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Communiqué

  • Idées d'été - Anne Hidalgo, Idées en Commun — 17 avril 2021 : Gauche : posons des actes concrets !

    Déclaration d'Anne Hidalgo à l'issue de la rencontre du 17 avril à la Villette

    La crise sanitaire, économique, sociale, environnementale et démocratique que traverse notre pays et dans laquelle il risque désormais de s’enliser durablement nous impose une exigence : celle de de nous hisser collectivement à la hauteur de la gravité historique du moment, pour réparer ce qui a été abimé et proposer un nouvel espoir à chacune et à chacun.

    Aujourd’hui, des représentantes et des représentants des partis politiques de gauche ainsi que des personnalités ont fait le choix de se rassembler pour affirmer leur refus des inégalités toujours plus criantes qui frappent les catégories populaires et les classes moyennes, pour trouver des réponses à la hauteur du péril environnemental qui s’annonce dans une démocratie malmenée, pour exprimer clairement leur volonté de travailler ensemble.

    Nous entamons ainsi, et c’est une bonne chose, une démarche de rassemblement pour répondre aux souffrances croissantes des Françaises et des Français dans un pays fracturé. 

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  • Afghanistan : le Parti socialiste appelle la France et l'Union européenne à se mobiliser pour le peuple afghan

     

    – Dimanche 15 août 2021

    Alors que les troupes des talibans sont entrées dans Kaboul et contrôlent à présent le pays, le retour au pouvoir d'un régime obscurantiste et violent est désormais une réalité à laquelle se prépare le peuple afghan.

    Le Parti socialiste exprime sa vive inquiétude sur le sort qui sera réservé aux femmes, aux enfants et aux hommes, issus de minorités ou non, et qui ne correspondront pas aux critères de ce régime barbare. Face à une telle perspective, l'ONU, mais aussi l'Union européenne et la France, ont pour devoir de prévenir la catastrophe humaine en cours. 

    Cette situation est aussi de notre responsabilité, car à la veille de commémorer les vingt ans de l'attentat du 11 septembre, il nous faut rappeler les raisons justes pour lesquelles la France est intervenue militairement en solidarité avec les États-Unis. Parallèlement à la présence des troupes occidentales, ce sont des milliards d'investissements qui ont été engagés dans le développement, l'économie et l'éducation et qui ont servi au pays et à toute une génération, même si une partie de cet effort a été minée par la corruption.

    Nous n'avons pas le droit d'abandonner les populations qui fuient déjà par peur de représailles ou de l'avènement de l'autoritarisme et de la barbarie. 

    C’est pourquoi le Parti socialiste appelle la France et l'Union européenne à l'organisation d'un vaste pont humanitaire, prioritairement dédié aux familles qui ont travaillé pour nos contingents militaires ou nos coopérations civiles. 

    Il demande en outre que des garanties soient exigées pour protéger les personnalités de la société civile afghane et les combattants de la liberté dorénavant menacés par leurs prises de position.

  • PS - Soutien à la manifestation « SOS international pour la santé » (29 mai à Paris)

     

    – Mercredi 26 mai 2021

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    Antoine Pelissolo, secrétaire national adjoint à la Réforme du système médical et hospitalier

    La pandémie a mis au grand jour les compétences et l’engagement des professionnels de santé, confrontés à une crise exceptionnelle à la fois par son intensité et par sa durée. Cette crise est survenue alors que le système de santé, et en particulier l’hôpital public, connaissait déjà des difficultés majeures de fonctionnement depuis des années. Le manque de moyens et l’insuffisance de reconnaissance des métiers du soin décourageaient de plus en plus de professionnels de poursuivre leur activité. Ils ont pourtant répondu présents et ont sauvé des centaines de milliers de patients, au risque de leur propre santé et parfois de leur vie.

