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Analyses

  • Reporterre - « Combien faudra-t-il de canicules pour agir ? » : après une semaine de fournaise, la colère monte

    Alors que si peu semble avoir été fait pour éviter ou préparer la canicule qui étouffe la France, de nombreux lecteurs et lectrices de Reporterre ont fait part de leur colère. École, logement, travail... leurs griefs sont nombreux.

    Depuis dix jours, nous suffoquons. Il n’a jamais fait aussi chaud en France. Pendant ce temps, le gouvernement se félicite de ses actions et de l’avancée de son plan d’adaptation au changement climatique. Emmanuel Macron assure qu’un « gros travail a été fait ». De quoi provoquer la colère de celles et ceux qui tentent de survivre à ces températures insoutenables.

    Reporterre a décidé de laisser la parole à ses lectrices et lecteurs pour qu’ils puissent exprimer les raisons de leur colère face à cette canicule, qui risque d’être celle d’un mois de juin ordinaire d’ici quelques années.

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  • Le Grand Continent, Andrea Capussela - Reprendre le feu de la liberté républicaine

    Trump a radicalisé l’Europe, et c’est dans les racines d’une vieille idée de liberté qu’on trouve ce qu’il faut pour articuler une nouvelle histoire du futur.

    Une pièce de doctrine signée par l’auteur de The Republic of Innovation : A New Political Economy (Polity).
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    Pourquoi les Européens — y compris les leaders qui lui étaient les plus favorables, comme la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni — rejettent-ils et sont-ils rejetés par Donald Trump ? Après « l’été de l’humiliation » et un hiver marqué par l’aventurisme géopolitique de la Maison-Blanche du Venezuela au Groenland en passant par l’Iran, les Européens semblent avoir pris conscience que l’absence d’autonomie vis-à-vis de Washington avait un coût inacceptable.

    Les histoires d’Hérodote et les tragédies d’Eschyle nous enseignent que les petites cités-États grecques l’emportaient sur l’immense empire perse lorsqu’elles se pensaient comme communautés de citoyens libres plutôt que de sujets.

     

  • Alternatives Economiques - Allemagne, Japon, Italie… comment ils se sont adaptés au vieillissement

    [Moins de bébés, est-ce si grave ? 2/3] D’autres pays traversent déjà une crise démographique. Relance de la natalité, immigration, robotisation… leurs mesures d’adaptation connaissent des fortunes diverses.

    « Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console… » Cette phrase, souvent attribuée à Talleyrand, homme politique clé de la fin du XVIIIe siècle en France, correspond bien à la situation démographique. Car si l’Hexagone s’inquiète de son vieillissement, il est « en retard » sur certains pays comparables, et notamment le Japon, l’Allemagne et l’Italie.

    Près d’un tiers des Japonais a plus de 65 ans (contre 22 % en France), et la population nippone décline depuis quinze ans. Comment, dès lors, adapter l’économie et la société ? Ne maintenons pas de faux suspense, aucun de ces pays n’a trouvé LA réponse. Mais ils nous offrent d’intéressantes leçons.

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  • Politis - « La culture reste un élément important dans la reproduction des inégalités sociales »

    Face à l’échec de la démocratie culturelle, Victorien Bornéat propose de repenser une politique culturelle qui inclurait vraiment les classes populaires. La gauche, qui a délaissé cette question y compris pendant la campagne actuelle des municipales, aurait intérêt à l’entendre.

    Victorien Bornéat publie L’Exclusion culturelle pour dire l’urgence d’inventer une nouvelle politique culturelle, différente de ce qui a été fait jusqu’ici. Alors que la culture, pourtant attaquée par la droite et l’extrême droite, n’est en rien un argument de campagne de la gauche lors de ces municipales, ce jeune conseiller culture en cabinet au sein d’une collectivité territoriale avance des propositions stimulantes mais à discuter. Ce que nous avons fait avec lui…

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  • La Vie des Idées - Quand les services de proximité s’éloignent par Maryame Amarouche, Aurélie Delage, Nora Nafaa,

    La disparition des services de proximité inquiète. Les électrices et les électeurs avouent très souvent se déterminer en fonction de ces enjeux locaux, au détriment des considérations nationales ou internationales.

