Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/03/2019

Observatoire des inégalités - Comment l’élitisme social est maquillé en élitisme républicain

L’élitisme du système scolaire français favorise les enfants de diplômés. Leurs parents, de droite comme de gauche, défendent une école qui fonctionne à leur profit. Le point de vue de Jean-Paul Delahaye, inspecteur général de l’Éducation nationale honoraire.

Notre école fonctionne plutôt bien pour 70 à 75 % des élèves. La moitié des élèves âgés de 15 ans comptent même parmi les meilleurs élèves du monde selon les évaluations internationales Pisa [1] de l’OCDE. Il faut s’en réjouir. Mais il faut dans le même temps observer le grand écart qui existe entre les résultats de ceux qui réussissent, le plus souvent issus des classes moyennes et favorisées, et les difficultés lourdes rencontrées aux mêmes évaluations par le quart des jeunes de la même génération, issus pour la plupart des milieux populaires. On le sait, la France est l’un des pays où l’origine sociale pèse le plus sur les destins scolaires. Notre élitisme est tout sauf républicain, il est essentiellement un élitisme social qui ne veut pas dire son nom. Cette injustice sociale qui est à l’œuvre au sein de l’éducation nationale ne date pas d’aujourd’hui. Notre système éducatif n’a jamais vraiment été programmé pour faire réussir tous les élèves. L’échec scolaire massif des enfants des milieux populaires n’est pas un accident, il est inhérent au système éducatif français qui a été conçu pour trier et pour sélectionner les meilleurs, ce qu’il fait très bien.

Lire la suite
________________
________________

08:41 Publié dans Tribune | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

12/03/2019

Observatoire des inégalités - L’évolution des inégalités de salaires entre hommes et femmes

Les écarts de salaires entre les femmes et les hommes se réduisent. Ils ont régulièrement baissé du milieu des années 1970 à la fin des années 1990. Depuis 1995, le rattrapage se poursuit, mais à un rythme ralenti. Selon cette tendance, il faudrait encore plusieurs dizaines d’années pour atteindre l’égalité salariale entre femmes et hommes.

Dans les années 1950, les femmes employées à temps complet [1] percevaient en moyenne deux tiers des salaires masculins. En 1998, elles ont franchi le seuil des 80 %. Le rattrapage a été particulièrement rapide entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980. Depuis, il se poursuit à un rythme plus lent. Les femmes ont grignoté seulement trois points au cours des quinze dernières années, pour atteindre 83,5 % du niveau de salaire des hommes en 2015.

Lire la suite
________________
________________

17:47 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalites | Lien permanent

05/03/2019

Observatoire des inégalités - Comment évoluent les revenus des riches, des pauvres et des classes moyennes ?

Analyses 28 février 2019

En vingt ans, les niveaux de vie des classes moyennes et des 10 % les plus pauvres ont faiblement progressé. Les 10 % les plus aisés se sont enrichis, malgré une stagnation de leurs revenus moyens sur ces dix dernières années. Une analyse extraite du Centre d’observation de la société.

Comment évolue le niveau de vie des catégories aisées, des classes moyennes et des plus pauvres ? Ces vingt dernières années ont été très bénéfiques pour les plus riches, mais la progression n’a pas été linéaire, loin de là. Le jugement que l’on peut porter sur l’évolution dépend beaucoup de la période de temps que l’on choisit.

Lire la suite
___________________
___________________

04/03/2019

Observatoire des inégalités - Entre Européens, les inégalités de revenus diminuent

Analyses 22 février 2019

En dix ans, les inégalités de revenus ont diminué en Europe. Dans les pays d’Europe centrale, le rattrapage est impressionnant. Mais en Europe du Sud, les pauvres subissent un revers majeur qui a épargné les plus aisés. Un extrait de l’analyse de Zsolt Darvas, économiste du centre de réflexion Bruegel.

Les 20 % les plus pauvres des Européens percevaient 5 % du total des revenus du continent en 2007 [1], une part qui a progressivement augmenté, pour atteindre 6 % en 2016. Cet indicateur montre d’abord l’ampleur des inégalités : cette catégorie reçoit une part du gâteau très inférieure à son poids dans la population. Toutefois, l’évolution sur dix ans témoigne d’un rattrapage [2]. Le deuxième groupe, compris entre les 20 % et les 40 % les plus pauvres sur l’échelle des revenus, a également bénéficié d’une augmentation de leur part dans le revenu total, de 11,7 % en 2007 à 12,3 % en 2016.

Lire la suite
__________________
__________________

17:49 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

26/02/2019

Observatoire des inégalités - Les 10 % les plus aisés captent près du quart des revenus

Les 10 % des Français les plus riches captent près d’un quart de la masse globale des revenus après impôts et prestations sociales. C’est presque sept fois plus que les 10 % les plus pauvres.

Si l’on découpe la population en dix tranches égales de 10 %, le dixième le plus riche récupère près du quart (23,8 %) de la masse des revenus des ménages de l’année 2016, après impôts et prestations sociales, selon l’Insee. Dit autrement il reçoit à peu près 2,4 fois plus que ce qu’ils devraient obtenir si la répartition était équitable (23,8 % divisés par 10 %). À l’autre extrémité de l’échelle des revenus, les 10 % les plus pauvres perçoivent 2,9 % de l’ensemble des revenus, soit trois fois moins que leur part dans la population. Le « gâteau des revenus » est loin d’être tranché de façon équitable. Sauf pour les trois tranches situées entre les 50 % et les 80 % qui reçoivent en revenus environ ce qu’ils pèsent dans la population.