    Aujourd’hui, nous faisons avec eux le constat des inégalités d’accès aux soins, d’une qualité dégradée dans de nombreux secteurs, et de l’épuisement des soignants. Malgré des effets d’annonce, les mesures du Ségur de la santé n’ont pas répondu aux attentes des professionnels, et n’ont pas enrayé les vagues de départ ni permis de combler les postes vacants dans les hôpitaux. Parallèlement, des restructurations hospitalières comportant des réductions de lits sont toujours portées par le gouvernement, dans une logique purement économique ne tenant pas compte des besoins de santé publique pourtant criants aujourd’hui.

    Pour toutes ces raisons, le Parti socialiste, qui travaille depuis plusieurs mois à un programme présidentiel répondant à ces enjeux cruciaux de santé, soutient les revendications des collectifs et associations appelant à manifester le 29 mai pour défendre l’égalité d’accès à des soins de qualité. Les priorités que nous partageons sont en particulier l’accessibilité universelle aux soins et aux médicaments, le déploiement d’une véritable politique de santé publique à l’échelon national mais aussi européen, autour de la prévention et de la santé mentale notamment, et une augmentation massive de l’investissement dans les moyens humains et matériels du soin.

  • Proche-Orient : L'urgence est de recréer les conditions d'un processus de paix

    Mardi 11 mai 2021

    Après des semaines d’escalade des tensions, les heurts de ces derniers jours entre civils palestiniens et policiers israéliens à Jérusalem-Est, suivis de tirs de roquettes sur Israël et de frappes en représailles sur Gaza, ont causé la mort d’au moins trente Palestiniens, dont 9 neufs enfants, et blessé un demi-millier d’autres. Ces violences témoignent d’un nouvel épisode meurtrier dans la crise du Proche-Orient et rappellent l’urgence d’une relance sérieuse d’un processus de paix.

    En ces nouvelles journées tragiques pour les peuples palestinien et israélien, le Parti socialiste se joint à la condamnation du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et du Quartet, qui rappellent aux dirigeants des deux parties leurs responsabilités d’agir contre les extrémistes de tous bords, lesquels incitent à la haine et à la violence. 

    Alors que l’ONU et le Quartet ont également condamné les projets d’expulsion de familles palestiniennes des quartiers de Cheikh Jarrah et Silwan à Jérusalem-Est, à l’origine de l’escalade actuelle des violences, le Parti socialiste appelle l’ONU à s’engager fermement pour empêcher cet énième acte de déploiement de colonies sur un territoire officiellement reconnu comme occupé.

    Le Parti socialiste réaffirme sa position pour une résolution du conflit israélo-palestinien et pour une solution à deux États, vivant côte à côte en paix et en sécurité, conformément aux paramètres du droit international et des accords établis. 

    Après la présidence de Donald Trump qui avait envenimé la situation, le Parti socialiste attend de celle de Joe Biden qu’elle contribue à rétablir les conditions d’un retour constructif aux négociations pour une paix durable. Cela exigera également qu'en Israël et en Palestine, les institutions ne soient plus otages de forces régressives, ou qui alimentent le rejet et la haine, au détriment des citoyens des deux pays favorables au dialogue et à la réconciliation, pleinement respectueux du bon fonctionnement de la démocratie et de l’État de droit. 

    Le Parti socialiste attend également de l’Union européenne qu’elle assume pleinement ses responsabilités politiques avec l’ONU, ses partenaires des États arabes et les États-Unis, pour bâtir une nouvelle initiative. Dans cet objectif, il réitère son souhait que la France agisse avec d’autres États membres européens en faveur de la reconnaissance de l'État de Palestine aux contours prévus par les résolutions du conseil de sécurité de l'ONU.

  • Communiqué du Bureau national du Parti socialiste

     Mardi 11 mai 2021

    Après l’assassinat de Stéphanie Monfermé et le meurtre d’Eric Masson, et dans un contexte d’agressions répétées contre les policiers dans l’exercice de leurs fonctions, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, accompagné d’une délégation du Bureau national et des groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat, se rendra à la marche blanche nationale et citoyenne à l’appel unitaire des syndicats de police.

