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Communiqué

  • Le Parti socialiste demande la lumière sur les incidents au stade de France

     

    – Dimanche 29 mai 2022

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    Maxime Sauvage, secrétaire national à la Jeunesse et aux Sports

    Stéphane Troussel, membre du Bureau national

    Le Parti socialiste demande que toute la lumière soit faite sur les graves dysfonctionnements qui ont empêché le bon déroulement de la finale de la Ligue des champions hier soir au stade de France à Saint-Denis.

    Ce qui s’annonçait comme une fête du football européen a tourné au cauchemar pour des milliers de supporters du club de Liverpool, mais aussi pour des détenteurs de billets parmi lesquels des enfants et des personnes âgées, qui ont dû attendre de longues heures dans des conditions éprouvantes, voire inacceptables, avant de pouvoir gagner leurs places à l’intérieur du stade.

    Les affirmations des organisateurs, justifiant le report du début du match par l’arrivée tardive des supporters anglais alors qu’ils étaient retenus dans des points de contrôle inadaptés, qui n’auront pas manqué de raviver chez certains le souvenir de la tragédie d’Hillsborough en 1989, ne sont pas convaincantes. Celles du ministre de l’Intérieur, imputant la responsabilité exclusive de ce chaos aux supporters anglais, ressemblent à un écran de fumée pour dissimuler le fiasco de la doctrine du maintien de l’ordre déjà critiquée lors des manifestations revendicatives.

    Quant aux détenteurs de faux billets, voleurs et resquilleurs, ils sont malheureusement devenus le lot commun de ce type de rencontre et sont habituellement empêchés et maîtrisés par des pré-filtrages organisés et efficaces qui ont fait défaut hier dans l’environnement particulier du stade de France.

    Depuis des années, en dépit des avancées portées par l’Instance nationale du supportérisme (INS), la France est montrée du doigt dans sa relation aux supporters. On lui reproche de les considérer comme des sous-citoyens auxquels on dénie des droits fondamentaux. De même, à force de multiplier les sanctions collectives à travers des interdictions de déplacements ou la fermeture des tribunes et des parcages, les autorités s’évitent toute gestion en direct des supporters dont elles n’ont plus aucun savoir-faire. Nous en avons vu la démonstration hier soir : alors qu’ils détenaient des billets pour assister au match de l’année de leur équipe favorite, des supporters de Liverpool ont été traités comme une foule hostile.

    À quelques mois de l’organisation de la Coupe du monde de rugby et des Jeux olympiques et paralympiques, les événements qui se sont déroulés hier au stade de France suscitent notre gêne et notre incompréhension. Nous demandons que toute la lumière soit faite, les responsabilités établies et les améliorations engagées pour qu’à ces prochaines occasions la France accueille le monde dans les meilleures conditions.

  • Communiqué de presse sur les discussions avec LFI

    Communiqué de presse

    – Vendredi 29 avril 2022

    Le 20 avril dernier, le Conseil national du Parti socialiste a donné mandat à sa direction pour engager des discussions sans exclusive avec ses partenaires dans le cadre des élections législatives des 12 et 19 juin : en premier lieu le Parti communiste, Europe Écologie-Les Verts et La France insoumise, à laquelle le résultat de l’élection présidentielle confère une responsabilité particulière dans la construction d’un rassemblement large de la gauche. 

    Nous sommes convaincus qu’un rassemblement peut se bâtir sur un programme partagé pour construire une alternative sociale et écologique globale à la politique néolibérale d’Emmanuel Macron.

    L'Union populaire a mis douze marqueurs en discussion en vue de parvenir à un accord. Dans un état d’esprit de dialogue constructif, nous avons fait le choix d’y répondre, en nous appuyant sur notre projet défendu pour l’essentiel par notre candidate. Nous avons également fait le choix d’ajouter à ces douze marqueurs nos propres propositions, celles que nous souhaitons inclure dans nos échanges.

    Le texte n’est en aucun cas un accord. Il valorise des convergences, sans cacher nos différences, notamment sur la question européenne. Il est une contribution aux discussions en vue de rassembler la gauche et les écologistes autour d’un socle de propositions. La discussion ne fait que réellement commencer.

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  • PS - Deliveroo condamné, l’ubérisation acculée !

    Deliveroo condamné, l’ubérisation acculée !

