Web Analytics

compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

observatoire des inégalités

  • Observatoire des inégalités - Les milieux populaires largement sous-représentés dans l’enseignement supérieur

    Données 24 septembre 2021

    Plus du tiers des étudiants sont enfants de cadres supérieurs, seulement 12 % ont des parents ouvriers. Les jeunes de milieu populaire sont très rarement présents dans les filières sélectives, en master ou en doctorat.

    Les enfants d’ouvriers représentent 12 % de l’ensemble des étudiants, selon les données 2019-2020 du ministère de l’Éducation nationale, alors que les ouvriers représentent 21 % de la population active. À l’opposé, les enfants de cadres supérieurs représentent 34 % des étudiants, alors que leurs parents forment seulement 18 % des actifs. Les écarts sont encore plus grands dans certaines filières.

    Lire la suite
    ________________________
    ________________________

  • Observatoire des inégalités - Tâches domestiques : l’égalité progresse dans les jeunes couples

    Analyses 22 septembre 2021

    Qui passe l’aspirateur ou prépare les repas au sein des jeunes couples ? De plus en plus souvent, les femmes et les hommes partagent les tâches ménagères. Une analyse extraite du Centre d’observation de la société.

    En matière de participation aux tâches domestiques, l’égalité progresse lentement dans le couple au fil des générations, indique une enquête menée par le Céreq auprès des jeunes [1]. L’organisme a observé la répartition de ces tâches pour deux générations de jeunes en 2005 et 2017, sept ans après leur sortie des études (1998 et 2010) [2]. Il a distingué trois modèles à partir des réponses à trois questions « Qui prépare le repas du soir le plus souvent quand vous êtes ensemble ? », « Qui fait les courses le plus souvent ? » et « Qui passe le plus souvent l’aspirateur ? ». Dans le couple dit « traditionnel », la femme effectue elle-même les trois tâches, dans le couple « paritaire », les deux s’impliquent de la même façon, et dans le couple « moderne », la femme est moins impliquée que l’homme.

    Lire la suite
    __________________________
    __________________________

  • Observatoire des inégalités - Les pratiques culturelles selon les catégories sociales et les revenus

    Données 21 septembre 2021

    62 % des cadres supérieurs visitent un musée au moins une fois dans l’année contre 18 % des employés et ouvriers. La catégorie sociale et le niveau de vie conditionnent fortement les pratiques culturelles.

    Les pratiques culturelles (lecture, cinéma, musées, théâtre, etc.) se sont diffusées au cours des quarante dernières années, notamment parce que l’élévation du niveau de diplôme et des niveaux de vie se sont conjugués avec la croissance de l’offre culturelle et sa meilleure mise en valeur (bibliothèques, patrimoine culturel, expositions...). Malgré tout, les écarts entre catégories sociales restent nets : 71 % des cadres supérieurs sont allés au théâtre ou à un concert au moins une fois dans l’année contre 38 % des employés et ouvriers, selon les données 2018 du ministère de la Culture. 85 % des premiers ont lu au moins un livre (hors bande dessinée) contre 53 % des seconds,

    Lire la suite
    ____________________________
    ____________________________

  • Observatoire des inégalités - Combien y a t-il de riches ?

    Données 9 septembre 2021

    5,2 millions de personnes vivent au dessus du seuil de richesse de 3 542 euros, selon les estimations de l’Observatoire des inégalités. Nous manquons malheureusement de données sur l’évolution de leur nombre dans le temps.

    L’Insee ne calcule pas de seuil de richesse et ne fournit pas de données assez précises pour que l’on puisse répondre avec exactitude à la question « combien compte-t-on de riches en France ? ». Malgré tout, nous avons fait une estimation. Si l’on situe le seuil de richesse à 3 542 euros mensuels (le double du niveau de vie médian), alors on compterait 8,3 % de riches selon nos calculs. En appliquant ce taux à la population des ménages fiscaux qui sert à évaluer les revenus en France (soit au total 63,1 millions de personnes), on dénombrerait donc environ 5,2 millions de riches en 2018.

