L'état chaotique des négociations entre l’Iran et les États-Unis — le départ soudain de la délégation menée par Araghchi et Ghalibaf hier, 21 juin, quelques jours après la signature du protocole d’accord par le président américain à Versailles vendredi, puis l’annonce par les médiateurs pakistanais et qatari de progrès, y compris la mise en place d’une « ligne de communication », d’une « cellule de gestion des conflits » et d’une « feuille de route visant à mettre fin définitivement au conflit » — appelle une lecture qui dépasse la chronique diplomatique.
Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas l’énième variation d’un genre familier, ces innombrables accords de paix dont l’histoire du Moyen-Orient est saturée : quelques paragraphes sur la réouverture du détroit d’Ormuz, la suspension partielle du programme nucléaire, le déblocage d’une fraction des fonds iraniens gelés par Washington.
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