    – Mercredi 20 avril 2022

    Olivier Jacquin, secrétaire national aux Mobilités et Transports

    Vincent Duchaussoy, secrétaire national au Travail, aux Nouvelles Formes de travail et à l'Emploi

    Deliveroo et ses dirigeants viennent d’être condamnés pour travail dissimulé par le tribunal correctionnel de Paris. La reconnaissance de cette fraude est une étape majeure dans le combat pour les droits sociaux des travailleurs des plateformes numériques de travail et la lutte contre la « plateformisation » (autrement dit, l’ubérisation) toujours plus grande de notre société.

    Depuis des mois, le Parti socialiste et ses parlementaires portent des propositions pour garantir à ces travailleurs un vrai statut protecteur : coopérative d’activité et d’emploi, présomption de salariat, inversion de la charge de la preuve en matière de requalification, transparence des algorithmes, responsabilité des plateformes... en s'appuyant sur plusieurs décisions de justice, dont l’arrêt de la Cour de cassation du 4 mars 2020 requalifiant un chauffeur Uber en salarié et affirmant qu’il était en réalité un « indépendant fictif ». 

    Nos propositions ont sans cesse été balayées par le gouvernement qui préfère mettre en avant la création d’un « tiers statut » entre indépendance et salariat. Un véritable cheval de Troie, opposé à notre modèle social, que nous avons combattu pied à pied : loi « Avenir professionnel » (2018), loi d’orientation des mobilités (2019), ou encore récemment la ratification des ordonnances dites Mettling.

    Alors que la directive présentée par le commissaire Nicolas Schmit – qui reprend l’intégralité de nos positions – sera à l’ordre du jour du Conseil de l’Union européenne de juin, il est plus que temps que la France prenne enfin le chemin de la régulation, à l’instar de nombreux pays européens et de nombreuses décisions de justice sur tout le continent.

  • PS - Le candidat Macron critique le bilan du président Macron et dévoile son programme nucléaire

    -Vendredi 11 février 2022

    Tristan Foveau, secrétaire national à l’Écologie, au Dérèglement climatique et à la Biodiversité

    Alain Delmestre, secrétaire national adjoint à la Transition énergétique

      Les annonces faites par Emmanuel Macron, hier jeudi à Belfort devant les travailleurs d’Alstom, constituent tout à la fois un bilan cruel pour le président sortant, qui avait 5 ans pour agir mais a brillé par son manque d’ambition climatique et énergétique, et un programme aux ambitions floues pour le candidat Macron. 

    Le GIEC le rappelle à longueur de rapports : l’enjeu de la prochaine décennie pour limiter le réchauffement climatique est de sortir au plus vite des énergies fossiles. Cette décarbonation doit s’appuyer sur trois piliers majeurs : la sobriété énergétique, un changement des usages et une accélération de la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

    À cet égard, quel bilan tirer du quinquennat Macron ? Il aura été celui des promesses non tenues en matière de transition énergétique et de la « perte de chances » dans la lutte contre le réchauffement climatique. Après les espoirs nés de la COP21, ce quinquennat aura été celui des échecs : échec sur la montée en charge des énergies renouvelables, qui plafonnent à 19 % dans le mix au lieu des 32 % prévus ; échec de la simplification des procédures pour le développement des énergies renouvelables ; ambitions limitées de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) 2019-2028, qui n’a pas placé la France à la hauteur des enjeux climatiques et pèsera sur le prochain quinquennat. Échec également des discussions avec la Commission européenne sur le montant de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) et blocage de l’ensemble des acteurs politiques et syndicaux sur le statut d’EDF.

    Ce bilan du président sortant, le candidat Macron souhaite s’en laver les mains. Et de ce point de vue, les annonces faites à Belfort ont vocation à plaire à tous les acteurs de l’énergie : plus de solaire, plus d’éolien – plutôt en mer, que sur terre ! – plus d’hydrogène… Mais ces ambitions sont cantonnées à des déclarations d’intentions floues et renvoyées à un horizon 2050. Sauf pour le nucléaire !

    En réalité, seule cette ambition nucléaire fait l’objet d’un chiffrage et d’ambitions précis : elle occupe d’ailleurs plus de la moitié du discours du candidat Macron, qui tente de cliver le débat énergétique au détriment du sérieux que mérite la définition de notre avenir énergétique.

    Bien au contraire, la transition énergétique appelle une trajectoire ambitieuse et claire : sans jalon précis à horizon 2035 pour les énergies renouvelables, sans annonces concrètes, chiffrées et financées pour les filières, sans investissements fermes pour les réseaux et pour le stockage, pas de trajectoire sérieuse. Dès lors, et faute pour le président Macron d’avoir donné corps à ces ambitions depuis 5 ans, le nucléaire est présenté comme la seule solution viable, sans débat démocratique !

