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presidentielle

  • L'Obs - Les propos de Mélenchon sur Merah et la présidentielle font l’unanimité contre eux

    Jean-Luc Mélenchon dit s’attendre à un « grave incident ou meurtre » pour « montrer du doigt les musulmans » à la fin de la campagne présidentielle. La classe politique dénonce des propos « complotistes ».

    « Inacceptable », « complotiste »La sortie de Jean-Luc Mélenchon sur un éventuel « grave incident ou meurtre » pour « montrer du doigt les musulmans » dans la dernière semaine de la campagne présidentielle n’a pas manqué de déclencher des réactions indignées. Sur Twitter, dimanche 6 juin au soir, il a dénoncé un « coup monté à partir d’une phrase ».

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  • Revue de presse du 14 au 20 mai

    INEGALITES

    Observatoire des inégalités - Mettre la question sociale au cœur des politiques écologiques

    Entretiens 4 mai 2021

    Les inégalités économiques s’articulent avec des inégalités environnementales. Comment peut-on les définir, les mesurer et les réduire ? Entretien avec Lucas Chancel, économiste, co-directeur du Laboratoire sur les inégalités mondiales.

    Dans votre livre Insoutenables inégalités, vous proposez d’explorer les liens entre les inégalités économiques et les inégalités environnementales. Qu’entendez-vous par « inégalités environnementales », de quoi parle-t-on ?

    Je tente d’analyser comment s’articulent les inégalités classiques de richesse, entre classes sociales, entre hommes et femmes, les discriminations etc. avec de nouvelles formes d’inégalités environnementales. Concrètement, ces inégalités environnementales sont liées à l’accès – facile ou difficile – aux ressources naturelles (accès à des espaces verts par exemple). Elles sont liées à l’exposition aux risques (comme la pollution aux particules fines ou aux risques industriels), qui n’est pas la même pour tous. Elles sont liées au fait que nous ne sommes pas égaux dans la façon dont nous polluons (notamment en matière d’émissions de gaz à effet de serre). Et enfin elles sont liées au fait que tout le monde n’a pas le même poids dans les décisions politiques, alors que les mesures pour protéger l’environnement n’ont pas le même impact pour tout le monde. Ces inégalités environnementales sont très intriquées aux formes plus classiques d’inégalités sociales.

    Observatoire des inégalités - L’environnement dégradé des quartiers les plus pauvres

    Données 4 mai 2021

    46 % des habitants des quartiers les plus pauvres jugent leur environnement dégradé, 2,3 fois plus souvent que les habitants des quartiers voisins. Ils sont aussi deux fois plus nombreux à se plaindre du bruit.

    Les inégalités en matière de cadre de vie sont au cœur des inégalités dites « environnementales ». Dans ce domaine, les quartiers les plus pauvres se distinguent très nettement, si l’on en croit l’enquête « Cadre de vie et sécurité » de l’Insee (données 2018) [1]. Les 1 500 quartiers dits « prioritaires » de la politique de la ville (et que nous qualifions de « quartiers pauvres ») regroupent cinq millions d’habitants, soit un peu moins de 8 % de la population. On en parle beaucoup pour le niveau du chômage ou de l’insécurité, mais leurs habitants se plaignent aussi de vivre dans un cadre peu agréable.

    Observatoire des inégalités - Les inégalités environnementales, qu’est-ce que c’est ?

    Questions clés 4 mai 2021

    Les inégalités environnementales, on en parle beaucoup, mais on en donne rarement la définition. Un essai d’éclaircissement, sur une notion qui peut prendre plusieurs formes.

    L’expression « inégalité environnementale » peut se diviser en deux dimensions complémentaires. Une dimension territoriale : les inégalités environnementales, à un moment donné, en fonction du lieu où l’on se trouve. Une dimension temporelle : les inégalités environnementales dans le temps, entre générations. Essayons d’y voir plus clair.

    L’environnement, au fond, qu’est-ce que c’est ? Le mot vient du latin virare (qui a aussi donné le mot « virage » par exemple). C’est ce qui est autour de nous : là où nous vivons, nous travaillons, etc. C’est de l’air, de l’eau, des sons, des paysages, etc. On peut y ajouter la notion de danger : être dans un lieu plus ou moins exposé à un risque naturel ou industriel (tempête, pollution, etc.). L’environnement comprend aussi l’ensemble des ressources naturelles, des sources d’énergie aux minerais en passant par les animaux et les végétaux.

