra d’éviter la multiplication des dossiers de contentieux qui coûtaient cher aux contribuables et apportera des réponses claires aux élus et aux habitants des territoires concernés.

Ce projet de loi se fixe pour horizon 2040, c’est-à-dire qu’il faut dès à présent engager le travail pour accompagner la transition des territoires dans lesquels des entreprises et des emplois sont, directement ou indirectement, liés aux filières pétrolières. C’est pourquoi nous veillerons à la mise en place des contrats de transition écologiques et solidaires.

Ces 22 ans devront aussi être utiles pour remédier à certaines ambiguïtés qui subsistent dans le texte, que l’on pense à l’inscription de l’objectif « neutralité carbone » à l’horizon 2050, que nous avons proposé par amendement mais que le gouvernement a repoussé ou encore à la définition des techniques non conventionnelles. Nous serons enfin attentifs à la réforme du code minier, promis par le ministre Nicolas Hulot, et que nous avions engagée dans la précédente législature.

Catalogne : le PS plaide pour la négociation

En Catalogne, la situation politique est toujours extrêmement tendue. Suite au référendum interdit par le pouvoir central, Carlos Puigdemont, président séparatiste de la Catalogne, a affirmé devant le Parlement local que la région avait « gagné le droit d’être un Etat indépendant ». Mais il a toutefois suspendu le processus, en ne déclarant pas encore l’indépendance, afin de reprendre les négociations avec Madrid. Le gouvernement de Mariano Rajoy, menaçait lui d’utiliser l’article 155 de la Constitution, qui lui permet de suspendre l’autonomie d’une région en cas de force majeure.

Depuis le début de la crise, les socialistes plaident pour une négociation. Le Parti socialiste a condamné les nombreuses violences entraînant des centaines de blessés lors de heurts aves les policiers anti-émeute le jour du vote. Toutefois, « le nationalisme du gouvernement catalan ne peut pas continuer d’avancer à marche forcée vers son autodétermination et le gouvernement central madrilène du Parti populaire au pouvoir ne peut persister durablement sur une ligne d’intransigeance totale ».

Solution négociée

Le Parti socialiste soutient de fait le PSOE qui, y compris dans sa composante catalane, demande à ce qu’une solution négociée entre toutes les parties soit trouvée. C’est le seul chemin pour sortir d’une situation qui, depuis 2010 et les premières grandes manifestations indépendantistes n’a cessé de se dégrader.

Avant même le discours de Carlos Puigdemont, Pedro Sanchez secrétaire général du PSOE et chef de file de l’opposition au gouvernement conservateur avait prévenu : « Nous appuierons la réponse de l’Etat de droit face à toute tentative visant à rompre l’harmonie sociale ». Il avait également demandé au chef du gouvernement séparatiste catalan de renoncer à la déclaration d’indépendance.

Crainte en Europe

De son côté, l’Union européenne temporise. Une Catalogne indépendante sortirait de facto de l’UE et devrait candidater pour y rentrer. Après le Brexit, les conséquences d’une nouvelle défection pourraient être dramatiques. Et ce d’abord pour les Catalans qui payeraient économiquement au prix fort leur sortie du marché commun.

08/10/2017

PS - Union européenne: le pari risqué de M. Macron

Vendredi 6 octobre 2017

Emmanuel Macron remet en cause le modèle social français par ordonnances, puis prétend le remplacer par une protection renforcée au niveau européen. Or l’effet des politiques de libéralisation du marché du travail et des réformes fiscales inégalitaires se feront sentir presque immédiatement, alors que l’espoir d’une avancée des dossiers européens tient peut-être du mirage…

« Attention à éviter les mirages dans le désert », avertissait il y a quelques jours la Présidente lituanienne au sujet des propositions pour la relance de l’Union européenne de M. Macron.

Angela Merkel reste chancelière en Allemagne, mais sa courte réélection la conduit à devoir chercher un accord de gouvernement avec les Verts et le parti libéral FDP, qui a déjà fait connaître son opposition aux propositions européennes du Président français. Dans ce contexte, et alors que l’Europe du sud se remet péniblement d’années d’austérité et que l’Europe de l’Est n’entend pas être marginalisée, l’alliance franco-allemande sera-t-elle suffisante pour faire de l’Union européenne une puissance dans la mondialisation ?

