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21/07/2018

Sélection été - France 24 : Hubert Védrine : "Le populisme c'est l'échec des élites"

14:49 Publié dans Vidéo | Tags : vedrine, populisme | Lien permanent

L'actualité des socialistes du 22 au 28 juin (actualisée le 5 juillet)

Dernière revue de presse complète avant une pause estivale (actualisation épisodique très probable). On en profite pour revenir tout au long de ces 2 mois sur les textes et les vidéos les plus intéressants publiés ici depuis septembre 2017.

PS - Réforme institutionnelle : résolution du Bureau national

MACRON

BFM - Entre Macron et les Français, la tendance est à la défiance

Le président de la République obtient la confiance de 34% des personnes interrogées dans le dernier baromètre de l'institut Elabe. Il baisse en particulier chez les habitants de communes rurales et les retraités. 

MEXIQUE

Slate - Le basculement à gauche du Mexique est exceptionnel, les défis à relever également

Élu avec 53% des voix, le nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador rafle aussi la majorité au Parlement. Le raz-de-marée est impressionnant, mais les attentes le sont tout autant.

.... Cette victoire, certes prévue par les sondages, est totale, implacable et sans précédent. D’abord parce ces élections étaient elles-mêmes sans précédent pour le pays: outre leur président, les quatre-vingt-neuf millions d’électeurs et électrices mexicaines étaient appelées à élire leurs 500 députés et députées et 128 sénateurs et sénatrices, mais aussi huit gouverneurs d’État et près de 1.000 députés et députées de vingt-sept assemblées régionales –un record.

EUROPENNES

Libé - Liste de LFI aux élections européennes : «Tout était verrouillé par la direction au profit de petits arrangements entre amis»

Un militant du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui a participé aux débats du comité électoral afin de désigner les candidats pour les prochaines élections européennes, dit avoir été témoin de méthodes de désignation «scandaleuses» et appelle à un sursaut des militants, amenés à se prononcer sur la liste dévoilée ce mercredi.

Le JDD - Européenne : et si au final il y avait cinq listes de gauche?

Chaque parti travaille à l'élection européenne de mai 2019. A gauche, des discussions existent, mais l'éparpillement guette : cinq formations pourraient présenter une liste.

Certes il reste près d'un an avant l'élection européenne de mai 2019. Mais pour la gauche, décomposée depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée, voire même avant pour le Front de gauche, cette échéance électorale - la première depuis la séquence présidentielle/législatives - pourrait bien une nouvelle fois devenir compliquée. Pour l'heure, si des alliances ou rapprochements ont un temps été évoqués, il pourrait se dessiner autre chose. Au final, si chacun y va de son côté, les Français pourraient être amenés à choisir entre cinq listes de gauche.

Le Point - Européennes : rififi chez les Insoumis

Économiste en chef des Insoumis, Liêm Hoang-Ngoc claque la porte de LFI et dénonce le verrouillage de la liste des européennes par les fidèles de Mélenchon.

Voilà un départ aussi anecdotique que riche de symboles. Liêm Hoang-Ngoc, coauteur du programme économique de La France insoumise (LFI), a suspendu sa « participation » à La France insoumise et emmène derrière lui bon nombre de membres des « socialistes insoumis » qui avaient quitté le PS en 2015 pour ensuite participer à la fondation de LFI un an plus tard. S'ils claquent la porte à moins d'un an des européennes, c'est justement pour contester « les choix politiques opérés aujourd'hui par La France insoumise » pour ces élections.

HOLLANDE

Libé - On sait désormais combien d'emplois a créés François Hollande…

Dans une étude rendue publique ce mardi, l'Insee considère qu'entre 2013 et 2017, le CICE, le «pacte de responsabilité» et la prime à l'embauche pour les PME ont «directement enrichi la croissance d’environ 300 000 emplois»......

D’autre part, précise l’Insee, c’est avant tout la prime à l’embauche, mesure pourtant la moins coûteuse des trois (1,9 milliard d’euros en 2017 contre 40 milliards d’euros par an pour les deux autres) qui a été la plus efficace : l’Insee note ainsi que ces «mesures […] ont continué de favoriser le dynamisme de l’emploi au premier semestre 2017» mais que, «par contre, au second semestre, l’effet d’enrichissement est devenu globalement neutre en raison de l’arrêt de la prime à l’embauche». En clair : si elles ont créé des emplois, c’est avant tout grâce à ce versement trimestriel de 500 euros – pendant deux ans – pour les entreprises et associations de moins de 250 salariés qui ont embauché, avant le 30 juin 2017 (date de fin de la prime), des employés en CDD de six mois et plus ou un CDI avec un salaire jusqu’à 1,3 fois smic.

MAI 68

Non Fiction - 68 : de la "sainte thèse" aux synthèses historiques

Le cinquantième anniversaire de mai-juin 1968 a fait l’objet, on le sait, d’une série de publications nouvelles et de rééditions plus ou moins marquantes. Comme il l’a déjà été écrit depuis plusieurs semaines dans notre dossier, certains ouvrages ont été l'occasion d'éclairer d’un regard nouveau ces événements dans une perspective historique plus large et dans une dimension moins strictement parisienne.

Trois rééditions méritent ici d’être signalées pour « boucler la boucle » de cette vaste opération de « célébration » (pour utiliser un anglicisme à la mode) plus que de commémoration. Elles démontrent en particulier que le recentrement du regard sur Mai-juin 68 avait déjà été, bien qu’assez timidement, initié lors de la décennie précédente et que les premières années du XXIe siècle ont été propices à une vision plus synthétique de ces « événements » pris dans un contexte plus global que les seules révoltes de Nanterre et du Quartier latin, en restituant leur juste place dans la période sociale et politique qui court jusqu’à l’arrivée de la gauche au pouvoir en France en 1981.