    LA V EME REPUBLIQUE

    LVSL - Grey Anderson : « La Ve République s’est construite en refoulant ses origines »

    Dans un long entretien, l’historien Grey Anderson, docteur de l’université de Yale, revient avec nous sur son ouvrage La Guerre civile en France : 1958-1962, du coup d’État gaulliste à la fin de l’OAS, paru en 2018 aux éditions La Fabrique, dont la version anglaise aux éditions Verso est en cours d’élaboration. Comprendre la fondation de la cinquième République implique de revenir en profondeur sur le rôle de l’institution militaire française durant les évènements qui scandèrent la période ouverte à la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est à cette tâche que s’est attelé Grey Anderson, renouvelant ainsi l’approche habituelle de nombreux historiens pour envisager cette séquence majeure de l’histoire politique française contemporaine. Entretien réalisé par Victor Woillet et François Gaüzère. Retranscription réalisée par Dany Meyniel.

    RWANDA

    Entretien avec Rafaëlle Maison
    Le Rapport élaboré par la commission Duclert est très sévère à l’égard du gouvernement français et de sa responsabilité dans le génocide des Tutsi. Mais s’il lève le voile sur l’implication de la France, il ne répond pas à toutes les questions que l’on peut légitimement se poser aujourd’hui.

    La Vie des idées : Vous faisiez le constat, en 2015, que les historiens français avaient du mal à appréhender le rôle de la France dans le génocide des Tutsi. Vous listiez les obstacles auxquels ils avaient à faire face. Est-ce que le travail fourni par la commission Duclert signifie que ces obstacles ont enfin été levés ?

    Raphaëlle Maison : En effet, il me semblait en 2015 que certains obstacles empêchaient une recherche historique sur le rôle de la France au Rwanda : les contraintes du champ académique, l’indisponibilité des sources, la crainte d’être appelé à soutenir des procédures pénales, la question de l’engagement militant, le fait que le rôle de la France ne paraissait pas prioritaire aux historiens travaillant sur le génocide des Tutsi.

    L'INFLATION

    Depuis la mise en place de l’euro, un écart persistant s’est installé entre inflation « perçue » par les ménages, et inflation « réelle » mesurée par l’INSEE. Au-delà des débats techniques sur les chiffres, mesurer l’inflation implique des choix méthodologiques lourds d’enjeux politiques et sociaux.

    Introduction

    Les experts de la zone euro constatent, pendant les années qui suivent le passage à l’euro, un écart important entre d’un côté l’évolution de l’inflation telle qu’elle était mesurée par les instituts de la statistique et de l’autre l’évolution de l’inflation telle qu’elle était perçue par les ménages : pourquoi une telle discordance ? Qui dit vrai ? Quel phénomène la mesure cherche-t-elle à exprimer statistiquement ? Comment est-elle mesurée ?

    COVID

    Libé - Journal d'épidémie, par Christian Lehmann - Elections de juin : les ambitions politiques avant les règles sanitaires

     Lorsqu’une bonne partie des stars du paysage audiovisuel français s’est retrouvée à l’isolement suite à l’enregistrement d’une émission spéciale «On est tous en direct et sans masque parce que les règles c’est pour les gueux», on a pu mesurer à quel point ceux qui sont censés nous informer se dispensent des mesures de sécurité imposées au peuple. De Laurent Ruquier, on n’attendait guère mieux que ce cluster médiatique : l’ancien gendre idéal célèbre pour glousser à ses propres blagues (et pour avoir placé Eric Zemmour sur orbite) a décidé de livrer un duel sans merci à Bernard-Henri Lévy et à André Bercoff pour aligner le plus d’âneries pseudo-libertaires sur la «dictature sanitaire».
     
    FONTE DES GLACIERS
     
    Reporterre - La fonte du « glacier de l’Apocalypse », en Antarctique, effraie les scientifiques

    Le glacier Thwaites, un énorme bloc de glace en Antarctique occidental, fond à grande vitesse. Une équipe de chercheurs vient de découvrir l’ampleur des flux d’eau chaude qui menacent sa stabilité. Si le glacier se désagrège, il pourrait provoquer une hausse globale du niveau des mers de 65 centimètres.