    Selon une récente enquête, trois Français sur cinq déclarent leur « attachement aux services publics de proximité » [1]. S’il est besoin d’affirmer cet attachement, c’est que cette proximité n’a plus rien d’évident. En effet, accéder rapidement à une école, à un médecin, à une maternité ou à un guichet administratif a longtemps constitué une certitude du quotidien, et une traduction spatiale de l’idéal d’égalité hérité de la Troisième République. La proximité des services publics, matérialisée par un maillage (au sens d’un réseau) dense d’équipements et de bâtiments facilement identifiables, participait à la fois d’une présence physique de l’État et d’un sentiment d’appartenance collective. L’école au centre du village est un exemple de « ces bâtiments [qui] donnent une majesté à ce qui appartient à tout le monde, aux services publics. Ils ont un air de famille : sur tout le territoire, on sait à quoi ressemble une gare ou une mairie-école » [2] (Gervais et coll., 2021, p. 355). Or, cette « socialisation d’État » (Spire, 2026) est mise à mal aujourd’hui, car cette densité de services, fondée sur le maillage communal français particulièrement fin, a vécu : la presse quotidienne régionale et nationale se fait régulièrement l’écho de la fermeture d’écoles [3] ou de maternités [4] aux conséquences parfois dramatiques [5], de l’expansion des déserts médicaux [6], voire pharmaceutiques [7].

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  • La Vie des Idées - Le municipalisme au pouvoir

    À propos de : David Hamou, De la rue à la mairie. Une sociologie du municipalisme, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme.

    De ses origines populaire et contestataire sur les places de Barcelone à son entrée dans le « palais » municipal, David Hamou présente une ethnographie de Barcelone en Commun et de son « pari municipaliste ».

    À quelques jours des élections municipales de 2026, la coopérative Fréquence Commune, recense 726 Listes Citoyennes et Participatives [1]. Cette vague citoyenniste prolonge celle qui avait déjà été observée en 2020, en critiquant la professionnalisation de la politique et en cherchant à ouvrir la prise de décision à la société civile. Malgré l’hétérogénéité de ces listes, elles attestent de la diffusion des revendications néomunicipalistes en France. Un concept politique aux contours flous, qui prend la forme d’une « synthèse entre la voie réformiste des chancres de la décentralisation […] tout en empruntant une part des aspirations révolutionnaires du communalisme » [2] trouve ses racines dans les « Mairies du Changement » espagnoles, parmi lesquelles l’expérience de Barcelone a fait office de cas d’école (p. 17). En mobilisant l’enquête menée dans le cadre de sa thèse de sociologie, David Hamou dresse le bilan du municipalisme barcelonais au pouvoir et enrichit notre compréhension du mouvement citoyen des « Mairies du changement », qui a pris le pouvoir dans de nombreuses villes espagnoles en 2015

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  • Fondation Jean Jaurès, Alexandre Ouizille - Splendeurs et misères de l’abondance

    Phénomène éditorial et politique outre-Atlantique, le livre Abundance d’Ezra Klein et de Derek Thompson vient d’être publié en français1. Alexandre Ouizille, sénateur de l’Oise, livre son analyse sur la thèse de l’essai, montrant qu’il s’inscrit avant tout dans une histoire américaine. Pour lui, il offre des réponses insuffisantes, fait parfois fausse route, mais présente le mérite de nous forcer à repenser des démocraties capables d’embarquer leur population dans un projet modernisateur et majoritaire.

    Nous y sommes. Abondance2 a traversé l’Atlantique. Par sa traduction aux éditions Arpa et par la note que lui consacre la Fondation Jean-Jaurès, le livre d’Ezra Klein et de Derek Thompson entre pleinement dans le débat français. Pourtant, l’ouvrage ne se laisse pas aisément détacher de son contexte d’écriture. Abondance est d’abord et avant tout une histoire américaine.