LAICITE

Marianne - Les députés l'ont décidé dans la nuit : les associations religieuses sortent de la liste des lobbies

Malgré une importance mobilisation des laïques, y compris au sein de La République en Marche (LREM), l'Assemblée nationale a voté l'article de la loi de confiance qui retire les associations religieuses de la liste des groupes d'intérêt. Les cultes obtiennent ainsi un statut d'exception, au mépris du principe de laïcité.

La mobilisation a failli finir par payer, mais la nuit du 26 au 27 juin a finalement entériné un recul pour la laïcité. Les députés de l'Assemblée nationale ont voté, par 109 voix contre 39, l'adoption de l'article 38 du projet de loi de confiance entre l'administration et les citoyens. Entérinant ainsi l'une des dispositions les plus polémiques du texte : désormais, les associations religieuses bénéficieront d'un traitement de faveur, puisqu'elles sont retirées de la liste des groupes d'intérêt qui doivent informer la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) de leurs rencontres et relations avec les autorités, depuis une loi de 2013.

ETAT PROVIDENCE

L'Etat-providence : regard d'expert. Entretien avec Mathieu Lefebvre

Chercheur au Bureau d'économie théorique appliquée (BETA) et maître de conférences en économie à l'Université de Strasbourg, Mathieu Lefebvre enseigne également à l'Université de Liège (Belgique) et mène l'essentiel de ses recherches avec son collègue (et compatriote belge) Pierre Pestieau, qui a dirigé sa thèse en tant que professeur à l'Université de Liège, et a également été enseignant à l'Université de Cornell aux Etats-Unis.

Après plusieurs travaux communs portant sur la question de l'Etat-providence – notamment l'étude pour le Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP, dirigé par Daniel Cohen, professeur d'économie à l'Ecole normale supérieure) intitulée L'Etat-providence en Europe. Performance et dumping social (éditée par les éditions Rue d'Ulm en 2012) –, Mathieu Lefebvre et Pierre Pestieau ont publié récemment aux Presses universitaires de France un ouvrage sobrement (et efficacement) intitulé L'Etat-providence. Défense et illustration, dans lequel les deux économistes publics offrent un regard à la fois scientifique et citoyen sur la crise actuelle d'un modèle de développement politique et économique en proie à des difficultés d'ordre budgétaire, social et institutionnel. Etude empirique appuyée par des analyses éclairantes, l'ouvrage tend aussi à démontrer le rôle utile et nécessaire de l'Etat-providence face aux chocs économiques actuels.

REFORME CONSTITUTIONNELLE

Paul Alliès - La réforme constitutionnelle entre concours Lépine et régression démocratique

L’ouverture ce mardi, de la discussion à l’Assemblée Nationale du projet de loi constitutionnelle fait remonter à la surface de l’actualité politique le débat, enlisé depuis plus d’un an, de la « modernisation des institutions » telle que voulue par le président de la République

Car c’est d’abord de cela qu’il s’agit : une réforme dont Emmanuel Macron a fait sa chose. Ce sera « le seul texte de la mandature proposé par le président de la République et pas par un ministre » vient de rappeler Christophe Castaner aux députés de la majorité. Ceux-ci ont semble-t-il tout loisir pour multiplier les amendements souvent très personnels (304 sur les 18 articles du projet). Mais le 10 juillet, le Président sifflera la fin de la récréation : il s’exprimera devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles. Et c’est le lendemain même que débutera l’examen du projet en séance plénière à l’Assemblée Nationale. Cet agenda résume à lui seul le tour présidentialiste déjà imprimé sur ce processus de révision.

LA TYRANNIE DU PRESENT

Non Fiction - Entretien avec Jérôme Baschet : «Défaire la tyrannie du présent»

Jérôme Baschet est historien médiéviste, spécialiste des images, mais également l’un des meilleurs connaisseurs de la rébellion zapatiste. Il explore désormais les enjeux du monde contemporain en mobilisant cette double compétence.

Son dernier livre, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, porte sur la manière dont nos sociétés conçoivent le passé, le présent et, surtout, le futur. Après avoir montré ce que le présentisme doit au capitalisme, il scrute les possibilités de concevoir autrement le futur, jusqu’à s’interroger sur le sens que pourrait prendre aujourd’hui la révolution. Parallèlement, il réfléchit à ce que pourrait être l’histoire et le travail de l’historien dans un tel contexte.

François Hartog notait dans une conférence il y a un an que plusieurs livres récents  invitaient, pour échapper au présentisme, à se tourner vers le passé pour en dégager les potentialités. Ils sont « autant de tentatives pour sortir du présentisme, en rétablissant une circulation effective entre passé, présent et futur. Puisqu’une société (pour "faire société") a besoin d’un moteur à trois temps. Et une histoire à venir aussi. » . Ce livre en fait partie et vient s'ajouter à cette liste. 

FAURE

Le Parisien - Au PS, Olivier Faure ne fait pas encore le poids

Les critiques en interne se multiplient contre le nouveau Premier secrétaire, accusé de ne pas être assez offensif et audible.

La houle est forte, et le navire socialiste tangue. En interne, les critiques fusent contre le nouveau capitaine, Olivier Faure, à la barre depuis le 7 avril, qui se voit reprocher de n’être pas taillé pour tenir la mer ! Symptomatique de cette crise : mardi s’est tenu un Bureau national « très, très compliqué », selon un participant. Trois heures de prises de paroles enflammées, de portes claquées. Pris à partie, Faure aurait même « perdu ses moyens », son légendaire sang-froid.

HAMON

France 24 - Malgré des difficultés à exister, Benoît Hamon veut croire en l’avenir de Génération.s

Benoît Hamon fête ce week-end le premier anniversaire de son mouvement, Génération.s, avec une convention. Malgré une faible présence dans le débat public, l’ancien candidat PS à la présidentielle espère devenir le premier opposant à Emmanuel Macron.