     Les choix relatifs à notre avenir énergétique, leurs implications sociales et environnementales, nécessitent d’y associer véritablement les Français, y compris en envisageant l’organisation d’un référendum.

    Le président Macron n’a pas été à la hauteur des enjeux pendant 5 ans. Quelle confiance accorder aux effets d’annonce du candidat Macron ?

  • PS - Rapport de la fondation Abbé-Pierre : pour que le logement fasse (enfin) irruption dans le débat national !

     

    - Mercredi 2 février 2022 

    Nathalie Appéré, secrétaire nationale au Logement, Politique de la ville et Rénovation urbaine

    Cédric Van Styvendael, secrétaire national au Logement, Politique de la ville et Rénovation urbaine

    Thomas Chevandier, secrétaire national adjoint au Logement

    Camille Vielhescaze, secrétaire national adjoint à la Politique de la ville

    La fondation Abbé-Pierre publie ce jour son 27e rapport annuel sur la situation du mal-logement en France. Celui-ci met une nouvelle fois en lumière une crise sociale massive, touchant plus d’1 Français sur 5 :

    • 4 millions de Français mal-logés (c’est-à-dire sans domicile, ou en hôtel, chez un proche, en sur-occupation lourde) ;

    • 12 millions de Français en situation de fragilité dans leur propre logement (c’est-à-dire en incapacité de payer leur loyer, subissant des coupures de gaz ou d’électricité, en situation de sur-occupation légère) ;

    • 2,2 millions de ménages en attente d’un logement social ;

    • 5,7 millions de personnes subissent un effort financier excessif pour payer leur loyer.

    Le rapport juge très sévèrement l’action de la présidence Macron. À juste titre. Pendant 5 années, l’actuelle majorité a effectué près de 15 milliards de sombres coupes budgétaires, inventant l’impôt sur les HLM et fragilisant de manière inédite la situation du logement social, celle des bailleurs sociaux et celle des allocataires des APL. Baisse des aides au logement dès 2017 ; ponction sur les bailleurs sociaux ; hausse de la TVA sur la construction de logements sociaux… De mesures budgétaires jamais annoncées par le candidat de 2017 aux renoncements sur le logement étudiant ou à l’échec de la promesse présidentielle que « plus personne ne dorme dans la rue avant la fin 2017 », jamais depuis 1984, l’effort pour le logement n’aura été aussi faible dans le budget de l’État (1,4 % du PIB).

    L’inquiétude serait déjà suffisamment grande, si ne venaient pas s’y ajouter les réticences de nombreux maires aujourd’hui à continuer de construire puisqu’ils n’y sont pas assez financièrement incités, puisque la densité urbaine pourtant indispensable fait l’objet de contestations fortes. L’inquiétude serait déjà suffisamment importante si ne venaient pas s’y ajouter des postures politiques qui ne peuvent que conduire à amplifier cette crise, de la droite et son haro sur le logement social, à certains à gauche qui embolisent la situation en refusant constructions et densité au nom de mauvais prétextes écologiques qui servent de faux-nez aux conservatismes. Répondre aux besoins sans étaler la ville ne saurait se faire sans assumer avec courage le débat sur la sobriété foncière et des densités désirables.

    Dans cette situation mortifère, il faut d’urgence réhabiliter l’acte de construire. Face à cette crise sociale, il faut d’urgence réaffirmer la place centrale du logement, et du logement social en particulier, dans notre modèle sociétal.

    Après le rapport de la fondation Abbé-Pierre, avec le monde du logement qui ne cesse d’alerter depuis cinq ans, le Parti socialiste et sa candidate Anne Hidalgo appellent à l’irruption du logement dans le débat national et des présidentielles, et à une mobilisation nationale pour le logement :

    • Pour que soit réaffirmé l’effort de production nécessaire de logements, notamment sociaux, à hauteur d’au moins 150 000 par an (dont une part prépondérante de logements très sociaux) et l’exigence de solidarité nationale en la matière ;
    • Pour que soit pris à bras-le-corps l’enjeu de maîtrise des coûts (avec notamment la création de foncières publiques) et des prix (avec notamment l’encadrement des loyers) ;
    • Pour que soit engagée la lutte contre la précarité énergétique à travers un grand plan pluriannuel de rénovation des bâtiments et l’instauration d’un tiers payant qui permette de différer le remboursement des travaux au moment de la vente du bien ;
    • Pour en faire un enjeu de pouvoir d’achat par la mise en place d’un bouclier logement pour les locataires les plus fragiles.