Lire la suite
________________
________________

20/02/2019

Observatoire des inégalités - Qui sont les privilégiés en France ?

La dénonciation des « élites » est une façon de dissimuler habilement les privilèges dont dispose une frange beaucoup plus large de la population qui vit à l’abri de la crise. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Qui sont les privilégiés dans la France contemporaine ? Vouloir régler la question des inégalités en s’en prenant à l’élite du pouvoir économique et politique arrange les couches favorisées. Corriger les dérives de quelques-uns, situés tout en haut de la hiérarchie sociale est une bonne méthode pour ne rien changer au fond du système qui produit les inégalités. Les super-riches ont amassé beaucoup d’argent ces dernières années, mais notre pays reste marqué par des privilèges dont dispose une fraction bien plus large de la population. Ceci alimente le ressentiment des catégories populaires et des tensions sociales qui s’expriment dans les urnes ou sur les ronds-points.

Lire la suite
________________
________________

19/02/2019

Observatoire des inégalités - Le taux de chômage selon le diplôme et l’âge

Le taux de chômage des non-diplômés est quatre fois supérieur à celui des diplômés d’un niveau supérieur à bac + 2. Le diplôme est plus que jamais un atout pour accéder à l’emploi.

Le taux de chômage des non-diplômés est près de quatre fois plus élevé que celui des personnes qui disposent d’un diplôme supérieur à bac + 2 en 2017 [1], et trois fois plus élevé que pour ceux qui ont un diplôme de niveau bac + 2. On compte 5 % de chômeurs chez les détenteurs d’un diplôme supérieur à bac + 2, contre 18,3 % chez les non-diplômés. Le diplôme demeure une arme essentielle dans l’univers professionnel, que ce soit pour entrer sur le marché du travail ou pour y progresser ensuite.

Lire la suite
_________________
_________________

12/02/2019

Observatoire des inégalités - Qui profite de la croissance des revenus dans le monde ?

Qui a profité de la croissance depuis une quarantaine d’années dans le monde ? L’évolution des revenus, du plus pauvre au plus riche, prend graphiquement la forme d’un « éléphant ». Avec de bonnes et de mauvaises nouvelles pour les inégalités de revenus à l’échelle mondiale.

De 1980 à 2016, l’ensemble des revenus dans le monde a connu une croissance cumulée de 60 %, inflation déduite, selon les travaux de la World Income Database (WID) [1]. Selon le pays et le niveau de revenus où l’on se situe, cette croissance moyenne n’a pas bénéficié à tous de façon homogène. La représentation graphique de l’évolution des revenus des individus, classés des plus pauvres aux plus riches, décrit une courbe en forme de tête d’éléphant. L’équipe du WID a redessiné, en l’actualisant, « la courbe de l’éléphant » des économistes Christoph Lakner et Branco Milanovic [2] : le corps et la trompe de l’éléphant montrent qu’à l’échelle mondiale, certaines catégories de revenus ont mieux tiré leur épingle du jeu que d’autres. Qui sont les « gagnants » et les « perdants » de la croissance mondiale ?

Lire la suite
__________________
__________________

08:30 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

11/02/2019

Observatoire des inégalités - Riches, pauvres et classes moyennes : comment se situer ?

Comment situer les catégories populaires, moyennes et aisées en fonction de leurs revenus et de la taille du ménage ? À quel niveau est-on riche, pauvre ou moyen ? Les estimations de l’Observatoire des inégalités.

À partir de quel niveau de revenu est-on riche ou pauvre, appartient-on aux classes « populaires », « moyennes » ou « aisées » ? Cette question centrale est très souvent laissée dans le vague. L’Observatoire des inégalités considère comme appartenant aux classes moyennes les personnes situées entre les 30 % les plus pauvres et les 20 % les plus riches. À l’intérieur des catégories populaires, nous distinguons les personnes pauvres, en fixant le seuil de pauvreté à la moitié du revenu médian (la moitié de la population touche moins, l’autre moitié davantage). Au sein des couches aisées sous distinguons une population « riche » en utilisant comme seuil le double du revenu médian [1]. Nous avons réalisé nos calculs à partir des données 2016 de l’Insee. Il s’agit de revenus mensuels après impôts et prestations sociales, qu’on nomme « le revenu disponible ».

Lire la suite
__________________
__________________

31/01/2019

Observatoire des inégalités - Tel père, tel fils ? L’inégalité des chances reste élevée

Les fils de cadres deviennent cinq fois plus souvent cadres que les fils d’ouvriers. La mobilité sociale existe toujours, mais elle est bien moins forte qu’auparavant. L’égalité des chances est encore loin. Extrait du Centre d’observation de la société.

En 2014, pas moins de 47 % des fils de cadres supérieurs étaient eux-mêmes cadres sup, contre moins de 20 % de l’ensemble des fils et moins de 10 % des enfants d’ouvriers (les tableaux se lisent horizontalement), selon l’Insee. L’égalité des chances est bien lointaine puisque les fils de cadres deviennent cinq fois plus souvent cadres eux-mêmes que ceux d’ouvriers. Les trois quarts des enfants de cadres supérieurs sont restés dans leur catégorie sociale ou sont situés parmi les professions intermédiaires.

Lire la suite
__________________
__________________