Pas facile d’exister par soi-même quand on n’a récolté que 6 % des suffrages à l’élection présidentielle. C’est le cruel constat que fait sans doute Benoît Hamon au moment d’organiser, samedi 30 juin et dimanche 1er juillet à Grenoble, la première convention de Génération.s, son mouvement lancé il y a tout juste un an.

BIOETHIQUE

Le vent se lève - Les États généraux de la bioéthique, un exercice de démocratie sanitaire

Lancés le 18 janvier dernier, les États généraux de la bioéthique se sont conclus le 5 juin avec la remise officielle du rapport de synthèse du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) aux ministres de la Recherche et de la Santé, ainsi qu’à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Cet exercice de démocratie sanitaire – préalable imposé par la loi française à la révision périodique de la loi de bioéthique tous les sept ans et dont l’organisation était pour la première fois confiée au CCNE – invitait les Français à se prononcer sur des sujets aussi bien scientifiques que sociétaux. Une consultation qui a rencontré un large succès, même si certains débats ont pu être noyautés par des discours militants.

MULTICULTURALISME

Non Fiction - De quoi le multiculturalisme est-il la reconnaissance ?

Paul May a été le lauréat 2015 du prix Vincent-Lemieux de l'Association canadienne de science politique, pour un travail intitulé Droits individuels et redéfinition de la laïcité: le cas des tribunaux d'arbitrage religieux en Ontario, qui s’inscrit dans une démarche à la fois philosophique et sociologique. Dans Philosophies du multiculturalisme, l'auteur reprend et expose les principales références philosophiques qui ont structuré sa réflexion. L'ouvrage est composé de sept parties : une longue introduction cherche à situer le débat sur le multiculturalisme, à la fois dans le temps et en termes de problématique. Paul May présente ensuite quatre auteurs correspondant à quatre positions représentatives dans le débat scientifique et public, dans la mesure où il accorde une grande importance à l'inscription sociale des débats théoriques, avant d'en venir aux critiques du multiculturalisme et à une courte conclusion interrogeant l'avenir du multiculturalisme.

PARCOURSUP

Terra Nova - Faut-il sauver les algorithmes d'affectation ? Affelnet, affectation des enseignants et Parcoursup

Depuis plusieurs années, l’utilisation des algorithmes comme outils d’aide à la décision tend à se généraliser dans les administrations publiques. Ceci est particulièrement vrai au sein de l’Education nationale où les décisions ayant trait à la gestion des ressources humaines ou à l’affectation des élèves aux établissements scolaires mobilisent désormais très largement l’algorithmique. Ces algorithmes d’affectation se retrouvent aujourd’hui au cœur du débat public. Parfois accusés d’être à l’origine de décisions « inhumaines » ou d’être déconnectés de volonté politique, ils sont l’objet de critiques particulièrement virulentes. Terra Nova s'interroge dans cette note, centrée sur trois algorithmes, Affelnet (affectation des élèves de troisième aux lycées), celui concernant la procédure d'affectation des enseignants et Parcoursup, sur l’origine des nombreux dysfonctionnements observés ces dernières années et sur le rôle réel ou supposé joué par les algorithmes dans ceux-ci. Faut-il sauver les algorithmes d’affectations et, si oui, comment ?

MARX

Non Fiction - La liberté au fondement de la philosophie marxienne

Marx est le plus souvent lu soit comme un stratège de la lutte des classes aux prises avec les événements de son temps, soit comme un économiste essentiellement porté à mettre au jour les rouages du capitalisme, soit comme un héritier dissident de Hegel. A rebours de ces lectures, Stefano Petrucciani interroge les textes de Marx à partir de questions qu’ont examinées des philosophes anglo-saxons, marqués par Rawls, dans le but de lier sa pensée au modèle libéral, à l’éthique ou à la liberté.

Les apories du modèle libéral

Stefano Petrucciani expose que le but de son livre est d’« analyser de près, et de manière détaillée, les arguments marxiens contre les thèses "libérales", de les comparer ensuite avec les reconstitutions et les critiques qui en ont été proposées dans le domaine de la marxologie "analytique" anglo-saxonne » pour voir quelles sont les limites de la critique du libéralisme par Marx et quelle en est l’actualité. On peut ainsi distinguer deux apories du libéralisme chez Marx.

POPULISME

Telos - Pas de populisme sans nationalisme, Andreas Pantazopoulos

À lire différents « papers », un certain nombre d’études savantes venues surtout du monde anglo-saxon ainsi que des articles de presse concernant ce qu’on appelle le « populisme », on a l’impression qu’ils redécouvrent l’Amérique. Ces dernières années on assiste à une relative réorientation des recherches sur le phénomène populiste qui mettent plutôt l’accent sur son côté « nationaliste » ou « culturel » que sur son aspect « économique »[1]. Le facteur économique, en l’occurrence la crise économique, a été longtemps considéré comme étant la « base » sur laquelle était érigée la superstructure « démagogique » des promesses intenables. Ce schéma marxistoïde a montré ses limites face à la révolte contre les élites à laquelle on assiste aujourd’hui[2], qui prouve son inefficacité à comprendre le développement des mouvements politiques dits populistes dans des conjonctures nationales ne présentant pas de signes de crise économique majeure. Mais cet échec interprétatif ne doit pas en cacher un autre, plus spectaculaire : le « peuple » de ces mouvements, au-delà de ses revendications économiques et sociales, s’est constitué sur une demande profonde de souveraineté nationale ou d’identité nationale, et cette construction-là ne concerne pas seulement les cas de populisme d’extrême droite, dit populisme d’exclusion, apparu en Europe depuis la moitié des années 1980 avec l’établissement du Front National comme le premier parti d’extrême droite en Europe.