    Ils le surnomment le « glacier de l’apocalypse ». Depuis une dizaine d’années, des scientifiques observent de près le glacier Thwaites, une masse glaciaire en Antarctique occidental de 120 kilomètres de large, 600 kilomètres de long et dont l’épaisseur peut atteindre 3 kilomètres. Car ce géant de glace de 192 000 km2 (soit près du tiers de la superficie de la France) menace de fondre et de se détacher de la calotte glaciaire. « La vitesse de fonte de Thwaites a quasiment doublé », explique à Reporterre Gaël Durand, chargé de recherche sur la dynamique des glaciers au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). En cause : des flux d’eau chaude circulant dans des canaux sous-marins à la base du glacier.

    REGIONALES

    Tribune de Lyon - Régionales. Najat Vallaud-Belkacem érige l’économie en priorité

    A l’instar de la candidate écologiste Fabienne Grebert lançant sa campagne pour les élections régionales sous les fenêtres de l’Hôtel de Région (Lyon 2e) au mois de février, son homologie socialiste Najat Vallaud-Belkacem a également choisi la Confluence pour présenter son programme et ses listes lundi matin.

    En l’occurence au MOB Hôtel, entre un portrait de Marx et un autre de Krasucki, entourée par les poids lourds régionaux du PS que sont les maires de Clermont-Ferrand, Bourg-en-Bresse, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, ainsi que le président de la Métropole de Grenoble.

    Tribune de Lyon - Régionales. À Lyon, David Kimelfeld choisit Najat Vallaud-Belkacem et rompt un peu plus avec Macron

    En décidant d’apporter un soutien « personnel » à Najat Vallaud-Belkacem pour les élections régionales, David Kimelfeld, l’ancien président de la Métropole de Lyon, dit assumer un choix « basé sur les projets ». Ainsi qu’une rupture semble-t-il définitive avec le parti d’Emmanuel Macron, dont il juge la stratégie politique « cynique et dangereuse ».

    Libé - Régionales : Au Parti socialiste, l’épineuse campagne d’Audrey Pulvar

    Vendredi : retour à la normale. La candidate du Parti socialiste en Ile-de-France, Audrey Pulvar, a déposé sa liste à la préfecture. Des sourires et un cliché sur les réseaux sociaux pour immortaliser le moment. Ce n’était pas une première. L’ancienne journaliste avait déjà déposé une liste en début de semaine. Mais un épisode est venu bousculer l’ordre des choses : le chef de file en Seine-Saint-Denis, Bertrand Kern, a jeté l’éponge. Le maire de Pantin a mis en avant une «perte de confiance» et des «désaccords stratégiques». Un départ qui interroge toujours les huiles socialistes en Ile-de-France et ailleurs. Pourquoi partir après le dépôt des listes ? Ses copains ne comprennent toujours pas. Le mot «irrationnel» revient tel un gimmick.
     
    ESPAGNE
     
     
    Le 15 mai 2021 marque le dixième anniversaire du mouvement des Indignés en Espagne. Issu du mécontentement populaire lié à la crise financière de 2008, ce cycle de mobilisation sans précédent a secoué le paysage politique en remettant en cause le bipartisme du Parti Populaire et du Parti Socialiste. Les partis nés après le 15M se sont présentés comme des formations « anti-système » et ont revendiqué le discours populiste des Indignés. Or, suite à la démission de Pablo Iglesias et à l’émergence de Vox, un populisme de nouvelle nature semble s’affirmer. 10 ans après, que reste-t-il du mouvement des Indignés en Espagne ?
     
    LE PARTI
     

    À propos de : Fernando Rosenblatt, Party Vibrancy and Democracy in Latin America, Oxford University Press

    Si les partis politiques sont des institutions majeures de la démocratie, certains restent dynamiques quand d’autres tendent à péricliter. Comparant le Chili, le Costa Rica et l’Uruguay, F. Rosenblatt propose un cadre conceptuel innovant pour expliquer les ressorts de la « vitalité partisane ».

    Tiré de la thèse de Fernando Rosenblatt défendue à l’Université catholique du Chili en 2013, ce livre porte sur ce que l’auteur dénomme la « vitalité partisane » (party vibrancy) ou, en d’autres termes, le dynamisme des partis politiques. D’après le postulat général qui donne son titre à l’ouvrage, la vitalité partisane a un lien direct et positif avec la qualité de la représentation démocratique. D’après l’auteur, plus un pays compte de partis politiques dynamiques, meilleure est sa santé démocratique. Ce postulat fonctionnaliste peut être critiqué, mais il a le mérite de poser les bases d’une recherche originale et rigoureuse.

