Deux ouvrages ont récemment paru : La Vie bonne. Notre socialisme (Divergences) puis Autogestion générale. Sortir du capitalisme : méthode (Les liens qui libèrent). Le premier est signé Joseph Andras, écrivain et contributeur régulier à L’Humanité, et le second Guillaume Etiévant, ancien secrétaire national du Parti de Gauche, expert des questions économiques en milieu syndical et co-rédacteur en chef du magazine Frustration. Les deux auteurs ne se connaissent pas, mais le désir de contribuer à un débat plus collectif sur la possibilité d’émergence d’un socialisme à la fois révolutionnaire et démocratique les a conduits à dialoguer. Le tutoiement s’est imposé, tradition égalitaire oblige.
Joseph Andras : J’ai lu ton livre en quelques heures. Puis je me suis dit qu’il était peut-être en train de se produire un petit quelque chose. Ce « petit quelque chose », c’est ce que tu nommes le « socialisme autogestionnaire ». Tu parles également d’« autogestion générale » et tu t’appuies sur la tradition conseilliste. Il se trouve que, l’an dernier, Olivier Besancenot a publié un livre pour partie inspiré par le conseillisme, puis, début 2026, Romaric Godin a fait paraître Penser l’émancipation autrement : une invitation à remettre sur pied, à nouveaux frais, cette même tradition.
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