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Analyses

  • OFCE, Guillaume Allègre OFCE, Sciences Po Paris et Muriel Pucci - Un foyer qui travaille gagne plus qu’un foyer qui vit d’aides sociales

    La question des gains à la reprise d’emploi des allocataires des minima sociaux est régulièrement posée depuis l’instauration du RMI en 1989. D’abord temporaire, le cumul de revenus d’activité et de compléments de revenus pour travailleurs pauvres est devenu pérenne avec la prime pour l’emploi (2001) et surtout le RSA activité (2008) puis la prime d’activité (2015). Elle est à nouveau posée à l’heure actuelle avec l’annonce par Sébastien Lecornu d’un projet de loi à venir pour l’instauration d’une Allocation de solidarité unifiée (ASU). Jean-Pierre Farandou défend ce projet de loi en annonçant qu’« un foyer qui travaille doit gagner plus qu’un foyer qui ne vit que d’aides sociales ».

    Dans un document de travail OFCE, nous montrons que l’emploi est toujours plus rémunérateur que l’inactivité. Les graphiques ci-dessous décrivent la variation de revenu disponible à la suite du passage de l’inactivité à un emploi à temps complet au smic pour 20 cas-types différenciés par le nombre d’enfants, la présence ou non d’un conjoint et les revenus du conjoint.

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  • LVSL - L’affaire Epstein, misère de l’anti-complotisme

    À suivre l’embrasement des réseaux sociaux, difficile de passer à côté : l’affaire Epstein, du nom de Jeffrey Epstein, homme d’affaire et pédocriminel nord-américain décédé en 2019, connaît de nouveaux rebondissements internationaux. Car le Département de la justice des États-Unis a commencé à publier le dossier le concernant. Celui-ci est devenu au cours des dernières années une bombe politique au regard du nombre de personnalités citées dans ces millions de pages pourtant largement caviardées. Alors que l’affaire, semblable à un puits sans fond de corruption, déchaîne les passions, le lecteur francophone pourrait être frappé de la grande pudeur avec laquelle les principaux médias l’abordent. Quant aux interventions politiques, elles ont été pour le moins prudentes de ce côté-ci de l’Atlantique. Par leurs absences et leurs non-dits, ces réactions mettent en lumière les compromissions de l’élite dirigeante.

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  • Observatoire des inégalités - Plus de femmes dans les conseils municipaux, mais avec des responsabilités souvent limitées

    Un maire sur cinq est une femme. Les conseils municipaux se féminisent depuis les années 2000. Mais les femmes restent minoritaires aux postes les plus élevés. L’analyse de Valérie Schneider de l’Observatoire des inégalités.

    Les élections municipales se profilent : elles auront lieu les 15 et 22 mars prochain. En ce moment même se décide qui figurera ou non sur les listes et à quelle place. L’enjeu de la féminisation des élus porte à la fois sur la part des femmes, notamment dans les plus petites communes, mais aussi sur les postes qu’elles occuperont. Depuis les dernières élections municipales de 2020, 41,5 % des élus sont des femmes, contre 39,2 % à la suite des élections de 2014, selon une étude de la Caisse des Dépôts [1]. Les femmes gagnent lentement leurs places à cet échelon de la politique locale. La parité n’est pas très loin d’être atteinte en ce qui concerne les conseillers municipaux (hors maires et adjoints), qui comptent 45 % de femmes.

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  • Le Grand Continent - Les juges conservateurs face au problème Trump

    La Cour suprême pourrait-elle lâcher Trump ?

    Alors qu’une lecture « originaliste » de la Constitution a servi les intérêts de l’agenda conservateur, le mouvement trumpiste cherche aujourd’hui activement à proposer une torsion radicale du texte fondateur des États-Unis.