    LIENEMANN

    Fondation Jean Jaurès - Héritiers de l’avenir : Marie-Noëlle Lienemann

    La Fondation recueille les témoignages de celles et ceux qui furent les principaux acteurs de l’histoire du Parti socialiste, les réunissant sous un titre emprunté à Pierre Mauroy, « Héritiers de l’avenir ». Cette collection constitue une source précieuse de compréhension des enjeux et des débats qui ont traversé la gauche depuis cinquante ans. Retrouvez l’entretien avec Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, sénatrice, interrogée par Émeric Bréhier, ancien député, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès.

    OLIVIER FAURE

    Olivier Faure @faureolivier
     
    Je veux être clair. Mon expression « droit de regard » de la police était malheureuse. La démocratie fonctionne avec des institutions où le rôle de chacun est défini, et les pouvoirs séparés. Jamais je ne transigerai avec ces principes.
     
     
    Après avoir provoqué un tollé à gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste regrette une "expression malheureuse".
     
    Marche arrière. Face à la polémique provoquée à gauche par sa proposition de “droit de regard” accordé aux policiers sur les décisions de justice, le patron du Parti socialiste Olivier Faure rétropédale. Dans un tweet publié ce jeudi 20 mai, le député de Seine-et-Marne revient sur cette déclaration qui a dérouté jusque dans son propre parti. 

     

     
  • Le Point - Jérôme Fourquet : « Des verrous moraux ont sauté »

    VIDÉO. La sécurité devient-elle le sujet de préoccupation majeur des Français ? La société se droitise-t-elle ? Autant de questions abordées dans « Le Point des idées ».

    Voyons-nous poindre le thème central de l'élection présidentielle de 2022 ? « La question de l'insécurité n'est pas nouvelle, en 2002 elle a déjà joué », rappelle Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l'Ifop et contributeur régulier du Point, dans l'émission Le Point des idées. Alors que les policiers se sont réunis cette semaine pour manifester devant l'Assemblée nationale, après le meurtre du brigadier Éric Masson à Avignon le 5 mai, l'auteur de L'Archipel français (éd. du Seuil) dresse le constat de la montée du sujet de la sécurité au cœur des premières préoccupations des Français.

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  • Revue de presse du 7 au 13 mai

    GARANTIE D'EMPLOI

    LVSL - Garantie publique d’emploi : défendre les communs contre l’individualisme du revenu universel

    Depuis plusieurs années, l’idée d’un revenu universel suscite l’enthousiasme des électeurs de droite comme de gauche, recouvrant alors des réalités bien différentes. De l’outil d’accentuation du néolibéralisme à l’utopie émancipatrice de gauche, ce dispositif protéiforme ne propose toutefois pas de solution au problème politique et psychologique du chômage de masse qui traverse notre société. À l’inverse, la garantie publique d’emploi propose d’orienter ces dépenses publiques vers la création d’emplois utiles à la société et préservant l’autonomie des travailleurs.

    10 MAI 1981

    Ouest France - Le 10 mai 1981. La fête jusqu’au bout de la nuit pour l’élection de François Mitterrand

    À travers l’Ouest, comme partout en France, la victoire de François Mitterrand s’était traduite par des scènes de liesse dans les rues.

    Comme un 14 juillet, titre Ouest-France dans son édition locale de Cherbourg (Manche) pour rendre compte de cette longue soirée du 10 mai 1981. Avec un petit détour par la mairie de la ville où les résultats sont en train de tomber : L’ambiance commence à chauffer. Très tôt, les représentants du comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing quittent la salle. Eux aussi ont compris. Et tout à coup, ce fut l’explosion. Les premiers concerts d’avertisseurs retentirent. Beaucoup de vieux militants ne pouvaient dissimuler leur émotion.

    Libé - Leur 10 mai 81 (2/4)

    Vu par des patrons et syndicalistes : «on avait l’impression que tout le monde avait voté Mitterrand»

    Lorsque Mitterrand est élu, il y a quarante ans, toute la classe politique et militante y voit le début d’une nouvelle ère, entre espoirs, doutes et appréhension. Patrons, syndicalistes, personnalités de gauche ou de droite racontent à «Libération» leur soirée du 10 mai 1981.

