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06/07/2017

Le JDD - Hamon, Cambadélis, Hidalgo… Comment les socialistes imaginent l'avenir de la gauche

Le Parti socialiste en crise, ses membres tentent de survivre politiquement : fuite du navire, création de mouvements dans et hors du PS… Chacun a sa solution.

Il y a ceux, comme l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, qui croient encore que le Parti socialiste (PS) peut être rénové, renouvelé, réinventé. Ceux qui avancent déjà, en lançant leur propre initiative, sans vraiment abandonner leur formation, à l'instar de la maire de Paris Anne Hidalgo. Et ceux qui ont abandonné leur famille politique, de l'ancien Premier ministre Manuel Valls au candidat battu de la présidentielle Benoît Hamon. Tous, depuis la déculottée socialiste à l'élection reine, puis aux législatives, tentent de repenser l'avenir du PS, chacun à leur façon.

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22/06/2017

L'actualité des socialistes du 9 au 15 juin

LE SECOND TOUR
 

Découvrez qui a été élu député dans les 577 circonscriptions, dans notre carte mise à jour en temps réel avec les chiffres transmis par le ministère de l’intérieur.

Libé - Face à la déroute du PS, Cambadélis bat en retraite

Le calvaire prend fin. Après leur pire score de la Ve République lors du premier tour des législatives (7,4 %), les socialistes comptent une semaine plus tard leurs derniers survivants à l’Assemblée nationale. Ils sont 32 à sauver leur siège ou à faire leur entrée au Palais-Bourbon. Deux fois plus qu’attendu au soir du premier tour.

Le Monde - Résultats des législatives 2017 : Jean-Christophe Cambadélis démissionne de la tête du Parti socialiste
 
« Je prends cette décision sans amertume ni colère, conscient de mon devoir et du moment crucial que traverse la gauche », a déclaré le premier secrétaire du PS.
 
 
Costume sombre et cravate mauve, Jean-Christophe Cambadélis a tenu son dernier discours de premier secrétaire ce dimanche soir 18 juin, à l'issue du second tour des élections législatives. La mine grave, soulignant que "le triomphe d'Emmanuel Macron était incontestable", il a reconnu que "la défaite de la gauche était incontournable" et surtout que "la déroute du Parti socialiste était sans appel".
 

Au soir du premier tour, les projections donnaient autour de 400 à 450 sièges à La République en marche. Ils devront se contenter finalement de 361 élus environ.

La vague est moins importante que prévu. Alors que les projections au soir du premier tour promettaient autour de 400 à 450 sièges à La République en marche et au MoDem, le mouvement d’Emmanuel Macron n’en réunirait finalement qu’autour de 361, selon les projections d’Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France. La victoire du gouvernement s’en trouve en partie relativisée.
 
 
Olivier Faure est l’un des grands rescapés du naufrage socialiste. En remportant dimanche la 11e circonscription de Seine-et-Marne, avec 61,1 % des suffrages exprimés, il conserve son siège à l’Assemblée nationale.
 
 
Une victoire au goût de miel, au sens propre comme au figuré. Pendant la campagne électorale de Delphine Batho, réélue députée des Deux-Sèvres avec 56,94 % des suffrages, ses électeurs avaient pris l’habitude de lui apporter des pots de miel pour la remercier de son combat contre les néonicotinoïdes.
 
 
Le sénateur-maire PS d’Alfortville l’emporte au second tour des élections législatives 2017 dans la 9e circonscription du Val-de-Marne, avec 58,7 % des voix.
 
 
La députée PS de la 1ère circonscription du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault, élue en 2012 après avoir battue Brigitte Barèges (LR), effectuera un 2ème mandat à l'Assemblée Nationale : elle a été réélue avec 55, 38 % des voix face au candidat d'En Marche! Pierre Mardegan au second tour des législatives. 
 
 
Son obstination a payé… et le rassemblement de la gauche aussi : Laurence Dumont conserve son mandat de députée socialiste, épargnée par le raz de marée En Marche.
 

Stéphane Le Foll réélu, Jean-Jacques Urvoas battu… Retrouver le détail des résultats des anciens ministres de François Hollande.

France 3 - Élections Législatives : Régis Juanico (PS) élu dans la 1ère circonscription de la Loire

Dans la 1ère circonscription de la Loire, Régis Juanico, le député (PS) sortant est réelu avec 25 voix d'avance seulement! Autant dire que le résultat est sérré.... Il l'emporte face à Magalie Viallon (LREM) qui avait crée la surprise lors du premier tour.

La Dépêche - En Haute-Garonne, Joël Aviragnet, seul candidat socialiste, est élu

En déroute à l'issue du premier tour, le Parti socialiste sauve l'honneur avec l'élection de Joël Aviragnet dans la 8e circonscription de Haute-Garonne au cours d'un scrutin extrêmement serré. La députée sortante Laurence Arribagé (Les Républicains) est battue.

France 3 - Landes : Boris Vallaud (PS) remporte la 3e circonscription dans un mouchoir de poche

Les résultats définitifs donnent Boris Vallaud (PS) gagnant sur la circonscription d'Henri Emmanuelli. Il bat de peu Jean-Pierre Steiner et la République En Marche. Contrairement à ce que laissaient augurer les résultats du premier tour, le siège reste donc au Parti Socialiste.

France Bleu - Rescapée PS en Isère, Marie-Noëlle Battistel a battu son suppléant (REM) qui l'avait devancée au premier tour

C'est la surprise de ce deuxième tour en Isère : Marie-Noëlle Battistel, député PS sortante de la 4e circonscription de l'Isère en ballotage défavorable à l'issue du premier tour est réélue avec 54.01% des voix en battant Fabrice Hugelé son suppléant qui l'avait quitté pour la République en Marche

La Dépêche - Dans le Gers, la socialiste Gisèle Biémouret conserve son siège

Dans le Gers, la surprise est venue de Condom où la députée sortante de la 2e circonscription, la socialiste Gisèle Biémouret, va entamer un troisième mandat, deux jours après avoir fêté son 65e anniversaire. La Condomoise l’emporte face à son jeune adversaire de la République En Marche, le Lislois Christopher Soccio qui était pourtant arrivé en tête au 1er tour.

ANALYSES
 
 
C’est la question que posait Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle de 2012 dans un article souvent cité depuis le 7 mai dernier, paru dans la revue Esprit en Mars 2011. Il n’est pas sans intérêt de la reposer après ces élections législatives, à l’aune des considérations de celui qui est devenu président de la République.
On s’en tiendra à ses opinions sur la démocratie et les institutions. Elles se fondent sur un diagnostic critique de leurs mécanismes et de leurs effets, en particulier «  une présidentialisation du régime particulièrement tangible à l’approche des élections ; le débat politique se cristallise autour des présidentielles et a du mal à prendre en dehors, tandis que les partis passent l’essentiel de leur temps à débattre de l’identité et de la pérennité du candidat qui, non seulement doit gagner les élections, mais de facto, emmener dans son sillage les parlementaires qui, désormais plus que naguère, dépendent de lui. (…)  Le temps politique vit dans la préparation de ce spasme présidentiel autour duquel tout se contracte et lors duquel tous les problèmes doivent trouver une réponse ».
 
 
Laïque et républicaine, la France n’en connaît pas moins, de temps à autre, des moments de résurgence sacrée et monarchique. Quand on dit qu’un président de la République connaît un « état de grâce », il faut le prendre au pied, religieux, de la lettre : les commentateurs (et parfois aussi, le peuple, mais dans les limites du raisonnable) prêtent au nouveau souverain des vertus surhumaines. Revoilà venu le temps du roi thaumaturge, guérisseur des écrouelles et représentant de Dieu sur terre. On plaisante, mais on caricature à peine.
 
Christophe Bouillaud - L’illusion du bloc bourgeois? Plus pour très longtemps: il sera là sous peu, et sans doute pour longtemps.

Quelques semaines avant l’élection présidentielle de 2017, les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini faisaient paraitre un petit ouvrage intitulé L’illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français (Paris : Raisons d’agir, mars 2017). A travers une approche d’économie politique d’inspiration « régulationniste », ils entendaient montrer que la vie politique française était scandée depuis des décennies maintenant par la recherche d’un nouveau compromis entre groupes socio-économiques, avec la définition, d’une part, d’une alliance de gagnants des politiques publiques, et, d’autre part, d’un résidu de perdants de ces dernières. De fait, la France depuis le début des années 1980 a multiplié les alternances entre la droite et la gauche sans que jamais l’un des camps traditionnels n’arrive à se stabiliser durablement au pouvoir. Mon jeune collègue Fabien Escalona a déjà rendu compte début avril de la thèse de l’ouvrage dans un très bel article publié sur Mediapart, et il me parait inutile d’y revenir ici tant la présentation me parait juste.

CSG
 
 
Henri Sterdyniak, membre du collectif d'animation des Économistes atterrés, explique pourquoi diminuer les cotisations chômage et maladie des salariés en contrepartie d'une hausse de la CSG serait une très mauvaise réforme, défavorable aux salariés.
 
.... Contrairement à l’apparence, la mesure n’est pas favorable aux salariés puisque tant leur droit à l’assurance chômage que leur taux de remplacement à la retraite seraient fragilisés. Il y a une différence fondamentale entre une cotisation qui fait partie du salaire socialisé et ouvre des droits salariaux que les syndicats ont toute légitimité pour cogérer et un impôt (même si celui-ci finance une prestation).
 

La hausse de la CSG devrait faire bondir le produit de l’impôt sur le revenu de 21,2 % en 2018, explique Frédéric Douet, de l’université de Rouen.

Quelles seront les répercussions de la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) voulue par Emmanuel Macron ? Le nouveau président entend faire passer de 15,5 % à 17,20 % les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, et de 8 % à 9,7 % les prélèvements sociaux sur les revenus d’activité et de remplacement. A noter : les revenus de remplacement sont ceux qui compensent la perte de rémunération pendant une période d’inactivité : maladie, maternité, invalidité, préretraite, retraite…
 
EUROPE
 

Les effets pervers du (Bad) Jobs Act de Matteo Renzi

Par Federico Bassi* et Marta Fana**

Comme on pouvait s’y attendre, le Jobs Act de Matteo Renzi [1], l’équivalent italien de la Loi Travail est un échec. Les données statistiques sur le chômage, publiées récemment par l’Institut national italien de statistique (Istat), le confirment. L’histoire des réformes libérales du marché du travail italien se présente comme une succession de promesses non tenues, les résultats étant systématiquement en deçà des attentes… sans compter les effets pervers.

PARIS LA CHAPELLE
 
 
Une question passionnée." Depuis la parution d'un article du Parisien sur le harcèlement des femmes dans le quartier de la Chapelle, une chape de plomb s’est levée dans ce coin du nord-est de Paris. Dans cet article, publié le 18 mai, certaines femmes assurent qu’elles ne peuvent plus sortir seules dans les rues, "porter une jupe ou un pantalon trop près du corps" sans se faire insulter et agresser. Deux associations du quartier, SOS La Chapelle et Demain La Chapelle, ont lancé une pétition pour dénoncer la situation de ces femmes, qu'elles décrivent comme "une espèce en voie de disparition au cœur de Paris". Le 6 juin, la pétition totalisait près de 20 000 soutiens.
 
TERRORISME
 
 
Le débat sur la lutte contre le terrorisme est enfin ouvert, loin des tabous asphyxiants ou des saillies antifrançaises de l'après 7 janvier.

Au milieu de la litanie des attentats qui s'enchaînent, de Paris à Londres en passant par Kaboul, nous apprenons. A mieux nous protéger et à dire moins de bêtises. Le « pas-d'amal-gamisme » et sa variante du « rien-à-voirisme » continuent de filer la migraine, mais les autruches déclinent, si profondément enterrées dans le sable qu'elles obstruent moins l'horizon.

Europe 1 - La future loi antiterroriste soulève une fronde

Les opposants politiques, mais aussi les autorités judiciaires, fustigent le projet de loi qui doit être présenté en Conseil des ministres le 21 juin. Le gouvernement tente de déminer. 

Les critiques pleuvent sur le gouvernement depuis la divulgation, jeudi, des dispositions prévues dans un avant-projet de loi antiterroriste, qui vise à transposer certaines mesures de l'état d'urgence dans le droit commun. Si Edouard Philippe, le Premier ministre, a tenté de déminer la situation vendredi en assurant que le gouvernement n’avait pas l’intention d’instaurer un état d’urgence permanent, le débat est loin d’être clos.

DEGAGISME
 

Au soir du premier tour des élections législatives, une partie des élites est en passe de «dégager» pour de bon. La question est de savoir par qui et par quoi elle sera remplacée...

«Qu’ils s’en aillent tous!», s’était exclamé Jean-Luc Mélenchon en 2010. Et ils s’en allèrent –presque– tous, donnant sept ans plus tard son caractère prophétique au titre de l’essai du leader du Front de Gauche/France insoumise. Ce que ni Jean-Luc Mélenchon ni personne n’avait en revanche anticipé, c’est que ce «dégagisme», un terme qu’il a également contribué à populariser, s’exercerait aux dépens de toutes les forces politiques, partis ou formations contestataires inclus. Quand le «système» craque pour de bon, ce qui est arrivé ce dimanche 11 juin lors du premier tour des élections législatives, les électeurs-balayeurs ne font pas de tri sélectif et la frange «anti-système» est emportée dans le coup de balai final du grand ménage électoral.

L'Opinion - Cette jeune génération du PS sauvée par Macron

Nombre de jeunes candidats En marche ! aux élections législatives sont en réalité d’authentiques militants ou apparatchiks PS, auxquels le succès d’Emmanuel Macron donne l’occasion de sauter quelques étapes

Et si En Marche ! allait surtout permettre à une jeune génération d’apparatchiks socialistes de brûler les étapes, et d’accéder plus vite aux responsabilités ? L’examen au cas par cas des investitures délivrées par le mouvement d’Emmanuel Macron fait certes apparaître un « renouvellement ». Mais il s’effectue principalement au profit de jeunes hommes blancs, souvent passés par le Mouvement des Jeunes Socialistes (le MJS, que François Mitterrand décrivait comme « l’école du vice »), les cabinets ministériels ou la fonction d’assistant parlementaire, et qui ont vu dans l’aventure Macron une superbe opportunité à saisir : celle de plonger à leur tour dans le grand bain de la politique, sans avoir à suivre le fameux « cursus honorum d’un ancien temps » dénoncé dès septembre 2015 par le ministre de l’Economie de l’époque, un certain Emmanuel Macron.

Marianne - Législatives : vous pensiez dire adieu aux éléphants socialistes battus ? Pas si vite...

Ce n'est pas parce qu'on a perdu qu'on doit changer de vie, dit le proverbe socialiste. Le recasage des députés battus est une tradition solférinienne qui devrait encore se perpétuer cette année...

DECODAGE

Les décodeurs - Législatives : où la gauche, la droite et En marche ! font-ils leurs meilleurs scores ?

Malgré l’impressionnante percée du centre représenté par La République en marche, gauche, droite et extrême droite conservent globalement leurs bastions traditionnels.

Avec 437 candidats qualifiés (sur 577) pour le second tour, La République en marche (LRM) – et donc le centre – occupe de loin la première place des législatives. La voie lui était en partie ouverte par la désunion de plusieurs sensibilités politiques, particulièrement la gauche et l’extrême gauche, qui partaient en ordre dispersé.
 
Les décodeurs - La gauche radicale en position de remporter une dizaine de circonscriptions seulement

Les candidats communistes et « insoumis » sont arrivés en tête dans seulement 8 des 577 circonscriptions.

Malgré un total de 14,2 % des voix à l’échelle nationale au premier tour des élections législatives, la gauche radicale devrait disposer au mieux d’une dizaine de sièges dans la future Assemblée nationale. Soit l’équivalent d’il y a cinq ans, alors que dans le même temps, Jean-Luc Mélenchon a progressé de huit points entre les présidentielles de 2012 et de 2017.

Les décodeurs - Comment Les Républicains et La France insoumise ont-ils résisté à la vague LRM aux législatives ?

A score quasi égal à l’élection présidentielle, les deux partis n’ont pas du tout atteint le même niveau de remobilisation lors du premier tour des législatives.

A l’issue d’une campagne mouvementée pour l’un, fulgurante pour l’autre, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon échouaient le 23 avril aux portes du second tour de l’élection présidentielle, avec respectivement 20,01 % et 19,58 % des suffrages exprimés. Un écart ténu et inédit entre le représentant des Républicains et le candidat de La France insoumise (LFI), rendu possible par deux dynamiques de campagnes antagonistes et aux conséquences très différentes.

LE PARLEMENT

Le Parisien - Jean-Jacques Urvoas : « L'image du Parlement n'est pas bonne ! »

En campagne pour les législatives, Jean-Jacques Urvoas, l'ancien ministre de la Justice, fait des propositions pour améliorer le travail parlementaire.

Candidat à sa réélection comme député PS dans la 1re circonscription du Finistère, l'ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas vient de publier à la Fondation Jean Jaurès ses propositions pour revivifier le rôle du Parlement.

PS
 
 
Au lendemain de sa défaite historique, les socialistes préparent déjà l'après. Avec une question centrale : que doit-on faire de Jean-Christophe Cambadélis ?
 
Le jour d’après. Passé la vague macroniste du premier tour des législatives qui les a renvoyés un demi-siècle en arrière, les socialistes font le bilan. Outre les conséquences financières d’une telle débâcle électorale, la crise politique – à défaut d’avoir éclatée dès le bureau national de lundi matin – couve au sein d’une formation politique qui, en un quinquennat au pouvoir, a perdu son leadership à gauche.
 
 
Jean Glavany, député PS de longue date dans les Hautes-Pyrénées, éliminé ce dimanche après trois mandats, est l'invité de Patrick Cohen pour parler de l'avenir du Parti Socialiste.... Il faut savoir perdre avec dignité et élégance. J'ai un profond respect pour le verdict des urnes, un démocrate ne peut pas faire autre chose
 

Après la déroute des législatives, "les sociaux-démocrates français doivent écourter leur phase de lamentation, et s’attaquer sans perdre de temps à la refondation de leur parti. Car, tôt ou tard, la crise du macronisme surviendra. Par Henri Weber, directeur des études européennes du Parti socialiste.

 
Professeur à Paris-I, il analyse les résultats du premier tour des législatives.
 
«Cette élection marque la fin du Parti socialiste tel qu’il a fonctionné jusqu’à présent. On a pu le constater dans cette campagne : les candidats investis ont eu des positions très différentes, voire complètement divergentes vis-à-vis du nouveau gouvernement. Certains ont prôné et affiché leur volonté de participer à la "majorité présidentielle". D’autres se sont mis d’emblée dans "l’opposition". La direction du Parti socialiste a été incapable d’imposer une ligne unique à ses candidats : c’est le signe de la fin du PS tel qu’on l’a connu, c’est-à-dire à même de faire vivre en son sein différentes sensibilités censées se retrouver sur une position commune au moment de l’élection.
 

Au lendemain d'une défaite électorale sans précédent, la direction du parti reporte à plus tard la question du bilan du quinquennat.

Les lendemains de défaite électorale ? La routine pour le Parti socialiste. Lundi matin, après la déroute historique essuyée au premier tour des élections législatives, quelques chefs à plumes convergeaient comme d'habitude vers le 10, rue de Solferino, le pas lourd. «Vous venez voir mourir la bête ? Elle n'est pas morte ! Du moins, pas encore !», plaisante Emmanuel Maurel, député européen. «C'est sympa de venir aux enterrements !», s'exclame tout de go Benjamin Lucas, président du mouvement des Jeunes Socialistes. L'ancienne ministre Laurence Rossignol apparaît vers 10 heures. Interrogée sur l'avenir du parti, l'ex-sénatrice s'agace vite des «questions d'appareil » qui appartiennent «au vieux monde 

 
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'Ifop, analyse pour Paris Match les résultats du premier tour des élections législatives.
 
Pourquoi ce score condamne-t-il le PS selon vous?
Il y a un effet quantitatif et qualitatif. La plupart des figures emblématiques du PS vont être défaites. Autour de qui va se recomposer le parti? Avec quels moyens? Quand vous passez de 300 députés à 30 ou 40, le manque à gagner va être colossal. Et enfin, sur quelle ligne? On a vu qu'une partie des candidats socialistes se sont montrés «Macron-compatibles». Il y a une crise de leadership, de positionnement et une crise financière.
 
LOI TRAVAIL
 
 
Alors que démarre véritablement la concertation entre l'exécutif et les partenaires sociaux ce vendredi, Emmanuel Dockès, professeur de droit du travail à l'université Paris-Ouest Nanterre, estime que les réformes voulues par l'exécutif pourraient remettre en question les protections minimales des salariés.

Le gouvernement d'Edouard Philippe ouvre ce vendredi la concertation avec les partenaires sociaux, comme convenu dans son programme, pour fixer dans le détail la réforme du code du travail qu'il compte finaliser avant l'automne. L'objectif affiché est de donner plus de fluidité au marché du travail afin de réduire le chômage.

Les contours de la nouvelle Loi Travail, affichée comme la priorité du quinquennat d’Emmanuel Macron, ont été esquissés cette semaine par le gouvernement. Sans surprises, le projet laisse présager une déréglementation accrue du marché du travail et l’accélération de la course au moins-disant social. Quels en sont les enjeux ? A quel impact peut-on s’attendre sur l’activité économique et les salariés ? Décryptage avec David Cayla, maître de conférences en économie à l’Université d’Angers et membre des Économistes Atterrés

Emmanuel Macron prévoit de légiférer par ordonnances pour réformer en profondeur le droit du travail français. Ce nouveau projet intervient moins d’un an après l’entrée en vigueur des principales mesures prévues par la Loi El Khomri. Quelles sont les implications de cette première Loi Travail ?

EN MARCHE

 
La liste des investis pour La République en Marche, donnée grande gagnante des scrutins des 11 et 18 juin pour les législatives, est marquée par la surreprésentation des cadres dans ses rangs. De son nom officiel « Association pour le renouvellement de la vie politique », le parti fondé par Emmanuel Macron prétend, avec ces candidats, ramener la « société civile » sur le devant de la scène politique. Entretien avec le sociologue Etienne Ollion, qui y voit surtout un coup de marketing.
 

Si les élections législatives annoncent une majorité parlementaire LREM confortable pour Emmanuel Macron, Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS (Cévipof), estime que la représentation nationale présente un risque de décalage face aux attentes réelles du pays. Le spectre d'une législature élitiste se dessine. Explications.


Directeur de recherches au CNRS-Cevipof, Luc Rouban est aussi l'auteur de Quel avenir dans la fonction publique? (éd. la Documentation Française, 2017). L'enquête de Luc Rouban intitulée «Le profil des candidats investis par La République En Marche: un renouveau limité» est consultable sur le site du Cévipof.

RACISME ANTIRACISTE

Le Monde - La gauche déchirée par le « racisme antiraciste » Par Jean Birnbaum

Analyse. L’usage militant de notions comme « la race » ou l’« islamophobie » suscite un malaise croissant dans le mouvement social.

De mémoire anarchiste, ce fut une soirée plus agitée que les autres. Le 28 octobre, à Marseille, la librairie Mille Bâbords fut le théâtre d’une bagarre inédite. Un débat organisé sur le thème « S’opposer au racialisme » fut interrompu, non par les habituels « nervis fascistes » mais par… d’autres libertaires !

Après avoir provoqué un tohu-bohu dans le local, une trentaine d’activistes se présentant comme des « personnes racisées » diffusèrent un tract qui mettait en garde les « anti-racialisateurs » et autres « petits gauchistes blancs de classe moyenne » : « Nous saboterons toutes vos initiatives », prévenaient les auteurs dudit tract, qui venaient déjà de joindre la pratique à la théorie, puisque les tables avaient été retournées, les livres éparpillés, des boules puantes lancées et une vitrine brisée…

GEOGRAPHIE ELECTORALE
 
 
Les élections sont des périodes propices à la médiatisation de la géographie. Cependant, ces portraits de la France qui vote, brossés parfois sommairement, peuvent aussi donner lieu à des raccourcis. En reprenant certains des discours tenus dans la presse au nom de la discipline, l'auteur met en garde quant à l'utilisation de typologies binaires et à l'essentialisation des espaces et des populations auxquelles elles peuvent conduire.
 
Les périodes électorales se suivent et se ressemblent. Dès les premiers résultats connus, la télévision, la radio et la presse s’essaient à dresser des tableaux politiques de la France et de ses territoires. Pour étayer ces analyses, le recours croissant à la cartographie analytique et l’usage désormais banalisé de termes issus de la discipline géographique (métropoles, périurbain, espace rural) s’accompagnent, depuis quelques années, de l’affirmation médiatique de quelques géographes dans une posture d’experts « décryptant »[1] les « mystères »[2] des territoires du vote.

21/06/2017

L'actualité des socialistes du 9 au 15 juin

LE SECOND TOUR
 

Découvrez qui a été élu député dans les 577 circonscriptions, dans notre carte mise à jour en temps réel avec les chiffres transmis par le ministère de l’intérieur.

Libé - Face à la déroute du PS, Cambadélis bat en retraite

Le calvaire prend fin. Après leur pire score de la Ve République lors du premier tour des législatives (7,4 %), les socialistes comptent une semaine plus tard leurs derniers survivants à l’Assemblée nationale. Ils sont 32 à sauver leur siège ou à faire leur entrée au Palais-Bourbon. Deux fois plus qu’attendu au soir du premier tour.

Le Monde - Résultats des législatives 2017 : Jean-Christophe Cambadélis démissionne de la tête du Parti socialiste
 
« Je prends cette décision sans amertume ni colère, conscient de mon devoir et du moment crucial que traverse la gauche », a déclaré le premier secrétaire du PS.
 
 
Costume sombre et cravate mauve, Jean-Christophe Cambadélis a tenu son dernier discours de premier secrétaire ce dimanche soir 18 juin, à l'issue du second tour des élections législatives. La mine grave, soulignant que "le triomphe d'Emmanuel Macron était incontestable", il a reconnu que "la défaite de la gauche était incontournable" et surtout que "la déroute du Parti socialiste était sans appel".
 

Au soir du premier tour, les projections donnaient autour de 400 à 450 sièges à La République en marche. Ils devront se contenter finalement de 361 élus environ.

La vague est moins importante que prévu. Alors que les projections au soir du premier tour promettaient autour de 400 à 450 sièges à La République en marche et au MoDem, le mouvement d’Emmanuel Macron n’en réunirait finalement qu’autour de 361, selon les projections d’Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France. La victoire du gouvernement s’en trouve en partie relativisée.
 
 
Olivier Faure est l’un des grands rescapés du naufrage socialiste. En remportant dimanche la 11e circonscription de Seine-et-Marne, avec 61,1 % des suffrages exprimés, il conserve son siège à l’Assemblée nationale.
 
 
Une victoire au goût de miel, au sens propre comme au figuré. Pendant la campagne électorale de Delphine Batho, réélue députée des Deux-Sèvres avec 56,94 % des suffrages, ses électeurs avaient pris l’habitude de lui apporter des pots de miel pour la remercier de son combat contre les néonicotinoïdes.
 
 
Le sénateur-maire PS d’Alfortville l’emporte au second tour des élections législatives 2017 dans la 9e circonscription du Val-de-Marne, avec 58,7 % des voix.
 
 
La députée PS de la 1ère circonscription du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault, élue en 2012 après avoir battue Brigitte Barèges (LR), effectuera un 2ème mandat à l'Assemblée Nationale : elle a été réélue avec 55, 38 % des voix face au candidat d'En Marche! Pierre Mardegan au second tour des législatives. 
 
 
Son obstination a payé… et le rassemblement de la gauche aussi : Laurence Dumont conserve son mandat de députée socialiste, épargnée par le raz de marée En Marche.
 

Stéphane Le Foll réélu, Jean-Jacques Urvoas battu… Retrouver le détail des résultats des anciens ministres de François Hollande.

France 3 - Élections Législatives : Régis Juanico (PS) élu dans la 1ère circonscription de la Loire

Dans la 1ère circonscription de la Loire, Régis Juanico, le député (PS) sortant est réelu avec 25 voix d'avance seulement! Autant dire que le résultat est sérré.... Il l'emporte face à Magalie Viallon (LREM) qui avait crée la surprise lors du premier tour.

La Dépêche - En Haute-Garonne, Joël Aviragnet, seul candidat socialiste, est élu

En déroute à l'issue du premier tour, le Parti socialiste sauve l'honneur avec l'élection de Joël Aviragnet dans la 8e circonscription de Haute-Garonne au cours d'un scrutin extrêmement serré. La députée sortante Laurence Arribagé (Les Républicains) est battue.

France 3 - Landes : Boris Vallaud (PS) remporte la 3e circonscription dans un mouchoir de poche

Les résultats définitifs donnent Boris Vallaud (PS) gagnant sur la circonscription d'Henri Emmanuelli. Il bat de peu Jean-Pierre Steiner et la République En Marche. Contrairement à ce que laissaient augurer les résultats du premier tour, le siège reste donc au Parti Socialiste.

France Bleu - Rescapée PS en Isère, Marie-Noëlle Battistel a battu son suppléant (REM) qui l'avait devancée au premier tour

C'est la surprise de ce deuxième tour en Isère : Marie-Noëlle Battistel, député PS sortante de la 4e circonscription de l'Isère en ballotage défavorable à l'issue du premier tour est réélue avec 54.01% des voix en battant Fabrice Hugelé son suppléant qui l'avait quitté pour la République en Marche

La Dépêche - Dans le Gers, la socialiste Gisèle Biémouret conserve son siège

Dans le Gers, la surprise est venue de Condom où la députée sortante de la 2e circonscription, la socialiste Gisèle Biémouret, va entamer un troisième mandat, deux jours après avoir fêté son 65e anniversaire. La Condomoise l’emporte face à son jeune adversaire de la République En Marche, le Lislois Christopher Soccio qui était pourtant arrivé en tête au 1er tour.

ANALYSES
 
 
C’est la question que posait Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle de 2012 dans un article souvent cité depuis le 7 mai dernier, paru dans la revue Esprit en Mars 2011. Il n’est pas sans intérêt de la reposer après ces élections législatives, à l’aune des considérations de celui qui est devenu président de la République.
On s’en tiendra à ses opinions sur la démocratie et les institutions. Elles se fondent sur un diagnostic critique de leurs mécanismes et de leurs effets, en particulier «  une présidentialisation du régime particulièrement tangible à l’approche des élections ; le débat politique se cristallise autour des présidentielles et a du mal à prendre en dehors, tandis que les partis passent l’essentiel de leur temps à débattre de l’identité et de la pérennité du candidat qui, non seulement doit gagner les élections, mais de facto, emmener dans son sillage les parlementaires qui, désormais plus que naguère, dépendent de lui. (…)  Le temps politique vit dans la préparation de ce spasme présidentiel autour duquel tout se contracte et lors duquel tous les problèmes doivent trouver une réponse ».
 
 
Laïque et républicaine, la France n’en connaît pas moins, de temps à autre, des moments de résurgence sacrée et monarchique. Quand on dit qu’un président de la République connaît un « état de grâce », il faut le prendre au pied, religieux, de la lettre : les commentateurs (et parfois aussi, le peuple, mais dans les limites du raisonnable) prêtent au nouveau souverain des vertus surhumaines. Revoilà venu le temps du roi thaumaturge, guérisseur des écrouelles et représentant de Dieu sur terre. On plaisante, mais on caricature à peine.
 
Christophe Bouillaud - L’illusion du bloc bourgeois? Plus pour très longtemps: il sera là sous peu, et sans doute pour longtemps.

Quelques semaines avant l’élection présidentielle de 2017, les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini faisaient paraitre un petit ouvrage intitulé L’illusion du bloc bourgeois. Alliances sociales et avenir du modèle français (Paris : Raisons d’agir, mars 2017). A travers une approche d’économie politique d’inspiration « régulationniste », ils entendaient montrer que la vie politique française était scandée depuis des décennies maintenant par la recherche d’un nouveau compromis entre groupes socio-économiques, avec la définition, d’une part, d’une alliance de gagnants des politiques publiques, et, d’autre part, d’un résidu de perdants de ces dernières. De fait, la France depuis le début des années 1980 a multiplié les alternances entre la droite et la gauche sans que jamais l’un des camps traditionnels n’arrive à se stabiliser durablement au pouvoir. Mon jeune collègue Fabien Escalona a déjà rendu compte début avril de la thèse de l’ouvrage dans un très bel article publié sur Mediapart, et il me parait inutile d’y revenir ici tant la présentation me parait juste.

CSG
 
 
Henri Sterdyniak, membre du collectif d'animation des Économistes atterrés, explique pourquoi diminuer les cotisations chômage et maladie des salariés en contrepartie d'une hausse de la CSG serait une très mauvaise réforme, défavorable aux salariés.
 
.... Contrairement à l’apparence, la mesure n’est pas favorable aux salariés puisque tant leur droit à l’assurance chômage que leur taux de remplacement à la retraite seraient fragilisés. Il y a une différence fondamentale entre une cotisation qui fait partie du salaire socialisé et ouvre des droits salariaux que les syndicats ont toute légitimité pour cogérer et un impôt (même si celui-ci finance une prestation).
 

La hausse de la CSG devrait faire bondir le produit de l’impôt sur le revenu de 21,2 % en 2018, explique Frédéric Douet, de l’université de Rouen.

Quelles seront les répercussions de la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) voulue par Emmanuel Macron ? Le nouveau président entend faire passer de 15,5 % à 17,20 % les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, et de 8 % à 9,7 % les prélèvements sociaux sur les revenus d’activité et de remplacement. A noter : les revenus de remplacement sont ceux qui compensent la perte de rémunération pendant une période d’inactivité : maladie, maternité, invalidité, préretraite, retraite…
 
EUROPE
 

Les effets pervers du (Bad) Jobs Act de Matteo Renzi

Par Federico Bassi* et Marta Fana**

Comme on pouvait s’y attendre, le Jobs Act de Matteo Renzi [1], l’équivalent italien de la Loi Travail est un échec. Les données statistiques sur le chômage, publiées récemment par l’Institut national italien de statistique (Istat), le confirment. L’histoire des réformes libérales du marché du travail italien se présente comme une succession de promesses non tenues, les résultats étant systématiquement en deçà des attentes… sans compter les effets pervers.

PARIS LA CHAPELLE
 
 
Une question passionnée." Depuis la parution d'un article du Parisien sur le harcèlement des femmes dans le quartier de la Chapelle, une chape de plomb s’est levée dans ce coin du nord-est de Paris. Dans cet article, publié le 18 mai, certaines femmes assurent qu’elles ne peuvent plus sortir seules dans les rues, "porter une jupe ou un pantalon trop près du corps" sans se faire insulter et agresser. Deux associations du quartier, SOS La Chapelle et Demain La Chapelle, ont lancé une pétition pour dénoncer la situation de ces femmes, qu'elles décrivent comme "une espèce en voie de disparition au cœur de Paris". Le 6 juin, la pétition totalisait près de 20 000 soutiens.
 
TERRORISME
 
 
Le débat sur la lutte contre le terrorisme est enfin ouvert, loin des tabous asphyxiants ou des saillies antifrançaises de l'après 7 janvier.

Au milieu de la litanie des attentats qui s'enchaînent, de Paris à Londres en passant par Kaboul, nous apprenons. A mieux nous protéger et à dire moins de bêtises. Le « pas-d'amal-gamisme » et sa variante du « rien-à-voirisme » continuent de filer la migraine, mais les autruches déclinent, si profondément enterrées dans le sable qu'elles obstruent moins l'horizon.

Europe 1 - La future loi antiterroriste soulève une fronde

Les opposants politiques, mais aussi les autorités judiciaires, fustigent le projet de loi qui doit être présenté en Conseil des ministres le 21 juin. Le gouvernement tente de déminer. 

Les critiques pleuvent sur le gouvernement depuis la divulgation, jeudi, des dispositions prévues dans un avant-projet de loi antiterroriste, qui vise à transposer certaines mesures de l'état d'urgence dans le droit commun. Si Edouard Philippe, le Premier ministre, a tenté de déminer la situation vendredi en assurant que le gouvernement n’avait pas l’intention d’instaurer un état d’urgence permanent, le débat est loin d’être clos.

DEGAGISME
 

Au soir du premier tour des élections législatives, une partie des élites est en passe de «dégager» pour de bon. La question est de savoir par qui et par quoi elle sera remplacée...

«Qu’ils s’en aillent tous!», s’était exclamé Jean-Luc Mélenchon en 2010. Et ils s’en allèrent –presque– tous, donnant sept ans plus tard son caractère prophétique au titre de l’essai du leader du Front de Gauche/France insoumise. Ce que ni Jean-Luc Mélenchon ni personne n’avait en revanche anticipé, c’est que ce «dégagisme», un terme qu’il a également contribué à populariser, s’exercerait aux dépens de toutes les forces politiques, partis ou formations contestataires inclus. Quand le «système» craque pour de bon, ce qui est arrivé ce dimanche 11 juin lors du premier tour des élections législatives, les électeurs-balayeurs ne font pas de tri sélectif et la frange «anti-système» est emportée dans le coup de balai final du grand ménage électoral.

L'Opinion - Cette jeune génération du PS sauvée par Macron

Nombre de jeunes candidats En marche ! aux élections législatives sont en réalité d’authentiques militants ou apparatchiks PS, auxquels le succès d’Emmanuel Macron donne l’occasion de sauter quelques étapes

Et si En Marche ! allait surtout permettre à une jeune génération d’apparatchiks socialistes de brûler les étapes, et d’accéder plus vite aux responsabilités ? L’examen au cas par cas des investitures délivrées par le mouvement d’Emmanuel Macron fait certes apparaître un « renouvellement ». Mais il s’effectue principalement au profit de jeunes hommes blancs, souvent passés par le Mouvement des Jeunes Socialistes (le MJS, que François Mitterrand décrivait comme « l’école du vice »), les cabinets ministériels ou la fonction d’assistant parlementaire, et qui ont vu dans l’aventure Macron une superbe opportunité à saisir : celle de plonger à leur tour dans le grand bain de la politique, sans avoir à suivre le fameux « cursus honorum d’un ancien temps » dénoncé dès septembre 2015 par le ministre de l’Economie de l’époque, un certain Emmanuel Macron.

Marianne - Législatives : vous pensiez dire adieu aux éléphants socialistes battus ? Pas si vite...

Ce n'est pas parce qu'on a perdu qu'on doit changer de vie, dit le proverbe socialiste. Le recasage des députés battus est une tradition solférinienne qui devrait encore se perpétuer cette année...

DECODAGE

Les décodeurs - Législatives : où la gauche, la droite et En marche ! font-ils leurs meilleurs scores ?

Malgré l’impressionnante percée du centre représenté par La République en marche, gauche, droite et extrême droite conservent globalement leurs bastions traditionnels.

Avec 437 candidats qualifiés (sur 577) pour le second tour, La République en marche (LRM) – et donc le centre – occupe de loin la première place des législatives. La voie lui était en partie ouverte par la désunion de plusieurs sensibilités politiques, particulièrement la gauche et l’extrême gauche, qui partaient en ordre dispersé.
 
Les décodeurs - La gauche radicale en position de remporter une dizaine de circonscriptions seulement

Les candidats communistes et « insoumis » sont arrivés en tête dans seulement 8 des 577 circonscriptions.

Malgré un total de 14,2 % des voix à l’échelle nationale au premier tour des élections législatives, la gauche radicale devrait disposer au mieux d’une dizaine de sièges dans la future Assemblée nationale. Soit l’équivalent d’il y a cinq ans, alors que dans le même temps, Jean-Luc Mélenchon a progressé de huit points entre les présidentielles de 2012 et de 2017.

Les décodeurs - Comment Les Républicains et La France insoumise ont-ils résisté à la vague LRM aux législatives ?

A score quasi égal à l’élection présidentielle, les deux partis n’ont pas du tout atteint le même niveau de remobilisation lors du premier tour des législatives.

A l’issue d’une campagne mouvementée pour l’un, fulgurante pour l’autre, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon échouaient le 23 avril aux portes du second tour de l’élection présidentielle, avec respectivement 20,01 % et 19,58 % des suffrages exprimés. Un écart ténu et inédit entre le représentant des Républicains et le candidat de La France insoumise (LFI), rendu possible par deux dynamiques de campagnes antagonistes et aux conséquences très différentes.

LE PARLEMENT

Le Parisien - Jean-Jacques Urvoas : « L'image du Parlement n'est pas bonne ! »

En campagne pour les législatives, Jean-Jacques Urvoas, l'ancien ministre de la Justice, fait des propositions pour améliorer le travail parlementaire.

Candidat à sa réélection comme député PS dans la 1re circonscription du Finistère, l'ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas vient de publier à la Fondation Jean Jaurès ses propositions pour revivifier le rôle du Parlement.

PS
 
 
Au lendemain de sa défaite historique, les socialistes préparent déjà l'après. Avec une question centrale : que doit-on faire de Jean-Christophe Cambadélis ?
 
Le jour d’après. Passé la vague macroniste du premier tour des législatives qui les a renvoyés un demi-siècle en arrière, les socialistes font le bilan. Outre les conséquences financières d’une telle débâcle électorale, la crise politique – à défaut d’avoir éclatée dès le bureau national de lundi matin – couve au sein d’une formation politique qui, en un quinquennat au pouvoir, a perdu son leadership à gauche.
 
 
Jean Glavany, député PS de longue date dans les Hautes-Pyrénées, éliminé ce dimanche après trois mandats, est l'invité de Patrick Cohen pour parler de l'avenir du Parti Socialiste.... Il faut savoir perdre avec dignité et élégance. J'ai un profond respect pour le verdict des urnes, un démocrate ne peut pas faire autre chose
 

Après la déroute des législatives, "les sociaux-démocrates français doivent écourter leur phase de lamentation, et s’attaquer sans perdre de temps à la refondation de leur parti. Car, tôt ou tard, la crise du macronisme surviendra. Par Henri Weber, directeur des études européennes du Parti socialiste.