    Par cette participation, le Parti socialiste exprimera son attachement et son soutien plein et entier à la police républicaine. Il s’associera aux revendications portant sur l’amélioration des conditions de travail des policiers et des forces de l’ordre. Il réaffirmera la nécessité que notre État de droit évalue notre chaîne pénale et s’assure qu’elle réponde efficacement aux violences qui frappent les forces de l’ordre et, plus généralement, l’ensemble de celles et ceux qui assurent un service public auprès de la population.

  • PS - Renforcer la formation des policiers

     

    - Lundi 19 avril 2021

    David Habib, secrétaire national à la sécurité et à la protection des français

    Ce 19 avril, le Président de la République Emmanuel Macron est en déplacement dans l’Hérault sur le thème de la sécurité. Il a confirmé l’arrivée de 50 policiers supplémentaires et la création d’une école de guerre, académie de formation, dans la métropole de Montpellier.

    La police souffre encore des « années Sarkozy » : entre 2007 et 2012, près de 13 000 postes ont été supprimés et près d’une douzaine d’écoles de police ont été fermées. Si le gouvernement actuel poursuit et respecte son engagement de recruter 10 000 policiers, il faut rappeler qu’en 2020, le temps en école a été réduit de douze à huit mois.

    Les socialistes ont multiplié les alertes sur l’importance de la formation des policiers. En 2013, une réforme du code de déontologie avait été engagée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et en 2016, une Direction centrale de la formation, avec 2 500 collaborateurs, avait été créée par Bernard Cazeneuve.

    Plusieurs propositions ont également été faites, comme par exemple la diversification des stages en formation initiale (dans les milieux associatifs ou auprès de la Justice) ; l’augmentation du temps de formation en école ; la réintroduction en formation de sujets comme les valeurs de la République, l’accueil des victimes ou la confrontation ; et une formation en management pour les futurs officiers.

    Enfin, les socialistes ont demandé à ce que le niveau d’exigence des concours soit rehaussé. L’augmentation du nombre de policiers recrutés nous oblige à consolider les cycles de formation. Une véritable police du quotidien ne peut se limiter à une seule augmentation des effectifs. Il lui faut un cadre clair et des objectifs précis ; c’est la condition pour faire de la police un véritable service public.

  • TCHAD : le Parti socialiste appelle la France à répondre aux aspirations démocratiques du peuple tchadien

    Mercredi 21 avril 2021

    Communiqué de presse du Parti socialiste

    Le Parti socialiste exprime sa vive préoccupation face à la période d'incertitude qui s'ouvre pour le Tchad et la région après la disparition brutale du président Idriss Déby Itno ce 20 avril 2021. La prise de pouvoir immédiate et hors cadre constitutionnel par un conseil militaire de transition dirigé par le fils d'Idriss Déby suscite des inquiétudes légitimes sur l'avenir et la stabilité du pays et sur les conséquences sécuritaires dans la région.

    Face à ces nouvelles épreuves, le Parti socialiste reste solidaire du peuple tchadien et de sa volonté de vivre libre dans un pays démocratique. Au vu de la relation stratégique du Tchad avec la France, il attend de notre pays qu'il agisse avec ses partenaires régionaux pour œuvrer en faveur de la tenue au plus vite d'un véritable dialogue national et inclusif, et d'une élection présidentielle crédible.  

    Alors que le président disparu venait d'être réélu pour la sixième fois dans des conditions entachées de fraude, la période qui s'ouvre doit être enfin celle d'une nouvelle chance pour instaurer la voie de la démocratie et de l'État de droit, qui sont des piliers de la stabilité durable. Dans cette perspective, le Parti socialiste considère que la France retrouverait de la grandeur et du rayonnement en contribuant à cette ambition fondamentale.

  • PS - Projet de Super Ligue européenne de football : de l’incertitude du résultat à l’incertain du modèle

     

    – Lundi 19 avril 2021

    Maxime Sauvage, Secrétaire national du PS chargé de la Jeunesse et des Sports

    David Assouline, Sénateur de Paris, Premier secrétaire fédéral de Paris

    L’extraordinaire popularité du football, qui ne se dément pas depuis de très nombreuses décennies, s’explique par plusieurs facteurs : sa pratique très accessible (il suffit de deux sacs posés au sol et d’un ballon rond pour jouer), ses règles basiques (le foot entre amis ne connaît pas le hors-jeu) et son caractère non discriminant sur le plan physique (on peut faire 1,65 m comme Maradona ou 1,87 comme Cristiano Ronaldo et être le meilleur joueur du monde).

    À la lumière de ces trois facteurs, il n’est pas surprenant que le football soit le sport le pratiqué au monde. Un facteur supplémentaire explique pourquoi il est également le sport le plus regardé : plus que dans aucun autre sport, le résultat final est incertain dans le football.

    Le football est le sport où le favori gagne le moins souvent

    Certes, au football comme ailleurs, il y a des favoris et des outsiders. Comme tout supporter peut en témoigner mais aussi comme l’ont montré deux économistes anglo-saxons dans un livre publié en 2013, The Numbers game: Why Everything You Know about Football is Wrong, le football est le sport où le favori gagne le moins souvent (à peine plus de 50 % des matchs, contre une moyenne supérieure à 60 % dans les autres sports).

    La glorieuse incertitude du résultat dans le football le distingue donc de sports tels que le basketball, le baseball ou le football américain où le résultat est le moins incertain selon les deux économistes.

    Ces trois sports ont un point commun : en Amérique du Nord, où ils sont très pratiqués, ces sports fonctionnent en ligues fermées, au sein desquelles un système de « draft » a été mis en place pour tenter de préserver un minimum d’équité sportive.

    Super Ligue européenne de football : la cupidité ne s’accommode pas de l’incertitude sportive

    Parce qu’incertitude sportive et rentabilité financière ne font jamais bon ménage, un vieux serpent de mer du football européen vient de refaire surface et n’a jamais été aussi proche de voir le jour, à savoir la création d’une compétition européenne de football fermée réunissant une partie des clubs les plus riches.

    En effet, dans la nuit du 18 au 19 avril, douze grands clubs européens, comptabilisant au total quarante trophées de Ligue des champions depuis la création de la compétition en 1955-1956, ont annoncé la création prochaine d’une Super Ligue, qui réunirait vingt équipes, dont quinze équipes invitées de manière permanente, et qui viendrait donc en concurrence directe avec la plus prestigieuse des coupes européennes.

    Pour les douze clubs à l’origine du projet (six clubs anglais, trois clubs espagnols et trois clubs italiens), cette compétition leur assurerait un ticket européen annuel pour une compétition qui pourrait rapporter 3,5 milliards d’euros (soit 175 millions d’euros en moyenne pour les vingt clubs engagés ; pour rappel, le PSG avait touché 134 millions d’euros l’année dernière en arrivant en finale de la C1) avec le soutien de la banque américaine JP Morgan.

    Au-delà de la manière, qui consiste à mettre l’UEFA, les championnats nationaux, les clubs non impliqués dans le projet, les joueurs et les supporters devant le fait accompli, ce projet revient à remettre en cause le système pyramidal du football européen (que l’on retrouve plus largement dans tous les sports européens, même si l’EuroLigue de basket-ball a constitué une première entorse à cette organisation) qui repose avant tout sur le mérite sportif.

    À noter le cynisme des promoteurs de cette Super Ligue qui évoquent d’ores et déjà une édition féminine, afin de masquer leur cupidité derrière la promotion du football féminin.

    Comme l’a justement déclaré Sir Alex Ferguson, porter ce projet c’est « s’éloigner de 70 ans de football européen » et c’est signer la victoire du football business où les propriétaires sont des magnats, les clubs des entreprises, les joueurs des marchandises et l’incertitude sportive un insupportable risque à réduire au maximum.