    Lire la suite
    _________________________
    _________________________

  • Observatoire des inégalités - Les rémunérations démesurées des grands patrons

    Données 7 septembre 2021

    Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 680 et 1 700 années de smic par an. Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages, ni même des revenus qu’ils tirent de leur patrimoine.

    Les cinq patrons les mieux payés en France parmi les 120 plus grandes entreprises cotées en Bourse touchent entre 680 et 1 700 années de smic par an, selon les données 2019 publiées par Proxinvest [1]. Leur rémunération débute à partir de 9,8 millions d’euros par an (l’équivalent de 680 années de smic) pour Jean-Paul Agon, le PDG de L’Oréal. Elle atteint un record de 24,7 millions d’euros pour Bernard Charlès (Dassault Systèmes). Il faudrait à un smicard travailler 1 709 années pour gagner autant.

    Lire la suite
    ____________________________
    ____________________________

  • Observatoire des inégalités - Les inégalités de salaire remontent

     

    Données 24 août 2021

    Les 10 % les mieux rémunérés gagnent au minimum trois fois plus que les 10 % les moins bien payés. Depuis 2008, ce rapport repart à la hausse. Extrait du Centre d’observation de la société.

    La crise de 2008 a marqué un tournant dans l’histoire de l’évolution des salaires. Depuis cette date, les inégalités ont augmenté, selon l’Insee. Il ne s’agit pas d’une explosion des écarts, mais d’un changement de tendance significatif. Pour l’immense majorité de la population, les salaires constituent l’essentielle source de revenus, donc la base des inégalités économiques.

    Si l’on observe les choses globalement, les 20 dernières années (1998-2018) ne semblent pas marquées par des modifications de grande ampleur. Au cours de cette période, les salaires nets du haut, comme du bas de l’échelle, ont augmenté d’un peu moins de 50 % si l’on ne tient pas compte de l’inflation (nous raisonnons en équivalent temps plein et pour le secteur privé). Si l’on déduit, cette fois, la hausse des prix, la progression n’est plus que de 20 %. En 20 ans, c’est peu, comparé aux décennies précédentes, et surtout compte tenu de l’élévation des niveaux de diplômes qui sont censés permettre d’accéder à des emplois mieux rémunérés.

    Lire la suite
    __________________________
    __________________________

  • Observatoire des inégalités - L’égalité et la liberté, des valeurs qui s’opposent ?

    Questions clés 17 août 2021

    Égalité et liberté sont deux valeurs qui vont ensemble dans notre devise, mais qui peuvent entrer en conflit. Si on y réfléchit bien, elles ne sont pas forcément aussi opposées que cela.

    Dans la devise de la République, « égalité » et « liberté » vont ensemble, au côté de la fraternité. En pratique, la chose n’est pas si simple. Lorsqu’un projet politique tend vers plus d’égalité, on lui reproche parfois de vouloir limiter les libertés individuelles. Par exemple, on dit que l’impôt « redistribue » la richesse : il rééquilibre partiellement les niveaux de vie des contribuables, mais en privant les plus favorisés d’une partie de leurs revenus, donc de leur liberté de dépenser. L’interdiction de discrimination à l’embauche vise à l’égalité des droits de tous de pouvoir travailler, mais elle prive les employeurs de la liberté de sélectionner les candidats comme bon leur semble.

    Lire la suite
    ___________________________
    ___________________________

  • Idées d'été - Observatoire des inégalités - « Le décalage entre le discours égalitariste des privilégiés et leurs actes ne passe plus »

    Entretiens 26 mars 2021

    À l’occasion de la publication de son ouvrage Encore plus !, Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, revient sur le malaise nourri par le décalage entre les discours et les actes des plus privilégiés. Extrait du quotidien 20 Minutes.