Le Vent se lève - « Le concept de “peuple” peut être utile pour radicaliser la démocratie » – Entretien avec Javier Franzé

Javier Franzé est docteur en science politique et professeur à l’Université Complutense de Madrid où il enseigne l’histoire de la pensée politique européenne et latino-américaine. Au cours de cet entretien, il revient sur le concept de “populisme”, tel que théorisé par Ernesto Laclau, qu’il explicite (notamment à travers l’exemple du péronisme) tout en lui adressant des critiques (en particulier sur l’équation de Laclau qui consiste à envisager le populisme comme “l’activité politique par excellence” et l’institutionnalisme comme la “mort de la politique”). Cet entretien permet de s’éloigner de la vision dominante selon laquelle le populisme serait une pathologie de nos démocraties et permet de comprendre plus en profondeur la complexité et les ressorts de ce phénomène trop souvent caricaturé.

LES PLACES

Non Fiction - Quelles places publiques pour la démocratie ?

Le récent « mouvement des places » (Tahrir, Gezi, Maïdan, Puerta del Sol, République, etc.) est étudié par des sociologues. Des historiens se penchent sur le rôle de la configuration des lieux publics au cours des événements. Des spécialistes du baron Hausmann analysent la conception de la place urbaine élaborée par ses équipes pour Paris. Bref, que ce soit en référence à telle ou telle ville, à telle ou telle période, la question des places est désormais centrale alors que sa nouveauté est toute relative.

La centralité qu’elle occupe de nos jours est liée à l’idée d’un « droit à la ville », qui a fait son chemin dans les esprits. Il était temps que les philosophes s’en mêlent plus directement, surtout à une époque où l’on pense ou projette de « reconstruire la société civile » et « l’action collective » à partir de la notion de places publiques. Au demeurant, la philosophe Joëlle Zask, qui s’en empare ici à son tour, n’est pas dupe de ce qu’elle peut apporter à la réflexion politique

CANNABIS

Terra Nova - Les Français et le cannabis

Où en sont les Français avec le cannabis ? Cette enquête inédite réalisée par l'Ifop pour Terra Nova et ECHO Citoyen dresse le portrait d'une opinion qui a évolué ces dernières années de la condamnation à l'ouverture et qui se trouve aujourd'hui à un point de bascule. D'un côté, la dangerosité du cannabis a été clairement révisée à la baisse et les politiques actuelles sont jugées inefficaces par l'immense majorité des sondés. De l'autre, l'opinion reste partagée sur les politiques alternatives qui devraient être mises en place à l'avenir. En somme, ce n'est plus le besoin de changement qui fait débat, mais sa nature.

07/07/2018

Sélection été : Non Fiction, Le populisme contre la politique [mercredi 07 février 2018]

La question du populisme est arrivée au cœur des débats politiques et conceptuels, globalement depuis les années 1990, à l’occasion de faits explicitement problématiques : appels au « peuple » durant des campagnes électorales, confusion entretenue entre le « peuple » et la « population », dénonciation du « populisme » des uns ou des autres par les uns (« populisme de droite », dit-on) ou les autres (« populisme de gauche », rétorque-t-on). Sur ce terreau, des intellectuels de toutes sortes se sont alors attachés, avec plus ou moins de bonheur, à rectifier les usages du terme « populisme », par l’intermédiaire de l’histoire ou de la théorie politique.

Dans le Dictionnaire des concepts nomades en sciences humaines (dir. O. Christin), Damir Skenderovic a proposé une rubrique « Populisme » qui s’ouvre par une citation de Margaret Canovan : « Le terme est bien trop ambigu pour être pertinent ». Flou sémantique, polysémie, plasticité : autant de caractéristiques qui laissent planer le doute sur son potentiel heuristique et explicatif. Ceci alors même que le terme est déjà intervenu, en France, en 1929, pour qualifier un mouvement littéraire s’attachant à décrire le quotidien des « hommes du commun » et qu’aux Etats-Unis, en 1891, une alliance entre fermiers a pris le nom de Populist Party.

Mais justement, la science qui étudie les usages du « populisme » n’est pas tellement le terrain concret où s’exprime le « populisme », qui aurait plutôt tendance à refouler les « intellectuels ». En première approche, les mobilisations dites populistes (Front national, Pegida...), qui doivent bien être étudiées par les chercheurs, semblent avoir, depuis 1990, partie liée avec la perte de légitimité de la politique, avec la montée en puissance des orientations sécuritaires, et avec des programmes portés par des leaders qui confondent le sens du commun avec le sentiment d’appartenance. Il faudra par ailleurs examiner si des composantes nationalistes, racistes et chauvines s’y impriment. Pour autant, dans l’arène politique, « populisme » est une expression instrumentalisée pour servir d’attaque, de dénonciation ou d’accusation.

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15:00 Publié dans Analyses | Tags : populisme, peuple | Lien permanent

24/06/2018

Le Vent se lève - « Le concept de “peuple” peut être utile pour radicaliser la démocratie » – Entretien avec Javier Franzé

Javier Franzé est docteur en science politique et professeur à l’Université Complutense de Madrid où il enseigne l’histoire de la pensée politique européenne et latino-américaine. Au cours de cet entretien, il revient sur le concept de “populisme”, tel que théorisé par Ernesto Laclau, qu’il explicite (notamment à travers l’exemple du péronisme) tout en lui adressant des critiques (en particulier sur l’équation de Laclau qui consiste à envisager le populisme comme “l’activité politique par excellence” et l’institutionnalisme comme la “mort de la politique”). Cet entretien permet de s’éloigner de la vision dominante selon laquelle le populisme serait une pathologie de nos démocraties et permet de comprendre plus en profondeur la complexité et les ressorts de ce phénomène trop souvent caricaturé.