    Où va le football ?

    Ne nous y trompons pas, le projet de Super Ligue est le stade suprême d’une dérive mercantile impulsée depuis plusieurs années par la FIFA, l’UEFA et à des degrés moindres par certains championnats européens.

    Cette dérive se traduit par une multiplication des compétitions et des équipes engagées dans ces compétitions, au détriment de la santé des joueurs. Pour les promoteurs de ces compétitions, ces évolutions répondent à une demande forte des spectateurs, qui voudraient toujours plus de matchs. En réalité, cette demande jamais assouvie est fantasmée, afin de justifier des événements reconfigurés uniquement pour générer des recettes supplémentaires.

    C’est ainsi que, côté FIFA, la prochaine édition de la Coupe du monde des clubs devrait réunir pas moins de vingt-quatre équipes et qu’à partir de 2026, la Coupe du monde de football comptera quarante-huit sélections participantes.

    Côté UEFA, le projet de Super Ligue avait été anticipé, d’où le changement de formule de la Ligue des champions à partir de 2024 pour augmenter le nombre de matchs et d’affiches. Force est néanmoins de constater qu’il y a toujours plus cupide que soi.

    À trop vouloir faire du football une activité économique comme une autre, pour le plus grand malheur de tous les amoureux de ce sport, on ne lui épargnera pas une crise généralisée qui paraît de plus en plus inévitable.

    À ce sujet, la crise des droits audiovisuels du football français est une alerte à prendre très au sérieux, qui montre qu’une inflation sans limite de ces droits, encouragée par la dérive mercantile évoquée plus haut, n’est pas tenable. Elle a déjà eu pour conséquence « d’exproprier » les amateurs de football de leur sport, qui doivent aujourd’hui multiplier les abonnements, à des prix de plus en plus prohibitifs, pour regarder les clubs qu’ils supportent. Regarder un match de football, qui plus est en période de Covid et donc de fermeture des stades, est ainsi réservée à une minorité de personnes. Or, invisibiliser le football, c’est menacer la pratique même du foot.

    Pourtant, il ne suffira toujours que de deux sacs posés au sol et d’un ballon rond pour retrouver l’esprit du football.

  • Communiqué du Bureau national suite aux actes racistes, antimusulmans et antisémites

    Mardi 13 avril 2021

    Communiqué de presse du Bureau national du Parti socialiste

    Incendie endommageant une des portes d’entrée de la mosquée Arrahma à Nantes ; tags haineux et antimusulmans contre le Centre culturel Avicenne de Rennes ; inscriptions antisémites sur les murs de Sciences Po à Paris ; vidéo à caractère raciste à l’encontre de Denis Bouanga, footballeur de Saint-Étienne ; injures racistes et menaces dans une lettre anonyme adressée à la journaliste et productrice Nadiya Lazzouni…

    Le Parti socialiste condamne ces actes graves et exprime son soutien aux personnes qui en sont victimes. Le racisme et l’antisémitisme, comme toute autre forme de discrimination, n’ont pas leur place dans notre République.

    La société française a évolué. Elle est aujourd’hui métissée, dans ses couleurs de peau, ses parcours, ses croyances. Certains le refusent pourtant et entretiennent le fantasme d’un pays en monochrome.

    À ceux-là en particulier, nous rappelons que la laïcité n’est pas l’étendard d’une nouvelle croisade, ni un principe vidé de sa vigueur. C’est le cadre juridique de protection et de liberté qui, au cœur du pacte républicain, assure la liberté de conscience et le libre exercice des cultes. C’est également un principe essentiel d’émancipation au cœur du pacte républicain.

    La République jusqu’au bout de Jaurès, c’est celle de l’universalisme et de l’égalité réelle, celle qui permet de regarder et construire l’avenir ensemble. 

  • Assurance chômage : il est encore temps d'arrêter le carnage !

