Google Analytics Alternative

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/06/2020

La Vie des idées - Travail gratuit et guerre des valeurs

Les appels gouvernementaux à la solidarité et au bénévolat ne sont pas des nouveautés historiques. S’adressant en particulier aux femmes, la gratuitisation du travail participe de la casse du service public qui a fragilisé la capacité de réponse à la pandémie.

La frontière entre les confiné.es et les autres, les caissières, aides-soignantes, infirmières, d’ordinaire « invisibles » désormais surexposé.es, au double sens du terme, à la fois sur-visibilisé.es dans l’espace public et mis.es en danger, par leur métier a relancé des débats fondamentaux sur la valeur du travail et sur son genre.

Mais alors que la crise du coronavirus met en évidence la sous-valorisation de ces activités professionnelles, en majorité exercées par des femmes, qui apparaissent pourtant dans le contexte actuel, et de façon criante, comme essentielles, et même vitales, elle met également sous le projecteur d’autres formes d’activités que les activités professionnelles, des activités que d’aucuns qualifieraient spontanément de « hors travail » et qui sont, là encore, en majorité exercées par des femmes. « Élans de solidarité » des Français.es qui s’engagent bénévolement auprès des soignant.es, jeunes volontaires en service civique inscrit.es par Martin Hirsch dans le plan de déconfinement, étudiant.es en soin infirmiers « réquisitionné.es », couturières qui font des masques bénévolement, parents qui font l’école à leurs enfants…

Lire la suite
_________________
_________________

08:30 Publié dans Analyses | Lien permanent

13/06/2020

La Vie des idées - Dossier Les citoyens et leur police Comment bâtir une relation de confiance ?

À quoi sert la police ? À maintenir l’ordre public, certes. Mais peut-elle y parvenir si elle n’inspire pas confiance à la population qu’elle est censée protéger ? Les relations entre police et société sont au cœur du dossier que La Vie des Idées consacre à partir de cette semaine aux transformations du travail policier, en France et à l’étranger.

La dégradation des relations entre la police et la société alimente régulièrement la chronique des faits divers. Elle engendre également un sentiment, de plus en plus ouvertement exprimé, de malaise chez les policiers. Le discours de fermeté tenu depuis près de dix ans par les dirigeants politiques français s’est accompagné d’une fragilisation relative de l’institution, désormais incapable d’inspirer confiance et obligée de surenchérir dans la répression pour se faire respecter. Les années récentes ont ainsi été marquées par une évolution paradoxale dans la manière de percevoir leur travail par les policiers : ils se présentent de plus en plus comme les victimes de l’insécurité, réclamant protection et soutien à leurs autorités de tutelle, alors même qu’ils ont en charge le maintien de l’ordre public. Ce renversement de perspective a des conséquences évidentes sur la conception qu’ils ont de leur métier et sur leur identité socio-professionnelle, notamment lorsqu’ils estiment être insuffisamment soutenus, par la justice et les magistrats, dans l’exercice de leurs fonctions.

Lire la suite
_________________
_________________

17:30 Publié dans Analyses | Lien permanent

12/06/2020

Observatoire des inégalités - Pour en finir avec le revenu universel

Points de vue 2 juin 2020

Le revenu universel, aberration économique et sociale, est aussi une injustice. Rares sont ceux qui comprennent qu’il serait distribué aux riches comme aux pauvres. Il est temps de sortir de ce piège. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Quand en finira-t-on avec ce revenu « universel » ou « de base » qui pollue le débat des idées depuis plusieurs décennies [1] ? La plupart des citoyens qui se disent favorables à ce concept pensent défendre un revenu minimum pour ceux qui manquent d’argent, alors que la proposition consiste à verser un revenu universel, donc à tout le monde. Donner de l’argent aux riches comme aux pauvres, sans distinction. De l’extrême gauche aux néolibéraux, les partisans des multiples variantes du revenu universel ou de base sautent sur chaque occasion pour ressortir leurs propositions et jouent de cette confusion. Ils ont profité de la crise sanitaire pour relancer leur communication. Notre pays a vraiment mieux à faire.