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15:30 Publié dans Analyses | Tags : javier franzé, populisme | Lien permanent

22/06/2018

France 24 - Hubert Védrine : "Le populisme c'est l'échec des élites"

17:47 Publié dans Vidéo | Tags : vedrine, populisme | Lien permanent

18/05/2018

Observatoire des inégalités - Pour combattre le populisme, il faut un impôt universel et progressif

Le clientélisme fiscal, de droite comme de gauche, sape la légitimité de l’impôt. Pour combattre la montée du populisme, il faut un effort commun qui tienne compte des capacités de chacun à payer. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extrait du site d’Alternatives Économiques.

Un énorme cadeau pour les très riches (suppression de l’ISF, réforme de l’imposition des revenus du patrimoine), une baisse de cotisations sociales mais une hausse de la CSG compensée par une suppression partielle de la taxe d’habitation... Voilà brièvement résumée la politique fiscale de la nouvelle majorité au bout d’un an d’exercice du pouvoir. Comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs, cette politique entraîne une bronca de ceux qui sont mis à contribution, ayant le sentiment d’être floués. En pratiquant ainsi, la majorité d’aujourd’hui comme celle hier, va droit dans le mur fiscal. Avec quelles conséquences ? Si l’on veut éviter l’arrivée au pouvoir du populisme qui se nourrit du sentiment d’injustice, il est indispensable de promouvoir un effort universel, partagé entre tous.

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17:48 Publié dans Analyses | Tags : louis maurin, impot, populisme | Lien permanent

29/04/2018

Le Nouveau Magazine Littéraire - Enzo Traverso : « Là où la gauche propose un réel projet de société, l’extrême droite décline »

Selon l'historien des idées italien, l'idéologie néolibérale, marquée par le présentisme et l'individualisme possessif, court-circuite toute velléité de changement à gauche. Mais il ne désespère pas : les indignations, elles, s’accumulent et déboucheront tôt ou tard sur de nouvelles utopies.

Enseignant aux États-Unis, Enzo Traverso n'en reste pas moins un observateur averti de l'actualité européenne et française - il a été professeur de sciences politiques à l’Université de Picardie Jules Verne. Reconnu pour sa réflexion sur le XXe siècle et l'histoire des gauches, il revient sur la bérézina des forces progressistes en ce début de XXIe siècle. entre poussée des populismes xénophobes et crise de la social-démocratie. Pas de quoi être pessimiste, estime cependant le philosophe, qui rappelle que la gauche s'est toujours constituée dans la défaite.

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26/04/2018

L'actualité des socialistes du 13 au 19 avril

SOCIALISME

La Vie des idées - Le socialisme peut-il être expérimental ?

À propos de : Axel Honneth, L’idée du socialisme, Gallimard

Comment redonner une impulsion au projet socialiste ? Pour répondre à cette question, A. Honneth mobilise la théorie de la reconnaissance et invite, peut-être à tort, à de nouvelles expériences sociales.

Dans le courant des années 1970, le secrétaire général du Parti communiste italien, Enrico Berlinguer, déclarait que la « force propulsive » de la révolution de 1917 était désormais tarie, voulant signifier par là qu’une nouvelle phase du socialisme démocratique s’ouvrait en Europe, libérée de toute hypothèque à l’égard du modèle du socialisme soviétique. Près de 50 ans plus tard, à l’heure où les partis socialistes européens ne cessent d’accumuler de retentissants échecs, la question remonte d’un cran et l’on se demande avec insistance si ce n’est pas l’idée même du socialisme qui a perdu sa force propulsive. Le spectre du communisme hantait l’Europe de 1848, celui du socialisme ne semble plus l’effrayer ni même l’attirer en 2018.

FRANCE INSOUMISE

Marianne - Union de la gauche ou populisme ? La France insoumise hésite et se déchire

Au sein du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, deux lignes s'affrontent : quand les uns prônent l'union de la gauche en vue des échéances électorales, d'autres veulent faire de la France insoumise une force "populiste" qui renoncerait à toute référence à la gauche.

INEGALITES

Jean Gadrey - Les 500 top-ultra-riches gagnent en moyenne 1 670 fois plus que les plus pauvres

Ce chiffre énorme, c’est sans doute aux États-Unis, ou au Brésil, ou en Afrique du Sud, ou dans les émirats du Golfe ? Non, c’est dans un pays dont la devise est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Je me suis appuyé sur des sources que tout le monde peut consulter aisément pour vérifier ou critiquer.

Slate - Emmanuel Macron, président des premiers de la classe

Les valeurs de la méritocratie scolaire figurent au coeur du macronisme.

Un an après son élection, après de multiples réformes (droit du travail, extension de la CSG), et en pleine grève des cheminots liée au projet de réforme de la SNCF, les cadres soutiennent sans cesse davantage le président de la République (65 % de soutien, en hausse de 6 %), et les couches populaires de moins en moins (27 %, en baisse de 7 %) (sondage Elabe/Les échos le 3-4 avril 2018).

LE SECRET DES AFFAIRES

Le vent se lève - Céline Boussié : « La loi sur le secret des affaires est une attaque contre nos libertés »

Interrogée par Le Vent Se Lève, la lanceuse d’alerte Céline Boussié tire la sonnette d’alarme sur la dégradation du système de santé et exprime son inquiétude à propos de la loi sur le secret des affaires, qu’elle juge profondément liberticide.

Elle l’admet modestement : son combat est « moins glamour, moins porteur » que celui des lanceurs d’alerte à l’origine des Panama Papers ou du scandale LuxLeaks. Il n’en est pas moins d’une actualité criante. Salariée de l’institut médico-éducatif de Moussaron (Gers) entre 2008 et 2014, Céline Boussié n’a eu de cesse de dénoncer les conditions d’accueil des enfants polyhandicapés qui résident dans cet établissement spécialisé. Son témoignage a mis en lumière des phénomènes de maltraitance en tout genre, finalement constatés en 2013 dans un rapport de l’Agence régionale de santé de la région Midi-Pyrénées. Poursuivie en diffamation, son procès s’est ouvert en septembre 2017 à Toulouse. Le 21 novembre, elle était relaxée : « un message d’espoir pour tous les travailleurs sociaux et tous les lanceurs d’alerte ».