    Sébastien Natroll, qui publie chez Amsterdam Une Constitution morte, revient sur une contradiction fondamentale dans l’an I de Donald Trump. 
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    Le génie du système constitutionnel américain réside dans la dispersion du pouvoir. Dès lors que le pouvoir est centralisé entre les mains d’une seule personne ou d’une seule branche, la société cesse d’être libre.

    Prononcée il y a presque quinze ans, cette phrase pourrait résonner aujourd’hui comme une critique du trumpisme.

    Pourtant, elle émane d’un éminent juriste américain à l’origine d’une théorie dont les partisans ont porté Trump au pouvoir.

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  • LVSL - Datacenters : les infrastructures de la start-up nation de plus en plus contestées

    La course à la digitalisation et à l’IA entraîne une prolifération de datacenters, en particulier en France. Mais ces infrastructures sont très gourmandes en ressources, polluent et créent peu d’emplois. Alors que les contestations locales se multiplient, une réflexion sur la place du numérique dans nos vies peine encore à émerger.

    Au Bourget, 18.000 personnes, soutenues par le député local Aly Diouara (LFI), ont signé une pétition contre l’implantation d’un datacenter qui devrait consommer deux fois plus d’électricité que toute la ville. En Isère, plusieurs associations s’inquiètent de deux nouveaux centres de données prévus à Eybens, près de Grenoble, et à Villefontaine, près de Lyon. A Wissous (Essonne), le projet d’extension d’un datacenter d’Amazon Web Services, dont la consommation électrique équivaudrait à celle d’une ville de 60 000 habitants, suscite lui aussi de vives critiques de la part des riverains. 

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  • Fondation Jean Jaurès, Paul Klotz - Soigner l’expérience sensible. Trente propositions pour les élections municipales de 2026

    Le citoyen n’est pas un simple individu abstrait, mais un être ancré dans un environnement physique dont les sensations et émotions façonnent son bien-être et sa subjectivité. Pourtant, l’action politique néglige souvent cette dimension, laissant proliférer des nuisances urbaines, contribuant à ce que le lien à la nature soit appauvri, tandis que les effets d’une société sédentaire, du manque de sommeil, de l’isolement social et de l’omniprésence des écrans altèrent notre capacité à éprouver le monde. Comment restaurer la vie sensible ? Comment trouver la voie vers une ville du soin, de la nature, de l’altruisme ? En vue des élections municipales de 2026, Paul Klotz propose trente mesures, adaptables selon les contextes locaux et les ressources disponibles.

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  • Observatoire des inégalités - 40 % des couples sont formés de personnes de même milieu social

    On vit souvent en couple avec une personne du même milieu social. C’est encore plus fréquent dans les catégories sociales les plus favorisées. Extrait du Centre d’observation de la société.

    Montre-moi ton diplôme, je te dirai avec qui tu vis ? Ce n’est pas complètement vrai, mais tout de même : en France quatre couples sur dix appartiennent au même milieu social, phénomène que les sociologues appellent « l’homogamie ». Celle-ci est plutôt stable depuis 20 ans.

    60 % des personnes âgées de 18 à 89 ans vivent en couple. Pour les autres, une partie n’ont pas encore expérimenté la vie à deux, d’autres sont séparés et, parmi les plus âgés surtout, certains sont veufs ou veuves. Au sein des couples, 40 % vivent avec un partenaire du même milieu social : « l’adage “qui se ressemble s’assemble” semble donc toujours d’actualité », note l’Insee.

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  • OFCE, Guillaume Allègre OFCE, Sciences Po Paris et Muriel Pucci OFCE & Université Paris 1 - La reprise d’emploi est-elle toujours rémunératrice?

    Contradictions des politiques de lutte contre la pauvreté et pistes pour les surmonter

    1 Introduction : les objectifs de la lutte contre la pauvreté par l’emploi

    Y a-t-il de bonnes raisons de reprendre un emploi rémunéré au salaire minimum quand on reçoit des prestations sociales ? S’il existe des avantages non monétaires à la reprise d’emploi, notamment en termes d’insertion sociale, la question posée de façon récurrente est celle des gains monétaires à l’emploi.

