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  • PS - Travailleurs des plateformes : Emmanuel Macron fait échouer le progrès social en Europe

    Travailleurs des plateformes : Emmanuel Macron fait échouer le progrès social en Europe

    Vendredi 22 décembre 2023

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    Olivier Jacquin, sénateur de Meurthe-et-Moselle, secrétaire national aux Mobilités et aux Transports

    Nora Mebarek, députée européenne, cheffe de la délégation française socialiste et écologiste

    L’Union Européenne avait la possibilité de concrétiser une grande avancée sociale pour plus de 4 millions de travailleurs européens ce matin. Mais le gouvernement d’Emmanuel Macron a tout fait capoter.

    Depuis deux ans, le sujet des droits sociaux des travailleurs des plateformes numériques de travail, les « ubérisés », est à l’agenda européen grâce à Nicolas Schmit, le commissaire européen socialiste luxembourgeois chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’intégration.

    Son projet de directive s’inscrit dans la lignée de ce que les socialistes portent en France depuis plusieurs années, en relai de nombreuses revendications des travailleurs eux-mêmes : présomption de salariat, inversion de la charge de la preuve en matière de requalification (aux entreprises de prouver que les travailleurs sont des indépendants et non à ces derniers de faire valoir leurs droits), transparence des algorithmes des plateformes…

    Après d’âpres négociations, la députée européenne italienne, Elisabetta Gualmini, a réussi le 2 février dernier à faire adopter à une très large majorité un texte encore plus ambitieux actant la position du Parlement Européen et a trouvé un compromis avec les États membres grâce aux efforts du gouvernement socialiste espagnol qui occupe la présidence de l’Union Européenne depuis le 1er juillet et jusqu’au 31 décembre.

    Ce texte de compromis devait être adopté ce matin par le Conseil de l’UE, instance qui regroupe les 27 gouvernements. Sans surprise, Emmanuel Macron et son gouvernement ont pesé de tout leur poids pour empêcher l’adoption de ce texte. En agissant ainsi, ils empêchent la construction d’un socle de droits sociaux pour ces millions de travailleurs qui en sont dépourvus et les laissent en proie au capitalisme le plus vorace depuis Zola.

    A six mois des élections européennes, preuve est définitivement faite que le discours pro-européen d’Emmanuel Macron ne trouve son salut que dans le libéralisme. Il n’a que faire de la valeur du travail et préfère organiser la précarité des jeunes générations.

    Le Parti socialiste restera mobilisé pour contrer « la plateformisation » à outrance de notre économie. Ce sujet primordial sera au cœur de la campagne européenne des socialistes dont l’ambition est de faire basculer l’Europe du néolibéralisme vers le socialisme écologique. Nous nous battrons pour obtenir par les urnes ce que nous n’avons pas obtenu d'Emmanuel Macron.

     

     

     
     
     
     
     
     
     

     
  • France Info - Uber Files : l'ancien ministre socialiste Alain Vidalies réclame une "réponse d'État"

    Une enquête conduite par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et ses partenaires permet de comprendre les pratiques de lobbying du géant du VTC et notamment sur ses liens avec Emmanuel Macron lorsqu’il était au ministère de l’Économie.

    Alain Vidalies, ancien ministre socialiste sous François Hollande et qui a été secrétaire d'Etat en charge des Transports de 2014 à 2017, s'est battu contre l'arrivée d'Uber en France. Après les révélations de l'enquête Uber Files, il "tombe des nues" et réclame des "éclaircissements et une réponse d'État".

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  • Le Monde - Uber Files : Comment Uber s’est allié à Emmanuel Macron pour s’implanter en France.

    #UberFiles : Vous vous souvenez de Uber Pop ? Le 3 juillet 2015, le service est supprimé par Uber : une victoire pour les taxis et le gouvernement. Mais la réalité est tout autre. Cette décision fait en fait partie d’un « deal », passé en toute discrétion avec le ministre de l’économie de l’époque : Emmanuel Macron. Les « Uber Files », des milliers de documents internes obtenus par le quotidien britannique The Guardian, lèvent le voile sur la relation qu’ont entretenue la société californienne et l’actuel président de la République.

    Pendant au moins deux années, les dirigeants d’Uber échangent avec Emmanuel Macron et son cabinet et les rencontrent même, à de multiples reprises. La plupart du temps, ces entrevues sont confidentielles, tenues derrière les murs de Bercy ou dans des restaurants huppés. Grâce à elles, Uber finit par obtenir un assouplissement de la loi et à s’implanter en France. Car dehors, l’entreprise de VTC déploie, depuis son arrivée en France en 2012, une véritable « stratégie du chaos ». Les plaintes, enquêtes et perquisitions à répétition importent peu : « La violence garantit le succès », assure Travis Kalanick, le charismatique et controversé fondateur de la plate-forme.

    Pour imposer leur service, les hauts responsables d’Uber savent tirer profit de l’opposition violente des taxis, n’hésitent pas à financer les frais engagés par ses conducteurs inquiétés par la justice et tentent, par de nombreux moyens, d’influencer la loi. Une enquête du Monde en partenariat avec l'ICIJ, The Guardian et plusieurs rédactions internationales.

