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21/06/2018

Observatoire des inégalités - Non, les enfants pauvres n’existent pas

1,5 million d’enfants et de jeunes de moins de 18 ans vivent dans une famille pauvre. Leurs parents sont pauvres et c’est la pauvreté des adultes qu’il faut combattre. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Il existe un consensus en France pour s’apitoyer sur la pauvreté des enfants. Comment tolérer que la misère frappe ces têtes innocentes ? Dans notre pays, 1,5 million de mineurs vivent dans un ménage pauvre (seuil de pauvreté à 50 %). Au mieux avec 1 800 euros par mois, toutes aides comprises, pour une famille avec deux jeunes enfants. Souvent avec beaucoup moins. Sauf que les « enfants pauvres » n’existent pas. On agite la misère des plus petits pour masquer celle des grands.

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20/06/2018

Observatoire des inégalités - La pauvreté en Europe

17 % des Européens vivent sous le seuil de pauvreté de leur pays (à 60 % du revenu médian). Cette proportion varie du simple au double, de 12 % de la population aux Pays-Bas à 25 % en Roumanie.

17,3 % des Européens, soit 87 millions de personnes, vivaient sous le seuil de pauvreté en 2014 selon Eurostat [1], si on prend en compte le seuil à 60 % du revenu médian national (voir encadré ci-dessous). Les Pays-Bas (11,6 %), la Norvège (11,9 %) et le Danemark (12,2 %) font partie des pays où le taux de pauvreté est le plus faible. Avec un taux à 13,6 %, le niveau de la pauvreté en France est également parmi les plus bas d’Europe. Il est même le plus faible des pays les plus peuplés.

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19/06/2018

Observatoire des inégalités - Les inégalités de niveau de vie continuent d’augmenter

Depuis une vingtaine d’années, les inégalités de revenus augmentent. Les plus aisés s’enrichissent alors que le niveau de vie des plus pauvres stagne.

Si l’on prend comme point de comparaison le début des années 1970, les inégalités de revenus ont baissé. Depuis une vingtaine d’années, changement de cap : les inégalités repartent à la hausse. Dans un premier temps, les niveaux de vie des très riches se sont envolés. Puis, à partir de la fin des années 2000 les revenus des plus pauvres ont baissé. Le jugement que l’on peut porter sur l’évolution des inégalités de revenus dépend de l’échelle de temps et de l’instrument de mesure que l’on utilise.

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18/06/2018

Observatoire des inégalités - « Le décalage est terrible entre la France qui vit bien et les plus pauvres »

En évoquant le « pognon de dingue » que représentent les aides sociales, Emmanuel Macron a choqué une grande partie de l’opinion. Pour Louis Maurin, ces aides sociales sont bel et bien efficaces. Entretien extrait du site de LCI.

Faut-il « responsabiliser » les allocataires des aides sociales pour que celles-ci soient plus efficaces ? Le président de la République Emmanuel Macron affirme que l’ « on met un pognon de dingue dans les minima sociaux » et que « les gens pauvres restent pauvres ». Irresponsabilité présumée des plus démunis, efficacité ou inefficacité des aides sociales, pistes d’amélioration... LCI a interrogé Louis Maurin, le directeur de l’Observatoire des inégalités, sur les questions que posent ces récentes déclarations du président.

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03/06/2018

Observatoire des inégalités - Travail pénible : les ouvriers à la peine

53 % des ouvriers qualifiés ont un rythme de travail strictement contrôlé contre 24 % des cadres supérieurs. 63 % des ouvriers non qualifiés déclarent subir des nuisances sonores sur leur lieu de travail, contre 7 % des cadres. Entre les métiers les moins qualifiés et le haut de la hiérarchie, les conditions de travail n’ont pas grand-chose à voir entre elles.

Les salariés sont mieux protégés face aux risques qu’hier, mais leur travail n’a pas été allégé. La part de salariés dont le rythme de travail est strictement contrôlé [1] ne diminue pas. Elle est même passée de 31,6 % à 35,2 % entre 2005 et 2016, selon le ministère du Travail [2]. Pour l’essentiel, il s’agit d’ouvriers (la moitié sont concernés) qui voient leurs gestes au quotidien commandés par un rythme de travail imposé par une machine ou par la surveillance de la hiérarchie.

