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25/06/2020

Le Vent se lève - La France insoumise a-t-elle cherché à enjamber les élections municipales ?

Dans la plupart des grandes villes, la France insoumise a choisi de ne pas présenter de candidature propre à l’élection municipale. Dès le premier tour, elle a apporté son soutien à des initiatives « citoyennes » ou encore à des têtes de liste communistes ou écologistes. Cette tactique de mise en retrait de l’organisation et de son label ne s’explique pas seulement par la dégradation du rapport de force électoral au profit d’autres formations de gauche, en particulier depuis le succès d’EELV aux européennes de 2019. Une raison plus profonde et moins conjoncturelle permet de l’expliquer : la participation aux scrutins locaux est avant tout perçue par Jean-Luc Mélenchon comme une menace pour l’originalité du modèle organisationnel du « mouvement gazeux ». Elle risque de faire émerger des « chefferies locales » d’élus qui remettraient en cause la vocation première du mouvement : constituer une écurie lors du seul scrutin véritablement décisif de la Ve République, à savoir l’élection présidentielle qui doit servir de point de départ à une révolution citoyenne.

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20:55 Publié dans Analyses | Tags : lfi, melenchon | Lien permanent

The Conversation - Transports publics gratuits, une mesure inefficace contre la pollution en ville

 

Tout le monde semble considérer la gratuité des transports publics comme une solution favorable à l’environnement, puisqu’elle permet de réduire le trafic automobile et que les bus polluent moins que les voitures. Même si quelques spécialistes en doutent, le sujet ne suscite aucun débat. Il est pourtant possible de montrer qu’il n’en est rien.

Prenons le cas de Dunkerque. Dans cette ville, la gratuité totale des bus a fait bondir la fréquentation de 77 % entre 2017 et 2019 et la part des transports publics dans l’ensemble des déplacements (la « part modale ») est passée de 5 à 9 %, ce qui entraîne, imagine-t-on, une baisse de 4 points du trafic auto et de la pollution. La réalité est plus complexe.

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08:52 Publié dans Analyses | Lien permanent

24/06/2020

Les Economistes atterrés, Philippe Légé - Une crise mixte aux conséquences décisives

Jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, les hommes luttaient contre les épidémies à l’aide de méthodes purement empiriques. Ils n’en connaissaient pas vraiment les causes et avaient tendance à voir en elles un effet de la colère divine ou de la vengeance de la nature. Ce mode de pensée n’a pas totalement disparu. Le 22 mars 2020, Nicolas Hulot expliquait ainsi que "nous recevons une sorte d’ultimatum de la nature". Mais une autre idée fait florès. Selon une étude IFOP, 26 % des Français interrogés pensent que le virus a été créé en laboratoire par l’homme, délibérément ou accidentellement. Aux Etats-Unis, cette proportion s’élève à 29 % selon une étude du Pew Research Center. On pouvait encore entendre sur la chaîne de télévision CNews le 17 avril 2020 que ce virus est "un travail de professionnel, un travail de biologiste moléculaire, un travail très minutieux, d’horloger si on peut dire". Les scientifiques nous apprennent pourtant que les coronavirus sont présents naturellement chez certains animaux et que l’on ne trouve dans le génome du SARS-CoV-2 aucune trace des techniques de biologie moléculaire connues et utilisées en laboratoire.

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13:49 Publié dans Analyses | Tags : philippe lege, economiste atterré | Lien permanent

23/06/2020

Hémisphère Gauche - Perspectives pour le 2ème tour des municipales : prime au sortant, relatéralisation par le local et pas de déferlante verte