     

    - Samedi 27 mars 2021

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    Vincent Duchaussoy, secrétaire national en charge du travail, des nouvelles formes de travail et de l'emploi

    Une nouvelle fois, l’étude d’impact de l’Unedic sur l’inique projet de réforme de l’assurance chômage du gouvernement, révélé jeudi 25 mars par Le Monde, démontre toute la violence de cette réforme.

    C’est en particulier le nouveau système de calcul des allocations qui concentre les injustices. D’après cette dernière étude, 1,15 million de demandeurs d’emplois seraient concernés par la baisse de leurs allocations. Soit 335 000 de plus que dans l’estimation déjà accablante annoncée début mars par le gouvernement. Une paille !

    L’étude estime que la baisse des allocations s’établira à 17 % en moyenne et concernera celles et ceux ayant ouvert des droits à indemnisation entre le 1er juillet prochain et la fin juin 2022. Soit les victimes des conséquences économiques de la crise sanitaire. Le cynisme se conjugue ici à l’indignité.

    Cette réforme n’a finalement qu’un seul objectif, rappelé lui aussi par l’étude d’impact : économiser près d’1,3 milliard d’euros dans le versement des prestations. Qui va les payer ? Les chômeurs les plus précaires, et particulièrement les jeunes, dont l’entrée dans un emploi stable – déjà difficile – risque d’être encore retardée par la crise. Un véritable choix politique !

    Cette réforme déjà scandaleuse en 2019 devient proprement inadmissible au cœur de la crise que nous traversons. Le Parti socialiste appelle une fois de plus le gouvernement à y renoncer et à retrouver sans plus tarder le chemin de la démocratie sociale.

  • Résolution du Bureau national du Parti socialiste

    Mardi 23 mars 2021

    En tant que syndicat étudiant, l’UNEF indique que ses missions fondamentales sont d’informer, de défendre les droits des étudiants et d’organiser des actions de solidarité sur les campus. De par son histoire, il est également porteur d’une parole universaliste et d’un projet d’émancipation. Dans une organisation qui repose sur ces principes, des réunions organisées sur des critères d’origine ne sont pas acceptables.

    Nous condamnons les dérives de l’UNEF car nous désapprouvons les assignations identitaires et toute forme d’essentialisation. Nous considérons que le combat contre les discriminations ne peut être l’affaire exclusive de ses victimes, il doit être l’affaire de toutes et tous.

    Le Parti socialiste n’est pour autant pas dupe de la stratégie de la droite et de l’extrême droite qui mènent une croisade réactionnaire qui prend pour cible les victimes des discriminations.

    Nous dénonçons également la fuite en avant du gouvernement qui ne sait plus quel incendie allumer pour masquer sa gestion catastrophique des questions universitaires et son absence totale de réponse à la détresse des étudiants. Il est encore plus grave qu’un ministre de l’Éducation cherche à disqualifier son interlocuteur en l’accusant de fascisme. Les fascistes, ce sont aujourd'hui ceux qui appellent au viol ou au meurtre de militants syndicaux dont ils ne partagent pas les orientations.

    Nous entendons défendre nos principes : la fraternité républicaine et la lutte contre toutes les discriminations dans une France métissée, multiculturelle et plurireligieuse ; la laïcité, cadre juridique de protection et de liberté et principe essentiel d’émancipation au cœur du pacte républicain. Nous réaffirmons également notre détermination à défendre l’université publique et les libertés académiques, ainsi que notre engagement à rétablir la priorité à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche, aujourd’hui délaissés et méprisés dans notre société.

    Quant à ceux qui demandent la dissolution de l’UNEF, ils méprisent volontairement les règles de droit qui président à ce type de décision qui reposent sur une procédure lourde s’appuyant sur des faits graves et précis au regard du Code de la sécurité intérieure. On peut combattre les positions de l’UNEF dans le débat public, mais exiger sa dissolution, c’est atrophier la démocratie.