Emmanuel Macron, qui a présenté ses propositions pour l’UE à la Sorbonne mardi 26 septembre, entend renforcer l’harmonisation fiscale et sociale et créer une « Europe qui protège » : une tentation pour reporter au niveau européen une protection jugée trop coûteuse en France ?

Quoiqu’il en soit, l’effet des politiques de libéralisation du marché du travail et des réformes fiscales inégalitaires se feront sentir presque immédiatement, alors que l’espoir d’une avancée des dossiers européens tient peut-être du mirage, et n’interviendront dans tous les cas pas avant de nombreuses années…

Lors d’une visite officielle à Athènes vendredi 8 septembre, Emmanuel Macron a, de nouveau, défendu un renforcement de la solidarité internationale, notamment vis-à-vis de l’économie grecque, encore exsangue après la grande crise de 2008. Il prétend ainsi prôner une Europe protectrice de ses citoyens, dans la lignée de ses positions sur la révision de la directive des travailleurs détachés, le contrôle des investissements dans les secteurs stratégiques ou la taxation des GAFA.

Cet interventionnisme peut sembler en contradiction avec la politique intérieure du Président : ses premières réformes nationales se veulent libérales, comme la publication des ordonnances sur le code du travail et sa prochaine réforme fiscale en faveur des revenus du capital en attestent.

Et si, au contraire, il n’y avait là aucune contradiction ? E. Macron semble convaincu de pouvoir relancer l’emploi en France grâce à sa libéralisation du marché du travail. Mais, alors qu’il est très difficile « d’importer » un modèle social comme le modèle nordique dans un pays aux réalités si différentes (syndicalisation chroniquement faible, culture d’une protection par la loi…), cette stratégie est encore moins susceptible de réussir si des travailleurs d’Europe de l’Est peuvent travailler en France à bas coûts ou si des investisseurs américains ou chinois rachètent une entreprise en France dans l’objectif de réaliser des profits à court terme sans préoccupation pour l’emploi sur le territoire à plus long terme. Emmanuel Macron l’a bien compris, d’où ses propositions interventionnistes au niveau européen.

Malheureusement, le contexte politique et institutionnel européen est autrement plus complexe que la situation française, où le Président dispose d’une large assise pour faire passer ses réformes. Certes, M. Macron et Mme Merkel, réélue ce dimanche, semblent s’entendre ; toutefois, cette lune de miel, si elle dure, ne fera pas tout : l’Allemagne soutenait la proposition de contrôle des investissements extra-européens, qui s’est fracassée contre le mur des pays d’Europe du Sud, si affectés par la crise financière qu’ils ne peuvent se permettre de rejeter des investissements, d’où qu’ils viennent. L’Italie s’est déjà offusquée de l’attitude d’E. Macron « l’Européen » à plusieurs reprises cet été : sur le dossier lybien, sur le refus Français d’ouvrir ses ports pour accueillir une partie des migrants qui affluent par la Méditerranée et lors de la nationalisation de STX pour empêcher un rachat italien. Quant à la directive « travailleurs détachés », les propos d’E. Macron ont déclenché un incident diplomatique avec la Pologne en août dernier.

Or sans protection ni harmonisation supplémentaire des normes fiscales et sociales au niveau européen, la réforme du marché du travail français contribuera à un nivellement par le bas de la protection sociale dans une Europe où les travailleurs et les territoires sont mis en concurrence par la libéralisation des échanges de biens et de capitaux au sein du marché unique. Emmanuel Macron dénonce le dumping social des pays de l’Est avec la directive « travailleurs détachés » mais entre exactement dans cette logique en France avec les ordonnances sur le droit du travail.

Dans un contexte grave pour le projet européen, marqué par le Brexit et le creusement du fossé entre « gagnants » et « perdants » de la mondialisation, la réorientation de l’Union européenne ne peut se résumer à des discours, aussi fermes soient-ils, s’ils ne sont pas suivis d’effets. Les sorties bruyantes et peu diplomates d’E. Macron semblent avoir comme objectif premier de séduire l’électorat européiste en France, notamment à gauche, à peu de frais. Le Président Français a beau jeu de proposer une taxe sur les transactions financières au niveau européen, au moment même où, d’une part, ce projet qui existe depuis plusieurs années au niveau européen vient d’être de nouveau différé du fait du Brexit, et, d’autre part, que le Gouvernement vient d’abandonner la hausse de la TTF française, dont le renforcement avait été voté 2017.