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15:00 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

31/05/2018

Observatoire des inégalités - Les maîtres du temps prospèrent grâce aux flexibles

Travail à la chaîne, le dimanche, la nuit, en horaires décalés... Les inégalités dans l’usage et le contrôle du temps façonnent nos modes de vie. Les plus favorisés réclament toujours plus de flexibilité pour les autres, au nom de la modernité. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Que faites-vous pour les vacances de février ou à Pâques ? Si vous avez la chance de pouvoir vous affranchir de votre travail pendant une semaine, vous êtes probablement du bon côté. Celui de la minorité qui dispose de plus de cinq semaines légales de congés payés par an et des moyens pour prendre le large. Les inégalités dans l’usage et le contrôle du temps façonnent nos modes de vie.

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24/05/2018

Observatoire des inégalités - La justice française n’est pas juste

La justice française juge plus sévèrement les plus faibles si l’on raisonne à situation équivalente, révèle une étude réalisée à partir de plusieurs milliers de décisions de justice. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». La morale de Jean de La Fontaine [1] est-elle toujours d’actualité ? « Oui » répond une étude fondée sur plusieurs milliers de décisions de justice, menée par les chercheurs Virginie Gautron et Jean-Noël Retière [2] entre 2000 et 2009. « Toutes choses égales par ailleurs » comme disent les statisticiens (voir encadré), les moins favorisés sont plus lourdement condamnés.

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21/05/2018

Observatoire des inégalités - Crise alimentaire : « Les chiffres des Nations unies sont discutables ». Entretien avec Rony Brauman

Rony Brauman, cofondateur de Médecins sans frontières (MSF) dénonce la tentation alarmiste des organisations internationales. Les indicateurs globaux ou exagérés ne tiennent pas compte des disparités sur le terrain. Entretien extrait du journal Le Monde.

En février 2017, l’ONU avait braqué les projecteurs sur quatre pays – Nigeria, Somalie, Soudan du Sud et Yémen – pour alerter sur les risques de famines auxquels elle jugeait 20 millions de personnes potentiellement exposées. Ces risques ne se sont heureusement pas matérialisés depuis. Ce qui incite le cofondateur de Médecins sans frontières (MSF) et directeur d’études de l’ONG à dénoncer la tentation alarmiste des organisations internationales, qui ne permet plus d’établir des priorités et nuit à l’action.

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20/05/2018

Observatoire des inégalités - Les milieux populaires largement sous-représentés dans l’enseignement supérieur

Près d’un tiers des étudiants sont enfants de cadres supérieurs, seulement un sur dix a des parents ouvriers. Les jeunes de milieu populaire sont très rarement présents dans les filières sélectives, en master ou en doctorat.

Les enfants d’ouvriers représentent 11 % des étudiants selon le ministère de l’Éducation nationale [1], soit trois fois moins que leur part parmi les jeunes de 18 à 23 ans. À l’opposé, les enfants de cadres supérieurs représentent 30 % des étudiants mais seulement 17 % des 18-23 ans.

Les écarts sont encore plus grands dans certaines filières. Pour comprendre ce phénomène, nous avons calculé le rapport entre la part d’enfants de cadres et celle d’enfants d’ouvriers selon le type d’études. Parmi l’ensemble des jeunes de 18 à 23 ans, on compte 0,6 enfant de cadres pour un enfant d’ouvriers. Cela veut dire que les enfants de cadres sont 40 % moins nombreux que ceux d’ouvriers mais en revanche trois fois plus présents qu’eux dans l’enseignement supérieur.

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30/04/2018

Observatoire des inégalités - Les trois quarts des pauvres vivent hors des quartiers prioritaires

Moins d’un quart des personnes pauvres vivent dans un quartier dit « prioritaire » de la politique de la ville. Ces territoires, si souvent mis en avant, ne rassemblent qu’une toute petite partie de la population aux faibles revenus. Extrait du Centre d’observation de la société.

Moins d’un quart des personnes pauvres vivent dans un quartier dit « prioritaire » de la politique de la ville [1]. C’est logique puisque ces territoires, si souvent mis en avant, ne rassemblent qu’une toute petite partie de la population : 4,8 millions sur 63,7 millions, soit 7,5 %. Dans ces quartiers, la part de personnes pauvres est très élevée : 42 % en moyenne, plus de trois fois la moyenne nationale. Certains quartiers prioritaires connaissent des situations bien pires, avec des taux de 60 %, voire 70 %. Au total, deux millions de personnes pauvres vivent dans ces quartiers, moins du quart de l’ensemble (23 %) des plus modestes, si on utilise le seuil à 60 % du niveau de vie médian. Pas moins de 6,8 millions de pauvres (77 %) vivent hors de ces territoires.

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14:30 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent