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  • La revue de presse du 8 au 14 avril

    Les gauches entre deux tours (mise à jour du 19 avril)

    LA GAUCHE

    Frédéric Sawicki - La gauche victime de ses divisions idéologiques mais aussi de la présidentialisation

    Le 29 mars dernier après un débat sur le plateau de Mediapart, j’ai été interpellé pour être sorti de mon rôle de chercheur en expliquant pourquoi, à cause de ses positions sur la guerre en Ukraine, je ne pouvais voter Mélenchon. Je m'efforce ici de dépersonnaliser le débat en montrant que la gauche est aussi victime du système politique présidentialiste qui pousse à attiser les différences.

    À gauche, la campagne présidentielle, après avoir débuté en décembre-janvier comme un vaudeville, avec le retrait de la candidature d’Arnaud Montebourg, la volte-face d’Anne Hidalgo vis-à-vis de sa participation à la primaire populaire et la candidature surprise de Christiane Taubira, a viré au psychodrame depuis le début de la guerre en Ukraine. 

    L'HERITAGE

    Le vent se lève - Taxation de l’héritage : le retour d’un clivage de classes

    Suite à plusieurs rapports d’économistes et à des propositions politiques venues de la gauche, le débat sur la taxation de l’héritage a été propulsé sur le devant de la scène à l’occasion des présidentielles. Tous les principaux candidats ont pris position sur la question et un véritable clivage de classes apparaît nettement. D’un côté, les partis libéraux – LREM en tête – utilisent la méconnaissance des Français sur la question pour le présenter comme un impôt confiscatoire. De l’autre côté, leurs adversaires avancent des propositions pour diminuer les inégalités de patrimoine en taxant les plus grosses successions, tout en améliorant la situation de l’immense majorité des Français.

    LA DEMOCRATIE

    The Conversation - Contre l’impuissance citoyenne, penser une démocratie de crise ?

    Cette campagne présidentielle s’est engagée dans les impasses propres aux démocraties contemporaines face aux crises multiples qui se succèdent : l’impossibilité d’un débat contradictoire, la promotion de figures d’autorité et la valorisation de l’efficacité au détriment de la vitalité démocratique, à savoir une manière d’habiter, ensemble, le monde.

    L’absence de débats médiatiques n’est que l’arbre qui cache la forêt, et il serait vain de ne critiquer ici que les candidats – dont certains ne souhaitent pas entrer dans l’arène, comme Emmanuel Macron qui n’a pas souhaité participer à l’émission « Élysée 2022 » –, les médias – qui peinent à organiser des débats entre les candidats, à l’image d’« Élysée 2022 », toujours, qui les fait se succéder sur le plateau mais jamais dialoguer entre eux –, ou même les partis politiques – qui proposent des solutions parfois trop simplistes et, pourtant, peinent à dessiner des options idéologiques claires.

    L'INFLATION

    OFCE - Faire face à l’inflation : un défi structurel par Jean-Luc Gaffard et Francesco Saraceno

    Introduction

    En février 2022 le taux d’inflation annuel (mesuré par les données mensuelles de l’IPCH) a été aux États-Unis de 7,9%, en Grande-Bretagne de 5,4%, en zone euro de 5,8%, en Allemagne de 5,5%, en Espagne de 7,5%, en France de 4,1%, en Italie de 6,2%, aux Pays-Bas de 7,2%. Ces tensions, qui ont pu être jugées temporaires, pourraient d’autant plus facilement perdurer que, en conséquence de la guerre en Ukraine, de fortes et nouvelles hausses de prix interviennent sur les marchés de matières premières et de produits agricoles qui devraient largement se propager aux autres secteurs de l’économie.

    GRATUITE DES TRANSPORTS EN COMMUN

    The Conversation - L’effet limité de la gratuité des transports en commun sur la pression automobile

    La gratuité des transports publics est une proposition politique récurrente. Elle est généralement présentée comme susceptible d’atteindre des objectifs à la fois écologiques et sociaux.

    En 2018, Anne Hidalgo a envisagé de rendre les transports en commun gratuits à Paris pour lutter contre la pression automobile. Aux élections régionales de 2021, France Inter avait identifié une bonne douzaine de candidats de la gauche qui portaient des propositions similaires.

    LES INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Les femmes ne sont pas plus discriminées à l’embauche que les hommes

    Données 7 avril 2022

    À profil comparable, femmes et hommes obtiennent le même taux de réponse de la part des recruteurs, selon un testing récent. Les candidates sont même plutôt favorisées quand il s’agit d’embaucher des cadres.

    En moyenne, un tiers des femmes, mais aussi des hommes, font l’objet de l’intérêt d’un recruteur suite à une candidature en réponse à une offre d’emploi, selon un testing réalisé entre 2019 et 2021 par l’Institut des politiques publiques (IPP) et le bureau d’études ISM-Corum [1]. Selon l’étude, il n’existe pas, en moyenne, de discrimination particulière à l’encontre de l’un ou l’autre sexe lors de la première phase d’un recrutement. Le taux de réponse négative est également de même niveau (17 %) qu’il s’agisse de la candidature d’une femme ou d’un homme.

    Observatoire des inégalités - Les maladies professionnelles touchent les moins qualifiés

    Données 12 avril 2022

    Le nombre de patients souffrant de maladies professionnelles reconnues est 17 fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres. Les femmes des catégories populaires sont particulièrement touchées par les troubles musculosquelettiques.

    Les maladies professionnelles [1] frappent avant tout les milieux populaires, les ouvriers et les employés. Sur 50 744 cas recensés par le ministère du Travail [2] en 2016 (dernière année disponible), plus des deux tiers affectent des ouvriers. 21 % touchent des employés, tandis que seulement 2 % concernent des professions intermédiaires et 4 % des cadres supérieurs et chefs d’entreprise.

    La Vie des idées - La revanche d’Inès : sortir de la pauvreté et combattre les inégalités

    Inès est cheffe de service d’un centre d’hébergement dédié à l’accueil des femmes sans domicile. Sa propre expérience de la pauvreté a fait naître en elle un sentiment de révolte sur lequel elle s’appuie pour motiver son engagement.

    Inès a 43 ans. Elle est cheffe de service d’un centre d’hébergement, le Foyer des femmes, qui accueille une soixantaine de femmes sans domicile isolées et quelques couples en leur proposant un accompagnement social global. Le Foyer des femmes est un lieu un peu particulier dans le paysage de la prise en charge de la précarité et de l’exclusion. Tout d’abord parce qu’il accueille des femmes depuis le début des années 1990 et que ce type de structure, dédié aux femmes, est relativement rare dans le secteur de la lutte contre les exclusions . Ensuite parce que contrairement à beaucoup d’autres structures d’hébergement collectives, les personnes accueillies préparent à tour de rôle les repas pour l’ensemble des résidentes.

    ENERGIES

    Reporterre - Iberdrola, les mains sales de l’énergie « propre »

    Splann !, média breton d’investigation, publie ce mardi 29 mars une enquête consacrée à Iberdrola, leader mondial de l’électricité éolienne. En 2012, cette multinationale espagnole a obtenu le marché public du parc éolien en baie de Saint-Brieuc, un projet vivement contesté.

    « Iberdrola, quand l’énergie “propre” a les mains sales. » Tel est le titre de la longue enquête publiée ce mardi 29 mars par Splann !, ONG bretonne dédiée à l’investigation journalistique en Bretagne. L’équipe de journalistes, déjà autrice en juin 2021 de plusieurs articles sur la pollution à l’ammoniac dans la région, s’est penchée cette fois-ci sur les activités d’Iberdrola en Amérique latine. La multinationale espagnole est une des plus grandes productrices d’énergie solaire et hydraulique dans le monde. Mais ses agissements en Amérique latine ont des conséquences néfastes, tant sur les populations que sur l’environnement.

    LFI

    La Croix - Chez LFI, la difficile équation de la succession de Mélenchon

    La confirmation que Jean-Luc Mélenchon ne se représenterait pas à la présidentielle en 2027 pose la question délicate et pour certains "prématurée" de sa succession, au sein d'une France insoumise confortée à gauche par son gros score du premier tour.

    L'aura de Jean-Luc Mélenchon, déjà écrasante dans un mouvement qu'il a créé et fait grandir, a encore progressé en obtenant 21,95% des voix dimanche, frôlant la qualification au second tour.

    PRESIDENTIELLE

    La Provence - Législatives : LFI veut un "regroupement" autour du programme de Mélenchon

    La France insoumise est favorable à des discussions avec les autres partis de gauche pour les législatives, mais à condition que le "regroupement se fasse autour du programme porté par Jean-Luc Mélenchon" et à la proportionnelle des résultats du premier tour de la présidentielle, a indiqué mercredi Manuel Bompard.

    "On est favorable à faire en sorte qu'il puisse y avoir éventuellement un regroupement autour du programme qui a été porté par Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et autour des résultats tels qu'ils ont été choisis par les électeurs au premier tour", a expliqué sur franceinfo l'ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

    Ouest-France - Parti socialiste : « Nous n’avons collectivement pas assez travaillé », reconnaît Carole Delga

    La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, qui fut la mieux réélue des présidents de régions socialistes en 2021, prendra une part active à la reconstruction du parti. « Au boulot », dit-elle, consciente cependant des obstacles à franchir, parmi lesquels « la bataille des ego ». La reconstruction peut se faire « à partir des territoires » où le PS reste implanté, veut croire l’élue

    Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, et des élus du parti ont appelé à l’union des forces de gauche et des écologistes, dans la foulée d’une débâcle historique à l’élection présidentielle. Présidente de la région Occitanie, Carole Delga veut croire que l’ancrage territorial du parti aidera à sa reconstruction. Entretien.

    The Conversation - Un effondrement socialiste qui vient de loin,  Mathieu FullaAgrégé et docteur en histoire, membre permanent du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po

    Le score de 1,72 % de suffrages exprimés en faveur d’Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste, lors du premier tour de l’élection présidentielle 2022, marque sans ambiguïté l’effondrement de l’une des plus vieilles organisations partisanes de France, héritière de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) fondée en 1905 sous l’impulsion de Jean Jaurès et de Jules Guesde. [Refondé en 1969], le Parti socialiste a pris son essor à la suite du congrès d’Épinay de 1971 qui installe François Mitterrand à sa tête.

    Si son histoire a connu de nombreux rebondissements, la fin du quinquennat de François Hollande (2012-2017) ouvre des failles profondes qui ne sont toujours pas refermées.

    Slate - Comment le PS a-t-il pu couler à ce point?

    Avec un score de moins de 2% au premier tour de l'élection présidentielle, l'avenir du mouvement fondé en 1969 pourrait s'écrire en pointillé.

    Dix ans après l'accession de François Hollande à l'Élysée, le PS a réussi le tour de force d'être sous la barre des 2% et de se positionner loin derrière Jean Lassalle. Si le score de Benoit Hamon avait pu surprendre quelques-uns, la déroute d'Anne Hidalgo en 2022 n'a plus grand-chose d'une surprise.

    Un an auparavant, les élections régionales avaient pourtant nourri l'espoir des socialistes que leur parti était encore vivant. Avec cinq régions remportées à dix mois de la présidentielle, le PS bombait le torse. «Les élections locales ont donné l'illusion que c'était un parti de premier plan, explique Rémi Lefebvre, politologue auteur de Faut-il désespérer de la gauche. Mais il y a eu une prime au sortant et une abstention élevée, donc c'était un trompe-l'œil.»

    Charlie Hebdo - Emmanuel Macron saura-t-il trouver le peuple ? Jacques Littauer

    Porté au second tour par les cadres et les retraités, Emmanuel Macron déroule un programme antisocial qui rend le résultat de l’élection très incertain.

    Les résultats d’hier sont clairs : Emmanuel Macron a reçu les suffrages des cadres et des retraités. À l’inverse, Marine Le Pen est arrivée première chez les ouvriers et les employés. Elle est également deuxième, derrière Jean-Luc Mélenchon, chez les 18–24 ans, tandis que la moitié (!) des 25–34 ans se sont abstenus.

    La Licra appelle à voter Emmanuel Macron

    Au terme du premier tour de l’élection présidentielle, la Licra s’alarme d’une configuration électorale qui rend possible une victoire de l’extrême droite au second tour, le 24 avril 2022.

    Le score du Rassemblement national, renforcé par l’appel d’Éric Zemmour à ses électeurs à reporter leurs voix sur la candidature de Marine Le Pen, annonce d’ores et déjà une situation où, quelle que soit l’issue du scrutin, l’extrême droite pèsera d’un poids inédit dans le paysage politique français. La Licra prend acte de cette réalité et appelle expressément à en limiter la portée délétère.

    France Info - Résultats présidentielle 2022 : Anne Hidalgo et le Parti socialiste balayés au premier tour, après sept mois de calvaire

    Avec 1,75% des voix, la maire de Paris réalise le pire score de l'histoire de son parti à l'élection présidentielle, plus de quatre points en dessous de la cinglante défaite de 2017. Un échec logique après une campagne qui n'a jamais décollé.

    La défaite était attendue. Anne Hidalgo, qui ne recueille que 1,75% des voix, selon les résultats définitifs fournis à la mi-journée lundi par le ministère de l'Intérieur, échoue au premier tour de l'élection présidentielle 2022. Avec ce score, le Parti socialiste (PS) tombe encore plus bas que lors de la défaite – déjà retentissante – de 2017, où Benoît Hamon avait rassemblé 6,36% des suffrages. Pour la maire de Paris, c'est la fin d'une longue et douloureuse campagne qui n'a jamais pris.

    The Conversation - La France insoumise pourra-t-elle s’inscrire dans la durée ?

    Le score de Jean-Luc Mélenchon le plaçant à la troisième place au premier tour du scrutin présidentiel d’avril 2022 constitue l’aboutissement d’une troisième campagne efficace du leader de la gauche radicale française, bien plus qu’une dynamique de fond datant du lancement de la France Insoumise.

    Comprendre l’état actuel de cette structure politique implique une évaluation de ses atouts dans la recomposition du paysage politique national, comme des limites rencontrées au cours des six années passées depuis sa fondation.

    La Vie des idées - Les temps de la politique

    Si l’élection présidentielle participe d’une accélération du temps politique, ce n’est pas à l’image des diverses temporalités de l’action publique. Dans les démocraties représentatives, le temps est souvent un acteur invisible que les élus tentent, avec plus ou moins de succès, de maîtriser.

    Je pense qu’on ne s’engage pas en politique si l’on n’a pas un certain rapport au temps. […] On a une fonction à la fois symbolique d’impulsion, de gardien du temps et donc des accélérations nécessaires.

    C’est Emmanuel Macron qui s’exprime ainsi face aux horloges de l’Élysée et aux téléspectateurs de France 2, le 17 décembre 2017, révélant combien, à l’image du Président de la République française, les personnalités politiques sont littéralement « obsédées par le rapport au temps ». Renvoyant à la fois à une donnée physique, cosmique et objective, à des représentations cycliques, linéaires ou historiques et à des vécus éminemment subjectifs (dilatation, élasticité...), le « temps » est compris ici comme une construction sociale partagée et organisée dans des outils de synchronisation (calendriers, agendas…).

    Fondation Jean Jaurès - Agendas médiatique, politique et d’opinion : le grand « désalignement »

    À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, un premier bilan peut être fait quant aux « lieux » où s’est déroulée la campagne. Les réseaux sociaux s’imposent logiquement comme l’un de ceux-là, mettant parfois en lumière le décalage entre préoccupations réelles et préoccupations virtuelles. Christelle Craplet, directrice du projet « Présidentielle 2022 – BVA », et Anthony Dos Santos Boccard, associé fondateur du cabinet Uptowns, analysent ce « grand écart ».

    Il y a quelques mois, une enquête BVA s’intéressait à la manière dont les réseaux sociaux s’imposaient comme les nouveaux territoires de l’engagement1. Pour près d’un jeune de dix-huit à vingt-quatre ans sur deux (49%), mais aussi plus d’un Français sur trois (35%), les réseaux sociaux constituaient alors le lieu le plus efficace de l’engagement lorsqu’on veut partager une opinion, une conviction ou un sujet de préoccupation, ou encore s’engager pour une cause. Par comparaison, l’engagement dans un parti politique n’était jugé efficace que par 9% des Français.

  • La revue de presse du 1er au 8 avril

    LES INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Que faire pour réduire les inégalités ?

    Propositions 4 avril 2022

    Pour réduire les inégalités, commençons par faire respecter l’égalité des droits. Luttons pour plus de justice à l’école ou dans l’entreprise. Modernisons les services publics. Redistribuons mieux, en réformant la protection sociale et les impôts. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

    Réduire les inégalités, c’est possible. Bientôt 20 années de travail de collecte et d’analyse de données par l’Observatoire des inégalités nous permettent de formuler quelques propositions, qui nous semblent à même de réunir une majorité assez large [1]. Le débat public est submergé par des radicaux qui hurlent le plus fort possible pour faire de l’audience via les réseaux sociaux, médiatisés par des journalistes ivres de notifications. Ces dérives nous empêchent de débattre des politiques publiques justes et adaptées aux besoins du plus grand nombre. Comment s’y prendre ?

    Observatoire des inégalités - L’origine sociale des élus ne reflète pas la société, même au niveau local

    Données 29 mars 2022

    Près de deux tiers des conseillers régionaux sont des cadres supérieurs, 1 % des ouvriers. Les catégories sociales les plus favorisées, pourtant les moins représentatives de la société française, accaparent les instances de la vie politique, notamment locale.

    Les cadres supérieurs représentent 61 % des conseillers régionaux, plus de la moitié (55 %) des conseillers départementaux, 42 % des conseillers communautaires et 28 % des conseillers municipaux, alors que leur part dans la population est d’à peine 20 %, selon les données 2021 du ministère de l’Intérieur. Les artisans, commerçants et chefs d’entreprise, le plus souvent des non-salariés, sont également beaucoup plus représentés dans les instances politiques locales que leur part dans la population (6,5 %), en particulier au sein des conseils régionaux (12,4 %). Les agriculteurs exploitants forment 1 % de la population mais 10,7 % des conseillers municipaux, notamment en raison du nombre très important de communes rurales.

    Données 25 mars 2022

    La moitié de l’humanité vit avec moins de 558 euros par adulte et par mois, souvent avec beaucoup moins. Les 10 % les plus riches gagnent plus de 3 100 euros, voire beaucoup plus. À eux seuls, ces derniers reçoivent plus de la moitié des revenus mondiaux.

    La moitié la plus pauvre de l’humanité reçoit seulement 8 % de l’ensemble des revenus mondiaux, tandis que les 10 % les plus riches en perçoivent plus de la moitié, selon le World Inequality Database (WID) pour 2021 [1]. Le 1 % du sommet capte à lui seul 19 % de l’ensemble des revenus mondiaux. À l’échelle de la planète, les inégalités de revenus sont immenses.

    LE CLIMAT

    France Info - Réchauffement climatique : "Il n'y a pas beaucoup de candidats à la présidentielle irréprochables dans leur compréhension du problème", constate Jean-Marc Jancovici

    En collaboration avec Les Shifters, une association de bénévoles liée au groupe de réflexion The Shift Project, franceinfo publie une analyse des programmes des candidats au regard des objectifs climatiques de la France. Trois Shifters et le consultant et ingénieur Jean-Marc Jancovici font le bilan de ce travail.

    Les programmes des candidats à la présidentielle 2022 sont-ils compatibles avec l'accord de Paris ? Alors que le réchauffement climatique s'intensifie, c'est la question à laquelle franceinfo a voulu répondre, en collaboration avec Les Shifters, une association de bénévoles liée au groupe de réflexion The Shift Project, fondé par le membre du Haut Conseil pour le climat Jean-Marc Jancovici. Chacun des douze programmes a été analysé en détails. Comment ont-ils travaillé ? Quels sont les principaux enseignements de cette analyse ? Trois Shifters et Jean-Marc Jancovici détaillent leur démarche et dressent un premier bilan sur franceinfo.

    The Conversation, Céline Givarch - Rapport du GIEC : diviser les émissions de gaz à effet de serre par deux d’ici à 2030, c’est possible

    Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la « science du changement climatique » suivi en mars 2022 par celui sur les « impacts et adaptation » –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation ».

    Initiée en 2018, cette somme signée par 278 scientifiques du monde entier dresse l’état des connaissances scientifiques sur les options de réduction des émissions (« l’atténuation » du titre) de gaz à effet de serre.

    L’ouvrage s’ouvre sur le bilan des émissions passées et présentes et les perspectives d’émissions futures. Il balaie ensuite les options de réduction des émissions par grands secteurs ou systèmes, avec une attention particulière portée à la demande et à la capture du carbone. 

    France Info - DIRECT. Réchauffement climatique : les experts du Giec publient le dernier volet de leur rapport sur les solutions à apporter à la crise

    Les experts climat de l'ONU publient lundi leur éventail de scénarios pour limiter le réchauffement et ses impacts déjà dévastateurs.

    Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) rend public, lundi 4 avril, le troisième volet de son sixième rapport. Après un premier document sur l'évolution du climat et un deuxième sur les conséquences sur les sociétés et la biodiversité, celui-ci est consacré aux moyens de limiter le réchauffement climatique et ses impacts déjà dévastateurs. Posez vos questions à franceinfo dans ce direct et suivez les réactions après sa publication.

    Le Monde - Rapport du GIEC : une publication imminente après d’intenses négociations

    Les blocages ont porté sur la sortie des énergies fossiles, la finance, le rôle des technologies ou les questions d’équité.... Cet opus constitue le troisième et dernier volet de son sixième rapport d’évaluation, détaillant l’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique. Le premier, publié en août 2021, a mis en lumière l’accélération sans précédent du réchauffement. Le deuxième, fin février, a décrit ses effets toujours plus ravageurs, généralisés et désormais souvent irréversibles sur la population et les écosystèmes. Le troisième rapport détaille l’éventail des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Institut Rousseau - 2% pour 2°C !Les investissements publics et privés nécessaires pour atteindre la neutralité carbone de la France en 2050

    Résumé exécutif du rapport 2 % pour 2°C : Les investissements publics et privés nécessaires pour atteindre la neutralité carbone de la France en 2050. La conférence de présentation du rapport peut-être visionnée entièrement sur notre chaîne YouTube. Le rapport complet est disponible en téléchargement.

    Au cours des dernières années, nous avons fixé des objectifs ambitieux pour le climat. Nous avons multiplié les accords internationaux, les lois et les stratégies nationales. Mais les résultats ne suivent pas : nos émissions baissent trop lentement. Une des causes principales de cet échec est que la reconstruction écologique de nos sociétés se heurte au mur de l’argent. Or, atteindre la neutralité carbone suppose, certains y verront un paradoxe au regard de l’impératif de sobriété, de nombreux investissements.

    Reporterre - Comment faire face au changement climatique ? Le Giec va livrer ses solutions

    Comment lutter efficacement contre le changement climatique ? Des chercheurs du monde entier, après avoir exploré la littérature scientifique, proposent une palette de réponses qui sera publiée lundi 4 avril.

    Comment réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre ? Durant cinq ans, le groupe de travail n° 3 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) a exploré une palette de solutions pour y parvenir. Les scientifiques dévoileront leurs résultats dans un rapport qui sera publié ce lundi 4 avril.

    LE CHOMAGE

    Le vent se lève - Baisse du chômage : la fausse victoire d’Emmanuel Macron

    Si le chômage a récemment diminué, cela s’est fait en contrepartie d’une précarisation croissante de l’emploi. L’intérim, l’auto-entrepreneuriat uberisé et l’apprentissage sont en effet les domaines qui recrutent le plus. Pour les partisans d’Emmanuel Macron, les politiques de libéralisation du monde du travail doivent être poursuivies durant un nouveau quinquennat, comme en témoignent les annonces sur l’assurance chômage et le conditionnement du RSA. Le développement de l’apprentissage, qui a joué un rôle essentiel dans la réduction du chômage risque par ailleurs de prendre fin dès l’année prochaine. Au « quoi qu’il en coûte » succédera l’austérité, qui mettra en danger les fragiles avancées obtenues en la matière. Concilier plein-emploi et protection des salariés est pourtant possible, à condition de lancer des politiques keynésiennes et d’instaurer une garantie d’emploi.

    L'ENERGIE

    IDDRI - Sortir de la dépendance au gaz naturel russe : quelles stratégies pour l’UE et la France ?

    Ce Document de propositions propose une lecture des enjeux à court et long termes des mesures permettant de limiter la dépendance aux importations russes de gaz naturel. Le principal défi reste la mise en oeuvre accélérée des politiques climatiques, qui ne doivent pas être éclipsées par des mesures prises dans l’urgence et à l’effet transitoire. En réponse à l’impact social de la crise actuelle, il s’agit également d’accompagner les ménages et les entreprises pour lesquels le coût de l’énergie devient de plus en plus difficile à supporter.

    MCKINSEY

    Le Vent se lève - McKinseygate : vers la fin de la fonction publique ?

    Le scandale McKinsey est-il une simple affaire de conflits d’intérêts, ou l’aboutissement logique d’un quinquennat passé à démanteler l’État au profit du secteur privé ? Fraude fiscale, soupçons de corruption, coûts faramineux… Un rapport sénatorial au vitriol dénonce l’influence des cabinets de conseil au sein de l’État, qu’il décrit comme un « phénomène tentaculaire ». Riche d’enseignements, ce document laisse craindre le remplacement progressif du fonctionnariat par des pratiques de consulting.

    LE POUVOIR

    La Vie des Idées - Les cabinets ministériels : la zone grise du pouvoir

    Au sein des ministères, les cabinets nourrissent de nombreux fantasmes, entre opacité de leur rôle et toute-puissance des énarques. Institution pluriséculaire au cœur du pouvoir politico-administratif, leur composition s’est pourtant diversifiée et féminisée au cours du temps.

    Les cabinets ministériels sont une institution coutumière et pluriséculaire. Ils apparaissent sous la Restauration et composent le secrétariat particulier du ministre. À ce titre, leurs membres sont chargés de préparer ses dossiers, ses discours, de faire des études, mais aussi des propositions. Sous la Ve République, ils ont vu leur rôle augmenter proportionnellement au renforcement considérable qu’a connu le pouvoir exécutif (Eymeri-Douzans, Bioy, Mouton, 2015). C’est dans ces lieux du pouvoir que se préparent désormais les lois et décrets, et cela dans le plus grand des secrets. L’opacité qui les entoure, de leur composition à la discrétion du ministre jusqu’à leur « influence », leur vaut une réputation sulfureuse : œuvrant dans l’ombre des ministres, ces entourages de conseiller.es seraient un bastion de « l’énarchie », une chasse gardée très masculine des grands corps de l’État (Conseil d’État, Cour des Comptes, Inspection générale des Finances, Mines et Ponts et Chaussées). Ces derniers, qui étaient à l’origine chargés de contrôler les services de l’État, sont en effet devenus des corps de direction. Étant donné la sélection sociale qui s’opère à l’entrée de ces grands corps, les cabinets seraient ainsi en grande partie responsables de la dérive technocratique de la Ve République et de la fracture croissante entre gouvernants et gouvernés, dont le mouvement des Gilets jaunes n’est qu’une manifestation parmi d’autres.

    UKRAINE

    Alternatives Economiques - Economie : qu’a-t-on appris depuis le début de la guerre en Ukraine ?

    Le monde d’après le monde d’après : encore plus que le covid, la guerre en Ukraine semble marquer une nouvelle ère, en partie parce qu’elle confirme certaines intuitions post-Covid.

    On perçoit notamment un ré-encastrement de l’économie dans le politique.

    Déjà, pour ceux qui en doutaient, le monde n’est pas plat. Les frontières politiques comptent : aujourd’hui, vos chaînes de production vont fonctionner ou non selon que votre fournisseur est en Ukraine ou en Pologne. Les industriels vont devoir tenir compte des risques-pays, ce qui ne sera pas en faveur des pays de l’Est hors-UE. Quid de l’Afrique ?  

    Le Vent se lève - Le capitalisme russe de nouveau dans l’impasse

    Comment la Russie en est-elle arrivée à attaquer un pays frère ? Si l’impérialisme ou la folie revancharde de Poutine sont souvent évoqués, les dynamiques de l’économie russe depuis la chute de l’URSS le sont beaucoup moins. Or, ces évolutions permettent de comprendre l’impasse dans laquelle se trouve le régime de Vladimir Poutine depuis environ une décennie. Si celui-ci a su rebâtir une économie forte, mais très inégalitaire, durant les années 2000, faisant oublier le désastre des années 1990, l’économie russe stagne depuis la crise de 2008. Dans un contexte d’insatisfaction croissante de la population, la fuite en avant nationaliste s’est avéré le seul moyen de maintenir le régime oligarchique en place. Texte de l’économiste Cédric Durand, auteur de Technoféodalisme. Critique de l’économie numérique (Zones, 2020), originellement publié par la New Left Review, traduit par Contretemps et édité par William Bouchardon.

    PS

    Le JDD - Présidentielle : un dîner secret entre Hidalgo, Hollande et Aubry ravive les tensions au Parti socialiste

    Au cours d’un dîner « secret » mercredi soir entre Anne Hidalgo, Martine Aubry, François Hollande et d’autres figures du Parti socialiste aurait abordé la recomposition de la gauche et du PS, sans convier son premier secrétaire, Olivier Faure. Révélé par Le Monde, ce dîner ne semble être que le dernier épisode d’une crise au sein des cadres du parti.

    Le Figaro - Anne Hidalgo organise un dîner secret au Sénat avec d'autres responsables socialistes

    Avec Martine Aubry, François Hollande et des plus jeunes comme Carole Delga ou Johanna Rolland, la candidate du PS tente de préparer l'après présidentielle. Le patron du PS, Olivier Faure, n'était pas invité et pas même au courant.

    Ils étaient moins d'une dizaine autour de la table ce mercredi soir à la questure du Sénat. À l'invitation d'Anne Hidalgo, avec le sénateur Patrick Kanner en organisateur, Martine Aubry, François Hollande, la présidente de la région Occitanie Carole Delga ou encore la maire de Nantes, Johanna Rolland, tous se sont retrouvés à un dîner confidentiel afin de décider des grandes lignes à lancer au PS et dans un mouvement plus large dans l'après-présidentielle.

    Europe 1 - Présidentielle : «C'est le moment de refonder le Parti socialiste», estime Patrick Mennucci

    Le porte-parole de la campagne présidentielle d'Anne Hidalgo, Patrick Mennucci, a estimé samedi au micro de Jean-Pierre Elkabbach que cette élection était "le moment de refonder le Parti socialiste" face aux nombreuses divisions. Avec Jean-Luc Mélenchon, "il y a eu un désaccord profond", a-t-il souligné.

    LA PRESIDENTIELLE

    Fondation Jean Jaurès - La cristallisation ne se fait plus que le jour du vote

    Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, tire un bilan de la campagne du premier tour en termes de mobilité électorale, grâce aux données de l’Enquête électorale française réalisée par Ipsos pour la Fondation Jean-Jaurès, le Cevipof et Le Monde dont la neuvième vague vient de sortir.

    L’élection présidentielle n’a pas encore livré tous ses secrets. Mais un premier bilan de cette campagne du premier tour peut déjà être dressé. Grâce au panel électoral, parce qu’il interroge les mêmes électeurs depuis le mois d’avril 2021, nous pouvons en effet mesurer et analyser la mobilité électorale – et sa face symétrique, la stabilité électorale. À l’heure de la déstructuration des clivages, de la montée de la société des individus, de la succession de crises majeures, la mobilité électorale est un phénomène majeur, en France comme dans beaucoup d’autres démocraties européennes. Il pourrait même s’agir d’un phénomène déterminant dans cette étrange campagne qui a cumulé offre électorale éclatée – accroissant encore les potentialités de changement d’intention de vote – et intérêt citoyen limité – suscitant des allers-retours entre volonté d’aller voter et tentation de l’abstention.

    Le Télégramme - À Brest, Olivier Faure l’assure : « Le PS est encore bien vivant »

    À trois jours du premier tour de la présidentielle, le premier secrétaire national du Parti socialiste, Olivier Faure, est venu tracter sur le marché de Bellevue, à Brest, ce jeudi matin. S’il sait la présidentielle perdue, le PS n’est pas encore mort, assure-t-il.

    Fondation Jean Jaurès - Maudits sondages

    Dans sa contribution d’une série réalisée en partenariat avec L’Hétairie, le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille et auteur du blog La Constitution décodée, propose d’interdire les sondages à l’approche des élections, afin de ne pas nuire au fonctionnement de la démocratie. 

    Seule la perspective de l’élection devrait faire les résultats des sondages et, pourtant, ce sont les sondages qui peuvent déterminer les résultats de l’élection en perspective.

    Avant le premier tour de la présidentielle, le podcast Libélysée revient sur les moments forts de la campagne de chaque candidat. Ce mercredi, au tour de la socialiste Anne Hidalgo.

    Libélysée revient sur les coulisses d’une candidature qui n’a jamais pris, sur l’attitude de celle qui a tenu bon et n’a jamais rien laissé transparaître, comme insensible aux pires sondages, à l’engouement de certains pour le retour de Christiane Taubira, comme aux rumeurs incessantes sur son «débranchage» par le PS. Depuis son 20 heures de TF1 le 8 décembre, la première campagne présidentielle de la maire de Paris est allée de mal en pis. Pourtant, à un moment, elle y a cru, comme vous pouvez l’entendre dans cet épisode spécial.

    Fondation Jean Jaurès - La dynamique Mélenchon

    À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, Antoine Bristielle, directeur de l’Observatoire de l’opinion de la Fondation, et Laura Chazel, docteure en science politique, analysent la dynamique actuelle de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

    Le 21 mars dernier, le journal Libération consacrait sa une au « Printemps Mélenchon » en affichant une large photographie du leader de l’Union populaire lors de son meeting, qui suivait la « marche pour la VIe République » à laquelle plus de 100 000 personnes ont participé. Il est vrai qu’à moins de deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, la dynamique de Jean-Luc Mélenchon dans les intentions de vote est indéniable. Mesuré à 7,6% des intentions de vote en janvier dans notre enquête électorale menée par l’institut Ipsos, il est désormais donné à 13,6%, soit une augmentation impressionnante de 6 points en l’espace de quelques semaines.

    Charlie-Hebdo - Macron veut toujours nous coller une droite

    Samedi, lors de son unique grand meeting, Emmanuel Macron a essayé de s’adresser aux électeurs de gauche. Mais il méprise tellement les citoyens ordinaires qu’il n’a pas été capable de proposer une seule mesure en faveur des profs, des jeunes, des retraités, des smicards ou des banlieues.

    « Présidentielle : Emmanuel Macron met le cap à gauche » (Europe 1) ; « À une semaine du premier tour, Macron se rappelle au bon souvenir de la gauche » (Public Sénat) ; « À La Défense, Macron a fait du pied à la gauche » (L’Obs)… La presse est unanime : hier, Macron, c’était le Che.

    Une vaste plaisanterie due à une seule phrase à propos des Ehpads, selon laquelle « nos vies, leurs vies (celles de nos parents) valent plus que tous les profits ». Un copier-coller presque exact du slogan du NPA, qui a valu à Philippe Poutou de faire remarquer que Macron pourrait au moins respecter le droit d’auteur. C’est vrai que voir LREM verser des royalties au Nouveau Parti Anticapitaliste, ça aurait de la gueule.

    France Info - Présidentielle : Anne Hidalgo dénonce "l'impasse" Mélenchon, "le libéralisme inhumain" de Macron et "le chaos de l'extrême droite"

    La candidate du Parti socialiste, invitée des matins présidentiels de franceinfo, a plusieurs fois attaqué ses concurrents, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

    "Emmanuel Macron n'est plus une option pour les gens de gauche (…) et Jean-Luc Mélenchon, c'est une impasse", a attaqué Anne Hidalgo, ce mardi sur franceinfo. La candidate socialiste à l'élection présidentielle a ainsi réaffirmé sa volonté de "convaincre les Françaises et les Français qu'il y a une gauche républicaine, laïque, écologique, sociale, européenne", qu'elle incarne, et qu'elle appelle à "se relever avec fierté".

    Le Monde - A Toulouse, l’espoir fait vivre Anne Hidalgo : c’est peut-être un détail pour vous…

    Mais pas pour Marc Beaugé. Le 26 mars, en terre favorable, la candidate socialiste et ses troupes ont jeté leurs dernières forces dans la bataille pour la présidentielle.

    En regardant cette photo, les optimistes se diront qu’Anne Hidalgo bénéficie de quelques supporteurs. Les pessimistes objecteront que s’ils sont tous là, sur scène, leur soutien ne pèsera pas lourd dans les urnes… Samedi, la candidate PS à la présidentielle était en meeting à Toulouse. Elle en a profité pour appeler à rebâtir l’école publique, reconstruire les hôpitaux, rétablir l’impôt sur la fortune, avant de demander à ses camarades de venir chanter la Marseillaise avec elle. Autour de la maire de Paris, ils étaient donc dix-sept. C’est déjà ça.

    Reporterre - Productivisme, innovation... l’agriculture vue par six candidats à la présidentielle

    Six candidats à la présidentielle ont participé le 30 mars au grand oral de l’agriculture, en répondant aux questions du Conseil de l’agriculture française. Tous ont présenté leur vision, sans remettre en cause la logique productiviste du secteur.

    Que ferez-vous pour l’agriculture ces cinq prochaines années ? Voici la question à laquelle ont répondu six candidats à l’élection présidentielle mercredi 30 mars au matin. Fabien Roussel (Parti communiste), Marine Le Pen (Rassemblement national), Valérie Pécresse (Les Républicains), Éric Zemmour (Reconquête !), Jean Lassalle (Résistons !) avaient fait le déplacement à Besançon (Doubs) devant les agriculteurs de la FNSEA [1] réunis en congrès. Emmanuel Macron (La République en marche) avait enregistré la veille son intervention. Anne Hidalgo (Parti socialiste), Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) avaient décliné l’invitation. Enfin, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) n’avaient pas été invités, car annoncés en dessous de 2 % dans les sondages.

  • La revue de presse du 4 au 10 février

    Les sondages de la semaine du 4 au 10 février

    Les gauches en campagne (semaine du 4 au 10 février)

    COVID

    La Vie des Idées - Vaccination contre Covid-19, unde venis ? quo vadis ?

    D’où vient, où va la vaccination anti-Covid ? Un an après, P. Sansonetti propose un bilan d’étape et des perspectives : succès indiscutable, avec des points faibles et des incertitudes qui imposent d’analyser objectivement ce qu’on peut désormais attendre des vaccins dans le contrôle de la pandémie.

    Un an après le début de la vaccination anti-Covid-19, il est temps de faire un bilan d’étape, de « sortir le nez du guidon », se projeter sur les mois à venir et si possible en réévaluer les objectifs. La politique engagée début 2020, tout au moins dans les pays nantis, avait un objectif essentiel : protéger les sujets âgés ou présentant des co-morbidités, donc à risque de complications graves, voire mortelles. Par voie de conséquence, cette politique visait à protéger l’Hôpital et son personnel d’une implosion annoncée. En France et dans les pays occidentaux, cet objectif a été largement atteint. Même si des personnes très âgées et isolées et une fraction d’irréductibles anti-vaccins passent encore entre les mailles du filet, on constate que neuf personnes sur dix hospitalisées actuellement en unités de soins intensifs sont des sujets non-vaccinés. Bien qu’ayant atteint cet objectif primaire et l’ayant même très largement dépassé en offrant progressivement la vaccination aux 12-65 ans sans co-morbidités, deux vagues télescopées de variants génotypiques de SARS-CoV-2 – Delta et Omicron – remettent sous tension l’hôpital et ses personnels fortement éprouvés.

    EPHAD

    Michel Abhervé - Korian appelle l'État à sauver ses bénéfices et sa marge opérationnelle de 15 %

    Comme on pouvait s'y attendre la crise déclenchée par la révélation des pratique d'Orpéa s'étend au deuxième privé d'EPHAD, Korian.

    Les témoignages de personnes hébergées et des familles se multiplient et une action de groupe se prépare sous l'égide de l'avocate Sarah Saldmann qui a déjà engagé une action similaire contre le groupe Orpéa

    La CGT actualise régulièrement son blog et la députée insoumise de Moselle Caroline Fiat sait rappeler qu'elle a été aide soignante dans un EPHAD du groupe Korian (voir Le rapport Fiat-Iborra demande une priorité sur les CUI-PEC pour les EPHAD)

    Cette fragilisation est traduite par le thermomètre de la Bourse, le cours étant passé de 28 € à 18 €

    CULTURE

    France Culture - Culture : quelle place lui donnent les candidats à la présidentielle 2022

    À moins de 70 jours du premier tour, les propositions en matière culturelle sont soit absentes, soit simplement évoquées ou embryonnaires, rarement développées. Plusieurs candidats mettent l'accent sur l’éducation artistique et culturelle. Passage en revue des programmes, à gauche et à droite. 

    La culture et l’école sont souvent associées dans les programmes des candidats à la présidentielle, à l’approche de l’échéance du 10 avril, date du premier tour de la présidentielle, dans moins de dix semaines.  

    Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, Valérie Pécresse et Nicolas Dupont-Aignan, cinq des neuf candidats dont nous avons examiné les projets, affirment ainsi que l’éducation artistique et culturelle jouera un rôle déterminant dans la politique qu’ils entendent mener en cas de victoire.

    Les Echos - Les théâtres privés en manque de public comme d'équipes artistiques

    C'est la semaine de tous les dangers pour les salles parisiennes dont beaucoup ont pris le risque de lancer de nouvelles productions. Sur le dernier trimestre 2021, le manque à gagner est de l'ordre de 25 % par rapport à une année normale.

    Sur les planches, ce n'est pas encore la fête, malgré des affiches riches en stars. Une enquête réalisée entre le 3 et le 7 janvier auprès des adhérents du Syndicat national du théâtre privé, qui fédère une soixantaine de salles dans la capitale, une dizaine en régions, et une trentaine de producteurs/tourneurs, révèle une situation très fragile, entre un public qui traîne les pieds pour revenir et le personnel touché par la pandémie. « Les deux-tiers des adhérents nous indiquaient début janvier que les réservations pour le début d'année étaient faibles ou très faibles… », souligne la déléguée générale du SNDTP, Isabelle Gentilhomme

    LVSL - Interdiction des concerts debout : l’exaspération du secteur musical

    Les lendemains qui chantent ne seront pas pour tout de suite, encore moins pour les salles de concerts. Depuis le 3 janvier, les concerts debout sont à nouveau interdits, et ce jusqu’au 16 février. Une mesure gouvernementale qui vise à limiter la propagation du COVID-19 et plus particulièrement du variant Omicron, après la flambée des contaminations au lendemain des fêtes de fin d’année. Dans un communiqué du 4 janvier, le Syndicat des Musiques Actuelles (SMA) rappelait pourtant que les salles de concerts n’étaient pas ouvertes à cette période. 

    INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Les personnes d’origine maghrébine nettement discriminées à l’embauche

    Données 4 février 2022

    Les candidats qui portent un nom français ont près de 50 % de chances de plus d’être rappelés par un recruteur que les candidats d’origine maghrébine, pour un même poste et un CV similaire.

    Quand ils postulent à une offre d’emploi, un tiers des candidats au nom à consonance française sont rappelés contre un peu plus d’un cinquième des candidats qui portent un nom à consonance maghrébine, selon une opération de testing réalisée sous la responsabilité du ministère du Travail [1]. Près de 9 600 candidatures, pour lesquelles les CV sont semblables mais dont l’origine des noms diffère, ont été envoyées entre 2019 et 2021. L’étude a porté sur onze catégories de métiers sur l’ensemble de la France.

    Observatoire des inégalités - Un siècle d’inégalités de revenus : les super-riches regagnent le terrain perdu

    Données 8 février 2022

    La part des revenus perçue par le 1 % le plus riche a nettement baissé dans les pays occidentaux, depuis les années 1920 jusqu’aux Trente Glorieuses. Depuis 1975, les super-riches ont rattrapé une bonne part de ce qu’ils avaient perdu.

    Au début du siècle dernier, dans les pays occidentaux, le 1 % le plus riche percevait environ 20 % du revenu global avant impôts selon les données de la World Inequality Database [1]. C’est l’âge d’or des rentiers, de ceux qui ont récolté les fruits de la seconde révolution industrielle et qui vivent des revenus de leur patrimoine industriel, foncier et immobilier.

    Dès les années 1920, la part du 1 % le plus riche s’effondre en Allemagne et en Suède. Les pertes dues à la Première Guerre mondiale, l’hyperinflation et la crise économique réduisent fortement la valeur des patrimoines et les revenus qui en découlent. En France, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, la crise de 1929, suivie de la Seconde Guerre mondiale, ont le même effet.

    Observatoire des inégalités - 2017-2022 : les mesures fiscales et sociales ont surtout bénéficié aux très riches

    Analyses 2 février 2022

    Les réformes de la fiscalité et de la protection sociale du quinquennat qui s’achève ont modifié le paysage des inégalités de revenus. Principalement en faveur des plus riches et au détriment de ceux qui ne travaillent pas. Une analyse d’Anne Brunner.

    Les réformes de la fiscalité et des prestations sociales décidées au cours du quinquennat 2017-2022 ont augmenté les inégalités entre les deux extrémités de l’échelle des revenus, selon une évaluation de l’Institut des politiques publiques (IPP) [1]. Les 5 % les plus pauvres n’ont tiré aucun bénéfice des mesures prises, leur niveau de vie a même diminué pour certains. Pour l’immense majorité de la population, située entre les 5 % les plus pauvres et le 1 % le plus riche, l’amélioration des revenus sous l’effet des politiques menées est de l’ordre de 1 % à 2 % annuels. Les membres du 1 % le plus riche sont les grands gagnants de ces mesures, qui font progresser de près de 3 % leurs revenus après impôts. Au total, si on raisonne en pourcentage, les mesures de ces cinq dernières années ont eu un effet relativement égal la quasi-totalité des ménages, avec deux exceptions : les très riches, qui se sont beaucoup plus enrichis, et les très pauvres, qui en ont été exclus.

    Observatoire des inégalités - Chômage : les inégalités diminuent, mais les fractures demeurent

    Analyses 25 janvier 2022

    Le chômage baisse depuis 2016 et les inégalités en termes d’emploi se résorbent en partie. Les ouvriers, les jeunes, les moins diplômés restent toutefois beaucoup plus exposés au chômage. Une analyse d’Anne Brunner et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités

    Après avoir culminé à 10,3 % de la population active en 2015, le taux de chômage diminue depuis 2016 pour atteindre 8 % en 2020. Les effets du ralentissement économique de 2020 ont déjà été effacés : au troisième trimestre 2021, le taux a retrouvé son niveau d’avant la pandémie.

    Observatoire des inégalités - Les 10 % les plus aisés captent près du quart de l’ensemble des revenus

    Données 25 janvier 2022

    Les 10 % des Français les plus riches captent près d’un quart de la masse globale des revenus après impôts et prestations sociales. C’est presque sept fois plus que les 10 % les plus pauvres.

    Si l’on découpe la population en dix tranches égales de 10 %, le dixième le plus riche touche près du quart (23,9 %) de la masse des revenus de l’ensemble des ménages, après impôts et prestations sociales, selon les données 2019 de l’Insee. Dit autrement, cette tranche de la population reçoit près de 2,4 fois plus que ce qu’elle devrait obtenir si la répartition des revenus était équitable (23,9 % divisés par 10 %). Les classes moyennes – dont les revenus sont situés entre les 30 % inférieurs et les 20 % supérieurs –, qui représentent donc la moitié de la population, reçoivent la moitié du revenu global, après impôts. À l’autre extrémité de l’échelle des revenus, les 10 % les plus pauvres perçoivent 3,5 % de l’ensemble des revenus, soit trois fois moins que leur part dans la population. Le « gâteau des revenus » est loin d’être découpé de façon équitable. Sauf pour les trois tranches situées entre les 50 % et les 80 % qui reçoivent en revenus une part proche de leur poids dans la population.

    ENERGIES

    Reporterre - Pétrole, gaz, charbon : les énergies fossiles en plein boom

    Les pays membres de l’Opep se réunissent mercredi 2 février pour discuter d’une nouvelle hausse de la production de pétrole, alors que les prix sont au plus haut depuis sept ans.

    Charbon, pétrole et gaz : le monde est plus que jamais accro à ces énergies fossiles, qui représentent 80 % des émissions de CO2 mondiales. Et malgré l’urgence climatique, qui appelle à une diminution immédiate et rapide de leur utilisation, les dirigeants des plus grands pays du monde continuent d’engluer l’humanité dans un avenir brun.

    SCIENCE ECONOMIQUE

    Les Economistes atterrés - Misère de la « Science économique » au Collège de France, Gilles Rotillon

    Le 9 décembre 2021, Christian Gollier délivrait sa leçon inaugurale, « Entre fin du mois et fin du monde : économie de nos responsabilités envers l’humanité »[1] en tant que professeur invité, titulaire de la chaire annuelle 2021-2022 Avenir commun durable. Le matin, invité sur France Culture dans l’émission L’invité(e) des Matins, il avait déjà donné un aperçu du message dont il était porteur et qu’il ne cesse de reprendre dans les médias qui lui ouvrent largement leurs portes. Celui qu’il avait développé dans son livre publié en 2019[2], puis dans le rapport de la commission Blanchard-Tirole sur les grands défis économiques, en tant qu’un des rédacteurs (avec Mar Reguant) du chapitre sur le climat, un des trois grands défis considérés. Une telle présence sur une question devenue incontournable, celle de la lutte contre le réchauffement climatique, ne peut qu’inciter à regarder de près les propositions de cet expert pour juger de leur pertinence.

    BOLLORE

    Le Vent se lève - Vincent Bolloré, empereur des médias au pays de la complaisance

    Face aux sénateurs de la commission d’enquête sur la concentration des médias, mercredi 19 janvier, Vincent Bolloré n’avait plus qu’à se féliciter de sa victoire. Il faut dire que ses hôtes ont été particulièrement bienveillants. Présidée par Laurent Lafon, membre du groupe Union centriste, cette commission sénatoriale s’était donnée pour but d’enquêter sur le phénomène de concentration des médias en France et d’en « évaluer l’impact […] sur la démocratie ». L’actionnaire majoritaire du groupe Bolloré, dont le chiffre d’affaires s’élevait à 24 milliards d’euros en 2020, s’est donc prêté au jeu de l’interrogatoire. Une véritable promenade de santé pour le chef d’entreprise qui, pendant deux heures, a fait les questions et les réponses, dopé par les louanges des uns et l’indulgence complice des autres. Si la figure de Vincent Bolloré est aujourd’hui pointée du doigt par certains médias, c’est parce qu’il est le principal bénéficiaire d’un système capitalistique, encouragé par les décisions politiques de ces dernières décennies. Son autorité désormais acquise dans l’espace médiatique français est en effet le résultat d’un long processus de laisser-faire, soutenu et entretenu par l’État. Elle illustre les effets d’une complicité devenue aliénante entre élites politiques, économiques et culturelles du pays.