  • Le meilleur de 2021 - France Culuture, Dominique Méda - Uberisation de l’économie : les limites d’un modèle

    Les débats autour des plateformes numériques n’en finissent pas. Dans la classe politique comme dans les milieux économiques, on se demande de quoi l’avenir sera fait. Il y a d’un côté, la question du modèle de ces multinationales et notamment de leur rentabilité. Malgré une amélioration par rapport à l’année 2019, Uber n’évite pas des pertes chiffrées en millions de dollars en 2020. De l’autre, les modèles de contrats proposés aux travailleurs de ces plateformes suscitent toujours autant de questions. Plusieurs pays européens ont poussé ces dernières semaines des entreprises à reconnaître leurs livreurs comme des salariés. 

    En France, certains s’inquiètent : les plateformes pourraient essayer d’imposer un "tiers statut" présenté comme accommodant pour les livreurs mais qui ferait peser un risque sur le modèle du salarié avec ses droits afférents.

    Pour en parler, Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris-Dauphine, directrice de l'Institut de Recherche Interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) et Frédéric Fréry,
    professeur de stratégie à ESCP.

  • Fondation Jean Jaurès - Travailleurs de plateforme : de l’action syndicale à l’action de groupe

    La Fondation Jean-Jaurès poursuit sa réflexion amorcée il y a trois ans sur le travail à l’âge du numérique, en faisant débattre des experts autour des travailleurs de plateforme, un sujet au cœur de l’actualité.

    Le sommet social européen de Porto des 7 et 8 mai dernier leur était en effet en partie consacré, tandis qu’en France une ordonnance est venue poser, le 21 avril, les bases d’un dialogue social entre ces derniers et les plateformes, et qu’une proposition de loi parlementaire est débattue au Sénat à partir du 27 mai pour leur reconnaître le droit à engager des actions de groupe devant les conseils de prud’hommes. Cette action judiciaire collective a été proposée dans le dernier rapport de Jérôme Giusti et Thomas Thévenoud publié en mars 2021 par la Fondation Jean Jaurès : « Travailler à l’âge du numérique : l’an II des coopératives ! ». Indépendants de fait, les travailleurs de plateforme aspirent toujours plus à être représentés collectivement et à exercer leurs droits en groupe.

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  • Revue de presse du 19 au 25 mars

    A L'INSTANT

    BFM TV - Nouvelles annonces à l'Assemblée: Olivier Faure (PS) assure qu'il ne votera pas et dénonce une "mise en scène" du gouvernement

    EMPLOI VERT

    Marianne - "Nous croyons en une République écologique et sociale, qui s'attaque au chômage et non aux chômeurs"

    Dans le sillage de la campagne "Un emploi vert pour tous" mené par les think tanks Hémisphère gauche et l'Institut Rousseau, Emmanuel Maurel et Lenny Benbara estiment que le déclin du travail n'est pas inéluctable.

    Emmanuel Maurel est député européen et président de la Gauche républicaine et socialiste.

    Lenny Benbara est directeur de la campagne "Un emploi vert pour tous".

    Le gouvernement a décidé d’appauvrir les demandeurs d’emploi en pleine crise sanitaire et sociale. 800 000 d’entre eux, dont de nombreux jeunes, vont voir diminuer leurs allocations d’environ 30 %. Cette approche punitive est aussi indigne qu’inefficace. Au quatrième trimestre 2020, 184 000 emplois étaient vacants, un chiffre en recul de 15 % sur un an. Dès lors, comment imputer aux près de 3 millions de personnes privées d'emploi depuis plus d'un an la responsabilité de leur situation ? Puisque le secteur privé est incapable de produire suffisamment d’activité pour employer tout le monde, et de lutter efficacement contre la crise climatique, n’ayons pas peur de créer des emplois financés par la puissance publique : la garantie à un emploi vert pour les chômeurs de longue durée est une mesure de bon sens.

    UBER

    L'Humanité - Ubérisation et droit du travail. Madame la ministre, Uber n’est pas au-dessus des lois

    La fiction des travailleurs indépendants ubérisés, déjà contredite par les grands principes du droit du travail en temps normal, éclate au grand jour à la faveur de la crise sanitaire. Pourtant, le gouvernement refuse d’entendre la voix de ces travailleurs qui demandent que les plateformes numériques respectent le droit du travail et notamment ses règles en matière de santé et de sécurité des travailleurs.

    Depuis un an, malgré le virus qui circule, malgré les confinements successifs, malgré l’application du couvre-feu, ils continuent de sillonner nos villes. Particulièrement exposés aux risques de la pandémie, les chauffeurs VTC ou les livreurs de repas ont vu leurs conditions de travail se dégrader au fil des mois.

    CANTINES SCOLAIRES

    Fondation Jean Jaurès - Restauration scolaire : la politique est dans l’assiette, Michaël Delafosse

    Montre-moi ta cantine, je te dirai ton époque et ta politique. Depuis toujours, la cantine de nos enfants est révélatrice de notre société et des orientations politiques contemporaines : elle reflète la place que nous accordons à l’alimentation, à la santé, à l’enfant, aux différentes convictions philosophiques et religieuses, à l’environnement dans la conception et la mise en œuvre de nos politiques publiques. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, montre en quoi la cantine est un outil de lutte contre la précarité alimentaire, un lieu de traduction des choix politiques pour l’environnement et un moyen d’apprentissage de la cohésion nationale autour du principe de laïcité.  

    GAUCHES

    Marianne - Le Parti socialiste dénonce "les dérives"de l’UNEF

    Dans une résolution du 23 mars, le bureau national du Parti socialiste condamne "les dérives de l’UNEF". Le syndicat de gauche est englué, entre autres, dans une polémique liée à l'organisation de réunions "non mixtes racisées".

    Nouvelle désillusion pour l’UNEF. Après avoir suscité la polémique pour l’organisation de réunions non-mixtes ou la diffusion du collage à Sciences Po Grenoble, voici le syndicat désavoué publiquement par le Parti socialiste (PS). Une résolution du Bureau national adoptée le mardi 23 mars condamne « les dérives de l’UNEF ».

    Libé - Pierre Jouvet (PS) : «Il est temps de sortir des postures, des certitudes et des dogmes»

    Le responsable des élections du Parti socialiste estime qu’aucune divergence entre les formations de gauche n’est insurmontable et espère que des unions se formeront en vue des prochaines élections.
     
    La vie de Pierre Jouvet ressemble à celle d’un agent de footballeurs pendant la période des transferts. Des heures au téléphone. Le responsable des élections du Parti socialiste négocie avec les communistes, les écologistes voire les insoumis. Son téléphone sonne au fur et à mesure que l’élection approche. On fait le point avec lui avant le scrutin de juin.

    Libé - Régionales : Mélenchon propose un deal intéressé aux écolos

    Insoumis et écolos, qui pourraient trouver un accord dans le Centre-Val-de-Loire, se rapprochent dans plusieurs régions à quelques mois du scrutin toujours prévu en juin. Manière pour les insoumis de jouer l’union à peu de frais sur le dos des socialistes et des communistes ?
     
    Une tête de liste contre cinq. Après l’accord EE-LV, PS, PC, LFI derrière l’écolo Karima Delli dans les Hauts-de-France, Jean-Luc Mélenchon a proposé aux Verts de les soutenir dans cinq autres régions, à condition qu’ils laissent son camp mener la bataille à un seul endroit. Pourquoi pas en Ile-de-France, où la députée Clémentine Autain représente les insoumis face à Julien Bayou, le secrétaire national de EE-LV. «C’est lui qui pourrait faire le beau geste», a suggéré le chef des insoumis sur le plateau de Questions politiques ce dimanche. Autre option : la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, où un appel à l’union de la gauche a été lancé fin janvier sans que ses composantes ne parviennent jusqu’ici à s’entendre.

    Le Figaro - Cambadélis propose à toute la gauche de sceller un «pacte législatif» pour 2022

    L'ancien premier secrétaire du PS vise ainsi une candidature commune à la présidentielle. Il propose aussi «le réarmement» d'«une gauche divisée et datée».

    L'ex-premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a préconisé samedi que gauche et Verts scellent «un pacte législatif» pour 2022, préalable qui leur permettrait selon lui de s'accorder sur une candidature commune à l'élection présidentielle.

    Le Monde - Le communiste Fabien Roussel plaide pour « un pacte » à gauche pour les législatives de 2022

    En revanche, le secrétaire national du PCF ne souhaite pas de candidature commune à l’élection présidentielle, pour laquelle il promet d’aller « jusqu’au bout » si les militants en décident ainsi le 9 mai.

    Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, plaide pour « un pacte » à gauche pour les prochaines élections législatives, dans un entretien au Journal du dimanche mis en ligne samedi 20 mars.

    « Nous voulons travailler à un pacte avec les autres forces de gauche pour que les législatives nous permettent de nous rassembler dans le plus de circonscriptions possible », explique le député du Nord.

    LICRA

    Marianne - IEP de Lyon : un syndicat étudiant veut exclure la Licra d'un événement antiraciste

    Le syndicat "Solidaires étudiant-e-s" a publié ce lundi 22 mars un communiqué sur sa page Facebook demandant l'exclusion de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), jugée ambigüe sur l'islamophobie, de la semaine nationale d'éducation et d'actions contre le racisme et l'antisémitisme (Sacra). "La participation de la Licra n'est pas remise en cause", assure l'IEP.

    RECHERCHE

    Valérie Mignon - Pourquoi la recherche française perd du terrain sur la scène internationale

    En France, selon les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), les entreprises consacrent 28,3 milliards d’euros au financement de l’activité de recherche et développement (R&D), ce qui correspond à 56 % de la dépense intérieure de recherche et développement expérimental (DIRD) en 2017. Cette part est nettement inférieure à celle que l’on peut relever au Japon (78,3 %), en Corée du Sud (76,2 %), en Allemagne (66,2 %) ou encore aux États-Unis (63,6 %).

    S’agissant de la dépense totale de R&D, son financement provient très majoritairement – à hauteur de 91 % – des flux de financement interentreprises et de l’autofinancement, les 9 % restants étant constitués de financements publics nationaux et des organisations internationales.

    LA DETTE

    Terra Nova - De la dette en commun à un nouveau modèle de prospérité pour le continent européen

    L'Europe d'après-crise doit dessiner un nouveau modèle de prospérité dans lequel les impacts extra-financiers de son plan de relance feront l'objet d'une comptabilité aussi rigoureuse que les impacts économiques classiques. La question de la résorption de la « dette Covid » européenne n’est pas urgente. La priorité est de vaincre la pandémie et de reconstruire une économie européenne plus durable et plus résiliente. La gestion de la dette – Covid ou non, nationale ou commune – doit être traitée de façon bien distincte de la question du plan de relance. Cependant, afin d’en assurer la soutenabilité à très long terme, il faut maximiser la valeur sociale, environnementale et économique de la relance économique avec de bonnes métriques pour mesurer les impacts et définir les critères de succès, des outils d’évaluation économique pour sélectionner les projets et en apprécier les impacts macroéconomiques. Les économistes Baptiste Perrissin Fabert et Natacha Valla font ici un état des lieux des mesures à mettre en oeuvre pour construire ce nouveau modèle, et des enjeux de premier plan.

    CINEMA

    Elle - « Le cinéma rêve l’universel » : l'appel d'Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan

    Dans ce manifeste, Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan appellent à ne pas tomber dans les revendications partisanes afin que le cinéma continue de nous unir.

    Aucune cérémonie ne pourra jamais représenter la polysémie du cinéma. Nous le savons bien. C’est la subtilité même de l’art, sa magie, qui nous a manqué à cette soirée des César, où seuls les disparus et les images du passé semblaient garder le don et même l’envie de nous enchanter.

    STRASBOURG

    Marianne - Antisémitisme, financement de mosquée… La polémique à la mairie de Strasbourg en trois actes

    La municipalité écolo de Strasbourg est dans la tourmente depuis le vote d'une subvention à la construction d'une mosquée soutenue par une fédération controversée. Le même jour, la majorité a refusé de reconnaître la définition de l'antisémitisme fournie par l'Alliance Internationale pour la mémoire de l'Holocauste.

    Deux polémiques en une seule journée. Ce lundi 22 mars, les élus du conseil municipal à majorité EELV ont pris deux décisions qui ont suscité une vive réaction politique. D'abord le rejet d'une définition possible de l’antisémitisme, ensuite le vote d'un « principe d’une subvention » de 2,5 millions d’euros à une mosquée soutenue par une fédération liée à la Turquie et qui a refusé de signer la Charte des principes de l’islam de France.

  • La Vie des idées - Les nouveaux travailleurs des applis par Sarah Abdelnour & Dominique Méda

    L’irruption des plateformes numériques et des applications bouleverse les formes de travail et d’emploi. Ce nouveau livre de la collection Puf-Vie des idées en étudie les effets : le contournement du salariat, l’extension du domaine du travail, mais aussi les résistances et les régulations face à ces nouvelles dynamiques du capitalisme avancé.
     
    Quels impacts les applications numériques et Internet peuvent-ils avoir sur nos manières de travailler et sur nos statuts d’emploi ? En quoi le fait de commander un véhicule via une application plutôt que par téléphone constituerait la révolution que suggère le terme d’« ubérisation » ? Le passage en ligne de la commande de travail a fourni l’occasion à de nombreuses entreprises de contourner le code du travail, tout en leur offrant de nouveaux outils de contrôle des travailleurs.
     
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  • La Vie des Idées - Algorithmes et régulation des territoires, par Dominique Cardon & Maxime Crépel , le 27 août

     
    Uber, Waze, Airbnb… Les algorithmes qui régissent ces plateformes sont fondés sur l’optimisation du service rendu à l’usager, et non sur une norme collective, politique ou morale. Leurs mises en accusation mettent à nu la gouvernance implicite des architectures techniques.
     
    Cet essai est un extrait du livre de la collection Puf/Vie des idées, paru le mercredi 28 août 2019 : Gouverner la ville numérique, dirigé par Antoine Courmont et Patrick Le Galès.
     
    Des journalistes en Angleterre, en Italie et en France [1] créent de faux profils de restaurants qu’ils parviennent à faire monter dans les classements de Tripadvisor à l’aide de commentaires élogieux et de bonnes notes, afin de dénoncer les calculs artificiels de réputation qui favorisent une concurrence déloyale entre les restaurants et trompent les clients. Des chercheurs dénoncent la présence de « voitures fantômes » sur l’application Uber [2], prouvant que la société de VTC simule le marché de l’offre et de la demande dont elle prétend rendre compte en tant que simple intermédiaire, de manière à maîtriser les tarifs et donner l’impression d’une offre abondante aux utilisateurs. Ces deux mises en accusation des calculs numériques sont typiques des initiatives visant à auditer et critiquer les plateformes numériques et leurs algorithmes.
     
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  • Le Vent se lève - L’uberisation, un retour au XIXème siècle ? – Entretien avec Sarah Abdelnour

    Sarah Abdelnour est sociologue du travail et maîtresse de conférences au laboratoire de recherche IRISSO de l’Université Paris-Dauphine, spécialiste des transformations des formes de travail et d’emploi. Elle est entre autres l’autrice de l’ouvrage Les nouveaux prolétaires, paru en 2012.


    LVSL – En lisant vos articles, on comprend que l’auto-entrepreneuriat a pour cause et pour conséquence la destruction du modèle de l’État-Providence. Pouvez-vous nous faire une chronologie des événements et choix politiques qui nous ont fait passer d’un État-protecteur à un État-responsabilisateur ? En quoi l’Etat, en redéfinissant son périmètre d’action depuis les années 1980, a-t-il encouragé cette transformation?

    Sarah Abdelnour – On identifie globalement un tournant, reconnu par de nombreux historiens et sociologues, entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Il s’agit d’un tournant libéral couplé à la « crise » et à l’augmentation du chômage.

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  • L'actualité des socialistes du 30 septembre au 6 décembre

    GILETS JAUNES

    Le Monde - Les députés PS, LFI et PCF vont déposer une motion de censure contre le gouvernement

    Insatisfaits des réponses données par le gouvernement à la crise des « gilets jaunes », les députés de gauche ont annoncé s’être regroupés pour déposer une motion de censure le 10 décembre.

    PS - Retrouvez notre proposition de loi pour sortir de la crise !

    Fondation Jean Jaurès - Les « gilets jaunes » : révélateur fluorescent des fractures françaises

    Qui soutient le mouvement des « gilets jaunes » ? Quelles sont les bases politiques, sociologiques et territoriales d’un mouvement dont la mobilisation contre les 80 km/h sur les routes secondaires semble avoir été le signe avant-coureur ? Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach dessinent pour la Fondation la France des gilets jaunes, qui se considère comme perdante. En filigrane, ils nous montrent que, pour réussir collectivement la transition énergétique, il s’agira de proposer à cette France-là des alternatives ou des compensations, et non d’abandonner ses habitants à leur sort.

    Public Sénat - Violences : « La situation est quasi insurrectionnelle » s’inquiète Frédérique Espagnac

    Frédérique Espagnac, sénatrice socialiste des Pyrénées-Atlantiques, était l’invitée de Territoire Sénat ce vendredi 7 décembre. La sénatrice revient sur la colère des Gilets jaunes et les manifestations prévues à Paris et en province ce week-end.

    Le Monde Les décodeurs  Qu’est-ce que le référendum d’initiative citoyenne demandé par des « gilets jaunes » ?

    La consultation du peuple fait partie des revendications largement partagées sur Facebook et reprises par plusieurs responsables politiques.

    De la baisse des taxes sur les carburants à la démission d’Emmanuel Macron, en passant par le refus du pacte sur les migrations, les revendications sont variées parmi les « gilets jaunes », et reflètent la diversité du mouvement. Mais une proposition semble avoir la faveur de nombreux groupes : le référendum d’initiative populaire ou citoyenne, présenté comme la solution pour redonner la parole au peuple.

    Sans justice fiscale, pas de consentement à l’impôt. À quelles conditions une réforme fiscale est-elle acceptable ? Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

    Un effort, pourquoi pas. À condition de comprendre pourquoi, et que personne ne passe à travers les mailles du filet. Les cadeaux accordés aux plus aisés au début du quinquennat ont ruiné la légitimité de la politique fiscale. C’était couru d’avance. Le mystère, c’est que l’élite du pouvoir française n’ait pas compris un principe de base du consentement à l’impôt : la justice fiscale.

    Telos - Gilets jaunes: une rupture culturelle autant que territoriale, Philippe Genestier

    Sur les ronds-points tenus par « les gilets jaunes », une lassitude se fait sentir au bout d’une quinzaine de jours d’occupation, qui ne laisse en place que les plus motivés (c'est-à-dire ceux qui ne sont pas dénués de culture militante). La situation est donc instable et le mouvement paraît destiné soit à s’éteindre de lui-même, soit à être repris en main par les partis politiques radicaux ou les syndicats. Néanmoins, si l’on considère ses premiers jours, comme j’ai pu le faire lors d’observations de terrain en grande banlieue parisienne, on perçoit que le mouvement des « gilets jaunes » est un révélateur de segmentations sociales radicales. Là, en effet s’exprime quelque chose de plus fondamental qu’une fracture sociale entre les riches et les pauvres, entre les bien intégrés et les laissés pour compte de la mondialisation, de plus profond qu’une cassure territoriale entre la France des métropoles et « la France périphérique » (Ch. Guilluy, Flammarion, 2014). Et même si tout cela existe à la fois, ce mouvement apparaît comme l’expression d’une rupture consommée depuis plusieurs décennies entre deux visions du monde contemporain et deux systèmes de motivations et d’aspirations, issues de deux expériences de la vie en société dans notre pays, étrangères et imperméables l’une à l’autre.

    Libé - Gérard Noiriel : «Pour Macron, les classes populaires n’existent pas»

    Spécialiste de l’histoire populaire, Gérard Noiriel voit dans le mouvement des «gilets jaunes» un retour de boomerang de la démocratie directe initiée par le Président lui-même. Où la question de la dignité est centrale.......Le mouvement pourrait prendre une autre tournure s’il était soutenu par des gens capables de proposer d’autres formes de spectacle que la violence. Je pense par exemple que les artistes, menacés par une remise en cause du statut des intermittents, pourraient se solidariser en renouant avec des formes anciennes de contestation populaire qu’on appelait, bien avant les mouvements ouvriers, les charivaris : l’humour permettait de contester le pouvoir en mobilisant le «rire carnavalesque». Aujourd’hui, il faut faire le spectacle pour exister dans l’espace public. Si les «gilets jaunes» utilisaient ces ressources, les lieux de blocage deviendraient des lieux de convivialité, ce mouvement deviendrait encore plus populaire. Un mouvement, on lui donne du sens. Si on laisse les forces violentes et l’extrême droite prendre le dessus, il ne faut pas s’étonner si ça dégénère.

    Le Monde - Sur un axe de Mélenchon à Le Pen, où se situent les revendications des « gilets jaunes » ?

    Nous avons comparé point par point les principales revendications émises par des représentants ou des groupes de gilets jaunes aux propositions des principaux candidats à la présidentielle de 2017.

    Qui sont les « gilets jaunes » et que demandent-ils ? Difficile de répondre simplement, alors que le mouvement de protestation, d’abord centré sur les prix des carburants, a pris de l’ampleur et agrège un « ras-le-bol » plus général.

    A l’issue d’une consultation en ligne, des représentants de « gilets jaunes » ont fait connaître, jeudi 29 novembre, aux médias et aux députés, un volet de 42 « directives du peuple », qui rassemblent des revendications sur le pouvoir d’achat, les impôts, mais aussi les services publics, l’immigration ou la réforme des institutions. Une semaine plus tôt, une autre liste de doléances assez similaire avait été établie selon la même méthode de consultation en ligne. Ces revendications ne sont pas « officielles », le mouvement étant caractérisé par son horizontalité.

    L'Obs - Le "kit" du PS pour sortir de la crise des "gilets jaunes" : "Il y a état d’urgence sociale"

    Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, présente les solutions du PS ce lundi matin à Edouard Philippe. Un "kit" législatif composé de neuf articles de loi.

    Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, présente ce lundi 3 décembre à Edouard Philippe les solutions du PS pour sortir de la crise. La députée du Tarn-et-Garonne propose un "kit" législatif clé en main composé de neuf articles de loi.

    Les deux premiers articles, qu’elle juge "quasi-incontournables" pour calmer la colère populaire, concernent la réinstauration de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’ISF, et l’annulation de la hausse des taxes sur les carburants.

    Jean-Marie Harribey - État d'urgence ou urgence d'État ?

    En trois semaines le mouvement des Gilets jaunes a pris une double envergure. Il s’est élargi dans toute la France, jusque dans les moindres petites villes, au point de rassembler de très larges fractions des classes populaires. Et, malgré l’expression de revendications contradictoires, la palette de celles-ci recouvre un grand nombre de points de rupture avec les politiques de tous les gouvernements, ceux du passé et l’actuel. En effet, nous payons les pots cassés de 40 ans de capitalisme néolibéral et de politiques d’austérité pour les pauvres et de largesses immenses pour les riches. Parti de l’augmentation du prix des carburants, le mouvement des Gilets jaunes s’empare du salaire minimum, de l’éventail des salaires, du droit à la retraite et de l’iniquité fiscale, à l’intérieur de laquelle figure la question de la fiscalité écologique qui ne peut être séparée de son impact social. Par dessus tout émerge une exigence de renouvellement démocratique.

    Le Vent se lève - Gilets jaunes : Le soulèvement de la France d’en-bas

    Le mouvement des gilets jaunes se résumerait-il à une « grogne » des Français moyens, qui regardent Auto-Moto et Téléfoot le week-end en attendant le retour de la saison des barbecues ? C’est l’image qu’en donne la majorité des médias et des commentateurs politiques. Cette « grogne » n’est en réalité que la partie émergée d’un iceberg : celui d’une crise profonde qui fracture la société et le territoire français.

    Lorsque les journalistes de C’est à Vous ont demandé à Jacline Mouraud ce qui pouvait apaiser la colère dont elle s’était faite la porte-parole, celle-ci avait répondu qu’il fallait que le président « rétablisse l’ISF ». Dès lors, les médias, commentateurs et analystes qui n’avaient vu dans la journée du 17 novembre que la manifestation d’une révolte contre la hausse du prix du diesel ont soit feint de ne pas comprendre ce qui se passait réellement, soit témoigné une fois de plus de la déconnexion entre le peuple et ses élites – alors même que Benjamin Griveaux s’illustrait dans la maladresse en voulant réconcilier le « pays légal » et le « pays réel », pensant paraphraser Marc Bloch alors qu’il citait en réalité Charles Maurras.

    Libé - Eric Drouet, Benjamin Cauchy et Christophe Chalençon : les trois gilets jaunes les plus «vus à la tv»

    Pendant 12 jours, CheckNews a observé comment, et par qui, BFMTV, France 2 et TF1 ont choisi de représenter les gilets jaunes à l'antenne. Voici le top 40 des représentants du mouvement.

    INEGALITES

    Observatoire des inégalités - L’Assemblée nationale ne compte quasiment plus de représentants des milieux populaires

    À quand la parité sociale à l’Assemblée nationale ? Employés et ouvriers représentent la moitié de la population active et comptent pour dix fois moins parmi les député(e)s. Contrairement à la question du genre, la composition sociale intéresse peu, y compris dans les instances représentatives.

    Le renouvellement politique de juin 2017 à l’Assemblée nationale a entraîné une forte augmentation de la part de femmes parmi les élus mais il ne s’est pas accompagné d’un renouvellement social. Si 4,6 % des députés sont employés, aucun n’est ouvrier, alors que ces catégories représentent la moitié de la population active, selon l’Institut Diderot [1]. À l’inverse, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 76 % des élus, soit 4,4 fois plus que leur part dans la population active.

    POPULISME

    Le vent se lève - Le populisme et le grand complot rouge-brun Par Lenny Benbara

    Depuis maintenant le début de l’été, une offensive idéologique est en cours pour diaboliser ce qu’on qualifie généralement de « populisme de gauche ». Accusée de brouiller les frontières idéologiques avec l’extrême-droite, voire de conduire à une dérive autoritaire ou analogue au césarisme, l’hypothèse populiste serait un danger mortel pour la démocratie[1]. Pire encore, pour ceux qui s’identifient à gauche, le populisme consisterait à abandonner le « sociétal » au profit du « social ». En faisant primer la question sociale et en hiérarchisant les « luttes », il faudrait alors s’adresser en priorité à l’électorat populaire du Front national et ranger au placard féminisme, droits LGBT, écologie, lutte contre le racisme, etc. Ce débat est en réalité à côté de la plaque. Explications.

    Jean Gadrey - Pourquoi les garçons réussissent-ils moins bien que les filles à l’école ?

    Billet de non spécialiste à qui l’on a posé cette question et qui tente d’y répondre comme il peut après quelques lectures de chercheurs et chercheuses compétent.e.s. J’ai en effet cosigné avec Nicole Gadrey une étude publiée l’an dernier sur les énormes et persistantes inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que les jeunes filles ont des résultats scolaires nettement meilleurs et des diplômes de plus haut niveau que les jeunes garçons : voir ce billet qui résume les résultats. Du coup, il est arrivé que l’on nous pose la question : certes, les hommes s’en sortent bien mieux que les femmes sur le plan professionnel, et cela dès les premières années d’insertion et c’est injuste, mais n’est-ce pas quand même une inégalité problématique que celle qui voit les garçons réussir moins bien à l’école, à tous les niveaux du système scolaire ?

    Jean Gadrey - Les plus gros pollueurs français ne paient presque pas de taxe carbone !

    J’emprunte le gros de ce billet à mon ami Maxime Combes, et à Attac France dont nous sommes membres l’un et l’autre. À côté des grandes injustices fiscales (en particulier pour la fiscalité écologique) pointées par les « gilets jaunes » ou signalées par d’autres (voir mon billet du 20 novembre, lien à la fin), en voici une qui est totalement passée sous silence et qu’il est temps d’exposer à la lumière. Car certes, la non taxation du kérosène est scandaleuse, tout comme la non-taxation ou la sous-taxation du fioul lourd, mais il y a bien pire :

    Total, ArcelorMittal, Solvay Group, Lafarge France et tous les autres grands pollueurs du pays sont exonérés de la taxe carbone que chacun.e paie quand il ou elle fait son plein !

    Non Fiction - Le Parlement européen au travail, entretien avec Sébastien Michon

    Nonfiction : Votre ouvrage traite du Parlement européen au travail, c’est-à-dire non seulement des eurodéputés, mais aussi ceux qui gravitent autour, notamment leurs assistants parlementaires et les administrateurs de l’Union européenne qui œuvrent au Parlement. Aujourd’hui, alors que l’on va fêter lors des prochaines élections européennes du printemps prochain les 40 ans des premières élections à cette échelle, on a parfois l’impression du point de vue national (qui n’est sans doute pas le meilleur angle pour juger de ces élections), que les candidats sont un peu les perdants des élections nationales et locales, envoyés à Strasbourg presque comme une punition… Est-ce quelque chose que l’on retrouve dans d’autres pays et est-ce que cela tend à évoluer ?

    Maurizio Gribaudi est directeur d’études à l’EHESS de Paris. Historien et démographe, il travaille depuis plusieurs années sur la formation des groupes sociaux en milieu urbain. Après avoir étudiés les mouvements démographiques et migratoires entre ville et campagne (dans le nord de l’Italie et en Région Parisienne), il a plus récemment concentré ses recherches sur la formation des dynamiques physiques et sociales de la ville de Paris et des territoires français depuis la deuxième moitié du XVIIIe au XXe siècle.

    Voici que la France semble, en apparence, s’engager sur les mêmes terrains arpentés par les divers démagogues installés dans plusieurs démocraties occidentales. Dans une dynamique aussi puissante qu’inédite, des messages lancés sur les réseaux par des citoyennes et des citoyens désespérés ont donné naissance à un mouvement national qui fait trembler la majorité gouvernementale et inquiète, à juste titre, la France à la fois humaniste et libertaire, soucieuse du devenir de ce mouvement. Car, derrière la masse indistincte des gilets jaunes, certains croient voir se manifester les sombres figures de la droite conservatrice et des populismes.

    EUROPEENNES

    France Info - Plus de 80 élus locaux de gauche appellent à l'union "en vue des élections européennes"

    Dans une tribune publiée jeudi sur franceinfo et "Le Monde", intitulée "Rassemblons-nous sur la Place publique pour que nos solutions locales changent d’échelle !", des élus locaux de gauche appellent à l'union "en vue des élections européennes".