    Annick Coupé, secrétaire générale d’Attac, syndicaliste CFDT en 1981

    «A l’époque, j’étais à la CFDT. Appartenant auparavant à des organisations maoïstes, je n’avais jamais voté. 1981, c’était ma première élection. Au premier tour, j’avais voté pour Huguette Bouchardeau du PSU, puis Mitterrand au second tour. Venant de l’extrême gauche, il n’était pas pour moi une grande référence politique, mais j’ai voté pour lui sans état d’âme. La campagne avait quand même été largement à gauche, autour de grands thèmes fédérateurs comme les retraites. Surtout, on voulait en finir avec Giscard.

    France Info - Le Parti socialiste ne veut pas se faire voler l’héritage de François Mitterrand

    Dans une semaine ce sera le 40e anniversaire de l’élection du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 1981.

    Lundi prochain, nous serons le 10 mai, date du 40e anniversaire de l'élection de François Mitterrand, et au Parti socialiste, il n’est pas question de se laisser déposséder de cet héritage parce que les hommages seront nombreux et très politiques. Le Parti communiste prévoit un moment de célébration. Jean-Luc Mélenchon - grand admirateur de Mitterrand - organise une conférence en ligne, comme il y a dix ans déjà pour les 30 ans de l’élection. 

    Le Figaro - Les socialistes se divisent sur la célébration des 40 ans de l'élection de Mitterrand

    INFO LE FIGARO - Le patron du PS, Olivier Faure, renonce à se rendre au Creusot (Saône-et-Loire) dimanche, où François Hollande prononcera un discours très politique pour les 40 ans du 10 mai 1981.

    Olivier Faure organisera lundi soir prochain sa propre commémoration du 10 mai 1981, 40 ans après la victoire de François Mitterrand à la présidentielle. Le premier secrétaire du PS a en effet renoncé à se rendre la veille, dimanche 9 mai, au Creusot, en Saône-et-Loire, où la Fondation nationale des élus socialistes et républicains, la Fneser, organise de son côté - et de longue date - une journée consacrée à l'héritage de l'ancien chef de l'État socialiste. Officiellement, Olivier Faure a fait le choix de participer à une Marche pour le Climat à Paris. En réalité, il souhaitait pouvoir prendre la parole au Creusot. Mais seul François Hollande a été invité par les organisateurs à prononcer un discours, annoncé comme très politique.

    Le Monde - « 10 mai 81 : changer la vie ? », sur France 2 : les premiers pas de la Mitterrandie

    Ce documentaire un brin nostalgique permettra aux plus jeunes de découvrir un temps où la gauche savait parler au peuple, le faire rêver. Les plus anciens y retrouveront les photos de leurs illusions perdues ou de leur rage enfouie.

    Les plus de 50 ans se souviennent encore de ce dimanche 10 mai au soir quand, juste après l’annonce de la victoire de François Mitterrand, une foule s’élançait sous la pluie dans les rues de Paris pour gagner la place de la Bastille. Les socialistes prenaient possession de l’Elysée, et la droite semblait enfin sortie de l’histoire. C’est sur ces images pleines d’allégresse oubliée que Cécile Amar et Stéphane Benhamou ont démarré leur plongée dans les trois premières années de ce septennat si particulier. Le choix est judicieux tant les extraits d’archives télévisées, la texture des voix, les sons de l’époque immergent soudain le spectateur dans un monde qui semble à la fois « si loin et si proche », comme le dit la voix off d’Anna Mouglalis.

    Télérama - Les années Lang : culture paillettes ou vent de liberté pour les créateurs ?

    Mai 1981, François Mitterrand met la culture sur le devant de la scène politique. Jack Lang, plusieurs fois ministre durant ses deux mandats, se démarque de ses prédécesseurs. Le politologue Vincent Martigny, coauteur de l’ouvrage “Les Années Lang”, dresse de cette période un bilan plutôt positif.

    Maître de conférences en sciences politiques à l’École polytechnique, membre du comité éditorial du journal Le 1, l’historien et politologue Vincent Martigny, 43 ans, a codirigé, avec Laurent Martin et Emmanuel Wallon, Les Années Lang : Une histoire des politiques culturelles – 1981-1993 (éd. La Documentation française, parution le 11 mai). Interview.

    BORIS VALLAUD

    L'Express - Boris Vallaud : "Je prône une rupture avec le monde tel qu'il va, ou plutôt qu'il ne va pas"

    Le député socialiste des Landes, qui publie son essai Un Esprit de résistance, revient pour L'Express sur le leg de Mitterrand, l'état de la gauche et du socialisme.

    À l'occasion de la sortie de son essai Un Esprit de résistance (éd. Flammarion), qu'il décrit lui-même davantage comme un "manifeste", le député socialiste des Landes, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée (sous François Hollande), revient pour L'Express sur l'héritage laissé par François Mitterrand, les causes du délitement de la gauche, et l'horizon vers lequel elle devrait tendre pour espérer revenir au pouvoir.  

    Le Figaro -Boris Vallaud: «Nous sommes dans une guerre de modèles politiques»

    VIDÉO - Le député PS des Landes, responsable du projet socialiste pour 2022, était l’invité du «Talk Le Figaro» ce jeudi 6 mai.

    Pour Boris Vallaud, qui était jeudi l’invité du «Talk Le Figaro», «avec Macron, les Français ont voté pour un deuxième mandat Sarkozy». Et s’il est convaincu que le chef de l’État mène une politique de droite, il se souvient encore de «ce moment cocasse, où l’ombre de Nicolas Sarkozy plane, pour savoir à qui il accordera l’onction, entre un candidat issu de sa famille politique originelle», ou l’actuel président En marche. Le député des Landes publie Un esprit de résistance (Flammarion), un livre dans lequel il propose à la gauche de se retrouver sur le fond. À travers sa réflexion, il livre un socle au débat d’idées, dans la perspective de la présidentielle.

    REGIONALES
     

    Rassemblée derrière le ministre en 2015, qui a depuis rejoint Emmanuel Macron, la majorité bretonne affronte le scrutin du 20 juin divisée. D’un côté, le socialiste Loïg Chesnais-Girard, de l’autre Thierry Burlot et sa liste d’union LREM-Modem-UDI.

    L’atypique attelage breton, qui continuait d’associer socialistes et marcheurs, a fini par éclater. La majorité rassemblée par Jean-Yves Le Drian pour les régionales de 2015, déjà fragilisée depuis son ralliement à Macron en 2017, est désormais scindée en deux groupes. Elle avait tenu tant bien que mal, soudée par sa fidélité au «menhir», leader incontesté de la scène politique régionale depuis 2004, mais deux de ses fidèles se disputeront la tête de la Bretagne les 20 et 27 juin : le président sortant, Loïg Chesnais-Girard, sous bannière socialiste, et son vice-président à l’environnement, Thierry Burlot, sous étiquette LREM-Modem-UDI. Un divorce«à des choix de tactiques nationales, pilotés par Paris et guidés par 2022», dénonce le premier.

    PRESIDENTIELLES

    Fondation Jean Jaurès - 2017-2022, une décomposition sans recomposition

    Quatre années se sont écoulées depuis l’élection présidentielle de 2017. Des événements marquants, inédits, comme le mouvement des « gilets jaunes » ou la crise liée à la Covid-19 ont émaillé cette période en mettant en avant les sujets liés à ce nouveau clivage entre « pro » et « anti » mondialisation. À un an de la prochaine échéance, la promesse de 2017 aura-t-elle tenu en 2022 ? Que peut-on attendre de ce scrutin à venir ? Plusieurs éléments d’analyse peuvent nous mettre sur la piste.

    Fondation Jean Jaurès - Rétrospective d’avenir, Jean-Philippe Derosier

    Dans sa contribution d’une série réalisée en partenariat avec L’Hétairie, le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille et auteur du blog La Constitution décodée, rappelle, après une évocation des précédents scrutins de la Ve République, que chaque élection présidentielle réserve son lot de surprises.

    VACCINS

    La Vie des idées - L’hésitation vaccinale, ou les impatiences de la santé mondiale

    À lire les sondages, la France se distingue par un haut niveau de défiance vaccinale. Mais, dans la pratique, les taux de couverture restent élevés, et la campagne de vaccination contre le Covid s’accélère. L’hésitation n’est pas toujours synonyme de refus ou de résistance.