    DEPENSE PUBLIQUE

     
    Nos collègues Liêm Hoang-Ngoc et Bruno Tinel ont publié cet automne Vive la dépense publique  (Saint-Martin-de-Londres, H&O éditions, 2021), sous-titré en couverture Changeons l’économie quoi qu’il en coûte ! Cet ouvrage participe au débat que la crise due à la pandémie a déclenché, concernant la conduite des politiques publiques, en particulier la politique budgétaire, dont dépendent la dépense publique et la dette publique [1].
     
    Commençons pas souligner les qualités de cet ouvrage. En 150 pages environ, il réussit à présenter les principaux éléments permettant de comprendre ce qu’est la dépense publique, comment on la calcule, à quoi elle sert et l’enjeu qu’elle représente pour l’ensemble de l’économie, c’est-à-dire en termes de choix de société.
     
    CITOYENNETE
     

    À propos de : Paul Sabin, Public Citizens. The attack on Big Government and the Remaking of American Liberalism, W.W. Norton & Company

    L’historien Paul Sabin retrace l’histoire des mobilisations citoyennes qui, en militant pour les droits des consommateurs et la protection de l’environnement dans les années 1960-70, ont sapé l’ordre issu du New Deal, fait le lit du conservatisme et conduit à la dérégulation du libéralisme.

    Encore une histoire sur les turbulentes années 1960 et 1970 aux États-Unis ? Certes, et pourtant, dans le livre de l’historien Paul Sabin, nous sommes loin des rues bruyantes envahies par les jeunes militants contre la guerre du Vietnam ou pour les droits civiques des Noirs américains. Dans Public Citizens, les batailles se livrent surtout dans les tribunaux. Sabin retrace l’histoire des mobilisations citoyennes qui ont donné naissance aux mouvements pour les droits des consommateurs et pour la protection de l’environnement. Il replace ces actions citoyennes dans un contexte plus large d’activisme pour des causes comme la réforme du gouvernement, contre le nucléaire ou pour la défense des centres urbains. Il explique aussi que, par ces mobilisations, les citoyens publics ont mis au point de nouvelles façons de faire de la politique aux États-Unis. Mais surtout, et c’est la thèse principale du livre, Sabin affirme que les citoyens publics ont fait basculer le capitalisme américain d’un libéralisme régulé et interventionniste hérité de l’administration Roosevelt des années 1930 au libéralisme économique dérégulé et orienté vers le marché des années 1980. L’intervention de ces citoyens publics s’est donc traduite par une défiguration du libéralisme américain contemporain – un mélange d’interventionnisme social et économique de l’État et de contre-pouvoirs puissants garants du pluralisme.

    À propos de : Laura Seguin, Apprentissages de la citoyenneté. Expériences démocratiques et environnement, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme

    Comment le souci pour l’environnement affecte-t-il les modes de participation démocratique ? Comparant un dispositif délibératif dans le Poitou et une mobilisation citoyenne en Ardèche, une enquête ethnographique éclaire les rapports des citoyens au politique et à la conflictualité.

    Alors qu’un large éventail d’acteurs – institutionnels, académiques ou militants – soutient qu’il est nécessaire de donner davantage de pouvoir aux citoyen·nes, au-delà du vote, les modalités de cette évolution de la démocratie demeurent floues. D’un côté, les citoyen·nes peuvent être considéré·es comme des acteurs centraux des contre-pouvoirs, contestant et protestant contre les actions et les dirigeants politiques à travers divers modes d’engagement, des plus techniques (contre-expertise) aux plus agonistiques (manifestations, désobéissance civile). De l’autre, la montée d’un « impératif délibératif » (Blondiaux et Sintomer, 2002) participe à la construction d’une figure de citoyen·ne capable de coproduire des politiques publiques, à travers des dispositifs au sein desquels, formé·es à des sujets parfois très complexes, des participant·es tiré·es au sort délibèrent sur un certain nombre de propositions ou de recommandations. La Convention Citoyenne pour le Climat, inaugurée en octobre 2019, a familiarisé les Français avec ces mini-publics délibérants, en contribuant à les présenter comme des outils crédibles permettant de répondre à la pluralité des crises démocratiques.

    VILLEURBANNE

    Lyon Mag - Cédric Van Styvendael : "Faire en sorte que les propositions d'Anne Hidalgo accrochent"

    Cédric Van Styvendael, maire de Villeurbanne, est l’invité ce mercredi de Raphaël Ruffier-Fossoul, dans les Coulisses du Grand Lyon. L’émission est enregistrée dans le respect des gestes barrières, avec, notamment une glace de Plexiglas entre les deux protagonistes.

    Cédric Van Styvendael est un homme occupé. Maire de Villeurbanne et vice-président de la Métropole de Lyon en charge de la Culture, il fait face à quelques polémiques. Comme les départs coup sur coup de Dominique Hervieu (Maison de la Danse) et de François Bordry (Biennale de Lyon). A propos de ce dernier, Cédric Van Styvendael estime que ce "faux départ organisé" est une "escroquerie" et une "manière de faire qui fragilise les Biennales"

  • La revue de presse du 5 au 11 novembre

    DERNIERE HEURE

    Carole Delga chez Bourdin le 16 novembre

    LA CULTURE

    Lyon Capitale - Plus de 800 évènements culturels : Villeurbanne, capitale française de la culture en 2022, voit les choses en grand

    Fin mars 2021, la ville de Villeurbanne a été désignée capitale française de la culture 2022 par le ministère de la culture.  Comment la culture va être mise au coeur de la vie des Villeurbannais pendant un an ? Plus de 800 évènements, dont 200 concerts et 300 spectacles, sont prévus. La culture partout et pour tous pendant un an. Décryptage.

    La ville de Villeurbanne a été désignée au printemps 2021 « capitale française de la culture » pour l’année 2022, un label décerné par le ministère de la culture pour la première fois. Angoulême, Brest, Laval, Le Mans, Metz, Saint-Paul de la Réunion, Sète et la communauté de communes du Val Briard étaient en concurrence avec Villeurbanne pour l'obtention du label. Mais le projet villeurbannais, articulé autour de la jeunesse, a séduit. Il a été retenu.

    LE CARBONE

    Alternatives Economiques - Emissions de carbone : de vertigineuses inégalités mondiales, Martin Anota

    Les inégalités économiques et le changement climatique sont, peut-être, les deux plus grands défis auxquels l'Humanité fait actuellement face et, insidieusement, ces deux problèmes tendent à s’exacerber mutuellement. D’un côté, le changement climatique va probablement creuser les inégalités économiques aussi bien entre les pays qu’en leur sein [Burke et Diffenbaugh, 2019]. De l’autre, les inégalités économiques compliquent la mise en œuvre de politiques d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.

    Dans un nouveau document de travail du Laboratoire sur les inégalités mondiales, Lucas Chancel (2021) s'est penché sur la distribution mondiale des émetteurs de gaz à effet de serre entre 1990 et 2019. Son analyse montre que les inégalités mondiales d’émissions de carbone sont fortes et durables, malgré le fait que les pays émergents aient connu une forte croissance économique ces dernières décennies. Si un être humain émettait en moyenne 6,6 tonnes de CO2 en 2019, les émissions moyennes variaient grandement d’une région à l’autre à travers le monde : elles s’élevaient à 1,6 tonne en Afrique subsaharienne, soit déjà un niveau insoutenable pour espérer maintenir la hausse des températures en-deçà des 1,5 °C, contre 20,8 tonnes en Amérique du Nord, soit six fois plus que ce qui serait possible pour maintenir la hausse des températures à 2 °C (cf. graphique 1).

    IDDRI - Hausse des prix des énergies : comment sortir de la crise ?

    La hausse sans précédent des prix des énergies à l’échelle européenne et nationale a profondément bouleversé l’agenda politique. En s’ajoutant à la crise sanitaire, sociale et économique existante, cette nouvelle « crise » de l’énergie génère une pression inédite pour les décideurs politiques : comment agir dans l’urgence sans être dans la précipitation ? Comment garantir un bon ciblage des mesures sur les plus vulnérables ? Et surtout : au-delà des mesures palliatives, comment accélérer la transition bas-carbone pour mieux prévenir les crises à venir ? 

    Terra Nova - La maîtrise de la demande d’électricité : un objectif à expliciter dans le débat présidentiel

    Le débat présidentiel clarifiera-t-il les choix à faire dans les années qui viennent en matière d’énergie ? Nucléaire, énergies renouvelables : des clivages très marqués se dessinent mais la politisation des débats n’aide pas à apprécier les arguments dans un sens ou l’autre. Avant même de se décider pour une source d’énergie ou l’autre, il faut clarifier un point qui reste peu débattu : notre consommation d’énergie va-t-elle augmenter dans les 30 années à venir ? On sait que pour respecter les accords de Paris, il faut électrifier les usages, c’est-à-dire nous passer des hydrocarbures émetteurs de gaz à effet de serre. Mais quelle sera l’ampleur de cette électrification ? Nous ouvrons le débat avec cette contribution, qui sera discutée par plusieurs interventions aux regards complémentaires, sinon contradictoires.

    LA PRESIDENTIELLE

    France 2 - Les 4 Vérités de Boris Vallaud du 9 novembre

    Europe 1 - Présidentielle : "Nous irons jusqu'au bout" avec Anne Hidalgo, assure Olivier Faure

    Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a renouvelé son soutien à la candidate Anne Hidalgo, malgré ses faibles sondages dans la course à l'élection présidentielle. "Nous irons jusqu'au bout" avec la maire de Paris, a-t-il assuré dans la matinale d'Europe 1 lundi.

    France Info - Présidentielle : "Difficile pour François Hollande de ne pas soutenir Anne Hidalgo", analyse le politologue Rémi Lefebvre

    La candidate PS à l'élection présidentielle, Anne Hidalgo, était en visite dans le fief de François Hollande à Tulle en Corrèze samedi 6 novembre. 

    "C'est difficile pour François Hollande de ne pas soutenir Anne Hidalgo", a déclaré sur franceinfo samedi 6 novembre, Rémi Lefebvre, politologue et professeur de sciences politiques à l'université de Lille, après que l'ancien président a accueilli la candidate socialiste dans son fief de Tulle en Corrèze, lui affichant publiquement son soutien alors que la maire de Paris connaît un début de campagne difficile.

    20 minutes - Présidentielle 2022 : Qui est dans « l’équipe de France des maires » d’Anne Hidalgo ?

    DREAM TEAM? Anne Hidalgo a été investie mi-octobre par le Parti socialiste pour être sa candidate à l’élection présidentielle 2022. Pour sa campagne, elle s’est entourée de nouveaux visages

    Anne Hidalgo sur le banc de l’équipe de France ? Que Didier Deschamps se rassure, la maire de Paris ne brigue pas sa place de sélectionneur des Bleus mais la présidence de la République (un poste tout aussi exposé). Non, la candidate investie par le PS dit être entourée de « l’équipe de France des maires » pour la mener à l’Elysée. Mais qui compose cette dream team socialiste ?

    LES INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Les inégalités de niveau de vie se stabilisent

    Données 3 novembre 2021

    Les années 1980 ont marqué l’arrêt de la baisse des inégalités de revenus. Celles-ci ont remonté par la suite et semblent stabilisées depuis le milieu des années 2000. Notre synthèse sur l’évolution des inégalités de revenus.

    Les inégalités de niveau de vie jouent au yoyo en France : une année elles montent, une autre elles descendent. Si on prend un peu de recul, on observe plutôt une tendance à la stabilisation au cours des 15 dernières années. Cette tendance est malgré tout bien fragile. Observons ce qu’en disent les principaux indicateurs.

    Au vu du « rapport interdécile » (le niveau de vie minimum des 10 % les plus riches divisé par le niveau de vie maximum des 10 % les plus pauvres) [1], on a assisté à une baisse très nette des inégalités de revenus dans les années 1970. Ce mouvement s’interrompt à partir des années 1980. En 1970, les 10 % les plus riches avaient un niveau de vie minimum 4,6 fois plus élevé que le maximum des 10 % les plus pauvres. En 1984 le rapport est de 3,3. Depuis, il oscille. En 2019, ce rapport est de 3,4. Il serait stable en 2020 selon les estimations avancées de l’Insee.

    Observatoire des inégalités - La pauvreté a augmenté depuis quinze ans

    Données 3 novembre 2021

    La France compte cinq ou neuf millions de pauvres, selon la définition adoptée. Après avoir atteint un point bas au début des années 2000, le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté augmente lentement. L’impact de la pandémie reste difficile à estimer.

    La France compte 5,2 millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian [1] et 9,2 millions si l’on utilise le seuil de 60 %, selon les données 2019 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté (la part de personnes pauvres dans la population) est de 8,2 % et dans le second, de 14,6 %.

    L'ENVIRONNEMENT

    À propos de : Claire Weill, Petite et grande histoire de l’environnement. Konrad von Moltke (1941-2005), éditions Museo

    L’imposante biographie que Claire Weil consacre à Konrad von Moltke est l’occasion de décrire les processus qui ont permis de mettre les enjeux environnementaux sur l’agenda politique des instances internationales et européennes.

    Normalienne et ingénieure des ponts, Claire Weill, après avoir créé une équipe de recherche à l’École des Ponts et chaussées et enseigné à l’université de Marne La Vallée, entend en 1999 s’orienter dans l’action en faveur d’une reconnaissance internationale des enjeux environnementaux. Elle rejoint ainsi l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) créé en 2002 à l’initiative de Laurence Tubiana. C’est là qu’elle rencontre Konrad Von Moltke avec qui elle aura de multiples occasions de collaborer. Elle était encore en relation avec lui au sujet du projet de règlement européen REACH (Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques) lorsqu’il meurt en 2005. Elle s’est alors s’engagée dans une longue enquête pour illustrer le parcours de Konrad, associant à l’étude des archives, celle des textes qu’il a écrits et des entretiens avec ses collaborateurs. On a, avec l’imposante biographie qu’elle lui consacre, le résultat d’un travail méticuleux, agréablement écrit, et fort instructif. Relater l’histoire personnelle de Konrad von Moltke offre en effet à Claire Weill l’occasion de décrire les processus qui ont permis de mettre les enjeux environnementaux sur l’agenda politique des instances internationales et européennes.

     
    LES FONCTIONNAIRES

    Non Fiction - «Trop de fonctionnaires», une obsession ? Entretien avec Emilien Ruiz

    Dans cet entretien, Emilien Ruiz, historien et professeur assistant à Sciences Po, évoque ses recherches portant sur le poids de la fonction publique en France depuis la fin du XIXe siècle.

    Nonfiction : Votre ouvrage propose une mise en perspective historique d'une « obsession française » (selon vos termes), celle du trop grand nombre de fonctionnaires, thème classique des campagnes présidentielles mais qui fait assez rarement l'objet de mesures drastiques malgré des annonces parfois tonitruantes des candidats. En quoi cette rengaine du « trop de fonctionnaires » constitue-t-il une spécificité française ?

    LES SOCIALISMES

    Non Fiction - Deux siècles de socialismes dans le monde

    Les socialismes sont nés au XIXe siècle dans leur expression politique. Ce dictionnaire propose un bilan des deux siècles écoulés depuis sa naissance.

    Cette Histoire globale des socialismes est, comme son titre l'indique, un travail d'ampleur qui rassemble près de cinquante collaborateurs et propose un bilan de deux cents ans d’histoire du socialisme. Elle s’inscrit dans la continuité d’innombrables travaux sur ce thème, dont plusieurs synthèses englobant toutes les périodes, de l’Histoire du mouvement ouvrier d’Edouard Dolléans (Armand Colin, 1853-1953) à l’ouvrage collectif en quatre volumes, dirigé par Jacques Droz, L’Histoire générale du socialisme (PUF, 1972-1978) et celui de Jean Ellenstein L’Histoire mondiale du socialisme (Armand Colin, 1984). Il conviendrait d’y ajouter l’ensemble des synthèses thématiques relatives à ce que, pendant longtemps, la recherche a qualifié de mouvement ouvrier, à l’image du Dictionnaire biographique piloté par Jean Maitron (éditions ouvrières, 1964-2016).

    LA RATIONNALITE

    L'Express - Steven Pinker : "L'irrationalité actuelle ne signifie pas que notre espèce débloque"

    Le professeur à Harvard publie "Rationalité". En exclusivité, il explique comment, face aux complotismes et aux idéologies, tout le monde peut devenir un peu plus rationnel.

    Il est l'un des penseurs les plus influents de la planète. Psychologue cognitiviste et professeur à Harvard, Steven Pinker publie Rationalité (Les Arènes), un vibrant plaidoyer pour la raison dans une époque où la subjectivité est reine. En exclusivité pour L'Express, l'intellectuel préféré de Bill Gates, auteur des best-sellers La part d'ange en nous et Le triomphe des Lumières, explique comment la pensée critique a amené des progrès spectaculaires, pourquoi il ne faut pas désespérer de l'actuelle vague de complotisme et d'obscurantisme et de quelle manière, individuellement et collectivement, nous pouvons tous devenir plus rationnels. Entretien.   

    BD

    Libé - Comment François Hollande, Nicolas Sarkozy et Mathieu Sapin se sont retrouvés à enquêter sur la présidentielle avec «Libé»

    LYON

    France Info - À Lyon, l’encadrement des loyers entre en vigueur pour juguler la flambée des prix

    Comme à Lille ou à Paris, Lyon et Villeurbanne voient désormais pour trois ans leurs loyers encadrés en fonction de la nature du bien mis en location.

    Terminé les loyers hors de prix à Lyon et Villeurbanne : l'encadrement des prix des loyers entre en vigueur lundi 1er novembre et pour une durée de trois ans. Des prix plafonds ont été fixés en fonction de la localisation, du nombre de pièce, de l'année de construction et de la nature du bien, meublé ou vide. À l'instar d'autres villes comme Paris ou Lille où cette mesure est déjà appliquée, les prix se sont envolés ces dernières années dans la deuxième ville économique de France : jusqu’à plus de 800 euros pour moins de 20 m².

    Lyon Capitale - Dans la Métropole de Lyon, plus de 17 000 logements sont vacants depuis deux ans

    Alors que la Ville de Villeurbanne et la Ville de Lyon viennent de signer la charte de personnes sans abri de l'Abbé Pierre, Mediacités révèle le nombre de logements vacants dans la Métropole de Lyon. 70 % de ces logements appartiennent à des organismes publics. Pour autant tous ne sont pas en état d'être habités.

    Rue 89 Lyon - Conférence à Lyon : « Réinvestir les lieux des espaces peu métropolisés »

    Les tiers-lieux, autrement dit les espaces culturels et créatifs, les espaces de coworking, les ateliers partagés, les fablab aux services hybrides, sont le plus souvent associés aux espaces les plus métropolisés, ceux où les intensités en tous genres sont les plus fortes et où se situent de nombreuses friches disponibles temporairement.

    Pourtant, de nombreuses autres expérimentations se font en dehors des territoires très urbanisés. Quelles sont-elles ? Répondent-elles à des besoins singuliers ? Empruntent-elles des modes opératoires différents ? Convoquent-elles d’autres acteurs ?

  • Observatoire des inégalités - Crise sanitaire et inégalités : un premier bilan

    Analyses 2 juin 2021

    En quoi la crise sanitaire et économique déclenchée par la pandémie de Covid-19 est-elle inégalitaire ? Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, livre un premier bilan des effets de la crise en cours. Un dossier complet.

    La France est touchée par la crise la plus grave qu’elle ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2020, son activité économique a reculé de plus de 8 %. Comme toutes les crises, celle-ci frappe d’abord les moins protégés, ceux qui ont dû se confiner dans les logements les plus exigus, les enfants qui n’ont pas d’ordinateur à la maison, ni de parents diplômés pour les aider. Une partie de la population précaire, déjà fragile et inquiète, l’est encore plus aujourd’hui. Le chômage frappe d’abord les salariés en contrat court, surtout les moins qualifiés. Malgré les compensations mises en place par l’État, une partie des indépendants a aussi été fortement touchée.

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  • La revue de presse du 28 mai au 3 juin

    RWANDA

     
    Alors qu’Emmanuel Macron s’apprête à se rendre au Rwanda ce jeudi, une vieille note de réflexion du socialiste Michel Rocard sur le rôle de la France dans ce pays resurgit et révèle une analyse lucide, pourtant volontairement censurée.
     
    C’est un document inédit, ou du moins curieusement effacé, qu’a pu se procurer Libération à la veille d’une visite qualifiée d’«historique» d’Emmanuel Macron, jeudi, au Rwanda. Ce voyage présidentiel, censé acter le rapprochement entre Paris et Kigali, a été facilité par la publication fin mars du rapport d’une commission présidée par l’historien Vincent Duclert sur le rôle de la France au Rwanda. En officialisant pour la première fois la reconnaissance de «responsabilités lourdes et accablantes» pour la France, entre 1990 et 1994, aux côtés du régime qui va conduire au génocide des Tutsis du Rwanda, le travail des historiens chargés d’examiner les archives françaises a permis de briser un tabou.
     

    L'ancien ministre des Affaires étrangères a accordé un entretien à la revue identitaire Éléments. Il y tient des propos très vifs sur ceux qui critiquent la position de la France de François Mitterrand au Rwanda.

    « Le Rwanda est devenu le prétexte pour tous les gauchistes de la place de Paris de régler leur compte avec François Mitterrand, la Ve République, la France comme puissance... » Hubert Védrine est en colère. Dans un long entretien accordé à la livraison de juin/juillet de la revue identitaire Éléments, à l'occasion de la sortie de son Dictionnaire amoureux de la géopolitique (Plon/Fayard), l'ex-ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, figure reconnue du paysage politique français aujourd'hui âgé de 73 ans, ne tape pas que sur ces « gauchistes » mais aussi sur la presse qui les laisse s'exprimer. « Si les journaux étaient tenus comme autrefois, ça ne durerait pas une minute », balance-t-il.

    REGIONALES
     

    Pour faire barrière au Rassemblement national aux régionales, José Bové a décidé de soutenir Carole Delga, actuelle présidente socialiste de l’Occitanie. La candidate est pourtant favorable à deux projets destructeurs de l’environnement : l’agrandissement du port de Port-la-Nouvelle et le projet d’autoroute entre Toulouse et Castres.

    Le paysan, militant anti-OGM et ex-député européen met son grain de sel dans les élections régionales. En Occitanie, José Bové a annoncé son soutien à la liste menée par l’actuelle présidente de la région, Carole Delga. Il est sur sa liste dans l’Aveyron, en dernière position, non éligible. La socialiste est pourtant favorable à la liaison autoroutière entre Toulouse et Castres, et porte avec la région l’agrandissement du port de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. Deux projets décriés par les associations écologistes et la Confédération paysanne, syndicat agricole que José Bové a contribué à créer.

    LEGISLATIVES PARTIELLES

    Le Figaro - Législatives partielles : LREM en tête dans le Pas-de-Calais, PS et LFI s'affronteront au second tour à Paris

    Quatre élections législatives partielles se tenaient ce dimanche, dans l'Oise, le Pas-de-Calais, en Indre-et-Loire et à Paris.

    En ce week-end printanier et premier jour de Roland Garros, le scrutin est presque passé inaperçu. Pourtant, les Français de quatre circonscriptions - 6e du Pas-de-Calais, 15e de Paris, 3e d'Indre-et-Loire, 1ère de l'Oise - étaient appelés à voter ce dimanche pour le premier tour des législatives partielles. Malgré une faible participation, entre 15 et 20%, ce vote a permis aux partis de jauger leur électorat et leur capacité de mobilisation. Toujours utile à moins d'un an de la présidentielle.

    SONDAGES

    CNews - Régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : Laurent Wauquiez en tête des intentions de vote

    Si les élections régionales avaient lieu dimanche prochain, le président sortant de la région Auvergne-Rhône-Alpes arriverait en tête, selon un sondage Opinion Way pour CNEWS dévoilé ce mercredi 2 juin.

    Au premier tour, le candidat des Républicains (LR) et de l’UDI serait crédité de 34% des intentions de vote et devancerait largement le Rassemblement national (RN). En effet le conseiller régional Andréa Kotarac, ancien membre du Parti de gauche et de la France insoumise, recueillerait 22% des voix.

    SONDAGE BFMTV - Régionales: Valérie Pécresse largement en tête des intentions de vote en Île-de-France

    Le dernier sondage "L'Opinion en direct", élaboré et mené par l'institut Elabe pour BFMTV, que nous diffusons ce mercredi après-midi, met en évidence la domination de Valérie Pécresse dans la campagne des régionales en Île-de-France. Elle est très largement en tête des intentions de vote devant Jordan Bardella et le RN, l'équipe de la majorité puis les listes de gauche.

    Les Echos - Régionales 2021 : Ce que disent les derniers sondages

    Les élections régionales, qui sont couplées aux départementales, seront le dernier test électoral avant la présidentielle en 2022 . Des bastions historiques, de droite comme de gauche, pourraient-ils basculer à l'occasion du scrutin ? La République En marche et le Rassemblement national décrocheront-ils une région ? Pour faire le point à quelques semaines du premier tour, le 20 juin, « Les Echos » vous proposent une sélection des derniers sondages publiés.

    A noter que les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

    COVID

    Observatoire des inégalités - Covid-19 : pourquoi nous devons tous payer l’addition

    Points de vue 21 mai 2021

    Pour payer le coût de la crise, faire payer les ultra-riches ne suffira pas. La justice sociale commande un effort fiscal partagé par une majorité de la population, de manière progressive. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extrait de Libération.

    « Quoi qu’il en coûte », a dit le président de la République. Face à l’impact de la crise sanitaire, pour éviter une implosion économique, le gouvernement n’a pas regardé à la dépense. Le surcoût pour la collectivité sera d’au moins 200 milliards d’euros pour la période 2020-2022. Chaque année, la dépense totale de l’État est de l’ordre de 340 milliards d’euros : le choc est énorme, il faudra bien un jour payer la note.

    MILA

    France Info - Affaire Mila : "Jamais dans l'histoire de ce pays, une jeune fille n’a reçu 100 000 messages haineux", souligne son avocat Richard Malka

    Treize personnes sont jugées jeudi à Paris pour avoir participé au harcèlement de l'adolescente Mila, parfois accompagné de menaces de mort, après sa publication d'une vidéo polémique sur l'islam.

    Un procès du "lynchage numérique" de Mila s'ouvre jeudi 2 juin devant le tribunal correctionnel de Paris. Un lynchage à la fois "effrayant et glaçant", pour son avocat, Richard Malka, qui s'exprimé sur franceinfo avant le début de l'audience. Après la publication de vidéos critiques et polémiques sur l'islam en janvier et novembre 2020, cette jeune femme a été la cible de "raids numériques" : des déferlements de haine sur les réseaux sociaux.

    UBER

    Fondation Jean Jaurès - Travailleurs de plateforme : de l’action syndicale à l’action de groupe

    La Fondation Jean-Jaurès poursuit sa réflexion amorcée il y a trois ans sur le travail à l’âge du numérique, en faisant débattre des experts autour des travailleurs de plateforme, un sujet au cœur de l’actualité.

    Le sommet social européen de Porto des 7 et 8 mai dernier leur était en effet en partie consacré, tandis qu’en France une ordonnance est venue poser, le 21 avril, les bases d’un dialogue social entre ces derniers et les plateformes, et qu’une proposition de loi parlementaire est débattue au Sénat à partir du 27 mai pour leur reconnaître le droit à engager des actions de groupe devant les conseils de prud’hommes. Cette action judiciaire collective a été proposée dans le dernier rapport de Jérôme Giusti et Thomas Thévenoud publié en mars 2021 par la Fondation Jean Jaurès : « Travailler à l’âge du numérique : l’an II des coopératives ! ». Indépendants de fait, les travailleurs de plateforme aspirent toujours plus à être représentés collectivement et à exercer leurs droits en groupe.

    EMPLOI GARANTI

    LVSL - Pavlina Tcherneva : « Soit on garantit l’emploi, soit le chômage »

    Pavlina Tcherneva est professeur d’économie à la Bard University de New York. Figure influente de la Théorie moderne de la monnaie (MMT), elle est l’autrice de La Garantie d’emploi – l’arme sociale du Green New Deal, traduit aux éditions La Découverte. Aux États-Unis, la Garantie d’emploi est une proposition particulièrement populaire, défendue par les partisans du New Deal vert et l’aile gauche démocrate. Elle consiste à mettre en place une offre d’emploi public à toute personne en faisant la demande, rémunéré à 15 dollars de l’heure – le salaire minimum fédéral défendu par le Parti démocrate – et permettant d’ouvrir les droits aux prestations sociales attachées à l’emploi conventionnel (cotisations pour la retraite, assurance maladie, congés payés, etc.). L’État agit ainsi comme employeur en dernier ressort afin de garantir le plein emploi, tout en établissant un seuil plancher en termes de salaire minimum et conditions de travail. Si la proposition a de quoi séduire, elle soulève de nombreuses questions, en particulier sur son financement et sa mise en œuvre concrète. En France, la sortie du livre a suscité du débat à gauche, relayé à travers de nombreux argumentaires publiés – entre autres – par Mediapart. Outre les aspects pratiques de la réforme, la question qui semble cliver est celle du dépassement du capitalisme. La Garantie à l’emploi est-elle un outil pour y parvenir, ou un leurre ? Nous avons interrogé Pavlina Tcherneva pour lui permettre de répondre aux principales critiques et nous éclairer sur l’applicabilité de sa proposition dans un pays comme la France. Entretien réalisé par Politicoboy.

    TOTAL

    Reporterre - Total et le climat : vers une assemblée générale mouvementée

    Réunis en assemblée générale vendredi 28 mai, Total proposera à ses actionnaires une stratégie climat. Mais une trentaine d’entre eux ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre ce plan permettant au géant pétrolier de laisser davantage de place aux énergies fossiles.

    Total sera-t-il contraint de revoir sa copie en matière de lutte contre le changement climatique ? La réponse sera en partie donnée ce vendredi 28 mai lors de son assemblée générale. La major pétrolière y proposera notamment le renouvellement du mandat de son président-directeur général, Patrick Pouyanné, et sa nouvelle dénomination, TotalEnergies. Une stratégie climat sera soumise « pour vote consultatif » aux actionnaires, mais une trentaine d’entre eux ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre.

    ECONOMIE

    OFCE - Le défi de l’instabilité par Jean-Luc Gaffard

    Un grand désordre existe dans la pensée économique confrontée à la conjonction de crises financière, sanitaire et écologique. L’idée continue de dominer que ce ne sont là que de simples parenthèses que l’on devrait pouvoir refermer plus ou moins vite. Pourtant l’hypothèse d’une profonde transformation du modèle économique n’est pas dénuée de fondements. À tout le moins, il va falloir accepter que se profile une accélération des processus de destruction créatrice et de recomposition du tissu productif qui va se traduire par la formation et l’enchaînement de déséquilibres sur les différents marchés. Les économistes ne sont pas démunis de références face à cette réalité s’ils veulent bien retenir les enseignements tirés de l’observation et de l’analyse d’événements faisant suite à des ruptures importantes dans le passé, allant à l’encontre de bien d’idées reçues.

    REVENU DE BASE

    Libé - Revenu de base : des départements PS attendent toujours un feu vert

    Avant la révolution, l’expérimentation. Depuis 2018, 19 départements socialistes se déclarent volontaires pour mettre en place, localement, un revenu de base. «L’expérimentation, à notre échelle, permet une approche pragmatique, qui évite de faire peur», rassure Jean-Luc Gleyze, président PS du conseil départemental de la Gironde, à l’initiative du projet. En 2016, l’élu s’est associé à la Fondation Jean-Jaurès, au Centre pour la recherche économique et ses applications et à l’Institut des politiques publiques pour réfléchir à plusieurs pistes.

    Libé - Le revenu de base, une solution pour la jeunesse ?

    Pour lutter contre les inégalités, le chercheur Tom Chevalier propose de diversifier l’action publique en proposant à la fois du soutien au revenu et des services publics de qualité, plutôt que de tout miser sur un seul revenu de remplacement. Ce sujet sera abordé vendredi 11 juin à l’occasion du forum live «Revenu de base, et si on essayait ?» organisé par «Libération» et Solutions solidaires.

     
    A priori, le revenu de base, c’est-à-dire un revenu pour chacun sans condition, semble susceptible de combattre la pauvreté et l’injustice sociale en aidant ceux qui ont des difficultés à trouver un emploi suffisamment rémunéré pour vivre correctement. Grâce à lui, ils ne seraient plus aussi dépendants du marché du travail.
     
    Mais cela n’implique-t-il pas un renoncement majeur sur le front du travail ? Cela ne risque-t-il pas d’entériner les règles du jeu qui instituent les employeurs comme seuls décideurs de l’organisation du travail, de la hiérarchisation des compétences et de leur rémunération ? Si l’on dissocie travail et moyens de subsistance, ne considèrera-t-on pas que les revendications, les mobilisations et les luttes dans le monde du travail et notamment du salariat (qui concerne 88% des personnes en emploi) sont déconnectées des enjeux fondamentaux ?

    URBANISATION

    À propos de : Stéphane Frioux (dir.), Une France en transition, urbanisation, risques environnementaux et horizon écologique dans le second XXe siècle, Champ Vallon

    L’émergence, dans la seconde partie du XXe siècle, des politiques de protection de l’environnement, résulte d’une série de compromis entre mobilisations contestataires et soutien au développement économique et urbain : une transition par petites touches plus qu’une véritable transformation écologique des villes.

    Deux espaces sociaux ont été principalement étudiés pour comprendre la construction, à partir des années 1960 et 1970, des préoccupations et politiques environnementales.

    D’une part, celui de la contestation des « années 68 », dont une dimension est la constitution d’une « nébuleuse écologiste »

    . Dans un moment de très forte politisation et syndicalisation, des militantes et militants investissent la cause de l’écologie, partent vivre autrement en communautés, s’appuient sur des théories en rupture avec le productivisme des grandes organisations de gauche pour faire valoir la nécessité d’une société nouvelle. Ces tentatives s’articulent avec des luttes pour résister aux projets du gouvernement et de l’industrie (contre les centrales nucléaires, contre le camp militaire du Larzac) et permettent de construire des organisations politiques qui prennent pied dans le jeu électoral.

    PESTICIDES

    Sésame - Pesticides : réduire ou interdire, et comment ?

    Par Yves Guy1, Pierre Guy, 2, Anne Judas, 3

    Notre premier article « Pourquoi l’usage de produits phytosanitaires augmente-t-il en France ?  » a ouvert un débat avec de nombreux lecteurs, plusieurs collègues, chercheurs ou anciens chercheurs Inrae, notamment sur des pistes de sortie des pesticides. Nouveaux éléments de réponse.

    Il n’apparaît pas pour nous de réponse simple ni même principale à cette question. Un écheveau serré de nœuds, de blocages, freine la généralisation de pratiques à faible usage de phytosanitaires pourtant connues et mises en œuvre par des milliers d’agriculteurs. Mais, et c’est peut-être plus grave, nous n’avons pas su, lors des dernières décennies tout au moins, rendre compatibles des objectifs légitimes. Depuis quatre-vingts ans, la hausse des rendements est associée à la mécanisation et à la chimisation de l’agriculture, donc à une nette amélioration des conditions de travail et des revenus agricoles, en même temps qu’à l’exode rural et à l’effondrement de la biodiversité au champ. 

    LANGUES REGIONALES

    Le réseau créé en 1977, développe un enseignement gratuit uniquement en breton. Cette méthode immersive vient d’être jugée anticonstitutionnelle.
     
    Solenn n’hésite pas un instant. Prenant la parole devant les autres, la petite fille de CE2 s’exprime dans un breton courant, voyelles nasales et consonnes gutturales à l’appui de son raisonnement. Dans la classe de Yann Varc’h ce matin, c’est cours de mathématiques. Sur le tableau blanc, soustractions et multiplications attendent d’être résolues. Comme dans toutes les écoles. A la seule exception près qu’ici, tous les échanges s’effectuent en breton. Nous sommes à quelques pas de la cité des Dervallières, à l’ouest de Nantes, dans une des plus importantes écoles Diwan de France.

    EVASION FISCALE

    Institut Rousseau - Réflexion pour la mise en place d’un impôt « anti-évasion » en France

    par Arnaud Iss et Boris Bouzol-Broitman,

    La série de Policy Briefs Agenda 2030 mobilise économistes et praticiens pour identifier un agenda de réformes économiques et financières permettant d’atteindre l’Agenda 2030, aux échelons territoriaux, nationaux et supranationaux.

    I. Problème identifié : l’absence de lutte contre l’optimisation fiscale légale, mais abusive

    Le terme optimisation fiscale peut parfois prêter à confusion. Il existe en effet deux types d’optimisation fiscale. L’une, illégale, consiste à contourner les règles des impôts en allant à l’encontre de la loi. Son coût pour les finances publiques françaises pourrait atteindre 100 milliards d’euros selon le syndicat Solidaires finances publiques[3]. L’autre, légale, consiste à jouer avec les règles fiscales en vigueur, tant en France qu’à l’étranger, afin de payer le moins d’impôt possible. Celle-ci est par nature difficile à chiffrer, puisque la frontière entre ce qui relève de l’optimisation ou non est subjective. Et ce notamment concernant les départs de contribuables à l’étranger. Comment définir si un départ à l’étranger s’est fait dans le but de payer moins d’impôt ou non ? Cela peut parfois relever d’une mosaïque de raisons, parmi lesquelles figure en bonne position le fait de pouvoir payer moins d’impôt.

    BIDEN

    Biden doit-il renoncer à sa politique budgétaire par peur de l’inflation ? Jonathan Marie, membre des Economistes atterrés

    Les débats concernant la politique économique, en particulier aux États-Unis, se focalisent aujourd’hui sur un possible retour de l’inflation. L’annonce d’un taux d’inflation en avril 2021 de 4,2 % en glissement annuel aux États-Unis relance les discussions. Depuis février dernier, ils sont nombreux, comme Martin Wolf, le célèbre éditorialiste du Financial Times, à évoquer le spectre de l’inflation comme menace immédiate sur l’économie américaine. La figure du spectre ou du mort-vivant est souvent mobilisée tant l’inflation semble appartenir au passé, les économies développées évoluant dans des régimes de (très) basse inflation depuis les années 1980.

    LA COMMUNE

    Reporterre - La Commune de Paris fut la matrice d’une écologie révolutionnaire

    Il y a 150 ans s’achevait le dernier jour de la Commune de Paris. On a souvent cantonné cet épisode révolutionnaire à une expérience urbaine et ouvrière. Pourtant, Louise Michel, Élisée Reclus et les autres communards avaient une « appréhension visionnaire de la nature anti-écologique du capitalisme ».

    Le philosophe Walter Benjamin disait qu’il est des moments dans l’histoire où un événement ou un combat particuliers entrent avec force dans « la figurabilité du présent » [1]. Il semblerait que cela soit le cas aujourd’hui avec la Commune de Paris. Son héritage a traversé le siècle et malgré son intense répression, l’utopie qu’elle portait en germe est toujours vivante. Sa référence nous hante et nous habite. Cet épisode révolutionnaire a beau s’être épanoui seulement 72 jours — de mars à mai 1871 — 150 ans plus tard, il résonne encore.

  • Revue de presse du 21 au 27 mai

    CONFIANCE

    Fondation Jean Jaurès - Sortie de crise : état des lieux de la confiance des Français

    Fondation Jean-Jaurès, Cevipof, Institut Montaigne, Fondation pour l’innovation politique, Conseil économique, social et environnemental, Luiss, Intériale
    Cette année encore, la Fondation Jean-Jaurès est partenaire du Baromètre de la confiance politique. Pour cette vague 12 bis de mai 2021, il s’est agi de mesurer la confiance que les Français ont dans leurs institutions et dans la démocratie, au moment où la tendance est à l’amélioration des indicateurs sanitaires.

    I - La confiance personnelle et dans les institutions 

    Si les Français ont été durement impactés pendant l’épidémie, il semblerait que l’horizon d’une sortie de crise améliore leur état d’esprit actuel. En effet, selon le Baromètre de la confiance politique réalisé entre le 3 et 11 mai 2021, malgré un sentiment encore très répandu de lassitude (sentiment cité par 40 % des personnes interrogées), la morosité s’est moins fait ressentir par rapport à janvier 2021 (baisse de 7 points) tandis que l’enthousiasme des Français a augmenté de six points (même si ce sentiment ne touche encore que 11 % des personnes interrogées seulement).

    SECURITE

    Le Point - Jérôme Fourquet : « Des verrous moraux ont sauté »

    VIDÉO. La sécurité devient-elle le sujet de préoccupation majeur des Français ? La société se droitise-t-elle ? Autant de questions abordées dans « Le Point des idées ».

    Voyons-nous poindre le thème central de l'élection présidentielle de 2022 ? « La question de l'insécurité n'est pas nouvelle, en 2002 elle a déjà joué », rappelle Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l'Ifop et contributeur régulier du Point, dans l'émission Le Point des idées. Alors que les policiers se sont réunis cette semaine pour manifester devant l'Assemblée nationale, après le meurtre du brigadier Éric Masson à Avignon le 5 mai, l'auteur de L'Archipel français (éd. du Seuil) dresse le constat de la montée du sujet de la sécurité au cœur des premières préoccupations des Français.

    POLICE/JUSTICE

    Europe 1 - La justice, "problème" de la police ? "Une folie", selon Faure

    Le secrétaire général du syndicat de police Alliance a estimé que "le problème de la police, c'est la justice", lors de la manifestation de policiers devant l'Assemblée nationale. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, invité du "Grand rendez-vous" dimanche sur Europe 1, "c'est une folie que de le dire".

    REGIONALES

    SONDAGE BFMTV - Régionales en Paca: Mariani donné en tête à l'issue du 1er tour, un 2nd tour plus incertain

    En cas de triangulaire au second tour, la liste du candidat RN emporterait le scrutin. Un duel entre Mariani et Muselier donnerait un résultat au coude-à-coude.

    Donné favori des régionales en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, le candidat du Rassemblement national (RN) Thierry Mariani pourrait toutefois être tenu en échec au second tour en fonction de la configuration, selon notre sondage Elabe pour BFMTV.

    Les Echos - Régionales : Olivier Faure (PS) croit possible une victoire de la gauche en Ile-de-France

    Invité dimanche de l'émission politique « Le Grand Rendez-vous » Europe 1 - CNews - « Les Echos », le premier secrétaire du Parti socialiste a renouvelé son soutien à Audrey Pulvar, dont la campagne sous la bannière PS dans la région francilienne peine à décoller. Selon lui, une alliance entre les trois principales listes de gauche entre les deux tours pourrait permettre de l'emporter.

    Dans les Hauts-de-France, les militants essaient de convaincre les électeurs de voter pour l’union de la gauche, aux régionales de juin. Pas toujours simple, dans la métropole lilloise, où il faut composer avec la dispersion des listes pour les départementales.
    «Tout passe à droite et ça me gave, donc je suis là pour aider la gauche», plante Bruno. Cet ancien militant libertaire, mélenchoniste à l’heure des échéances nationales, se mêle à une poignée de socialistes et d’écologistes, réunis ce samedi matin pour un porte-à-porte à Wavrin, commune semi-rurale de la métropole lilloise. Il leur reste un mois pour convaincre les électeurs de voter pour l’union de la gauche à l’élection régionale dans les Hauts-de-France. Toc, toc, toc… Un homme ouvre la première porte, en pyjama et pantoufles aux pieds.

    France Bleu - Régionales : à Rive-de-Gier la socialiste Najat Vallaud-Belkacem défend plus de moyens pour la police

    Najat Vallaud-Belkacem, tête de liste socialiste pour les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, a visité ce lundi 24 mai le Grand-Pont, à Rive-de-Gier dans la Loire. C'est dans ce quartier qu'un policier a été grièvement blessé il y a dix jours. Elle a présenté ses propositions sur la sécurité.

    La sécurité a beau ne pas être une compétence de la région, impossible d'y échapper pour la tête de liste socialiste aux élections régionales en Auvergne-Rhône Alpes, Najat Vallaud-Belkacem. Elle s'est rendue ce lundi 24 mai quartier du Grand-Pont, à Rive-de-Gier dans la Loire, là où un policier a été grièvement blessé dix jours plus tôt.

    Les Echos - Régionales : la présidente socialiste de Bourgogne-Franche-Comté en position délicate

    Marie-Guite Dufay n'a pas réussi à rassembler toute la gauche derrière elle. Dans cette région à la fois rurale et industrielle, où le RN est en tête des sondages pour le premier tour, une quadrangulaire n'est pas à exclure.

    Personne n'oserait s'aventurer à un pronostic pour les régionales en Bourgogne-Franche-Comté, où sept listes s'affrontent et où une quadrangulaire n'est pas à exclure au soir du 20 juin. Propulsée à la présidence de la région Franche-Comté en 2008 à la mort de Raymond Forni, puis élue et réélue en 2010 et en 2015 , cette fois à la tête de la grande région, Marie-Guite Dufay, 72 ans, n'a fait connaître son intention de briguer un nouveau mandat que fin avril, entre une participation à une manifestation de soutien aux salariés de MBF Aluminium, une visite aux viticulteurs sinistrés par le gel et une énième relance au gouvernement sur le sort de General Electric à Belfort .

    Le Parisien - «Du jamais-vu» : le soutien d’Anne Hidalgo à Audrey Pulvar, attaquée par Gérald Darmanin

    La maire de Paris a réagi à l’annonce, par le ministère de l’Intérieur, de son intention d’attaquer pour diffamation la candidate aux élections régionales en Île-de-France pour certains de ses propos sur la police. Celle-ci compte déposer plainte à son tour.

    COVID

    France Info - Pass sanitaire : Olivier Faure ne veut pas "qu'on en arrive à une société où on est tracés"

    Le premier secrétaire du PS "ne souhaite pas" que l'application TousAntiCovid soit le support utilisé pour le pass sanitaire qui doit commencer à rentrer véritablement en application à partir du 9 juin en France.

    "Je ne voudrais pas que, de fil en aiguille, on en arrive désormais à une société où on est tracés", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, mardi 25 mai sur franceinfo, à propos du pass sanitaire déployé en France à partir du 9 juin, date de la troisième étape du plan de déconfinement dans le contexte de l'épidémie de Covid-19.

    10 MAI 1981

    L'Aurore, Jean Glavany - 10 mai 1981 : Premiers jours à l’Elysée

    Jeune collaborateur du candidat MITTERRAND, Jean GLAVANY devient chef de cabinet du Président de la République, après la victoire du 10 mai 1981. Il nous livre ses souvenirs de ces journées si particulières, la prise en mains de l'appareil d'Etat, et les petites surprises qu'elle réserve...

    1O mai 1981 à 18h30 : nous sommes à l’hôtel du Vieux Morvan et j’assure la permanence téléphonique dans la petite chambre 15 au premier étage, celle « habituelle » de François Mitterrand où l’on a fait installer une ligne directe. Celui qui n’est encore que le candidat pour quelques minutes encore est au rez-de-chaussée, devisant agréablement dans la grande salle de l’hôtel avec des amis et journalistes venus là librement. Le téléphone sonne, c’est Lionel Jospin : "Tu peux dire au Président qu’il est élu. Tous les instituts de sondage le donnent gagnant avec 51 ou 52%". Je raccroche le cœur battant et dévale l’escalier pour retrouver François Mitterrand dans la petite foule: il discute avec quelques amis dont le journaliste Ivan Levaï et s’est lancé dans une grande tirade -que je connais par cœur tant, depuis quelques années je l’ai entendue dans sa bouche- sur la forêt du Morvan, forêt de lumière, de hêtres et de chênes, menacée par la course folle au profit qui la voit envahie par les résineux...je n’ose l’interrompre mais mon pouls bat de plus en plus fort et mon secret me bat les tempes ! 

    SANTE ENVIRONNEMENT

    OFCE - La politique santé-environnement : priorité d’une renaissance sanitaire mondiale

    par Éloi Laurent, Fabio Battaglia, Alessandro Galli, Giorgia Dalla Libera Marchiori, Raluca Munteanu

    Le 21 mai, la présidence italienne du G20 et la Commission européenne co-organiseront le sommet mondial sur la santé à Rome. Quelques jours après, l’Organisation mondiale de la santé tiendra son assemblée annuelle à Genève. De toute évidence, les deux événements seront centrés sur la tragédie du Covid et les réformes susceptibles de prévenir de telles catastrophes à l’avenir. « Le monde a besoin d’un nouveau départ en matière de politique de santé. Et notre renaissance sanitaire commence à Rome » a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 6 mai. Nous partageons cet espoir et nous voulons le voir aboutir.

    ANTI-RACISME

    Le Cervle de la LICRA - Entretien avec Sami Biasoni, Doctorant en philosophie à l’École normale supérieure

    Entretien avec Sami Biasoni, Doctorant en philosophie à l’École normale supérieure, membre de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires, co auteur (avec A.-S. Nogaret) de l’essai « Français malgré eux ».

    Nous entendons beaucoup parler de la race aujourd’hui, dans le contexte des revendications postcoloniales, décoloniales ou indigénistes. Pouvez-vous préciser ce dont il s’agit ?

    IDEES EN COMMUN

    Idées en commun - A Rosières, la transition agroécologique prend racine dans les vignes

    Il est à l’image des ambitions environnementales défendues par son département ardéchois : audacieux et déterminé ! A Rosières, petit village situé à quelques kilomètres de Vallon-Pont-d’Arc dans le Sud-Ardèche, Hervé Thoulouze est un viticulteur et arboriculteur citoyen qui a décidé de faire de son activité le socle d’un engagement au service du bien commun.

    Ancien président de La Cévenole, une cave coopérative réunissant de nombreux viticulteurs locaux, il défend un modèle agricole alternatif qui prend en compte les effets du changement climatique et apporte des solutions concrètes pour œuvrer à la préservation de l’environnement. Un volontarisme en adéquation avec l’histoire du lieu puisque la structure a été fondée en 1939 afin de diversifier les cultures et redonner vie au cépage historique des Cévennes, quasiment disparu après la crise du Phylloxera en 1880 : le Chatus.

    Idées en commun - A Paris, des logements à moitié prix pour les classes moyennes

    Créée en 2019, la Foncière de la Ville de Paris s’appuie sur le dispositif du Bail réel solidaire pour proposer aux classes moyennes l’achat de biens immobiliers à moitié prix. 23 ménages seront prochainement sélectionnés pour devenir les futurs acquéreurs des premiers logements construits dans le cadre de ce dispositif.

    Ils ont été quelques 2 685 ménages à candidater en l’espace de 3 semaines pour l’achat d’un des 23 premiers appartements proposés à moitié prix par la Ville de Paris. Situés à l’emplacement de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul (14ème arrondissement), ces appartements devraient être livrés en 2025 par la Foncière de la Ville de Paris. 

    CLIMAT

    Institut Rousseau - Sortir de l’impasse climatique par la défaisance carbone par Riwan Driouich

    Les dérèglements climatiques constituent une menace existentielle pour les sociétés humaines. Celles-ci sont engagées sur une trajectoire de réchauffement qui pourrait atteindre +4,8°C en 2100 par rapport aux niveaux préindustriels[2]. De tels niveaux de réchauffement à la fin du siècle posent un risque de dégradation sans précédent des conditions de vie sur la planète. Eviter ce scénario catastrophe nécessite une réduction d’ampleur des émissions de gaz à effet de serre (GES), qui placerait l’humanité sur une trajectoire climatiquement soutenable.

    EUROPE

    Terra Nova - L’Europe doit redéfinir son cadre budgétaire - L'analyse de Jean Pisani-Ferry

    L'ampleur du plan de relance américain (1 900 milliards de dollars) annoncé par le président Biden montre que le temps des restrictions budgétaires est bien derrière nous. Que va faire l'Europe ? Elle a suspendu ses règles de limitation de la dépense publique le temps de faire face à la pandémie. Mais ensuite ? Longtemps considéré comme un problème, l'activisme budgétaire est-il en passe de devenir une solution ?

    INTERNET

    Institut Rousseau - De la Bulle Internet (1999-2000) à la bulle Internaute (2020-2021) ? Une ouverture vers une autre économie par Jacques Ninet et David Bourghelle

    En janvier dernier, l’Institut Rousseau s’associait au réseau SDSN (Sustainable Development Solutions Network) et à l’Alliance PocFin (Post-Crisis Finance Research Network) pour lancer un appel à contributions, sous forme de « policy briefs », intitulé « Quelles réformes économiques et financières pour l’Agenda 2030 ? »
    Trois mois plus tard, nous avons reçu de nombreuses contributions très intéressantes incluant des propositions de réformes comptables, budgétaires, financières, monétaires ou relatives à la gouvernance des entreprises qui permettraient d’atteindre nos objectifs environnementaux et sociaux.

    Nous entreprenons désormais la publication de ces contributions, chaque lundi, en attendant l’organisation d’un grand événement, en juin 2021, qui permettra de mettre en valeur ces travaux et de donner la parole à leurs auteurs.

    La série de Policy Briefs Agenda 2030 mobilise économistes et praticiens pour identifier un agenda de réformes économiques et financières permettant d’atteindre l’Agenda 2030, aux échelons territoriaux, nationaux et supranationaux.

    BIOGAZ

    Revue Sesame - [Méthanisation] Comment mettre les gaz ? Par Yann Kerveno

    La production d’énergie est-elle la condition de la survie des exploitations agricoles dans le futur ? En une dizaine d’années, la méthanisation à la ferme a fait preuve de son efficacité technique et économique. Mais son développement reste délicat et dépendant des politiques de soutien.

    Les agriculteurs n’ont cessé d’ajouter des cordes à leur arc ces dernières décennies. À leur mission première, nourrir les populations, se sont ajoutées d’autres compétences à mesure que l’on découvrait, ou faisait mine de découvrir, les aménités de leur activité. On les a vus aménageurs du territoire, cantonniers des campagnes, nouveaux acteurs du tourisme et plus récemment producteurs d’énergie. Si les huiles de tournesol, utilisables comme carburants, n’ont jamais franchi les frontières administratives de la légalité, la méthanisation pourrait aujourd’hui s’imposer comme une nouvelle diversification accessible. En France, c’est le modèle allemand qui a été dupliqué en premier lieu. On est à la fin des années 2000. Simple. Le digesteur produit des gaz qui sont brûlés et fabriquent de l’électricité. « On est probablement partis sur cette solution parce qu’elle avait le mérite d’exister ainsi que les matériels », justifie Pascal Peu, ingénieur de recherche à l’Irstea1, à Rennes. La production d’électricité fut, elle aussi, un choix par défaut.

     

  • Revue de presse du 14 au 20 mai

    INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Mettre la question sociale au cœur des politiques écologiques

    Entretiens 4 mai 2021

    Les inégalités économiques s’articulent avec des inégalités environnementales. Comment peut-on les définir, les mesurer et les réduire ? Entretien avec Lucas Chancel, économiste, co-directeur du Laboratoire sur les inégalités mondiales.

    Dans votre livre Insoutenables inégalités, vous proposez d’explorer les liens entre les inégalités économiques et les inégalités environnementales. Qu’entendez-vous par « inégalités environnementales », de quoi parle-t-on ?

    Je tente d’analyser comment s’articulent les inégalités classiques de richesse, entre classes sociales, entre hommes et femmes, les discriminations etc. avec de nouvelles formes d’inégalités environnementales. Concrètement, ces inégalités environnementales sont liées à l’accès – facile ou difficile – aux ressources naturelles (accès à des espaces verts par exemple). Elles sont liées à l’exposition aux risques (comme la pollution aux particules fines ou aux risques industriels), qui n’est pas la même pour tous. Elles sont liées au fait que nous ne sommes pas égaux dans la façon dont nous polluons (notamment en matière d’émissions de gaz à effet de serre). Et enfin elles sont liées au fait que tout le monde n’a pas le même poids dans les décisions politiques, alors que les mesures pour protéger l’environnement n’ont pas le même impact pour tout le monde. Ces inégalités environnementales sont très intriquées aux formes plus classiques d’inégalités sociales.

    Observatoire des inégalités - L’environnement dégradé des quartiers les plus pauvres

    Données 4 mai 2021

    46 % des habitants des quartiers les plus pauvres jugent leur environnement dégradé, 2,3 fois plus souvent que les habitants des quartiers voisins. Ils sont aussi deux fois plus nombreux à se plaindre du bruit.

    Les inégalités en matière de cadre de vie sont au cœur des inégalités dites « environnementales ». Dans ce domaine, les quartiers les plus pauvres se distinguent très nettement, si l’on en croit l’enquête « Cadre de vie et sécurité » de l’Insee (données 2018) [1]. Les 1 500 quartiers dits « prioritaires » de la politique de la ville (et que nous qualifions de « quartiers pauvres ») regroupent cinq millions d’habitants, soit un peu moins de 8 % de la population. On en parle beaucoup pour le niveau du chômage ou de l’insécurité, mais leurs habitants se plaignent aussi de vivre dans un cadre peu agréable.

    Observatoire des inégalités - Les inégalités environnementales, qu’est-ce que c’est ?

    Questions clés 4 mai 2021

    Les inégalités environnementales, on en parle beaucoup, mais on en donne rarement la définition. Un essai d’éclaircissement, sur une notion qui peut prendre plusieurs formes.

    L’expression « inégalité environnementale » peut se diviser en deux dimensions complémentaires. Une dimension territoriale : les inégalités environnementales, à un moment donné, en fonction du lieu où l’on se trouve. Une dimension temporelle : les inégalités environnementales dans le temps, entre générations. Essayons d’y voir plus clair.

    L’environnement, au fond, qu’est-ce que c’est ? Le mot vient du latin virare (qui a aussi donné le mot « virage » par exemple). C’est ce qui est autour de nous : là où nous vivons, nous travaillons, etc. C’est de l’air, de l’eau, des sons, des paysages, etc. On peut y ajouter la notion de danger : être dans un lieu plus ou moins exposé à un risque naturel ou industriel (tempête, pollution, etc.). L’environnement comprend aussi l’ensemble des ressources naturelles, des sources d’énergie aux minerais en passant par les animaux et les végétaux.

    LA V EME REPUBLIQUE

    LVSL - Grey Anderson : « La Ve République s’est construite en refoulant ses origines »

    Dans un long entretien, l’historien Grey Anderson, docteur de l’université de Yale, revient avec nous sur son ouvrage La Guerre civile en France : 1958-1962, du coup d’État gaulliste à la fin de l’OAS, paru en 2018 aux éditions La Fabrique, dont la version anglaise aux éditions Verso est en cours d’élaboration. Comprendre la fondation de la cinquième République implique de revenir en profondeur sur le rôle de l’institution militaire française durant les évènements qui scandèrent la période ouverte à la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est à cette tâche que s’est attelé Grey Anderson, renouvelant ainsi l’approche habituelle de nombreux historiens pour envisager cette séquence majeure de l’histoire politique française contemporaine. Entretien réalisé par Victor Woillet et François Gaüzère. Retranscription réalisée par Dany Meyniel.

    RWANDA

    Entretien avec Rafaëlle Maison
    Le Rapport élaboré par la commission Duclert est très sévère à l’égard du gouvernement français et de sa responsabilité dans le génocide des Tutsi. Mais s’il lève le voile sur l’implication de la France, il ne répond pas à toutes les questions que l’on peut légitimement se poser aujourd’hui.

    La Vie des idées : Vous faisiez le constat, en 2015, que les historiens français avaient du mal à appréhender le rôle de la France dans le génocide des Tutsi. Vous listiez les obstacles auxquels ils avaient à faire face. Est-ce que le travail fourni par la commission Duclert signifie que ces obstacles ont enfin été levés ?

    Raphaëlle Maison : En effet, il me semblait en 2015 que certains obstacles empêchaient une recherche historique sur le rôle de la France au Rwanda : les contraintes du champ académique, l’indisponibilité des sources, la crainte d’être appelé à soutenir des procédures pénales, la question de l’engagement militant, le fait que le rôle de la France ne paraissait pas prioritaire aux historiens travaillant sur le génocide des Tutsi.

    L'INFLATION

    Depuis la mise en place de l’euro, un écart persistant s’est installé entre inflation « perçue » par les ménages, et inflation « réelle » mesurée par l’INSEE. Au-delà des débats techniques sur les chiffres, mesurer l’inflation implique des choix méthodologiques lourds d’enjeux politiques et sociaux.

    Introduction

    Les experts de la zone euro constatent, pendant les années qui suivent le passage à l’euro, un écart important entre d’un côté l’évolution de l’inflation telle qu’elle était mesurée par les instituts de la statistique et de l’autre l’évolution de l’inflation telle qu’elle était perçue par les ménages : pourquoi une telle discordance ? Qui dit vrai ? Quel phénomène la mesure cherche-t-elle à exprimer statistiquement ? Comment est-elle mesurée ?

    COVID

    Libé - Journal d'épidémie, par Christian Lehmann - Elections de juin : les ambitions politiques avant les règles sanitaires

     Lorsqu’une bonne partie des stars du paysage audiovisuel français s’est retrouvée à l’isolement suite à l’enregistrement d’une émission spéciale «On est tous en direct et sans masque parce que les règles c’est pour les gueux», on a pu mesurer à quel point ceux qui sont censés nous informer se dispensent des mesures de sécurité imposées au peuple. De Laurent Ruquier, on n’attendait guère mieux que ce cluster médiatique : l’ancien gendre idéal célèbre pour glousser à ses propres blagues (et pour avoir placé Eric Zemmour sur orbite) a décidé de livrer un duel sans merci à Bernard-Henri Lévy et à André Bercoff pour aligner le plus d’âneries pseudo-libertaires sur la «dictature sanitaire».
     
    FONTE DES GLACIERS
     
    Reporterre - La fonte du « glacier de l’Apocalypse », en Antarctique, effraie les scientifiques

    Le glacier Thwaites, un énorme bloc de glace en Antarctique occidental, fond à grande vitesse. Une équipe de chercheurs vient de découvrir l’ampleur des flux d’eau chaude qui menacent sa stabilité. Si le glacier se désagrège, il pourrait provoquer une hausse globale du niveau des mers de 65 centimètres.

    Ils le surnomment le « glacier de l’apocalypse ». Depuis une dizaine d’années, des scientifiques observent de près le glacier Thwaites, une masse glaciaire en Antarctique occidental de 120 kilomètres de large, 600 kilomètres de long et dont l’épaisseur peut atteindre 3 kilomètres. Car ce géant de glace de 192 000 km2 (soit près du tiers de la superficie de la France) menace de fondre et de se détacher de la calotte glaciaire. « La vitesse de fonte de Thwaites a quasiment doublé », explique à Reporterre Gaël Durand, chargé de recherche sur la dynamique des glaciers au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En cause : des flux d’eau chaude circulant dans des canaux sous-marins à la base du glacier.

    REGIONALES

    Tribune de Lyon - Régionales. Najat Vallaud-Belkacem érige l’économie en priorité

    A l’instar de la candidate écologiste Fabienne Grebert lançant sa campagne pour les élections régionales sous les fenêtres de l’Hôtel de Région (Lyon 2e) au mois de février, son homologie socialiste Najat Vallaud-Belkacem a également choisi la Confluence pour présenter son programme et ses listes lundi matin.

    En l’occurence au MOB Hôtel, entre un portrait de Marx et un autre de Krasucki, entourée par les poids lourds régionaux du PS que sont les maires de Clermont-Ferrand, Bourg-en-Bresse, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, ainsi que le président de la Métropole de Grenoble.

    Tribune de Lyon - Régionales. À Lyon, David Kimelfeld choisit Najat Vallaud-Belkacem et rompt un peu plus avec Macron

    En décidant d’apporter un soutien « personnel » à Najat Vallaud-Belkacem pour les élections régionales, David Kimelfeld, l’ancien président de la Métropole de Lyon, dit assumer un choix « basé sur les projets ». Ainsi qu’une rupture semble-t-il définitive avec le parti d’Emmanuel Macron, dont il juge la stratégie politique « cynique et dangereuse ».

    Libé - Régionales : Au Parti socialiste, l’épineuse campagne d’Audrey Pulvar

    Vendredi : retour à la normale. La candidate du Parti socialiste en Ile-de-France, Audrey Pulvar, a déposé sa liste à la préfecture. Des sourires et un cliché sur les réseaux sociaux pour immortaliser le moment. Ce n’était pas une première. L’ancienne journaliste avait déjà déposé une liste en début de semaine. Mais un épisode est venu bousculer l’ordre des choses : le chef de file en Seine-Saint-Denis, Bertrand Kern, a jeté l’éponge. Le maire de Pantin a mis en avant une «perte de confiance» et des «désaccords stratégiques». Un départ qui interroge toujours les huiles socialistes en Ile-de-France et ailleurs. Pourquoi partir après le dépôt des listes ? Ses copains ne comprennent toujours pas. Le mot «irrationnel» revient tel un gimmick.
     
    ESPAGNE
     
     
    Le 15 mai 2021 marque le dixième anniversaire du mouvement des Indignés en Espagne. Issu du mécontentement populaire lié à la crise financière de 2008, ce cycle de mobilisation sans précédent a secoué le paysage politique en remettant en cause le bipartisme du Parti Populaire et du Parti Socialiste. Les partis nés après le 15M se sont présentés comme des formations « anti-système » et ont revendiqué le discours populiste des Indignés. Or, suite à la démission de Pablo Iglesias et à l’émergence de Vox, un populisme de nouvelle nature semble s’affirmer. 10 ans après, que reste-t-il du mouvement des Indignés en Espagne ?
     
    LE PARTI
     

    À propos de : Fernando Rosenblatt, Party Vibrancy and Democracy in Latin America, Oxford University Press

    Si les partis politiques sont des institutions majeures de la démocratie, certains restent dynamiques quand d’autres tendent à péricliter. Comparant le Chili, le Costa Rica et l’Uruguay, F. Rosenblatt propose un cadre conceptuel innovant pour expliquer les ressorts de la « vitalité partisane ».

    Tiré de la thèse de Fernando Rosenblatt défendue à l’Université catholique du Chili en 2013, ce livre porte sur ce que l’auteur dénomme la « vitalité partisane » (party vibrancy) ou, en d’autres termes, le dynamisme des partis politiques. D’après le postulat général qui donne son titre à l’ouvrage, la vitalité partisane a un lien direct et positif avec la qualité de la représentation démocratique. D’après l’auteur, plus un pays compte de partis politiques dynamiques, meilleure est sa santé démocratique. Ce postulat fonctionnaliste peut être critiqué, mais il a le mérite de poser les bases d’une recherche originale et rigoureuse.

    LIENEMANN

    Fondation Jean Jaurès - Héritiers de l’avenir : Marie-Noëlle Lienemann

    La Fondation recueille les témoignages de celles et ceux qui furent les principaux acteurs de l’histoire du Parti socialiste, les réunissant sous un titre emprunté à Pierre Mauroy, « Héritiers de l’avenir ». Cette collection constitue une source précieuse de compréhension des enjeux et des débats qui ont traversé la gauche depuis cinquante ans. Retrouvez l’entretien avec Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, sénatrice, interrogée par Émeric Bréhier, ancien député, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès.

    OLIVIER FAURE

    Olivier Faure @faureolivier
     
    Je veux être clair. Mon expression « droit de regard » de la police était malheureuse. La démocratie fonctionne avec des institutions où le rôle de chacun est défini, et les pouvoirs séparés. Jamais je ne transigerai avec ces principes.
     
     
    Après avoir provoqué un tollé à gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste regrette une "expression malheureuse".
     
    Marche arrière. Face à la polémique provoquée à gauche par sa proposition de “droit de regard” accordé aux policiers sur les décisions de justice, le patron du Parti socialiste Olivier Faure rétropédale. Dans un tweet publié ce jeudi 20 mai, le député de Seine-et-Marne revient sur cette déclaration qui a dérouté jusque dans son propre parti. 

     

     
  • Observatoire des inégalités - Les inégalités environnementales, qu’est-ce que c’est ?

    Questions clés 4 mai 2021

    Les inégalités environnementales, on en parle beaucoup, mais on en donne rarement la définition. Un essai d’éclaircissement, sur une notion qui peut prendre plusieurs formes.

    L’expression « inégalité environnementale » peut se diviser en deux dimensions complémentaires. Une dimension territoriale : les inégalités environnementales, à un moment donné, en fonction du lieu où l’on se trouve. Une dimension temporelle : les inégalités environnementales dans le temps, entre générations. Essayons d’y voir plus clair.

    L’environnement, au fond, qu’est-ce que c’est ? Le mot vient du latin virare (qui a aussi donné le mot « virage » par exemple). C’est ce qui est autour de nous : là où nous vivons, nous travaillons, etc. C’est de l’air, de l’eau, des sons, des paysages, etc. On peut y ajouter la notion de danger : être dans un lieu plus ou moins exposé à un risque naturel ou industriel (tempête, pollution, etc.). L’environnement comprend aussi l’ensemble des ressources naturelles, des sources d’énergie aux minerais en passant par les animaux et les végétaux.

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  • Revue de presse du 7 au 13 mai

    GARANTIE D'EMPLOI

    LVSL - Garantie publique d’emploi : défendre les communs contre l’individualisme du revenu universel

    Depuis plusieurs années, l’idée d’un revenu universel suscite l’enthousiasme des électeurs de droite comme de gauche, recouvrant alors des réalités bien différentes. De l’outil d’accentuation du néolibéralisme à l’utopie émancipatrice de gauche, ce dispositif protéiforme ne propose toutefois pas de solution au problème politique et psychologique du chômage de masse qui traverse notre société. À l’inverse, la garantie publique d’emploi propose d’orienter ces dépenses publiques vers la création d’emplois utiles à la société et préservant l’autonomie des travailleurs.

    10 MAI 1981

    Ouest France - Le 10 mai 1981. La fête jusqu’au bout de la nuit pour l’élection de François Mitterrand

    À travers l’Ouest, comme partout en France, la victoire de François Mitterrand s’était traduite par des scènes de liesse dans les rues.

    Comme un 14 juillet, titre Ouest-France dans son édition locale de Cherbourg (Manche) pour rendre compte de cette longue soirée du 10 mai 1981. Avec un petit détour par la mairie de la ville où les résultats sont en train de tomber : L’ambiance commence à chauffer. Très tôt, les représentants du comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing quittent la salle. Eux aussi ont compris. Et tout à coup, ce fut l’explosion. Les premiers concerts d’avertisseurs retentirent. Beaucoup de vieux militants ne pouvaient dissimuler leur émotion.

    Libé - Leur 10 mai 81 (2/4)

    Vu par des patrons et syndicalistes : «on avait l’impression que tout le monde avait voté Mitterrand»

    Lorsque Mitterrand est élu, il y a quarante ans, toute la classe politique et militante y voit le début d’une nouvelle ère, entre espoirs, doutes et appréhension. Patrons, syndicalistes, personnalités de gauche ou de droite racontent à «Libération» leur soirée du 10 mai 1981.

    Annick Coupé, secrétaire générale d’Attac, syndicaliste CFDT en 1981

    «A l’époque, j’étais à la CFDT. Appartenant auparavant à des organisations maoïstes, je n’avais jamais voté. 1981, c’était ma première élection. Au premier tour, j’avais voté pour Huguette Bouchardeau du PSU, puis Mitterrand au second tour. Venant de l’extrême gauche, il n’était pas pour moi une grande référence politique, mais j’ai voté pour lui sans état d’âme. La campagne avait quand même été largement à gauche, autour de grands thèmes fédérateurs comme les retraites. Surtout, on voulait en finir avec Giscard.

    France Info - Le Parti socialiste ne veut pas se faire voler l’héritage de François Mitterrand

    Dans une semaine ce sera le 40e anniversaire de l’élection du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 1981.

    Lundi prochain, nous serons le 10 mai, date du 40e anniversaire de l'élection de François Mitterrand, et au Parti socialiste, il n’est pas question de se laisser déposséder de cet héritage parce que les hommages seront nombreux et très politiques. Le Parti communiste prévoit un moment de célébration. Jean-Luc Mélenchon - grand admirateur de Mitterrand - organise une conférence en ligne, comme il y a dix ans déjà pour les 30 ans de l’élection. 

    Le Figaro - Les socialistes se divisent sur la célébration des 40 ans de l'élection de Mitterrand

    INFO LE FIGARO - Le patron du PS, Olivier Faure, renonce à se rendre au Creusot (Saône-et-Loire) dimanche, où François Hollande prononcera un discours très politique pour les 40 ans du 10 mai 1981.

    Olivier Faure organisera lundi soir prochain sa propre commémoration du 10 mai 1981, 40 ans après la victoire de François Mitterrand à la présidentielle. Le premier secrétaire du PS a en effet renoncé à se rendre la veille, dimanche 9 mai, au Creusot, en Saône-et-Loire, où la Fondation nationale des élus socialistes et républicains, la Fneser, organise de son côté - et de longue date - une journée consacrée à l'héritage de l'ancien chef de l'État socialiste. Officiellement, Olivier Faure a fait le choix de participer à une Marche pour le Climat à Paris. En réalité, il souhaitait pouvoir prendre la parole au Creusot. Mais seul François Hollande a été invité par les organisateurs à prononcer un discours, annoncé comme très politique.

    Le Monde - « 10 mai 81 : changer la vie ? », sur France 2 : les premiers pas de la Mitterrandie

    Ce documentaire un brin nostalgique permettra aux plus jeunes de découvrir un temps où la gauche savait parler au peuple, le faire rêver. Les plus anciens y retrouveront les photos de leurs illusions perdues ou de leur rage enfouie.

    Les plus de 50 ans se souviennent encore de ce dimanche 10 mai au soir quand, juste après l’annonce de la victoire de François Mitterrand, une foule s’élançait sous la pluie dans les rues de Paris pour gagner la place de la Bastille. Les socialistes prenaient possession de l’Elysée, et la droite semblait enfin sortie de l’histoire. C’est sur ces images pleines d’allégresse oubliée que Cécile Amar et Stéphane Benhamou ont démarré leur plongée dans les trois premières années de ce septennat si particulier. Le choix est judicieux tant les extraits d’archives télévisées, la texture des voix, les sons de l’époque immergent soudain le spectateur dans un monde qui semble à la fois « si loin et si proche », comme le dit la voix off d’Anna Mouglalis.

    Télérama - Les années Lang : culture paillettes ou vent de liberté pour les créateurs ?

    Mai 1981, François Mitterrand met la culture sur le devant de la scène politique. Jack Lang, plusieurs fois ministre durant ses deux mandats, se démarque de ses prédécesseurs. Le politologue Vincent Martigny, coauteur de l’ouvrage “Les Années Lang”, dresse de cette période un bilan plutôt positif.

    Maître de conférences en sciences politiques à l’École polytechnique, membre du comité éditorial du journal Le 1, l’historien et politologue Vincent Martigny, 43 ans, a codirigé, avec Laurent Martin et Emmanuel Wallon, Les Années Lang : Une histoire des politiques culturelles – 1981-1993 (éd. La Documentation française, parution le 11 mai). Interview.

    BORIS VALLAUD

    L'Express - Boris Vallaud : "Je prône une rupture avec le monde tel qu'il va, ou plutôt qu'il ne va pas"

    Le député socialiste des Landes, qui publie son essai Un Esprit de résistance, revient pour L'Express sur le leg de Mitterrand, l'état de la gauche et du socialisme.

    À l'occasion de la sortie de son essai Un Esprit de résistance (éd. Flammarion), qu'il décrit lui-même davantage comme un "manifeste", le député socialiste des Landes, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée (sous François Hollande), revient pour L'Express sur l'héritage laissé par François Mitterrand, les causes du délitement de la gauche, et l'horizon vers lequel elle devrait tendre pour espérer revenir au pouvoir.  

    Le Figaro -Boris Vallaud: «Nous sommes dans une guerre de modèles politiques»

    VIDÉO - Le député PS des Landes, responsable du projet socialiste pour 2022, était l’invité du «Talk Le Figaro» ce jeudi 6 mai.

    Pour Boris Vallaud, qui était jeudi l’invité du «Talk Le Figaro», «avec Macron, les Français ont voté pour un deuxième mandat Sarkozy». Et s’il est convaincu que le chef de l’État mène une politique de droite, il se souvient encore de «ce moment cocasse, où l’ombre de Nicolas Sarkozy plane, pour savoir à qui il accordera l’onction, entre un candidat issu de sa famille politique originelle», ou l’actuel président En marche. Le député des Landes publie Un esprit de résistance (Flammarion), un livre dans lequel il propose à la gauche de se retrouver sur le fond. À travers sa réflexion, il livre un socle au débat d’idées, dans la perspective de la présidentielle.

    REGIONALES
     

    Rassemblée derrière le ministre en 2015, qui a depuis rejoint Emmanuel Macron, la majorité bretonne affronte le scrutin du 20 juin divisée. D’un côté, le socialiste Loïg Chesnais-Girard, de l’autre Thierry Burlot et sa liste d’union LREM-Modem-UDI.

    L’atypique attelage breton, qui continuait d’associer socialistes et marcheurs, a fini par éclater. La majorité rassemblée par Jean-Yves Le Drian pour les régionales de 2015, déjà fragilisée depuis son ralliement à Macron en 2017, est désormais scindée en deux groupes. Elle avait tenu tant bien que mal, soudée par sa fidélité au «menhir», leader incontesté de la scène politique régionale depuis 2004, mais deux de ses fidèles se disputeront la tête de la Bretagne les 20 et 27 juin : le président sortant, Loïg Chesnais-Girard, sous bannière socialiste, et son vice-président à l’environnement, Thierry Burlot, sous étiquette LREM-Modem-UDI. Un divorce«à des choix de tactiques nationales, pilotés par Paris et guidés par 2022», dénonce le premier.

    PRESIDENTIELLES

    Fondation Jean Jaurès - 2017-2022, une décomposition sans recomposition

    Quatre années se sont écoulées depuis l’élection présidentielle de 2017. Des événements marquants, inédits, comme le mouvement des « gilets jaunes » ou la crise liée à la Covid-19 ont émaillé cette période en mettant en avant les sujets liés à ce nouveau clivage entre « pro » et « anti » mondialisation. À un an de la prochaine échéance, la promesse de 2017 aura-t-elle tenu en 2022 ? Que peut-on attendre de ce scrutin à venir ? Plusieurs éléments d’analyse peuvent nous mettre sur la piste.

    Fondation Jean Jaurès - Rétrospective d’avenir, Jean-Philippe Derosier

    Dans sa contribution d’une série réalisée en partenariat avec L’Hétairie, le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille et auteur du blog La Constitution décodée, rappelle, après une évocation des précédents scrutins de la Ve République, que chaque élection présidentielle réserve son lot de surprises.

    VACCINS

    La Vie des idées - L’hésitation vaccinale, ou les impatiences de la santé mondiale

    À lire les sondages, la France se distingue par un haut niveau de défiance vaccinale. Mais, dans la pratique, les taux de couverture restent élevés, et la campagne de vaccination contre le Covid s’accélère. L’hésitation n’est pas toujours synonyme de refus ou de résistance.

    2016. La France championne de la défiance vaccinale. Sur une carte du monde en dégradés de rouge, le petit hexagone au centre est peint en bordeaux : il est devenu le mouton noir de la vaccination, c’est du moins ce que présente l’anthropologue Heidi Larson depuis la London School of Hygiene and Tropical Medicine, au terme d’une enquête menée dans soixante-sept pays, qui fait caracoler la France en tête du palmarès. Chaque personne interrogée dans le cadre de l’enquête avait dû se prononcer sur quatre affirmations relatives à l’importance des vaccinations de l’enfance, à l’efficacité des vaccins, à leur compatibilité avec des croyances religieuses et à leur innocuité. C’est sur ce dernier item que les Français s’illustraient par un très haut niveau de défiance. Si le cas des Français est grave, le problème n’en est pas moins mondial : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’hésitation vaccinale « ennemie de l’année » en 2019.

    HISTOIRES SOCIALISTES

    Fondation Jean Jaurès - Héritiers de l’avenir : une nouvelle collection Gilles Finchelstein

    La Fondation initie une nouvelle collection, en format vidéo, qui recueille des témoignages de celles et ceux qui furent les principaux acteurs de l’histoire du Parti socialiste, les réunissant sous un titre emprunté à Pierre Mauroy, « Héritiers de l’avenir ». Cette collection constitue une source précieuse de compréhension des enjeux et des débats qui ont traversé la gauche depuis cinquante ans. Retrouvez sa présentation par Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation.

    Henri Weber, le rouge et la rose en replay sur le site de France 5

    Le Monde - « Henri Weber, le rouge et la rose », sur France 5 : itinéraire d’un éternel engagé

    « Je ne crois pas au meilleur des mondes, mais j’aspire à un monde meilleur », disait l’auteur de « Rebelle jeunesse », fauché en 2020 par le Covid-19. Fabienne Servan-Schreiber et Patrick Rotman relatent sa conversion du trotskisme au socialisme.

    Il y a un an, le 26 avril 2020, Henri Weber était emporté par le Covid-19 à Avignon. Il avait 75 ans et l’annonce de sa mort, au milieu du premier confinement et de l’explosion de la pandémie, ne suscita que quelques dépêches et de modestes articles nécrologiques.

    Libé - Henri Weber, «de la révolte à la réforme»

    Si la vie de Henri Weber, décédé l’an dernier du Covid, pouvait tenir en quelques mots, le titre du portrait, que lui consacrent son épouse Fabienne Servan-Schreiber et le documentariste Patrick Rotman, a la concision de la formule bien troussée : Henri Weber, le rouge et la rose. Ou comment une ancienne figure révolutionnaire de mai 1968 deviendra à l’orée des années 80, l’une des têtes pensantes d’un PS en plein virage social-libéral, sous la houlette du jeune Laurent Fabius (alors fraîchement nommé Premier ministre de François Mitterrand) dont il sera un fidèle compagnon de route pendant plus de trente ans. Soit l’histoire d’une «génération passée de la révolte à la réforme».
  • La Vie des idées - Les inégalités aux rythmes de la financiarisation

    À propos de : Ken-Hou Lin, Megan Tobias Neely, Divested. Inequality in the Age of Finance, Oxford University Press

    La financiarisation qui envahit aujourd’hui toutes les sphères de l’économie n’est pas un phénomène uniforme et monolithique. C’est en distinguant soigneusement les différents mécanismes par lesquels elle se déploie qu’on pourra comprendre en quoi elle produit des inégalités sociales.

    À rebours de l’analyse classique qui fait de la hausse des inégalités contemporaines avant tout le résultat d’un progrès technologique biaisé (soit un type de croissance où la demande de travail qualifié augmente plus vite que son offre), l’ouvrage Divested. Inequality in the Age of Finance propose une autre piste d’explication. L’augmentation des inégalités résulte de la financiarisation de l’économie entendue non seulement comme une croissance rapide de l’activité du secteur financier, mais aussi comme le résultat d’une transformation financière des revenus, de l’investissement, de l’endettement et de l’épargne des autres acteurs de l’économie, notamment des entreprises non-financières et des ménages. Ken-Hou Lin et Megan Tobias Neely proposent ainsi une synthèse cohérente et inspirante des travaux des quinze dernières années sur la financiarisation, tout en ajoutant aussi des perspectives nouvelles sur certaines de ses dimensions les moins étudiées comme la dette étudiante ou la crise des retraites par capitalisation.

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