    Plus de 80 élus locaux de gauche, essentiellement socialistes et quelques écologistes, mais aussi des membres de Genération(s), le mouvement de Benoît Hamon, et des sans étiquette, appellent à l'union "en vue des élections européennes" dans une tribune publiée jeudi 29 novembre sur franceinfo et sur le site du Monde. Cette tribune intitulée "Rassemblons-nous sur la Place publique pour que nos solutions locales changent d’échelle !" répond au discours porté par le mouvement Place Publique, un courant politique créé il y a quelques jours par plusieurs personnalités de la société civile, dont l'essayiste Raphaël Glucksmann et le maire de Kingersheim Jo Spiegel. Place Publique a pour ambition de "répondre à des urgences", démocratique, écologique, sociale. Parmi les signataires, on retrouve justement  le maire de Kingersheim et plusieurs maires, adjoints au maire ou conseillers régionaux qui tous insistent sur l'urgence.

    UBER

    Marianne - Coup de tonnerre social : les livreurs à vélo sont des salariés, tranche la justice française

    Dans un arrêt rendu ce mercredi 28 novembre, la Cour de cassation, saisie par un coursier de Take eat easy, estime que les livreurs à vélo sont des salariés comme les autres... et non des autoentrepreneurs. Une décision qui remet en question le modèle des plateformes du type Deliveroo ou Uber Eats.

    C'est une décision capitale pour les livreurs à vélo. Saisie par un coursier de Take eat easy, société placée en liquidation judiciaire depuis lors, la Cour de cassation estime, dans un arrêt rendu ce mercredi 28 novembre, que ces forçats de l'ubérisation doivent être considérés comme des salariés et non pas comme des auto-entrepreneurs, malgré le fait qu'ils soit forcés à exercer leur métier sous un statut d'indépendant.

    BREXIT

    OFCE - Brexit : l’accord du 25 novembre par Catherine Mathieu et Henri Sterdyniak

    Le Royaume-Uni quittera l’UE le 29 mars 2019 à minuit, deux ans après la notification officielle du gouvernement britannique de son souhait de quitter l’UE. Les négociations avec l’UE-27 ont officiellement commencé en avril 2017.

    Le 8 décembre 2017, les négociateurs de la Commission européenne et le gouvernement britannique avaient signé un rapport conjoint sur les trois points de l’accord de retrait que la Commission considérait comme prioritaire[1] : les droits des citoyens, le règlement financier de la séparation et l’absence de frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. Le Conseil européen des 14-15 décembre avait accepté la demande britannique d’une période de transition, en fixant sa fin au 31 décembre 2020 (de façon à coïncider avec la fin de la programmation du budget européen actuel). Ainsi, de mars 2019 à fin 2020, le Royaume-Uni devra respecter toutes les obligations du marché unique (dont les quatre libertés et la compétence de la CJUE), sans plus avoir voix au chapitre à Bruxelles. Cet accord a permis l’ouverture de la deuxième phase des négociations.

    LES JAUNES

    Non Fiction - Les Jaunes : histoire politique d'une couleur

    Le fait a été peu relayé depuis l'apparition du mouvement « spontané » des « Gilets Jaunes », mais la couleur choisie pour ce mouvement (qui est tout bonnement celle des gilets de sécurité, rendus obligatoires dans nos voitures) n'est pas neutre politiquement, d'un point de vue historique. Longtemps synonyme de « non gréviste » voire de « traître » ou de « vendu » dans le langage des grévistes et des manifestants, il est assez troublant de voir dans quelle mesure cette couleur trouve un sens politique différent aujourd'hui. De la même manière que les « Bonnets rouges » d'il y a quelques années, dont le parallèle (assez hasardeux a priori) avec les bonnets phrygiens de la Révolution française avait été tenté, de manière plus ou moins convaincante.

    LFI

    Marianne - Pourquoi je quitte la France Insoumise

    NDLR - Djordje Kuzmanovic, qui était jusque récemment conseiller aux affaires internationales de Jean-Luc Mélenchon, a été exclu de la liste des Insoumis pour les élections européennes. Au-delà de ce choix, c’est l’ensemble du mouvement de la France insoumise qui est traversé par des courants idéologiques et des choix stratégiques contradictoires. Hiérarchiser les luttes pour donner la priorité à la question sociale ou soutenir toutes les revendications sociétales ? Parler au nom de la « gauche » à rassembler ou s’adresser au « peuple » ?

    Après des mois de louvoiements et d’atermoiements – qui, par ces temps de crise politique et sociale que la France traverse douloureusement, apparaissent particulièrement déplaisants –, le comité électoral de la France Insoumise, seule instance constituée de cette formation politique gazeuse, vient de me signifier mon exclusion de la liste des européennes, ensemble avec François Cocq.

  • Marianne - Coup de tonnerre social : les livreurs à vélo sont des salariés, tranche la justice française

    Dans un arrêt rendu ce mercredi 28 novembre, la Cour de cassation, saisie par un coursier de Take eat easy, estime que les livreurs à vélo sont des salariés comme les autres... et non des autoentrepreneurs. Une décision qui remet en question le modèle des plateformes du type Deliveroo ou Uber Eats.

    C'est une décision capitale pour les livreurs à vélo. Saisie par un coursier de Take eat easy, société placée en liquidation judiciaire depuis lors, la Cour de cassation estime, dans un arrêt rendu ce mercredi 28 novembre, que ces forçats de l'ubérisation doivent être considérés comme des salariés et non pas comme des auto-entrepreneurs, malgré le fait qu'ils soit forcés à exercer leur métier sous un statut d'indépendant.

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