 
Professeur à Paris-I, il analyse les résultats du premier tour des législatives.
 
«Cette élection marque la fin du Parti socialiste tel qu’il a fonctionné jusqu’à présent. On a pu le constater dans cette campagne : les candidats investis ont eu des positions très différentes, voire complètement divergentes vis-à-vis du nouveau gouvernement. Certains ont prôné et affiché leur volonté de participer à la "majorité présidentielle". D’autres se sont mis d’emblée dans "l’opposition". La direction du Parti socialiste a été incapable d’imposer une ligne unique à ses candidats : c’est le signe de la fin du PS tel qu’on l’a connu, c’est-à-dire à même de faire vivre en son sein différentes sensibilités censées se retrouver sur une position commune au moment de l’élection.
 

Au lendemain d'une défaite électorale sans précédent, la direction du parti reporte à plus tard la question du bilan du quinquennat.

Les lendemains de défaite électorale ? La routine pour le Parti socialiste. Lundi matin, après la déroute historique essuyée au premier tour des élections législatives, quelques chefs à plumes convergeaient comme d'habitude vers le 10, rue de Solferino, le pas lourd. «Vous venez voir mourir la bête ? Elle n'est pas morte ! Du moins, pas encore !», plaisante Emmanuel Maurel, député européen. «C'est sympa de venir aux enterrements !», s'exclame tout de go Benjamin Lucas, président du mouvement des Jeunes Socialistes. L'ancienne ministre Laurence Rossignol apparaît vers 10 heures. Interrogée sur l'avenir du parti, l'ex-sénatrice s'agace vite des «questions d'appareil » qui appartiennent «au vieux monde 

 
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'Ifop, analyse pour Paris Match les résultats du premier tour des élections législatives.
 
Pourquoi ce score condamne-t-il le PS selon vous?
Il y a un effet quantitatif et qualitatif. La plupart des figures emblématiques du PS vont être défaites. Autour de qui va se recomposer le parti? Avec quels moyens? Quand vous passez de 300 députés à 30 ou 40, le manque à gagner va être colossal. Et enfin, sur quelle ligne? On a vu qu'une partie des candidats socialistes se sont montrés «Macron-compatibles». Il y a une crise de leadership, de positionnement et une crise financière.
 
LOI TRAVAIL
 
 
Alors que démarre véritablement la concertation entre l'exécutif et les partenaires sociaux ce vendredi, Emmanuel Dockès, professeur de droit du travail à l'université Paris-Ouest Nanterre, estime que les réformes voulues par l'exécutif pourraient remettre en question les protections minimales des salariés.

Le gouvernement d'Edouard Philippe ouvre ce vendredi la concertation avec les partenaires sociaux, comme convenu dans son programme, pour fixer dans le détail la réforme du code du travail qu'il compte finaliser avant l'automne. L'objectif affiché est de donner plus de fluidité au marché du travail afin de réduire le chômage.

Les contours de la nouvelle Loi Travail, affichée comme la priorité du quinquennat d’Emmanuel Macron, ont été esquissés cette semaine par le gouvernement. Sans surprises, le projet laisse présager une déréglementation accrue du marché du travail et l’accélération de la course au moins-disant social. Quels en sont les enjeux ? A quel impact peut-on s’attendre sur l’activité économique et les salariés ? Décryptage avec David Cayla, maître de conférences en économie à l’Université d’Angers et membre des Économistes Atterrés

Emmanuel Macron prévoit de légiférer par ordonnances pour réformer en profondeur le droit du travail français. Ce nouveau projet intervient moins d’un an après l’entrée en vigueur des principales mesures prévues par la Loi El Khomri. Quelles sont les implications de cette première Loi Travail ?

EN MARCHE

 
La liste des investis pour La République en Marche, donnée grande gagnante des scrutins des 11 et 18 juin pour les législatives, est marquée par la surreprésentation des cadres dans ses rangs. De son nom officiel « Association pour le renouvellement de la vie politique », le parti fondé par Emmanuel Macron prétend, avec ces candidats, ramener la « société civile » sur le devant de la scène politique. Entretien avec le sociologue Etienne Ollion, qui y voit surtout un coup de marketing.
 

Si les élections législatives annoncent une majorité parlementaire LREM confortable pour Emmanuel Macron, Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS (Cévipof), estime que la représentation nationale présente un risque de décalage face aux attentes réelles du pays. Le spectre d'une législature élitiste se dessine. Explications.


Directeur de recherches au CNRS-Cevipof, Luc Rouban est aussi l'auteur de Quel avenir dans la fonction publique? (éd. la Documentation Française, 2017). L'enquête de Luc Rouban intitulée «Le profil des candidats investis par La République En Marche: un renouveau limité» est consultable sur le site du Cévipof.

RACISME ANTIRACISTE

Le Monde - La gauche déchirée par le « racisme antiraciste » Par Jean Birnbaum

Analyse. L’usage militant de notions comme « la race » ou l’« islamophobie » suscite un malaise croissant dans le mouvement social.

De mémoire anarchiste, ce fut une soirée plus agitée que les autres. Le 28 octobre, à Marseille, la librairie Mille Bâbords fut le théâtre d’une bagarre inédite. Un débat organisé sur le thème « S’opposer au racialisme » fut interrompu, non par les habituels « nervis fascistes » mais par… d’autres libertaires !

Après avoir provoqué un tohu-bohu dans le local, une trentaine d’activistes se présentant comme des « personnes racisées » diffusèrent un tract qui mettait en garde les « anti-racialisateurs » et autres « petits gauchistes blancs de classe moyenne » : « Nous saboterons toutes vos initiatives », prévenaient les auteurs dudit tract, qui venaient déjà de joindre la pratique à la théorie, puisque les tables avaient été retournées, les livres éparpillés, des boules puantes lancées et une vitrine brisée…

GEOGRAPHIE ELECTORALE
 
 
Les élections sont des périodes propices à la médiatisation de la géographie. Cependant, ces portraits de la France qui vote, brossés parfois sommairement, peuvent aussi donner lieu à des raccourcis. En reprenant certains des discours tenus dans la presse au nom de la discipline, l'auteur met en garde quant à l'utilisation de typologies binaires et à l'essentialisation des espaces et des populations auxquelles elles peuvent conduire.
 
Les périodes électorales se suivent et se ressemblent. Dès les premiers résultats connus, la télévision, la radio et la presse s’essaient à dresser des tableaux politiques de la France et de ses territoires. Pour étayer ces analyses, le recours croissant à la cartographie analytique et l’usage désormais banalisé de termes issus de la discipline géographique (métropoles, périurbain, espace rural) s’accompagnent, depuis quelques années, de l’affirmation médiatique de quelques géographes dans une posture d’experts « décryptant »[1] les « mystères »[2] des territoires du vote.

15/05/2017

Discours d'Anne Hidalgo, maire de Paris, devant Emmanuel Macron à l'Hôtel de Ville

09:14 Publié dans Vidéo | Tags : hidalgo, macron, politique, actualite | Lien permanent

11/05/2017

Paris Match - "Dès demain": un mouvement lancé par Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira

Les maires socialistes de Paris et de Lille, Anne Hidalgo et Martine Aubry, l'ex-Garde des Sceaux Christiane Taubira, des intellectuels et artistes, ont lancé mercredi "Dès demain", un "mouvement d'innovation" ouvert à "tous les humanistes qui croient encore en l’action".

Dans une tribune publiée dans Le Monde, quelque 160 signataires dont les maires socialistes de Paris et de Lille, Anne Hidalgo et Martine Aubry et l'ex-Garde des Sceaux Christiane Taubira ont lancé mercredi un "grand mouvement d’innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale, intitulé Dès demain".

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La page Facebook de Dès demain

Anne Hidalgo était l'invitée de RTL Matin


Anne Hidalgo était l'invitée de RTL Matin par rtl-fr

22/03/2017

Anne Hidalgo : "L'idéal de la gauche est toujours vivant dans notre pays"


Anne Hidalgo : "L'idéal de la gauche est... par franceinter

Anne Hidalgo répond aux auditeurs de France Inter


Anne Hidalgo répond aux auditeurs de France Inter par franceinter

19/03/2017

Meeting de Bercy de Hamon: interviews d'Hidalgo, Taubira, Jadot, Filippetti, Duflot, Donzelli ..

05/02/2017

Discours d'Anne Hidalgo lors de la convention d'investiture de Benoît Hamon


Discours d'Anne Hidalgo lors de la convention d... par PartiSocialiste

21/12/2016

Primaire de la gauche : Anne Hidalgo écrit aux candidats


Primaire de la gauche : Anne Hidalgo écrit aux... par rtl-fr

22:30 Publié dans Vidéo | Tags : hidalgo, ps, parti socialiste, politique, actualite | Lien permanent

22/03/2016

Anne Hidalgo : l’arrestation de Salah Abdeslam est "un soulagement"


Anne Hidalgo : l’arrestation de Salah Abdeslam... par FranceInfo

17:34 Publié dans Vidéo | Tags : hidalgo, ps, parti socialiste, politique, actualite | Lien permanent

31/01/2016

L'actualité des socialistes du 18 au 31 janvier (mise à jour)

A la une

Le Point - Présidentielle: l'aile gauche du PS veut une primaire des gauches

Les dirigeants de l'aile gauche du PS ont approuvé à l'unanimité samedi un texte appelant le parti à participer à l'organisation d'une primaire pour désigner le candidat de la gauche à la présidentielle de 2017, a affirmé à l'AFP leur chef de file Christian Paul.

Le Figaro - Primaire à gauche: les frondeurs montent au créneau

L'aile gauche du Parti socialiste se retrouve samedi pour appuyer l'idée d'une primaire pour désigner un candidat à la présidentielle de 2017. Une pierre dans le jardin de François Hollande.

Nouvelle offensive de l'aile gauche du PS, quelques jours après la démission fracassante de Christiane Taubira de son poste de garde des Sceaux, sur fond de «désaccord politique majeur» avec François Hollande et Manuel Valls à propos de la déchéance de nationalité. Ce samedi, à Paris, les frondeurs et l'aile gauche du PS se retrouvent à l'Assemblée nationale pour évoquer cette révision de la Constitution voulue par le chef de l'État et qui a mis le feu aux poudres à gauche. Et surtout pour appuyer l'organisation d'une primaire de la gauche et des écologistes en vue de désigner le candidat pour 2017.

Le Lab - Christian Paul, leader des frondeurs du PS, renonce à faire évoluer la politique du gouvernement et se concentre sur la primaire

LE CHANGEMENT, ON OUBLIE – Le changement promis par François Hollande en 2012, et qui devait être "maintenant", n’est jusqu’ici jamais venu pour toute une aile gauche du Parti socialiste. Des "frondeurs" qui bataillent depuis 2013 pour tenter d’obtenir une réorientation de la politique économique du gouvernement. En vain. Et plus encore depuis l’arrivée à Matignon de Manuel Valls.

29, 30 et 31 janvier

Le Monde - Le PS désavoué par ses électeurs

Le documentaire d’Henry Marquis et Jean-Baptiste Predali analyse les raisons d’une défiance qui n’a jamais été aussi forte

Toutes les enquêtes d’opinion montrent que les Français jugent leurs élus nationaux éloignés d’eux, formant une caste dont le souci n’est pas d’améliorer leur quotidien, mais de se faire élire. Jamais la défiance à l’encontre des représentants politiques n’a été aussi forte. Le Parti socialiste est le premier à pâtir de la crise que traverse notre culture démocratique, affirment Henry Marquis et Jean-Baptiste Predali, auteurs d’un documentaire incisif intitulé Profession socialiste.

POLITIQUE La tenue d’une primaire à gauche est de plus en plus nécessaire, estime la gauche du PS après la démission de Christiane Taubira…

« Le gouvernement se rétrécit encore avec le départ de Christiane Taubira, explique à 20 Minutes la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann. « Après le départ de la gauche sociale du gouvernement, c’est désormais la fin de la gauche sociétale », précise l’ancienne ministre.

L'Obs le plus - Déchéance de nationalité : le PS tourne le dos à ses valeurs. Une expérience traumatisante

La déchéance de nationalité divisent les socialistes. Alors que l'examen de la révision constitutionnelle doit débuter le 5 février prochain, Naza Mokhtary, secrétaire de la section PS d’entreprise du Sénat, et d'autres collaborateurs parlementaires auprès de sénateurs socialistes, dénoncent dans une tribune le revirement d'une partie importante de leur famille politique sur ce sujet

27 et 28 janvier

Le Monde - La loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie définitivement adoptée

Le Parlement a définitivement adopté mercredi 27 janvier une proposition de loi PS-LR accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie, plus de dix ans après la loi Leonetti de 2005.

Adoptée à l’issue d’un long et houleux processus d’élaboration entamé en 2012, elle ne constitue ni l’avancée décisive espérée par les partisans d’un « droit à mourir » ni le statu quo défendu par les pro-vie.

Le Monde - Avec le départ de Christiane Taubira, la ligne Valls se renforce

La démission de Christiane Taubira a été tant de fois prédite, et démentie par les faits, depuis le début du quinquennat de François Hollande que son annonce officielle, mercredi 27 janvier dans la matinée, constitue une véritable surprise. La ministre de la justice a donc décidé de jeter l’éponge alors que la réforme constitutionnelle qui prévoit l’introduction dans la loi fondamentale de la déchéance de nationalité arrive en commission des lois ce même jour, à l’Assemblée nationale

Le JDD - Taubira-Urvoas : les coulisses d'un remaniement express

En cinq jours, de samedi à mercredi, François Hollande et Manuel Valls ont opéré à un remaniement express qui a vu Christiane Taubira quitter la Place Vendôme. Son remplaçant, Jean-Jacques Urvoas, n'a eu confirmation de sa nomination dix minutes seulement avant la publication du communiqué de l'Elysée.

Francetvinfo - Christiane Taubira "absolument sûre" de ne pas être candidate à une primaire à gauche

La ministre de la Justice a remis sa démission, acceptée par l'Elysée, mercredi. Elle est remplacée par Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois à l'Assemblée nationale.

Europe 1 - Urvoas à des députés PS : "Excusez-moi les gars, je suis garde des Sceaux"

Le nouveau ministre de la Justice a appris sa nomination devant des députés PS qui ont rapporté la scène.

Le nouveau ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a eu confirmation de sa nomination mercredi matin, alors qu'il présidait une réunion entre députés PS de la commission des Lois avant la venue de Manuel Valls, a relaté Patrick Menucci.

Le JDD - Coup de tonnerre politique : Christiane Taubira démissionne

L'Elysée a annoncé mercredi matin par communiqué la démission de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. François Hollande a convenu avec elle "de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale", mercredi, précise le texte. La garde des Sceaux, opposée à la déchéance de nationalité, est remplacée par le président de la commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas.

Francetvinfo - Monsieur sécurité du PS, Breton pur beurre et ancien strauss-kahnien : qui est Jean-Jacques Urvoas, le nouveau garde des Sceaux ?

Le député PS du Finistère a longtemps rêvé du ministère de l'Intérieur. Mais c'est à la justice qu'il a été nommé, mercredi, après la démission de Christiane Taubira

Le Lab - L’avis de la Haute autorité du PS qui condamne la déchéance de nationalité

La déchéance de nationalité n’a pas fini de creuser un fossé entre François Hollande et Manuel Valls d’un côté, et le Parti socialiste de l’autre. Il est de notoriété publique que Jean-Christophe Cambadélis n’y est pas farouchement favorable, comme une majorité des militants socialistes. Ils sont désormais confortés dans leur positionnement par la Haute autorité d’éthique du Parti socialiste.

Le Parisien - Anne Hidalgo, la frondeuse de l'Hôtel de Ville

Anne Hidalgo, qui présente aujourd'hui ses vœux à la presse, n'hésite pas à tenir la dragée haute à François Hollande et Manuel Valls.

Le Monde, Big Browser - Des anarchistes écrivent à François Hollande pour demander leur déchéance de nationalité

"Objet : demande de déchéance de la nationalité française." Le courrier, que s'est notamment procuré L'Express, s'adresse à "Mr (sic) le président de la République française" : "Nous autres, Français de hasard, ne voulons plus être français tant que vous incarnerez cette idée de la France", peut-on y lire.

Le Parisien - Anonymous s'attaque au site du PS pour protester contre l'état d'urgence

Ils ont trouvé une nouvelle cible. Le site internet du PS était perturbé mardi en raison d'une «attaque par déni de service» revendiquée par le groupe de pirates informatiques Anonymous, qui entend protester contre les «abus» de l'état d'urgence.

L'Obs - Des amendements PS, écolos et LR pour supprimer la déchéance de nationalité

Le projet de révision constitutionnelle fait l'objet de 60 amendements qui seront examinés en commission mercredi et jeudi à l'Assemblée, des députés socialistes, écologistes et Les Républicains proposant notamment de supprimer la mesure controversée de déchéance de nationalité.