    Réaffirmons dans le débat national que le logement est au cœur des préoccupations quotidiennes et du pouvoir d’achat des Français ! Réaffirmons avec Anne Hidalgo qu’il est avant tout un droit universel et un bien commun dans notre société, et qu’il nous faut bâtir une nouvelle sécurité sociale du logement.

  • PS - « Il suffira d'une crise... » Interruption volontaire de grossesse, pour un accès sûr et légal, pour toutes et partout !

    « Il suffira d'une crise... » Interruption volontaire de grossesse, pour un accès sûr et légal, pour toutes et partout !

    - Jeudi 20 janvier 2022

    47 ans déjà que la loi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), dite loi Veil, a été adoptée !

    Et pourtant, les conditions d'accès à l'IVG en France restent encore précaires pour beaucoup trop de femmes.

    • En zone rurale, les déserts médicaux ont été marqués par de nombreuses fermetures de maternités – leur nombre a été divisé par trois en 40 ans – et de centres d’orthogénie, dédiés à la prise en charge de femmes en demande de contraception ou d’une IVG, sous couvert de restructurations hospitalières ;

    • Les femmes sont aussi et encore confrontées à la posture idéologique de certains praticiens qui refusent d'appliquer la loi, les plaçant ainsi dans une grande détresse d'avoir à rechercher par elles-mêmes une solution, qui les conduit trop souvent au dépassement du délai légal ;

    • 18 % des femmes métropolitaines réalisent leur IVG hors de leur département de résidence. En 2020, plus de 5 000 femmes* ont été contraintes de se rendre à l'étranger en raison du dépassement du délai de 12 semaines, ces déplacements contraints ne sont pas sans conséquences : aucun remboursement de l'IVG, coûts de transport et d'hébergement, qui marquent aussi une rupture d'égalité pour les femmes dont les moyens financiers sont limités, voire inexistants !

    Selon le Conseil national consultatif d'éthique, il n'y a pas de frein à étendre le délai légal d’accès à l’IVG. Il rencontre l’adhésion de plus de 80 % des Français·e·s.

    Et pourtant, alors que la pandémie fragilise davantage l’accès à l’IVG, le gouvernement a bloqué pendant deux ans la proposition de loi, toujours en discussion à l'Assemblée nationale et au Sénat, pour faciliter l’accès à l’IVG. Les Françaises auraient bénéficié, depuis deux ans déjà, de :

    • L'allongement du délai à 14 semaines alors que, en Europe, des législations sont beaucoup plus favorables, comme celles des Pays-Bas (22 semaines), du Royaume-Uni (24 semaines) ;

    • La suppression de la double clause de conscience spécifique à l’IVG et l’obligation pour celles et ceux qui refusent de pratiquer une IVG d’orienter la patiente vers une structure ou un·e professionnel·le pratiquant l’avortement.

    Nous y défendons également :

    • Le renforcement de l’offre médicale, en particulier dans les zones rurales : depuis la loi de 2016 de modernisation de notre système de santé, les sages-femmes peuvent prescrire et pratiquer l’IVG médicamenteuse, œuvrant au quotidien pour garantir l’accès à ce droit. Cette loi aurait permis, depuis deux ans, aux sages-femmes de pratiquer les IVG instrumentales pour lesquelles elles sont déjà compétentes ;

    • L’amélioration de l’information des femmes, en créant un répertoire des professionnel·le·s et des structures pratiquant les IVG ;

    • L’accélération de l’accès à l’IVG, en supprimant le délai de réflexion qui suit l’entretien psycho-social, qui ralentit le parcours d’IVG et continue à infantiliser les femmes.

    En cette journée importante pour les Françaises, nous pensons également à toutes les femmes qui n’ont toujours pas accès à l’IVG dans le monde. « N'oubliez pas qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant », nous prévenait Simone de Beauvoir. En pleine pandémie mondiale, en Pologne, l’interdiction quasi-totale de l'IVG menace désormais la vie des femmes, tandis que les adversaires de l'IVG se mobilisent à l'aide de moyens financiers et de communication importants.

    Avec notre candidate Anne Hidalgo :

    • Nous ferons de l’accès à la santé une priorité en France, en consolidant le rôle de l’hôpital public comme pilier de la santé des Françaises (proposition 35) et en luttant contre les déserts médicaux, en formant et en employant des milliers de médecins et de sage-femmes (proposition 36). Les rémunérations et carrières de ces dernières seront revalorisées, aux côtés d’autres métiers de l’hôpital, afin de les rendre de nouveau attractifs. Nous reconnaîtrons à leur juste valeur leurs métiers, en particulier dans les zones rurales et dans l’hôpital public, pierre angulaire de l’accès à la santé pour tou·te·s, partout ;

    • Nous ferons de la France le fer de lance de l’accès à la santé partout dans le monde, y compris de la santé sexuelle et reproductive, solidaires de toutes les femmes dans le monde.

    Le Parti socialiste réaffirme sa détermination à être aux côtés de toutes les femmes afin que leur droit fondamental à disposer de leur corps soit respecté et protégé dans des conditions sûres et légales, condition indispensable à l’égalité femmes-hommes.

  • Pour que vive la Culture ! Appelons aux chemins de la découverte, au goût retrouvé de la curiosité, et à une année 2022 essentielle à la culture.

    Pour que vive la Culture ! Appelons aux chemins de la découverte, au goût retrouvé de la curiosité, et à une année 2022 essentielle à la culture.

    – Vendredi 21 janvier 2022

    Depuis bientôt deux ans, le monde est plongé dans une terrible pandémie. Frontières fermées, quarantaine obligée, confinements répétés, couvre-feu imposé, notre humanité fait face à un bouleversement que notre histoire contemporaine na jamais eu à affronter. Cette pandémie quon aurait voulu enfermer aux gaules des courtes parenthèses se révèle être plus insidieuse. Elle durera un temps certain, ce temps dont nous nessayons plus d’être moqueur tellement il se rit de nous. Fort heureusement des avancées sont là pour combattre cette pandémie, pour la ralentir et la circonscrire, mais il faudra faire preuve de patience et de détermination pour la voir définitivement disparaître de notre existence commune. Aujourdhui, il faut vivre avec.

    Bien des piliers qui soutiennent et élèvent notre société souffrent et s’érodent de cette crise intense que nous traversons. L’Éducation nationale, avec une jeunesse déstabilisée, qui se précarise pour une partie dentre elle, et une communauté éducative sous pression pour maintenir sa mission première dun équitable accès au savoir, en est un exemple. Il y a, bien sûr, la Santé avec un personnel soignant aux abois, un système à bout de souffle, que l’épidémie et ses vagues régulières viennent assommer un peu plus. Tant dautres secteurs sont touchés : le tourisme, la restauration, la nuit, le sport professionnel ou amateur. Aujourdhui, il faut composer avec ce virus et ses variants. Il ne faut pas, pour autant, laisser seffriter ce qui fait le ciment de notre société et la raison de se forger un destin commun : notre vivre ensemble.

    Depuis le début de la pandémie, un pilier essentiel de notre vivre ensemble est bousculé. La Culture, celle qui nous permet de nous retrouver, de nous découvrir, de partager et confronter nos sensibles, a bien du mal à retrouver une activité semblable à celle davant la crise. Dabord malmenés par de multiples tergiversations de lexécutif avec des fermetures à la hâte des lieux culturels, ou limposition du passe sanitaire l’été dernier avant les cafés, bars ou restaurants, les actrices et acteurs du monde culturel ont dû sadapter sans relâche, tricoter et détricoter constamment, pour continuer à exister et à faire exister leur vocation première : la rencontre des âmes avec un objet sensible, quil soit littéraire, poétique, sculpté, graphique, pictural, architectural, animé, vivant ou musical ; devant un objet sensible, quil soit venu dici ou dailleurs. Celles et ceux qui font la Culture ont appliqué à la lettre les recommandations et restrictions sanitaires de lexécutif sans à aucun moment jouer avec le feu et la santé de leur public. Ils ont été et sont encore maintenant irréprochables.

    Malgré tout cela, depuis cet été, la fréquentation est bien terne. Près de 50 % des Français ne se sont pas rendus dans un lieu culturel alors quils étaient 88 % à le faire avant la pandémie de Covid-19. Tandis que de nombreux secteurs ont retrouvé un rythme de croisière équivalent à avant la crise (les centres commerciaux ont connu, eux, une légère hausse de fréquentation comparé au mois de novembre 2019), celui de la Culture peine encore à retrouver son public. Déshabitude, crainte ou incertitude, il est encore difficile de comprendre toutes les raisons de cette lente reprise mais sil y a bien un seul mot dordre à donner dans ce désarroi, un seul cri du cœur à nous offrir, cest que vive la Culture ! Dautant plus que lannée blanche pour les artistes et techniciens intermittents arrive à son terme, que lÉtat efface peu à peu son rôle premier de permettre un égal accès à la Culture à toutes et tous partout sur le territoire, que certaines collectivités réduisent délibérément leurs subventions pendant que dautres restent solidaires, et que beaucoup de salariés de ce secteur se précarisent on se rappelle du mouvement doccupation des théâtres il faut donc redoubler de vigilance, apporter plus que jamais le soutien nécessaire à ce secteur, et appeler de tous nos vœux à une année 2022 essentielle à la Culture.

    Alors souhaitons-nous de retrouver les chemins de la découverte, souhaitons-nous de goûter à nouveau à la curiosité sans satiété, souhaitons-nous de se retrouver en dehors de toutes fins utilitaristes, simplement pour partager. Nous nous éviterons ainsi les mésaventures du repli sur soi et des pensées obscures, passéistes et rassies. À 2022 et pour que vive la Culture de demain !

  • PS - École : Jean-Michel Blanquer doit démissionner

     

    – Mardi 11 janvier 2022

    Communiqué du Bureau national du Parti socialiste

    Le Parti socialiste soutient le mouvement de grève annoncé le 13 janvier prochain à l’initiative des principaux syndicats d’enseignants et d’un large front des acteurs de l’éducation. Cette action exprime la fatigue et l’exaspération de toute une profession face à la gestion de la crise sanitaire dans les écoles et à l’absence de réponses du gouvernement à ses revendications.

    Depuis la rentrée de janvier et le protocole sanitaire imposé à la dernière minute par le ministre Blanquer, les élèves et leurs parents courent de test en test pendant que les ruptures répétées d’apprentissage pénalisent les élèves les plus fragiles, et que les personnels sont de plus en plus en souffrance face aux injonctions contradictoires de protocoles irréalistes. Depuis la rentrée de janvier, on compte trois nouveaux protocoles, depuis la rentrée de septembre cinq, et depuis le début de la crise près de cinquante sans toutefois garantir de bonnes conditions de protection et d’apprentissage pour les enseignants, les personnels et les élèves. Ce n’est pas un ajustement, c’est du pilotage à vue. C’est pourquoi nous demandons un protocole clair, discuté et adapté à la réalité des écoles et établissements, et communiqué aux acteurs concernés dans des délais raisonnables de mise en œuvre.

    Quand la situation est inédite et complexe, quand elle appelle des décisions exceptionnelles, il est contre-productif et même méprisant de continuer à vouloir décider de tout, toujours tout seul, depuis son bureau de la rue de Grenelle. C’est dans ces moments que l’écoute et la concertation sont plus nécessaires que jamais. On ne peut pas demander aux enseignants et personnels d’être présents pour assurer le bon déroulement de l’année scolaire et rester sourd à leurs alertes. C’est pourquoi nous demandons la prise en compte des propositions des représentants des enseignants et professeurs, des élus et des parents d’élèves.

    Quand tout le pays connaît une forte reprise épidémique, et que les enfants et les adolescents sont particulièrement touchés par les contaminations, il n’est pas possible de faire croire que l’école serait une enclave protégée. Il se confirme a contrario que, depuis l’automne, elle est même un lieu de circulation élevée du virus. Début janvier, en quatre jours, le nombre total d'enseignants contaminés s’est avéré trois fois plus élevé que lors de la dernière semaine de classe de décembre, selon les chiffres du ministère. C’est pourquoi nous demandons le renforcement du protocole sanitaire en étudiant son passage au niveau 3 dans les collèges et lycées pour limiter les brassages.

    Il nous faut garantir le meilleur fonctionnement possible de nos écoles, c’est pourquoi nous demandons que le protocole sanitaire prévoie la fermeture d’une classe en fonction d’un taux d’élèves positifs ou absents et que le remplacement des enseignants absents soit assuré. De même, nous insistons pour que les enseignants bénéficient de masques FFP2 – qui assurent une meilleure protection face à un variant aussi contagieux qu’Omicron – et pour qu’une véritable politique publique de tests soit engagée dans les écoles – sur le modèle de ce qui se met en place dans l’académie de Paris – au niveau exigé par le conseil scientifique, à savoir un dépistage systématique et hebdomadaire.

    L’aération et la ventilation des classes et des locaux scolaires étant une donnée importante dans la lutte contre la propagation du virus, le Parti socialiste demande au ministre de communiquer un point précis sur la mise en œuvre de capteurs de CO2 et de purificateurs d’air dans les établissements. Cet investissement doit être déployé à grande échelle comme le recommande l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), mais il ne saurait incomber aux seules collectivités locales qui font déjà beaucoup depuis deux ans pour s’adapter à la situation. Le Parti socialiste demande au gouvernement d’abonder l’enveloppe actuellement débloquée de 20 millions d’euros, très insuffisante, pour aider les mairies, départements et régions qui n’en ont pas les moyens à s’équiper, et de doubler le plafond d’aide maximum prévu par capteur – aujourd’hui de 50 euros seulement.