    On peut ainsi distinguer deux questions : l’existence des gains monétaires à la reprise d’emploi et la sensibilité des travailleurs à ces gains (soit l’élasticité de l’offre de travail). Nous nous intéressons ici uniquement à la première de ces questions : le travail au Smic paye-t-il plus que l’assistance ?

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  • INSEE Transferts monétaires et services publics augmentent de 16 % le niveau de vie au milieu de l’échelle (pdf, Nov 2024)

    COMPTES NATIONAUX PAR CATÉGORIES DE MÉNAGES EN 2022
    Transferts monétaires et services publics augmentent de 16 % le niveau de vie au milieu de l’échelle
    En 2022, le revenu national net, égal à l’ensemble des ressources des agents économiques résidents, est en moyenne de 32 700 euros par habitant et de 46 700 euros par unité de consommation (UC). Cette moyenne couvre de fortes disparités. Avant redistribution, le revenu primaire élargi moyen par UC est de 114 700 euros pour les 20 % les plus aisés, contre 9 800 euros pour les 20 % les plus modestes.


    Après intégration de l’ensemble des transferts (prélèvements, prestations sociales monétaires et bénéfices des services publics), le niveau de vie élargi des 20 % les plus aisés s’élève en moyenne à 78 700 euros par UC et celui des 20 % les plus modestes à
    30 400 euros par UC. Au milieu de l’échelle des revenus, ces transferts augmentent de 16 % le niveau de vie. Au total, 57 % des personnes reçoivent en net plus qu’elles ne versent au titre de cette redistribution élargie

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  • Observatoire des inégalités - Combien touchent réellement les salariés en France ?

    La moitié des salariés gagnent moins de 1 758 euros par mois, si l’on tient compte des salaires réellement perçus sur l’année, qu’il s’agisse de temps complets ou de temps partiels. Chez les employés, ce montant ne dépasse pas 1 354 euros. Il atteint 3 192 euros pour les cadres. Extrait du Centre d’observation de la société.

    À la question « quel est le salaire moyen en France ? », la réponse de n’importe quel moteur de recherche sur Internet est 2 700 euros mensuels pour un salarié à temps plein, reprenant les données de l’Insee. C’est à partir de ce chiffre que se fonde le débat public. Pourtant, ce n’est pas ce que disent les fiches de paie. Si on calcule la moyenne de ce que touchent les salariés sur une année, on arrive à 2 000 euros (donnée Insee 2022) par mois. Ce chiffre – que l’Insee appelle « revenu salarial » – comprend les salaires des personnes à temps plein, à temps partiel, ainsi que les salaires de ceux qui n’ont travaillé que quelques mois dans l’année [1]. Raisonner en équivalent temps plein (EQTP), comme on le fait généralement, a du sens, mais mesurer le revenu salarial permet de mieux comprendre les niveaux réels de rémunération du travail.

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  • OFCE - La dette publique est-elle de droite ou de gauche ? 8 septembre 2025

    Quelle relation existe-t-il entre la couleur politique du gouvernement et l’évolution de la dette publique ?

    Cette question permet de s’éloigner des enjeux de très court terme, souvent anxiogènes, pour se placer dans le temps long de la politique. Son intérêt est aussi qu’elle appelle une réponse claire : la dette publique augmente davantage sous les gouvernements de droite, et ce dans la plupart des pays.

    Avant de justifier cette affirmation, trois précautions s’imposent. La première est que la notion de droite et de gauche est relative : la gauche américaine est différente de la gauche suédoise. Ensuite, au sein d’un même pays, la gauche et la droite évoluent. Le Parti socialiste en 1981 était déjà différent de celui de 1984. Enfin, la distinction entre gauche et droite est elle-même composite, avec l’existence d’une droite, d’une gauche, d’une extrême droite et d’une extrême gauche pouvant entretenir des rapports différents aux finances publiques.

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