Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/09/2019

Fondation Jean Jaurès - Fractures françaises 2019 : focus sur les « anti-démocrates » par Gilles Finchelstein

La Fondation Jean-Jaurès, en partenariat avec Ipsos Sopra Steria, Le Monde et l’Institut Montaigne, publie cette semaine la septième vague de l’enquête « Fractures françaises ». Une photographie de l’état de l’opinion française toujours riche d’enseignements. Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, s’est notamment intéressé à ceux qu’il nomme les « anti-démocrates ».

Bonne nouvelle : alors que, année après année, le pourcentage de Français considérant que « d’autres systèmes politiques peuvent être aussi bons que la démocratie » n’avait cessé d’augmenter, il s’est stabilisé en 2019. Mauvaise nouvelle : il demeure à un niveau élevé et préoccupant puisque 36 % des personnes interrogées partagent cette conviction – appelons-les les « anti-démocrates » – contre 63 % qui estiment que « la démocratie est le meilleur des systèmes » – appelons-les les « démocrates ».

Lire la suite
________________
________________

17/09/2019

Observatoire des inégalités - Les inégalités de niveau de vie n’augmentent plus depuis cinq ans

Après avoir fortement augmenté, les inégalités de niveau de vie se stabilisent ces dernières années. Pour autant, elles demeurent plus élevées qu’il y a vingt ans. Notre synthèse sur l’évolution des inégalités de revenus.

Allons-nous enfin vers du mieux en matière d’inégalités de revenus ? En 2012 et 2013, les écarts de revenus ont diminué. Ensuite, entre 2013 et 2017, ils se sont stabilisés. Les données 2017 de l’Insee se situent au même niveau qu’il y a dix ans. Il est bien trop tôt pour crier victoire : les inégalités demeurent à un niveau supérieur à ce qu’elles étaient au milieu des années 1980. Voyons ce qu’en disent les principaux instruments de mesure.

Lire la suite
__________________
__________________

14:47 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

La vie des idées - Les Gilets jaunes et les exigences de la représentation politique par Rémi Lefebvre

Le rejet de toute représentation, qui a été sa force, a conduit le mouvement des Gilets Jaunes à s’absenter des élections européennes, et à l’essoufflement. Cette dynamique de désintermédiation de la politique n’est pas propre à la France : elle ronge l’ensemble des démocraties occidentales.

Les Gilets jaunes ont été largement absents de la séquence des élections européennes. Alors qu’ils ont dominé l’agenda politique et médiatique pendant six mois et fortement déstabilisé le pouvoir en place, ils ont très peu marqué la campagne électorale dont l’issue a consolidé la position de La République en Marche et confirmé le séisme électoral de 2017. Le mouvement produira sans nul doute des effets structurels de politisation et de socialisation et il n’est pas exclu qu’il connaisse un rebond, mais à court terme il semble s’être liquéfié et dissous. L’ordre électoral et la politique instituée ont repris leur droit et réimposé leurs codes. Cette restauration était prévisible. Mais cette situation renvoie aussi aux contradictions et aux apories du mouvement qu’un retour sur les derniers mois passés permet d’analyser.

Lire la suite
_________________
_________________

08:37 Publié dans Analyses | Tags : gilet jaune | Lien permanent

16/09/2019

Observatoire des inégalités - Depuis cinq ans, la pauvreté stagne à un niveau élevé

La France compte cinq ou neuf millions de pauvres selon la définition adoptée. Depuis cinq ans, la pauvreté stagne à un niveau élevé. Les dix années d’extension de la pauvreté de la période 2002-2012 ne se résorbent pas.

La France compte cinq millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian [1] et neuf millions si l’on utilise le seuil à 60 %, selon les données 2017 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté (la part de personnes pauvres dans la population) est de 8,0 % et dans le second de 14,1 %. Au cours des cinq dernières années (20012-2017), le nombre de pauvres s’est stabilisé à un niveau élevé.

Lire la suite
__________________
__________________

15:00 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

12/09/2019

Observatoire des inégalités - Comment justifier (ou non) les inégalités de salaires ?

Les inégalités de salaires sont largement acceptées. Mais jusqu’où ? À partir de quel niveau deviennent-elles injustes et nous choquent-elles ?

Les inégalités de salaires sont importantes en France. Les cadres supérieurs touchent en moyenne 2,5 fois plus que ce que perçoivent les employés (renvoyer à l’article). Ces moyennes masquent des inégalités bien plus grandes : les cadres dirigeants touchent dix ou vingt fois plus que les salariés de base, parfois beaucoup plus.

Le principe des inégalités de salaires est très largement accepté dans notre société. Ces écarts sont-ils justes ? Il n’existe aucune définition objective pour cela, il s’agit toujours d’une question de jugement de valeur. Et ce jugement repose en grande partie sur l’idée que l’on se fait du mérite et de la récompense de l’effort personnel.

Lire la suite
_______________
_______________

20:45 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

Observatoire des inégalités - Professions : qui gagne combien ?

Avec un salaire mensuel net de 4 000 euros en moyenne, les cadres supérieurs gagnent 2,5 fois plus que les employés et les ouvriers. Chaque mois, ils disposent de 2 400 euros de plus à dépenser que les catégories populaires : de quoi vivre mieux et épargner.