JEAN GADREY

Le monde va mieux selon certains critères, et bien mal selon d’autres (1)

Non, ce titre ne relève pas du « en même temps » jupitérien, mais de chiffres sérieux (donc contestables, mais sérieusement…) et de graphiques mis au point par votre serviteur. Mes commentaires seront très brefs, car, s’il est vrai que tout chiffre ou graphique suscite des questions et exigerait des interprétations critiques, je ne souhaite pas alourdir encore plus ces deux billets denses. En revanche, je fournirai les sources. Dans ce premier billet, je vais « positiver ».

Le monde va mieux selon certains critères, et bien mal selon d’autres (2)

Après avoir « positivé » dans le billet précédent, voici d’autres constats sur l’état du monde et de son évolution. Ils sont soit mauvais, soit… très mauvais. Et ce qui est embêtant c’est qu’ils sont plus nombreux que les constats positifs. Voici ma sélection, à critiquer ou compléter par vous si vous le souhaitez.

INÉGALITÉS, DÉMESURE DE LA RICHESSE EXTRÊME

Les deux graphiques qui suivent proviennent du rapport sur les inégalités dans le monde 2018 (lien : http://wid.world/fr/accueil/ )

SNCF

Les économistes atterrés - SNCF : derrière le statut, des enjeux économiques, sociaux et environnementaux

Le 15 février 2018, Jean-Cyril Spinetta  a remis un rapport au Premier ministre intitulé « l’avenir du transport ferroviaire ». Ce rapport préconise de « recentrer le transport ferroviaire dans son domaine de compétence », de « créer les conditions d’un retour à l’équilibre économique » et de «  préparer l’ouverture à la concurrence ». Cette ouverture s’inscrit dans la grande vague de libéralisation des industries de réseaux, comme l’électricité, le gaz, les télécommunications, le transport aérien ou encore La Poste. Ces industries s’appuient sur des infrastructures dont le coût est élevé, si bien que leurs opérateurs en situation monopolistique de fait étaient traditionnellement publics.

Le Point - Dette de la SNCF : le PS dénonce les faux-semblants du gouvernement

Boris Vallaud souligne l'absence de reprise de la dette de la compagnie dans le programme de stabilité envoyé à Bruxelles. La preuve d'un « mensonge », selon lui.

Le porte-parole du PS Boris Vallaud a dénoncé, jeudi, l'absence de la reprise d'une partie de la dette de la SNCF du « programme de stabilité » qui sera adressé à la Commission européenne. « À qui le gouvernement ment-il ? À Bruxelles, aux Français, aux deux ? » s'est-il interrogé. « Nous avons discuté hier soir [mercredi] à l'Assemblée nationale du programme de stabilité, le programme des finances publiques de la France qui est envoyé à Bruxelles, eh bien, il n'y a rien sur la reprise de la dette », a lancé le député des Landes sur France 2.

DICTATURES

La vie des idées - L’autoritarisme prospère

À propos de : Stephan Haggard, Robert R. Kaufman, Dictators and Democrats. Masses, Elites, and Regime Change, Princeton University Press

Pourquoi certains pays réussissent-ils à se démocratiser ? Sur la base d’une étude regroupant près d’une centaine de cas, deux politistes insistent sur l’importance des institutions et de la redistribution dans le succès des transitions démocratiques.

Le dernier rapport publié par l’ONG Freedom House dresse un tableau sombre de l’état de la démocratie dans le monde. Selon son directeur, Michael J. Abramovitz,

les droits politiques et les libertés civiles à travers le monde ont décliné jusqu’à leur plus bas niveau depuis plus d’une décennie en 2017. [1]

Pendant ces douze dernières années, les pays subissant un déclin de leur environnement démocratique étaient chaque année plus nombreux que ceux dont la démocratisation progressait [2].

CORBYN/MOUFFE

Le Vent se lève - Chantal Mouffe : «Corbyn a mis en oeuvre une stratégie populiste de gauche»

Dans cette tribune, Chantal Mouffe, philosophe, professeure à l’université de Westminster et théoricienne du populisme de gauche, propose une analyse de la stratégie de Jeremy Corbyn qui est parvenu à transformer le Labour de l’intérieur et à régénérer la social-démocratie britannique.

La crise de la social-démocratie européenne se confirme. Après les échecs du Pasok en Grèce, du PvdA aux Pays-Bas, du PSOE en Espagne, du SPÖ en Autriche, du SPD Allemagne et du PS en France, le PD en Italie vient d’obtenir le pire résultat de son histoire. La seule exception à ce désastreux panorama se trouve en Grande-Bretagne, où le Parti travailliste, sous la direction de Jeremy Corbyn, est en pleine progression. Avec près de 600 000 adhérents, le Labour est maintenant le plus grand parti de gauche en Europe.

INSTITUTIONS

Paul Alliès - Macron à Chaillot: une version très particulière de la Constitution

Pas une minute des presque trois heures d'antenne sur la réforme des institutions que le conseil des ministres va adopter le 9 Mai prochain. Emmanuel Macron a néanmoins réussi à glisser sa conception très bonapartiste de la Constitution à propos de sa décision de frapper la Syrie.
 
Il a ainsi pu affirmer qu'il n'avait fait que respecter le texte de la Loi fondamentale sans s'attirer la moindre objection. Cela reste portant parfaitement discutable. Certes le contournement du Parlement est un mal fort ancien.