Lire la suite
___________________
___________________

Guy Valette - Pour en finir avec toutes ces aides conditionnées et stigmatisantes.

En réponse à la violente charge de l’Observatoire des inégalités contre le revenu universel avec l’article de Louis Maurin

Regards - F. Sawicki :« Ces élections municipales traduisent le faible ancrage territorial de LFI, LREM et du RN »

Quels enseignements tirer du premier tour des élections municipales et du second qui se prépare ? Qui va tirer son épingle du jeu ? La gauche éclatée par endroits, réunie par d'autres ? LR qui va sûrement conserver sa majorité de mairies ? On en parle avec Frédéric Sawicki, professeur de science politique à Paris I Panthéon-Sorbonne.

17:51 Publié dans Analyses, Vidéo | Tags : sawicki, municipales | Lien permanent

11/06/2020

Basta - Crise alimentaire mondiale : « Nous sommes au bord d’une pandémie de faim »

Un risque de pénurie alimentaire n’est, pour le moment, pas à craindre. Mais des dizaines de millions de personnes sont menacées de ne plus pouvoir manger à leur faim, du fait de l’absence de revenus, de protections sociales et de rupture des chaînes d’approvisionnement.

C’est une donnée qui résonne comme un terrible avertissement. Le nombre de personnes au bord de la famine pourrait doubler, de 135 millions en 2019 à 265 millions d’ici la fin de l’année 2020, a prévenu l’ONU dans un rapport publié fin avril [1]. « Alors que nous affrontons une pandémie de Covid-19, nous sommes également au bord d’une pandémie de faim », déclarait alors le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial.

Lire la suite
_________________
_________________

08:23 Publié dans Analyses | Lien permanent

09/06/2020

Institut Rousseau - Profiter de la crise pour réduire durablement nos émissions de CO2

Au plus fort du confinement, la crise du Covid-19 aura généré une baisse ponctuelle de 17 % des émissions mondiales de CO2, nous ramenant temporairement à notre niveau d’émissions de l’année 2006. La réduction sur l’année entière est attendue autour de – 4 % à – 7 % par rapport à 2019, un chiffre absolument inédit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais pas suffisant cependant pour nous placer sur une trajectoire de neutralité carbone à l’horizon de la seconde moitié du siècle, qui nous commande de réduire nos émissions de 7,6 % chaque année. Devons-nous en conclure que la transition bas carbone est de fait irréaliste et non souhaitable, sauf à vouloir le chômage de masse, la restriction de nos libertés et des milliers de morts ?

Ce serait faire un redoutable contresens : car s’il est bien deux choses que la crise du Covid-19 doit nous enseigner sur les sujets liés au climat, c’est, d’une part, qu’il n’existe aucune comparaison possible entre la privation de liberté que nous avons subie et la société sobre en carbone qu’il nous faudra bâtir, et, d’autre part, qu’une transition bas carbone réussie nécessitera des transformations profondes de nos systèmes énergétiques et économiques et pas seulement une modification conjoncturelle de nos comportements individuels. La crise du Covid-19 constitue ainsi un moment de bascule : elle doit nous révéler que la neutralité carbone est un impératif physique non négociable, un attracteur autour duquel nos choix collectifs devront désormais graviter. La France a une empreinte carbone importante, une responsabilité historique élevée et les moyens d’agir : elle doit donc être exemplaire aux yeux de l’Europe et du reste du monde. Il est de notre devoir de nous organiser correctement et intelligemment pour faire advenir, en l’espace d’une trentaine d’années, une société française désirable et juste, sobre dans les usages, et libérée de toute forme d’énergie fossile

Lire la suite
__________________
__________________

13:50 Publié dans Analyses | Tags : institut rousseau, covid | Lien permanent

08/06/2020

Reporterre - « Les lobbies veulent façonner le monde d’après »

