[Moins de bébés, est-ce si grave ? 1/3] Moins de bébés, plus de personnes âgées… l’Hexagone doit faire face à une équation démographique qui fragilise son économie. Le défi collectif est immense, mais pas insurmontable.
Ils se marièrent, vécurent heureux et n’eurent pas beaucoup d’enfants. Voilà comment il faudra peut-être conclure le conte de la France du XXIe siècle. Après des années à repousser le spectre d’une faible fécondité qui s’était déjà bien implantée ailleurs en Europe mais ne franchissait pas les frontières de l’Hexagone, la réalité du Vieux Continent a rattrapé l’un des « jeunes » pays qui lui échappait encore.
En 2025, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la France a enregistré plus de décès (651 000) que de naissances (645 000). Autre évolution marquante, l’indicateur conjoncturel de fécondité a plongé à 1,56 enfant par femme en 2025, un niveau inédit depuis… la Première Guerre mondiale.
Ces deux chiffres, renvoyant à deux périodes tristement symboliques, ont réveillé une vieille obsession française pour la faible démographie, associée, dans la mémoire collective, à certaines défaites militaires de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, notamment face au voisin allemand. Début 2024, Emmanuel Macron, filant la métaphore militaire, appelait ainsi de ses vœux un « réarmement démographique » pour lutter contre la baisse de la natalité.
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