À la veille du 1er tour des municipales, nous avions publié un panorama de la situation politique dans les principales métropoles du pays. Si les pistes définies dans cette analyse se sont trouvées confirmées par le vote du 15 mars, les effets de la crise sanitaire sur le scrutin et le climat d’ensemble ne peuvent être négligés. Il convient néanmoins de nuancer leurs effets en terme de renversements d’équilibres. Prime aux sortants, évolution de l’abstention : les principaux enseignements du 1er tour sont en grande partie connus. Mais si cette abstention a été largement commentée, elle est inégale sur le territoire. Comme le remarque Hervé Le Bras, « la hausse de l’abstention est plus faible que la moyenne et que leur environnement dans une majorité de grandes villes : 15,6 % à Toulouse, 14,8 % à Lille, 15,8 % à Nantes, 17,7 % à Strasbourg, 10,2 % à Grenoble, 14 % à Paris. ». La prime aux sortants est quant à elle bien réelle et laisse entrevoir une possible relatéralisation du champs politique, bien que les réalités locales témoignent d’un affaiblissement des partis politiques nationaux. À la lumière des résultats du 1er tour et des alliances engagées, nous tentons ici, alors que les listes du second tour ont toutes été formellement déposées le 2 juin, de dresser un panorama des forces politiques en présence dans les grandes villes de France et d’en dégager les grandes tendances.

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08:40 Publié dans Analyses | Tags : municipales | Lien permanent

21/06/2020

The Conversation - Le socialisme français peut-il être sauvé par ses maires ?

par Mathieu Fulla Agrégé et docteur en histoire, membre permanent du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po – USPC

Éclipsés par la crise sanitaire, les résultats du premier tour des élections municipales n’en sont pas moins intéressants pour réfuter deux idées reçues sur la vie politique française de l’après 2017.

Par-delà un taux d’abstention record largement imputable à la peur du Covid-19, ils ont mis en lumière la résilience de l’axe droite-gauche et rappelé que Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS) demeuraient les seules formations réellement implantées sur l’ensemble du territoire national.

Ces deux partis de gouvernement, fortement fragilisés par le « séisme » de l’élection présidentielle de 2017 et les résultats des dernières élections européennes, ont probablement vu leurs candidats sortants profiter de l’inclination des électeurs à la stabilité dans un contexte de crise. Les suffrages exprimés lors du premier tour témoignent, de manière plus profonde, d’une résistance du système partisan à l’onde de choc de 2017, même si celui-ci en est ressorti profondément reconfiguré.

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11:20 Publié dans Analyses | Tags : fulla | Lien permanent

20/06/2020

Novethic - Plans post-Covid : une chance unique de changer l’énergie mondiale selon l'AIE

Investir massivement pour une relance énergétique créatrice d'emplois, favorable au climat et à la croissance : c'est l'équation complexe que veut résoudre l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avec son plan post-Covid 19 présenté jeudi 18 juin. Pour elle, les immenses plans de relance à venir sont l’occasion unique de réellement décarbonner l’énergie tout en sécurisant l’approvisionnement.

"Les gouvernements ont une opportunité telle qu'on n'en rencontre qu'une fois dans la vie de relancer leurs économies et l'emploi tout en accélérant le passage vers un futur énergétique plus résilient et plus propre", lance Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence Internationale de l’énergie. Basée à Paris, l’AIE conseille des pays développés sur leur politique énergétique, suggère des investissements mondiaux d'environ 1 000 milliards par an ces trois prochaines années, soit environ 0,7 % du PIB mondial.

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11:30 Publié dans Analyses | Lien permanent

17/06/2020

Observatoire des inégalités - Rapport sur les riches en France : une première en France

Points de vue 9 juin 2020

Le premier Rapport sur les riches en France décrit la situation des couches aisées de notre pays. En voici l’avant-propos, par Noam Leandri et Louis Maurin, président et directeur de l’Observatoire des inégalités.

Le premier Rapport sur les riches en France de l’Observatoire des inégalités a été réalisé dans un contexte très particulier de la crise du Covid-19, qui a déjà tué des dizaines de milliers de personnes en France. La pandémie révèle les fractures de nos sociétés, celles-là mêmes que nous observons à l’Observatoire des inégalités depuis notre création en 2003. Les personnes les plus démunies, à la santé déjà fragile, sont celles qui offrent un terreau de choix au virus. Les salariés les moins rémunérés (aides-soignantes, caissières, livreurs, etc.) sont en première ligne. À l’autre bout, une partie de la France aisée, les « premiers de cordée », est partie se mettre à l’abri dans sa résidence secondaire.