Les cadres supérieurs, avec un salaire mensuel moyen net de 4 060 euros en équivalent temps plein, touchent un peu moins de deux fois plus que la moyenne des salariés, 2,5 fois plus que les employés et les ouvriers, selon les données 2016 de l’Insee.

Chaque mois, un cadre supérieur dispose de 2 500 euros de plus à dépenser qu’un employé. Il faut bien se représenter ce que cela signifie : c’est l’équivalent de près de deux mois complets de travail d’une personne payée au Smic. Les écarts sont encore plus importants chez les hommes, parce que les cadres supérieurs masculins touchent en moyenne des salaires beaucoup plus élevés que leurs collègues féminines : 4 377 euros contre 3 477 euros.

Lire la suite
_________________
_________________

18:00 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

11/09/2019

Observatoire des inégalités - Les inégalités de salaire restent fortes en France

Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent au mieux 1 200 euros par mois, les 10 % les mieux payés au moins 3 600 euros, soit trois fois plus. On entre dans le club du 1 % des plus hauts salaires à partir de 8 600 euros.

Le salaire net mensuel médian s’élève à 1 800 euros [1] selon l’Insee (données 2016) [2]. Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent moins de 1 200 euros par mois, les 10 % aux salaires les plus élevés, au minimum 3 600 euros. Ces derniers touchent donc au moins 2 400 euros de plus, soit trois fois plus que les moins bien payés. Tout en haut de l’échelle, le 1 % le mieux rémunéré perçoit au minimum un salaire mensuel de 8 600 euros, plus que ce que les 10 % les moins bien payés touchent en sept mois.

Lire la suite
________________
________________

20:50 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

Fondation Jean Jaurès - Lettres sur la laïcité, Alain Bergounioux, Laurent Bouvet

Cet essai, qui prolonge l’échange épistolaire que Alain Bergounioux et Laurent Bouvet avaient entamé sur le site de Telos, est né d’une conviction : s’il est vain de tenter trouver un « compromis » sur ce qu’est la laïcité, il reste d’une criante utilité d’en parler. La Fondation Jean-Jaurès fait ainsi le pari que le débat public s’enrichira en montrant les points d’accord comme les pierres d’achoppement sur ce sujet brûlant.

.... La liberté est en effet le fil rouge de ce dialogue, qui pose en filigrane une question centrale face à la montée de l’individualisme : comment choisir, et peut-on choisir, en somme, entre la liberté du citoyen et la liberté de l’individu ?

Ce qui est passionnant et enrichissant dans cet échange épistolaire, c’est que les deux auteurs semblent d’accord sur le fait que les conflits d’interprétation sur la laïcité ne se refermeront pas. Par ailleurs, ils se rejoignent sur le fait qu’il y a un choix à opérer entre deux conceptions de la liberté s’agissant de la laïcité, libérale ou républicaine, et qu’il est de la liberté de chacun de privilégier l’une ou l’autre pour construire l’espace commun politique.

Lire la suite
_________________
_________________

08:30 Publié dans Analyses | Tags : bergounioux, bouvet, laicité | Lien permanent

10/09/2019

Les Echos - « Les populistes n'ont pas encore gagné la bataille »

Série d'été l'avenir du libéralisme

Marc Lazar, spécialiste de l'Italie contemporaine, dirige le Centre d'histoire de Sciences Po à Paris. Avec le sociologue italien Ilvo Diamanti, il vient de publier « Peuplecratie La métamorphose de nos démocraties » (Gallimard 2019) pour se pencher sur la dynamique des populismes de cette deuxième décennie du XXIe siècle.

Lire la suite
________________
________________

15:11 Publié dans Analyses | Tags : marc lazar, populisme | Lien permanent

La Vie des idées - La loi Blanquer : une révolution conservatrice ?

Quelles sont les finalités réelles de “l’école de la confiance” que prône la loi Blanquer, élaborée hors de toute consultation des personnels de l’Éducation ? Selon P. Merle, cette loi obéit à une quadruple logique conservatrice.

Adoptée début juillet, la loi Blanquer, « Pour une école de la confiance », a pour objet de créer un consensus éducatif susceptible de mobiliser les principaux acteurs de l’institution scolaire. Cet objectif est difficile à atteindre, tant l’école est un lieu privilégié de polémiques récurrentes (Merle, 2019). De surcroît, les organisations professionnelles représentatives des personnels de l’éducation n’ont pas été consultées lors de l’élaboration de la loi. Celle-ci n’a également pas fait l’objet ni de débats ni de vote au Conseil Supérieur de l’Éducation en octobre 2018. En affichant un objectif non poursuivi lors de son élaboration, le titre de cette loi occulte ses finalités effectives. Celles-ci sont difficiles à définir, tant la loi est composée de dispositions législatives éparses dont la logique d’ensemble échappe. L’analyse des articles de loi les plus significatifs permet de dégager des logiques d’action cohérentes susceptibles de défendre la thèse d’une révolution conservatrice.

Lire la suite
___________________
___________________

08:41 Publié dans Analyses | Tags : blanquer | Lien permanent