    La thèse du livre ne vient pas de nulle part. Les prémices en ont été posées par des membres de l’administration Biden, notamment Brian Deese, directeur du National Economic Council de 2021 à 2023, et Janet Yellen, la secrétaire au Trésor, lors de l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche. L’un comme l’autre sont effectivement convaincus qu’une simple politique de redistribution, telle qu’appliquée par la gauche depuis plus de vingt ans, ne résoudra aucun des problèmes structurels de l’économie américaine. Tout au plus parviendra-t-elle à augmenter temporairement le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes. Mais ces augmentations serviront finalement à la consommation de biens produits à l’étranger, et notamment des produits chinois qui inondent depuis de nombreuses années le marché national. Il n’y aura pas d’investissements supplémentaires dans l’économie, pas de création d’entreprises et d’usines nouvelles, et donc pas d’emplois non plus. 

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  • Le Nouveau populaire - Phénomène Bad Bunny : la culture comme acte de résistance face au Trumpisme

    AUTEUR : CHIARA PANNUNZIO

    Bien plus qu’une star mondiale, Bad Bunny s’impose comme une figure culturelle et politique. Dans l’Amérique de Donald Trump, traversée par le repli identitaire et la stigmatisation des immigrés, l’artiste portoricain fait de sa musique un acte de résistance. De sa prise de parole engagée aux Grammy Awards à sa performance historique au Super Bowl, retour sur cette révolution latino.

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  • Changement climatique : les stations de ski doivent-elles encore investir dans la production de neige pour s’adapter ? Par Jonathan Cognard, Docteur en économie écologique, Inrae et Lucas Berard-Chenu Chercheur en géographie, INRAE, Univ.Grenoble Alpes,


    La production de neige, également appelée neige de culture ou neige artificielle, s’est fortement développée ces dernières décennies dans les stations de sports d’hiver. Elle est désormais une pratique courante de gestion de la neige, qui a par le passé facilité l’exploitation des remontées mécaniques face à la variabilité de l’enneigement naturel.

    Mais est-il pertinent, d’un point de vue économique, de poursuivre les investissements dans la production de neige pour adapter l’économie des stations de sports d’hiver à la raréfaction de l’enneigement naturel ?

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  • OFCE - Réforme et suspension de la réforme des retraites : quels impacts sur les projections de population active à court et moyen terme

    Le 16 décembre 2025, l’Assemblée nationale a voté la suspension du calendrier de relèvement de l’âge légal et de la durée d’assurance prévu par la réforme des retraites de 2023. Cette mesure a été intégrée à la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026) et promulguée fin décembre 2025. Concrètement, la LFSS 2026 gèle temporairement la montée en charge de la réforme 2023 pour les générations nées entre 1964 et 1968. Jusqu’au 1er septembre 2026, les règles en vigueur demeurent applicables ; à partir de cette date, l’âge légal est figé à 62 ans et 9 mois jusqu’à janvier 2028. Dans ce cadre, les générations 1964 à 1968 peuvent partir un trimestre plus tôt que ce qu’impliquait le calendrier initial de 2023.

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  • OFCE, Guillaume Allègre OFCE, Sciences Po Paris et Muriel Pucci - Un foyer qui travaille gagne plus qu’un foyer qui vit d’aides sociales

    La question des gains à la reprise d’emploi des allocataires des minima sociaux est régulièrement posée depuis l’instauration du RMI en 1989. D’abord temporaire, le cumul de revenus d’activité et de compléments de revenus pour travailleurs pauvres est devenu pérenne avec la prime pour l’emploi (2001) et surtout le RSA activité (2008) puis la prime d’activité (2015). Elle est à nouveau posée à l’heure actuelle avec l’annonce par Sébastien Lecornu d’un projet de loi à venir pour l’instauration d’une Allocation de solidarité unifiée (ASU). Jean-Pierre Farandou défend ce projet de loi en annonçant qu’« un foyer qui travaille doit gagner plus qu’un foyer qui ne vit que d’aides sociales ».

    Dans un document de travail OFCE, nous montrons que l’emploi est toujours plus rémunérateur que l’inactivité. Les graphiques ci-dessous décrivent la variation de revenu disponible à la suite du passage de l’inactivité à un emploi à temps complet au smic pour 20 cas-types différenciés par le nombre d’enfants, la présence ou non d’un conjoint et les revenus du conjoint.

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