À qui profite la crise sanitaire ? Mercredi 3 juin, les Amis de la Terre et l’Observatoire des multinationales ont publié un rapport édifiant intitulé Lobbying : l’épidémie cachée. Il montre comment, « alors que la situation sanitaire attirait toute l’attention, les industriels et leurs lobbies ont lancé une grande offensive auprès des pouvoirs publics ». Au nom du Covid-19, ils ont ainsi attaqué plusieurs normes environnementales. Malgré le déconfinement, cette bataille est loin d’être terminée : « Ils cherchent désormais à capter la manne publique mobilisée par le gouvernement pour la sortie de crise, et à orienter le contenu des plans de relance, explique Juliette Renaud. Les lobbies veulent façonner le “monde d’après” en fonction de leurs intérêts. » Nous l’avons interviewée.

Lire la suite
_________________
_________________

13:45 Publié dans Analyses | Lien permanent

Le Vent se lève - Syndicalisme : une résurrection envisageable ? – Entretien avec Sophie Béroud

Les dernières décennies ont fait disparaître les syndicats tels que nous les connaissions. De moteurs du progrès social, ils ne font plus office que de caution à une destruction systématique du code du travail. En conséquence la défiance s’accroît à leur égard. Sont-ils pris dans un jeu institutionnel les laissant sans leviers d’action ? Est-ce à cause de leur intégration à la construction européenne ? Ou bien est-ce la structure de l’économie qui les rend obsolètes ? Ce qui est certain, c’est que leur forme est amenée à changer. Sophie Béroud, politiste à l’Université Lyon 2, auteure avec Baptiste Giraud et Karel Yon de Sociologie politique du syndicalisme (A. Colin, 2018), nous éclaire sur le sujet. Entretien retranscrit et réalisé par Baptiste Detombe.

Lire la suite
_________________
_________________

08:30 Publié dans Analyses | Tags : sophie béroud | Lien permanent

07/06/2020

Reporterre - Pour un plan de sortie de crise écologique, « il faut doubler le nombre de paysans »

Alors qu’une vingtaine d’associations et syndicats publient un « plan de sortie de crise », Reporterre s’est concentré sur les mesures de reconversion sociale et écologique de la production agricole proposées : alimentation, emploi, rémunération, installation, libre-échange…

Mardi 26 mai, vingt organisations associatives et syndicales [1] ont publié un plan de sortie de crise. Dans ce document, elles défendent 34 mesures pour répondre aux enjeux sanitaires, sociaux, économiques et écologiques auxquels font face nos sociétés après la pandémie de Covid-19. Le plan vise à « faire la démonstration qu’il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et que ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables, à condition que les moyens politiques soient mis au service des objectifs de transformation sociale et de préservation de l’environnement ».

Lire la suite
__________________
__________________

17:35 Publié dans Analyses | Lien permanent

06/06/2020

Novethic - Avec le Coronavirus, la relocalisation vers la France pourrait (vraiment) avoir lieu

Le Covid-19 a mis un coup de projecteur sur les défaillances des chaînes d'approvisionnement trop éclatées. Un quart des entreprises envisagent désormais de relocaliser une partie de leurs achats en France ou en Europe pour sécuriser leur approvisionnement et limiter leur impact environnemental. Reste que les prix liés au Made In France sont un frein. Surtout, il faudrait davantage miser sur une diversification des sources d'approvisionnement plutôt que la relocalisation, plaident certains experts. 

C'est un des fils rouges des allocutions d'Emmanuel Macron. Depuis le début de la pandémie de Covid-19, le chef de l'État appelle à réduire la dépendance de la France et appelle à la relocalisation. La pénurie de masques, les défaillances dans l’approvisionnement des médicaments, des respirateurs… ont mis en lumière l’extrême dépendance de l’Hexagone dans plusieurs secteurs pourtant vitaux. Si cette relocalisation souhaitée pour le "monde d’après" fait écho à une volonté de retrouver une souveraineté nationale, pour les entreprises, il s’agit d’abord de sécuriser les approvisionnements.

Lire la suite
__________________
__________________

17:30 Publié dans Analyses | Lien permanent