Paul Alliès - Réforme des institutions: déjà l'échec

La Convention pour la 6° République, attachée au moindre progrès démocratique possible, a exercé une veille empathique de la mise en oeuvre des promesses de réforme des institutions. Avant l'adoption du projet de loi constitutionnel par le conseil des ministres, son conseil d'administration vient d'en tirer à l'unanimité, un bilan négatif.
La C6R a accordé une attention toute particulière aux promesses d’Emmanuel Macron faites durant sa campagne et à leur confirmation dans le discours qu’il a prononcé devant le Congrès à Versailles le 3 juillet 2017 (*). Elle en a même soutenu certains aspects contre la stratégie d’enlisement conduite par le président du Sénat. Avant même d’être fixé sur l’état définitif de textes tels qu’ils doivent être adoptés par le conseil des ministres le 9 Mai prochain (**), force est de constater que c’est cette dernière qui a triomphé. C’est un nouvel échec des tentatives de réformer la démocratie politique dans ce pays.
 
LES SALAIRES
 
 
Patrick Artus et Marie-Paule Virard insistent dans leur nouvel opus sur la détérioration du sort de la grande majorité des salariés dans les pays de l'OCDE. Ceux-ci partagent de plus en plus de risques avec les investisseurs, quand ils ne les supportent pas à leur place. Ils apparaissent en revanche exclus du partage des profits lorsque la situation des entreprises s'améliore comme c'est le cas aujourd'hui. Patrick Artus revient pour Nonfiction sur cette situation et les pistes qu'ils suggèrent pour y rémédier dans leur ouvrage, qui fait parallèlement l'objet d'une recension.
 
 
Au fil des années, la situation d’une forte majorité des salariés des pays développés s’est dégradée pendant que la rentabilité du capital atteignait des sommets. La flexibilisation du marché du travail, si elle permet aux entreprises de réagir plus rapidement en cas de difficultés, crée au mieux des emplois bas de gamme. Or il ne s’agit pas seulement de redonner du travail aux chômeurs peu ou non qualifiés, mais bien de faire en sorte que ceux-ci retrouvent un emploi pérenne et correctement rémunéré.
 
POPULISME
 

Sur la conférence prononcée par Elisabeth Roudinesco le 22 mars à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, dans le cadre du cycle « Une certaine idée de l’Europe », proposé par le Groupe d’études géopolitiques.

Un bonheur tragique » – c’est par cette formule, à trop aisément qualifier d’oxymore, qu’Elisabeth Roudinesco résumait son « idée de l’Europe » le 22 mars à l’ENS. Lors de la deuxième conférence du cycle « Une certaine idée de l’Europe », l’historienne de la psychanalyse tenta d’extraire l’essence d’un inconscient européen, par lequel bien des choses ont enfanté leur contraire. A propos, elle parla de bonheur et de tragédie. Le bonheur comme révolution de l’intime, phénomène urbain du 19ème siècle européen. La tragédie comme art et comme pulsion, de destruction et de mort. Deux « états » qui, liés fatalement, inscrivent une continuité dans l’histoire récente du continent. Comme si la recherche d’un bonheur collectif européen était chaque fois vouée à l’hubris.

BLABLACAR

Le Nouveau Magazine Littéraire - BlaBlaCar peut-il tuer le mouvement des cheminots ?

Quel rôle joue le numérique dans les mobilisations sociales ? Éléments de réponse avec Fabien Granjon, sociologue spécialiste des médias et des technologies numériques.

Sur la plateforme BlaBlaCar, 184 000 places ont été proposées au cours de la journée du 3 avril, un record. Les plateformes comme BlaBlaCar ou Uber amortissent-elles la portée de la grève ? 

Non, pas vraiment. D'abord parce que les millions de voyageurs qui sont touchés par cette grève perlée des cheminots ne peuvent pas se reporter massivement vers les services que vous citez ou d’autres, qui ne sont en aucun cas adaptés pour absorber ces flux habituellement pris en charge par les transports ferroviaires. Si, lors d’un week-end, vous pouvez éventuellement prévoir de remplacer le rail par un covoiturage tarifé, il est évidemment impossible de procéder de la sorte s’agissant, par exemple, de trajets professionnels quotidiens, surtout quand ils se déploient sur des longues distances. 

TERRORISME

The Conversation - Terrorisme : les trois impensés du débat sur les « fichés S »

Les attaques terroristes sont toujours imprévisibles. Les polémiques sur l’antiterrorisme, elles, le sont beaucoup moins. Malheureusement. Elles se répètent souvent à l’identique d’une vague d’attentats à l’autre.

Les meurtres perpétrés, le 23 mars 2018, dans l’Aude ont ravivé plusieurs débats que les attentats de 2015 avaient lancés. Faut-il priver de la nationalité française les auteurs d’actes terroristes au risque de créer des apatrides ? Faut-il adopter de nouvelles lois au risque d’alourdir un corpus juridique déjà fourni ? Ou encore, faut-il incarcérer les nationaux français et expulser les ressortissants étrangers faisant l’objet d’une fiche S (pour « Sûreté de l’État ») au sein des personnes répertoriées dans le Fichier des personnes recherchées (FPR) ?

La vie des idées - Les juges, gardiens de la paix

À propos de : M. Barberis, Non c’è sicurezza senza libertà. Il fallimento delle politiche antiterrorismo, Il Mulino

On entend souvent que, face au terrorisme, les démocraties auraient à trouver le bon équilibre entre sécurité et liberté, comme s’il s’agissait de poids dans une balance. La métaphore ne sert-elle qu’à justifier de nouvelles mesures de sécurité ? Comment concevoir l’arbitrage entre ces valeurs ?

La lutte contre le terrorisme est un domaine particulièrement prolifique en apories apparentes. Dans le discours public comme académique, il n’est pas rare d’entendre que les mesures de lutte contre le terrorisme sont contraires aux principes de l’État de droit ou qu’il est nécessaire de trouver un équilibre entre les valeurs de la sécurité et la liberté, posées sur les plateaux d’une balance métaphorique.