    En France, les écarts se creusent. Les classes aisées voient leurs revenus progresser, quand ceux des autres catégories stagnent. Dans Encore plus ! Enquête sur ces privilégiés qui n’en ont jamais assez, Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, analyse avec précision ce phénomène, lequel est accentué depuis la crise sanitaire. Une situation de moins en moins supportable pour une majorité de Français, qui réclament davantage de justice sociale. Pour 20 Minutes, Louis Maurin évoque la réalité des inégalités dans la société française et propose des solutions pour lutter contre.

    Lire la suite
    ______________________
    ______________________

     

  • Idées d'été - Observatoire des inégalités - Les conséquences inégales du confinement

    Analyses 2 juin 2021

    Le confinement a-t-il augmenté ou réduit les inégalités entre classes sociales, entre les femmes et les hommes ? Selon que l’on s’intéresse aux questions d’éducation ou de vie familiale, les réponses doivent être nuancées.

    Il faut distinguer l’impact à long terme du coronavirus des conséquences inégales du confinement. Le lien entre les deux est difficile à faire. Par exemple, certains élèves auront vécu la période de confinement dans des conditions plus difficiles que d’autres, ce qui se répercutera sur leurs apprentissages. « Quand ils sont scolarisés, 56 % des enfants vivant dans un ménage à dominante cadre peuvent travailler dans une pièce isolée, contre 40 % à 45 % des autres enfants », note l’Insee [1]. Il faut remettre le phénomène à sa juste place : seuls 4 % des collégiens et lycéens indiquent avoir manqué de place pour travailler chez eux, mais c’est le cas de 5 % des enfants de milieux défavorisés contre 2 % seulement des élèves issus de milieux très favorisés[5]. Quel sera l’impact à long terme de ces périodes hors de l’école selon les milieux sociaux ? La réponse est difficile à donner car la capacité de rattrapage des jeunes est grande.

    Lire la suite
    ________________________
    ________________________

  • Idées d'été - Observatoire des inégalités - De moins en moins de jeunes sans diplôme

    Données 16 avril 2021

    9 % des 18-24 ans quittent l’école sans aucun diplôme ou avec le brevet seulement. Ils étaient 41 % en 1978. La part des peu diplômés a été divisée par quatre en 40 ans.

    En 1978, 41 % des jeunes de 18 à 24 ans avaient quitté le système scolaire avec au mieux le brevet de fin de troisième et ne suivaient aucune formation selon le ministère de l’Éducation (ils sont qualifiés de « sortants précoces »). En quarante ans, cette proportion a été divisée par cinq et s’établit à 8,2 % en 2019 selon l’Insee [1]. L’évolution est considérable, même s’il reste encore une petite centaine de milliers de jeunes qui quittent le système scolaire chaque année avec un bagage faible. Parmi ces sortants précoces, une partie a continué au lycée sans toutefois obtenir le bac. La description souvent faite d’un système scolaire produisant en masse de l’échec est trompeuse : la proportion d’illettrés parmi les jeunes est inférieure à 5 % [2].

    Lire la suite
    _________________________
    _________________________

     

  • Observatoire des inégalités - Qu’est-ce que la « discrimination positive » ?

    Questions clés 19 juillet 2021

    Les politiques de discriminations positives visent à favoriser certaines catégories de population désavantagées, pour rétablir l’égalité des chances.

    Une politique de discrimination « positive » consiste à traiter de manière préférentielle certaines catégories de population pour améliorer l’égalité des chances. On considère ainsi que pour établir une l’égalité réelle en pratique, il faut avantager les personnes défavorisées au départ.

    Les politiques de discriminations positives ont été mises en place au début des années 1960 aux États-Unis par le président Kennedy, sous le nom d’affirmative action. Au départ, il s’agissait de s’assurer qu’il n’existait pas de discriminations raciales à l’embauche. À la fin des années 1960, pour réduire les écarts entre les minorités américaines et les Blancs, la loi impose de favoriser les minorités discriminées dans certains emplois publics. En France, de telles politiques existent aussi. Par exemple, un certain nombre de places sont réservées aux femmes lors des élections locales ou aux élèves boursiers parmi les futurs étudiants d’une formation

    Lire la suite
    _________________________
    _________________________