25 et 26 janvier

Boursorama - Le Roux (PS): sans doute pas de "référence" à la "binationalité" dans la réforme constitutionnelle

La réforme constitutionnelle décidée par François Hollande après les attentats de novembre ne devrait finalement pas comporter de "référence" à "la question de la binationalité", a déclaré lundi Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

 "Je pense qu'il n'y aura pas de référence, dans la constitution, à la question de la binationalité", a déclaré M. Le Roux sur Europe 1.

Boursorama - Cambadélis appelle l'Europe à sortir de "l'ordolibéralisme doctrinal"

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis appelle vendredi dans une tribune publiée sur le site du Monde à "sortir l'Europe de l'ordolibéralisme doctrinal" et à "repolitiser sa politique économique" pour lutter contre les nationalismes qui la minent.

Le Monde - Sauvons l’Europe en repensant son projet Par Jean-Christophe Cambadélis

L’Union européenne est devenue l’homme malade de l’Europe. Cette construction inédite se délite sous nos yeux. Pas seulement parce que la Pologne dérive à droite et dans le temps, ou parce que l’Espagne n’a toujours pas de gouvernement, ou encore parce que les Britanniques agitent la menace d’une sortie de l’Union. L’Europe est malade. Elle est atteinte de crises multiples non résolues dont la liste donne le tournis, et les conséquences la nausée. L’Europe peut disparaître.

22, 23 et 24 janvier
 
Invité de France 24, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est revenu sur les différents terrains de guerre sur lesquels la France est engagée, notamment celui de la lutte contre l'organisation État islamique.

Le JDD - Révision constitutionnelle : le PS veut la suppression du mot "race" de la Constitution

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis sera reçu par François Hollande vendredi après-midi. Selon plusieurs médias, il devrait en profiter pour rappeler au Président sa promesse de supprimer le mot "race" de la Constitution.

L'Obs - Carvounas (PS) favorable à une entrée d'EELV au gouvernement

Le sénateur PS Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, s'est prononcé jeudi auprès de l'AFP pour une entrée d'EELV au gouvernement, dans le cadre d'un "accord de gouvernement" et d'un "pacte législatif".

L'Express - Galut (PS): Macron est "en partie déconnecté de la France"

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron est "en partie déconnecté de la France" quand il veut réformer l'indemnisation du chômage, ou quand il juge que "la vie d'un entrepreneur est souvent plus dure que celle d'un salarié", selon le député PS Yann Galut.

20 et 21 janvier

Le Monde - Jean-Louis Bianco : « Ceux qui dénaturent la laïcité sont ceux qui en font un outil antireligieux »

Ce sont deux conceptions de la laïcité qui s’opposent. D’un côté, le premier ministre, Manuel Valls. De l’autre, Jean-Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la laïcité. Et cette opposition est en train de virer à l’affrontement. Lundi 18 janvier, au cours d’une conférence-débat des Amis du Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, M. Valls a déclaré que « l’Observatoire de la laïcité, qui est placé sous [sa] responsabilité […] ne peut pas être quelque chose qui dénature la réalité de cette laïcité ».
 
 
Que renferme le concept de laïcité ? Le premier ministre, Manuel Valls, a sévèrement critiqué, lundi 18 janvier, lors d’une conférence des Amis du Conseil représentatif des institutions juives de France, les responsables de l’Observatoire de la laïcité – organisme rattaché à Matignon –, estimant que cette instance « ne peut dénaturer » les principes qu’elle doit défendre. Le rapporteur général de cet observatoire, Nicolas Cadène, s’en était pris à la philosophe Elisabeth Badinter, qui avait affirmé sur France Inter début janvier qu’il ne fallait pas avoir peur de se faire taxer d’islamophobe pour défendre la laïcité :

Le Parisien - Pour le PS, la candidature de Hollande en 2017 n'est plus liée à la baisse du chômage

Invité dimanche de BFM Politique, Julien Dray,  conseiller régional d' Ile-de-France, a estimé que les Français auront à juger de l'action de François Hollande dans son «ensemble». Si, bien entendu, «le chômage est un élément central», l'élection se jouera sur la capacité de François Hollande à donner une nouvelle «impulsion » au pays, à déclencher une «dynamique de confiance».

Libé - Laïcité : Manuel Valls crucifie la «ligne Bianco»

En critiquant vivement le président de l’Observatoire de la laïcité, qu’il juge trop conciliant avec les risques de dérives communautaires, le Premier ministre a relancé lundi un débat qui enflamme l’opinion publique, notamment vis-à-vis de l’islam.

La Montagne - Jean-Christophe Cambadélis : « Je n’ai jamais fermé la porte aux primaires », interview à La Montagne

Une victoire de la gauche est-elle conditionnée à une baisse du chômage en 2016?

Les Français ne jugeront pas la politique gouvernementale sur un aspect mais dans sa globalité : chômage, réduction des inégalités, refondation de l’école, sécurité et lutte contre le terrorisme. Je n’ai personnellement jamais conditionné une réélection aux résultats sur le chômage car on ne peut oublier le contexte : une croissance “molle” même si elle est de retour, l’automatisation de la production industrielle, et une démographie inégale par rapport à d’autres pays, c’est-à-dire une France qui voit plus de jeunes arriver sur le marché du travail. Le pari du Président n’est pas facile, mais je souhaite bien sûr qu’il réussisse.

Huffington Post- Quelles sont les trois portes de sortie du PS sur la déchéance de nationalité?

L'équation paraît insoluble. Comment le Parti socialiste peut-il sortir du guêpier de la réforme constitutionnelle en restant fidèle à ses valeurs sans entrer en contradiction avec les engagements du président de la République. Le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a lui-même convenu que l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français n'est pas "une mesure de gauche".

Marianne - Laïcité : devant le Crif, Valls choisit la gauche Badinter

Alors que l'Observatoire de la laïcité se déchire après les propos d'Elisabeth Badinter, Manuel Valls a fait son choix : ce sera Badinter contre Bianco. Et il l'a exprimé à l'occasion d'une rencontre-débat organisée par le Crif lundi soir.

18 et 19 janvier

Libé - Hollande s'attaque aux 35 heures

Les mesures proposées ce lundi par le président de la République ouvrent la voie à un contournement supplémentaire de la durée légale du travail.

Libé - Déchéance : le PS envoie Urvoas et Cambadélis parler à Hollande

Ils rencontreront vendredi le chef de l’Etat, en même temps que les présidents des groupes socialistes de l’Assemblée et du Sénat.

Le Parisien - Déchéance de nationalité : le PS décide...de ne rien décider

Les débats qui ont eu lieu lundi soir rue de Solferino illustrent le casse-tête juridique et politique pour trouver une solution acceptable par le plus grand nombre. La direction du PS s’est bien gardée de proposer un texte clé en main. « On nous a proposé un exercice assez virtuel », commente un membre du BN. A défaut, l’aile gauche emmenée par le député Christian Paul tente d’obtenir un vote contre la déchéance. En vain. Hostile lui aussi au projet, Jean-Marc Ayrault appelle à ne pas faire de concession sur le fond, pour ne pas fracturer la cohésion nationale, mais penche pour la déchéance de… citoyenneté.

Boursorama - Cambadélis (PS): "oui à une primaire de la gauche pour un candidat unique de toute la gauche"

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a dit "oui à une primaire de la gauche pour un candidat unique de toute la gauche", lundi sur iTELE, soulignant que François Hollande est "le candidat naturel des socialistes". "Si on veut gagner les élections présidentielles, il faut que la gauche soit rassemblée. La gauche de gouvernement, seule, elle perd", a déclaré M. Cambadélis.

France Info - Montebourg prépare son retour

L’ancien ministre de l'Economie cherche le meilleur moyen de revenir en politique. Il sera à Paris le mardi 19 janvier pour remettre un trophée à des jeunes entrepreneurs.

Yanis Varoufakis a parlé un peu vite, Arnaud Montebourg ne sera pas à Berlin avec lui le 9 février prochain pour le lancement de son parti européen. L’ancien ministre de l’Economie a démenti, il n’est pas prêt à s’afficher sous la bannière du mouvement "anti-austérité" de l’ancien ministre grec des Finances. "C’est, dit-il, prématuré, je n’ai pas donné mon accord". 

27/09/2015

Le Grand Rendez-vous avec Anne Hidalgo (partie 1)

18:15 Publié dans Vidéo | Tags : hidalgo, ps, parti socialiste, politique, actualite | Lien permanent