Ne jouons pas les oiseaux de mauvais augure : si le Président parvient à avancer sur ces différents chantiers, ce sera évidemment une très bonne nouvelle pour notre pays et l’Union européenne en général. Toutefois, dans le cas contraire, c’est l’échelon national seul qui peut prendre le relai en matière de protection des travailleurs. Le dossier STX en était une parfaite illustration : sans garanties suffisantes du repreneur italien, le Gouvernement a décidé de nationaliser le chantier naval cet été.

Au vu du peu de l’accueil très mitigé des initiatives européennes du Président, la libéralisation du marché du travail Français semble être un pari plus que risqué…

Gabrielle Siry, Secrétaire nationale à l’économie du Parti socialiste
et
Karim Bouamrane, porte-parole du Parti socialiste

Mehdi Benlahcen, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, responsable PS à Lisbonne

Damien Bongart, vice-Président du Conseil départemental 35

Guillaume Mathelier, maire d’Ambilly, premier fédéral PS de Haute-Savoie

Stéphane Mukkaden, secrétaire de section PS de Norvège, conseiller consulaire Islande-Norvège

Grégoire Odou, militant PS à Paris

Baptiste Astrade, étudiant et citoyen engagé

Faouzi Braza, citoyen engagé

Arnaud Lantoine, citoyen engagé

07/10/2017

PS - Le contre-budget des socialistes : pour les Français, la justice fiscale, sociale et territoriale

04 octobre 2017

Le Parti socialiste soutient la démarche de son groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale qui a présenté, par la voix de son président Olivier Faure et de sa cheffe de file pour les finances Valérie Rabault, un véritable contre-budget à celui du gouvernement. Alors que le Projet de Loi de Finances (PLF) Le Maire-Darmanin remet en cause le principe de solidarité tant entre les Français qu’entre les territoires et menace la continuité des services publics et l’action des associations, au nom d’un dogmatisme libéral, les socialistes se devaient de proposer une autre voie, responsable et porteuse de justice sociale.
 
Ce contre-budget est inédit : aucun autre groupe politique ne propose actuellement un projet alternatif à celui du gouvernement. C’est bien cette capacité à être force de proposition qui fait des socialistes, la seule véritable alternative au gouvernement.
 
Ainsi, le groupe Nouvelle Gauche entend soutenir le pouvoir d’achat en supprimant la baisse des Aides Personnalisées au Logement (APL) et de la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE), ainsi qu’en doublant le chèque énergie, unique amortisseur de la hausse de la fiscalité écologique pour les plus modestes.
 
Il entend revenir à un objectif de 430 000 emplois aidés pour 2018 afin d’empêcher la dégradation des services publics de proximité que le gouvernement organise et qui constituerait un plan social sans précédent pour le tissu associatif.
 
Il entend rétablir le fonds d’urgence pour les départements en difficulté, demande de ne pas supprimer la contribution de l’Etat à la prise en charge du développement économique des Régions, veut renforcer la péréquation pour soutenir les communes les moins riches et lutter contre les inégalités territoriales.
 
Les conditions de la reprise économique que connaît la France depuis plusieurs mois permettent d’envisager une autre voie que celle choisie par le gouvernement. C’est pourquoi les députés socialistes veulent la conforter au travers, notamment, du soutien aux PME et à l’innovation.
 
Le contre-projet présenté par les élus socialistes de la commission des finances démontre qu’il est possible d’envisager un budget équilibré et reposant sur d’autres orientations, tout en respectant les engagements d’un déficit réduit à 2,7% du PIB. A ce gouvernement qui supprime l’ISF pour 170 000 foyers alors qu’il augmente la CSG pour 8 millions de retraités, nous opposons un contre-budget clair : pour les Français et l’intérêt général, la justice fiscale, la justice sociale, la justice territoriale.