INFLATION

OFCE - La BCE reste préoccupée par la faiblesse de l’inflation

Le Président de la Banque centrale européenne, M. Mario Draghi, a annoncé récemment que l’augmentation du taux directeur de la BCE interviendrait « bien après » la fin des mesures d’achats massifs de titres obligataires (prévue pour septembre 2018), principalement émis par les Etats de la zone euro, et à un « rythme mesuré ». La hausse du taux directeur pourrait donc intervenir vers la mi-2019, soit quelques semaines avant la passation de pouvoir entre Mario Draghi et son successeur.

HOLLANDE

Libé - La part de vérité de François Hollande Par Alain Duhamel

Entre l’analyse de son quinquennat et les attaques portées contre Emmanuel Macron, «les Leçons du pouvoir» de l’ancien président sont instructives et vivantes.

Le quinquennat de François Hollande n’a, du début à la fin, cessé d’être caricaturé, déformé, sous-évalué. Voici la première plaidoirie vigoureuse qui surgit pour prendre sa défense. Son auteur n’est autre que l’ancien président lui-même qui ne laisse donc à personne le soin de défendre son bilan. Certains penseront sans doute que c’est trop tôt, moins d’un an après l’élection de son successeur. D’autres jugeront que l’ex-chef de l’Etat n’est pas le mieux placé pour proposer une relecture de son action. Ils auront tort.

PS

Libé - Le Parti socialiste déménagera bien à Ivry

Selon les informations de «Libération», c'est cette option qui sera retenue d'ici «dix à quinze jours». L'emménagement est prévu pour septembre.

Il faudra encore un peu attendre pour connaître le surnom du futur nouveau siège du Parti socialiste. Une chose est sûre, après «Solfé», dans le riche et chic VIIe arrondissement de Paris, la formation au poing et la rose va s’installer derrière le périphérique, dans la commune (PCF) d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). «On va aller à Ivry», affirme sans ciller un membre de la nouvelle direction à Libération, confirmant plusieurs articles.

20 minutes - Loi asile et immigration: Les conseils des ex-frondeurs PS aux députés «rebelles» LREM pour résister aux pressions

POLITIQUE Deux anciens frondeurs PS livrent leurs conseils aux députés LREM qui bataillent contre le projet de loi asile et immigration qui doit être adopté ce week-end en première lecture à l’Assemblée nationale…

Deux anciens frondeurs PS, Laurent Baumel et Alexis Bachelay donnent leurs conseils aux parlementaires « indisciplinés », alors que le texte doit être adopté en première lecture à l'Assemblée nationale ce week-end.

 
Olivier Faure a dévoilé ce dimanche 15 avril le nouveau "gouvernement" du PS. Pour y figurer, il fallait manifestement être un élu, militant de longue date du parti et qui a fait carrière sous le quinquennat de François Hollande. Bonjour le renouveau…

Libé - Olivier Faure présente la nouvelle direction du Parti socialiste

Le Conseil national du PS a approuvé ce dimanche la composition de sa nouvelle direction, renouvelée, paritaire et resserrée, conformément à l’engagement pris par le nouveau premier secrétaire Olivier Faure. Le député de Seine-et-Marne s’est entouré d’un secrétariat national composé de 24 membres, douze hommes et douze femmes (contre 80 dans la précédente direction), à qui il reviendra de mettre en œuvre les décisions prises par le Conseil national et le Bureau national. Tous ont soutenu M. Faure dans sa course pour prendre la tête du PS.

Le Figaro - Parti socialiste : Olivier Faure présente son «gouvernement»

Le nouvel homme fort du PS a présenté dimanche les 24 membres de sa nouvelle direction qui se veut «paritaire» et «resserrée».

Et pendant ce temps-là, la direction du Parti socialiste se restructure. Une semaine après le congrès d'investiture du nouveau premier secrétaire, Olivier Faure, le Conseil national du PS a en effet approuvé dimanche la composition de sa nouvelle direction. Le nouvel homme fort du parti avait promis une équipe renouvelée, paritaire et resserrée. C'est désormais chose faite.

14/04/2018

Le Vent se lève - Chantal Mouffe : « Corbyn a mis en oeuvre une stratégie populiste de gauche »

Dans cette tribune, Chantal Mouffe, philosophe, professeure à l’université de Westminster et théoricienne du populisme de gauche, propose une analyse de la stratégie de Jeremy Corbyn qui est parvenu à transformer le Labour de l’intérieur et à régénérer la social-démocratie britannique.

La crise de la social-démocratie européenne se confirme. Après les échecs du Pasok en Grèce, du PvdA aux Pays-Bas, du PSOE en Espagne, du SPÖ en Autriche, du SPD Allemagne et du PS en France, le PD en Italie vient d’obtenir le pire résultat de son histoire. La seule exception à ce désastreux panorama se trouve en Grande-Bretagne, où le Parti travailliste, sous la direction de Jeremy Corbyn, est en pleine progression. Avec près de 600 000 adhérents, le Labour est maintenant le plus grand parti de gauche en Europe.

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09:30 Publié dans Analyses | Tags : mouffe, corbyn, populisme | Lien permanent

10/04/2018

Fondation Jean Jaurès - Le Mouvement 5 étoiles, l’ovni d’un populisme à l’italienne ? En direct le 10 avril à 18h30

Les Italiens ont voté pour déterminer la composition des deux chambres du Parlement et leur choix électoral a nettement placé le Mouvement 5 étoiles comme la première formation politique du pays. Quelle est la nature exacte de ce parti ? Comment analyser son ascension électorale et politique, son programme, son organisation et son électorat ? Pour en parler, la Fondation Jean-Jaurès reçoit Jérémy Dousson, directeur général adjoint d'Alternatives économiques et auteur de "Un populisme à l'italienne ? Comprendre le Mouvement 5 étoiles" (éd. Les Petits Matins, 2018). La rencontre est animée par Alexandre Minet, coordinateur du secteur International de la Fondation Jean-Jaurès.

14:54 Publié dans Vidéo | Tags : 5 etoiles, populisme, italie | Lien permanent