    Il ne suffit pas de se gargariser que les écoles restent ouvertes, ce que, par ailleurs, nous n’avons eu de cesse de plaider depuis le premier confinement pour ne pas aggraver le décrochage scolaire, encore faut-il s’en donner les moyens, ce qui n’a pas été fait depuis bientôt 24 mois.

    Avec la crise sanitaire, la gouvernance solitaire du ministre Blanquer touche à ses limites. Qu’a fait le ministre pour aider l’école à vivre par temps de Covid ? Rien, ou si peu. Manque de personnels, équipements informatiques défaillants, décrochages scolaires plus nombreux, protocoles à répétition : les mêmes questions se posaient déjà en 2020 lors du déconfinement. Depuis deux ans, le ministre Blanquer n’a pas réussi à installer l’école de la confiance, à concilier protection et scolarisation. Il semble d’ailleurs aujourd’hui plus préoccupé par la promotion de son club de réflexion.

    C’est pourquoi nous invitons aujourd’hui le ministre Blanquer à démissionner plutôt que de continuer à mettre l’école aux bords de la crise de nerfs.

  • PS - Soutien à la mobilisation du 4 décembre pour la défense des hôpitaux publics

     

    - Vendredi 3 décembre 2021

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    Antoine Pelissolo, secrétaire national adjoint à la Réforme du système médical et hospitalier

    Plus que jamais, la santé est une préoccupation majeure des Français. L’hôpital public, un des piliers de notre système de soin, assure des missions multiples de proximité, de recours, d’excellence, de recherche et de formation. Il permet à tous d’être pris en charge avec les traitements les plus modernes, et cela en particulier pour les plus fragiles et les moins favorisés d’entre nous. Ceci fait la fierté de notre République, mais n’est possible qu’au prix de l’implication forte des professionnels qui font vivre l’hôpital au quotidien et qui lui apportent leurs compétences et leur souci de l’autre et de l’intérêt collectif. Au plus fort des vagues de la crise sanitaire, ces personnels ont démontré leur courage et leur engagement sans faille, grâce auxquels les hôpitaux ont fait face à une pression sans précédent.

    Mais aujourd’hui, ces professionnels dénoncent un véritable délabrement du système hospitalier, et beaucoup d’entre eux le quittent, ne pouvant plus accepter les conditions de travail et de rémunération qui leur sont proposées. Le nombre de postes vacants et le nombre de lits et de services fermés représentent non seulement une dégradation très dangereuse de l’offre de soins (avec par exemple des services d’urgence qui ne peuvent plus ouvrir en continu, ou des hôpitaux psychiatrie en « plan blanc » uniquement par manque de personnels), mais aussi un signal d’alarme sur l’avenir de nos hôpitaux. Si un plan massif de soutien, accompagné de réformes de fond, n’est pas engagé au plus vite, l’accès à des soins de qualité et même à des soins de base risque de ne plus être possible dans nombre de territoires.

    Parmi les mesures les plus urgentes, le Parti socialiste demande :

    • L’arrêt des fermetures de lits et la réouverture de tous ceux dont les besoins sont avérés au plan médical ;

    • La définition et le respect de ratios minimaux de personnels par service pour assurer des conditions de travail et de sécurité adaptées aux soins prodigués ;

    • Une revalorisation des rémunérations des soignants pour les porter à la hauteur de celles des pays occidentaux ;

    • Une réforme des modalités de financement pour qu’elles soient basées sur les besoins de santé publique et non sur des objectifs comptables ;

    • Une véritable démocratie sanitaire impliquant les personnels, les usagers et les élus dans la gouvernance des hôpitaux.

    Devant l’urgence de la situation et l’absence de réponse du gouvernement aux demandes des personnels, le Parti socialiste soutient les mobilisations et les manifestations du 4 décembre pour la défense des hôpitaux publics.

  • PS - Vote sur la PAC : une réforme de la politique agricole qui n’a plus de commune que le nom

     

    - Vendredi 26 novembre 2021

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste 

    Dominique Potier, secrétaire national à l’Agriculture et l’Alimentation durables

     Dans la même lignée que les eurodéputés de la délégation de la gauche sociale et écologique française du Parlement européen, Olivier Faure, Premier Secrétaire, et Dominique Potier, secrétaire national à l’Agriculture et à l’Alimentation durables, regrettent cette nouvelle PAC qui ne se donne pas les moyens d’une réelle transition agroécologique et d’une véritable justice sociale.

    En effet et sans surprise, le Parlement européen a adopté mardi les trois rapports définissant la politique agricole « commune » (plans stratégiques ; règlement horizontal ; organisation commune des marchés).