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16/06/2020

Politique Internationale - Dominique Strauss-Kahn, L’être, l’avoir et le pouvoir dans la crise, le 4 avril 2020

Une exclusivité Politique Internationale : voici, en avant-première, l’article que Dominique Strauss-Kahn vient de consacrer à la crise actuelle et à ses conséquences. Article qui paraîtra dans le numéro de printemps de Politique Internationale.

La crise sanitaire que nous vivons est différente de toutes celles que les générations précédentes ont pu connaître. Les convocations de la grande peste noire de 1348 ou de la grippe espagnole de 1918-1919 sont intéressantes en ce qu’elles nous permettent de repenser les conséquences des pandémies. Mais elles ne disent rien, pour autant, de la capacité de résilience d’une société dont l’économie est mondialement intégrée, et qui avait perdu presque toute mémoire du risque infectieux.

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11:48 Publié dans Analyses | Tags : strauss-kahn | Lien permanent

Fondation Jean Jaurès - Les enjeux du nouveau plan de relance européen

Dans un contexte de défiance vis-à-vis de l’UE, Claire Robert, experte des affaires publiques françaises et européennes, analyse les réponses – historiques – budgétaires et stratégiques apportées par la Commission européenne, notamment le plan de relance et la mutualistation de la dette européenne, ainsi que le Pacte vert (Green Deal).

Face à la crise engendrée par le coronavirus, l’Union européenne (UE) se devait d’apporter une réponse coordonnée et forte. Le projet européen était en danger si les États membres ne faisaient pas preuve de solidarité face à la crise du coronavirus. Certains pays, tels que l’Italie, risquent de faire faillite. Plusieurs villes italiennes – comme Turin, Florence ou Naples – ne peuvent déjà plus financer les dépenses courantes, assurer les services essentiels de leur ville et ont besoin d’aides de toute urgence. Plusieurs secteurs économiques clés pour l’Europe, notamment dans le secteur des services (par exemple le tourisme), sont durement impactés. Par ailleurs, le chômage devrait atteindre 9 % cette année dans l’UE selon la Commission européenne (alors qu’il était déjà de 7,4 % dans la zone euro en mars 2020, au début de la crise). En outre, la présidente de la Banque centrale européenne prévoit un recul de 8 % à 12 % du PIB en Europe en 2020. Or, face à cette crise économique et sociale sans précédent, les institutions européennes ont su offrir une solide réponse à travers, premièrement, l’octroi d’aides d’urgences votées par le Parlement européen et destinées au secteur de la santé dans les plays de l’UE les plus touchés et, deuxièmement, un plan de relance de 750 milliards d’euros annoncé le 27 mai dernier par la Commission européenne. L’UE se montre ainsi à la hauteur de ses responsabilités.

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08:49 Publié dans Analyses | Tags : fondation jean jaures | Lien permanent

15/06/2020

Fondation Jean Jaurès - L’épidémie et son terrain social, Hervé Le Bras

Pauvreté, présence de minorités, proportion de personnes âgées, densité... : ces facteurs ont-ils favorisé le développement de l’épidémie due au coronavirus dans certains territoires ? Pour l’historien et démographe Hervé Le Bras, l’importance de la contagion tient davantage à l’importance des clusters initiaux qu’aux facteurs économiques et sociaux « classiques ».

Des études encore rares commencent à décrire l’ampleur des inégalités devant l’épidémie. Le risque de décès est deux fois plus élevé pour les Noirs que pour les Blancs au Royaume-Uni, et une fois et demie plus élevé pour les originaires du sous-continent indien. La disproportion est encore plus importante aux États-Unis où les Noirs et les Latinos courent un risque trois plus élevé que les Blancs dans le Michigan et l’Illinois. Le virus n’est, bien sûr, pas sensible à la couleur de peau ni au pays d’origine. Des différences d’ordre génétique ne sont pas non plus prouvées. Reste que les minorités de ces deux pays et de beaucoup d’autres sont plus pauvres, moins bien assurées pour leur santé et souvent atteintes de maladies telles que le diabète ou l’obésité qui précipitent une issue fatale de la maladie. Elles travaillent aussi plus souvent dans des métiers exposés à la contagion.

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