    Les membres de la délégation de la gauche sociale et écologique ont voté contre le rapport sur les plans stratégiques de la PAC. Pour Éric Andrieu, vice-président socialiste du groupe S&D et rapporteur du texte sur l’Organisation commune des marchés (OCM), cette nouvelle PAC, qui entrera en vigueur en 2023, a échoué à devenir réellement plus verte :

    « L’alignement de la PAC sur les engagements environnementaux et climatiques de l’Union européenne va se faire via les plans stratégiques nationaux : cela revient, ni plus ni moins, qu’à renationaliser la PAC et à mettre les normes et les agricultures européennes en concurrence entre elles ».

    « Avec un budget qui représente près d’un tiers du budget de l’Union européenne, soit presque 60 milliards d’euros, il y avait moyen de faire de cette politique le fer de lance contre le dérèglement climatique, d’agir radicalement pour défendre la biodiversité. Malheureusement, c’est dans chaque État membre que sera déterminé le niveau d’ambition et les règles. C’est un choix dangereux qui fait que la PAC n’a plus de commune que le nom ! ».

    Par contre, la délégation de la gauche sociale et écologique a soutenu le rapport Andrieu sur l’Organisation commune des marchés :

    •  Ce texte constitue en effet un véritable progrès, qui permettra de mieux prévenir et gérer les crises agricoles ;
    •  Les agriculteurs doivent obtenir un revenu plus équitable et plus stable si on veut les encourager à prendre les risques de la transition environnementale. Et, parce que l’autorégulation est un mirage, Éric Andrieu a obtenu un renforcement des pouvoirs de la Commission pour réguler les marchés, notamment grâce à la création d’observatoires qui suivront les prix et les marges dans les différentes filières ainsi que le niveau des stocks alimentaires. De nouvelles dérogations ont été obtenues au droit de la concurrence afin de permettre aux agriculteurs de mieux s’organiser afin d’avoir un revenu plus équitable ;
    •  La Commission empêchera enfin l’importation de produits qui contiennent des résidus de pesticides dont l’usage est interdit en Europe.

    Nous ne pouvons que regretter l’adoption des autres textes, qui rendent les objectifs de la stratégie biodiversité, ou de la « fourche à la fourchette », inatteignables.

    Cette PAC de l’immobilisme fait par ailleurs l’impasse sur les enjeux majeurs de l’accès à la terre et des aides à l’activité, conditions sine qua non pour le renouvellement des générations.

  • PS - Assurance chômage : le carnage En Marche !

     

     - Mercredi 1er décembre 2021 - 

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    Vincent Duchaussoy, secrétaire national au Travail, Nouvelles Formes de travail et Emploi

     Aujourd’hui mercredi 1er décembre, les règles de l’assurance chômage changent de nouveau, parachevant la réforme poursuivie depuis l’été 2019 par le gouvernement. Ce dernier volet, qui modifie la période travaillée nécessaire pour ouvrir le droit à une indemnisation, était en réalité le premier volet de la réforme et avait déjà été mis en œuvre entre novembre 2019 et juillet 2020, avant d’être suspendu sous l’effet de la crise sanitaire.

    Il dispose que pour pouvoir ouvrir des droits à l’assurance chômage, un travailleur sans emploi doit pouvoir justifier d’une période travaillée de six mois sur les vingt-quatre derniers mois, contre quatre mois sur vingt-huit dans le régime précédent. Durant les huit mois pendant lesquels elle a été appliquée, cette disposition a conduit au rejet moyen de 20 000 ouvertures de droits par mois. Soit plus de 150 000 personnes qui, à la suite de la perte de leur emploi, se sont vu refuser l’ouverture de droits au chômage !

    On le voit bien, cette disposition est donc très utile pour diminuer artificiellement les statistiques du chômage, beaucoup moins pour lutter contre la précarisation que vivent les travailleurs les plus éloignés de l’emploi. Car c’est bien ceux-ci qui seront le plus pénalisés par cette réforme, qui plus est inadaptée à la réalité du marché du travail en France. Dans certains bassins d’emploi, la majorité des emplois proposés sont des contrats temporaires de moins de six mois ! Qui ne seront donc potentiellement plus pourvoyeurs de droits.

    Une nouvelle fois, le Parti socialiste réaffirme sa totale opposition à cette réforme inique et porte, avec sa candidate Anne Hidalgo, l’engagement d’abroger immédiatement cette réforme et de négocier avec les partenaires sociaux une assurance chômage universelle qui protège tous les Français.