    2016. La France championne de la défiance vaccinale. Sur une carte du monde en dégradés de rouge, le petit hexagone au centre est peint en bordeaux : il est devenu le mouton noir de la vaccination, c’est du moins ce que présente l’anthropologue Heidi Larson depuis la London School of Hygiene and Tropical Medicine, au terme d’une enquête menée dans soixante-sept pays, qui fait caracoler la France en tête du palmarès. Chaque personne interrogée dans le cadre de l’enquête avait dû se prononcer sur quatre affirmations relatives à l’importance des vaccinations de l’enfance, à l’efficacité des vaccins, à leur compatibilité avec des croyances religieuses et à leur innocuité. C’est sur ce dernier item que les Français s’illustraient par un très haut niveau de défiance. Si le cas des Français est grave, le problème n’en est pas moins mondial : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’hésitation vaccinale « ennemie de l’année » en 2019.

    HISTOIRES SOCIALISTES

    Fondation Jean Jaurès - Héritiers de l’avenir : une nouvelle collection Gilles Finchelstein

    La Fondation initie une nouvelle collection, en format vidéo, qui recueille des témoignages de celles et ceux qui furent les principaux acteurs de l’histoire du Parti socialiste, les réunissant sous un titre emprunté à Pierre Mauroy, « Héritiers de l’avenir ». Cette collection constitue une source précieuse de compréhension des enjeux et des débats qui ont traversé la gauche depuis cinquante ans. Retrouvez sa présentation par Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation.

    Henri Weber, le rouge et la rose en replay sur le site de France 5

    Le Monde - « Henri Weber, le rouge et la rose », sur France 5 : itinéraire d’un éternel engagé

    « Je ne crois pas au meilleur des mondes, mais j’aspire à un monde meilleur », disait l’auteur de « Rebelle jeunesse », fauché en 2020 par le Covid-19. Fabienne Servan-Schreiber et Patrick Rotman relatent sa conversion du trotskisme au socialisme.

    Il y a un an, le 26 avril 2020, Henri Weber était emporté par le Covid-19 à Avignon. Il avait 75 ans et l’annonce de sa mort, au milieu du premier confinement et de l’explosion de la pandémie, ne suscita que quelques dépêches et de modestes articles nécrologiques.

    Libé - Henri Weber, «de la révolte à la réforme»

    Si la vie de Henri Weber, décédé l’an dernier du Covid, pouvait tenir en quelques mots, le titre du portrait, que lui consacrent son épouse Fabienne Servan-Schreiber et le documentariste Patrick Rotman, a la concision de la formule bien troussée : Henri Weber, le rouge et la rose. Ou comment une ancienne figure révolutionnaire de mai 1968 deviendra à l’orée des années 80, l’une des têtes pensantes d’un PS en plein virage social-libéral, sous la houlette du jeune Laurent Fabius (alors fraîchement nommé Premier ministre de François Mitterrand) dont il sera un fidèle compagnon de route pendant plus de trente ans. Soit l’histoire d’une «génération passée de la révolte à la réforme».
  • Le Monde - Présidentielle de 2022 : Anne Hidalgo n’est « pas favorable à une primaire » de gauche

    Alors qu’elle plafonne aujourd’hui à 10 % dans les intentions de vote, la maire de Paris rappelle, dans « Le JDD », qu’elle prendra sa décision à l’automne, quant à une éventuelle candidature.

    Anne Hidalgo aime rappeler qu’« il faut se donner le temps ». Alors que sa candidature à la présidentielle française de 2022 fait l’objet de nombreuses spéculations, la maire de Paris (Parti socialiste) écarte, dans un entretien au Journal du dimanche du 2 mai, la méthode de la primaire pour désigner un candidat à gauche.

    « Je ne suis pas favorable à une primaire. Une primaire à l’américaine s’adresse à tout le corps électoral. En France, ce n’est pas la même logique : elle mobilise surtout les militants ou les sympathisants », fait valoir Mme Hidalgo.

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  • Libé - EE-LV Yannick Jadot écrit à son parti pour plaider le «rassemblement»

    Dans une lettre au conseil fédéral, l’eurodéputé EE-LV Yannick Jadot, qui se rêve en candidat de toute la gauche à la présidentielle, insiste sur l’urgence de «créer des conditions politiques propices» à une union dès le premier tour, mettant en garde contre le risque «d’avoir raison au milieu d’un champ de ruines».
     
    Prôner l’élargissement tout en ne négligeant pas la base. Voilà le numéro d’équilibriste auquel est contraint de se prêter l’écologiste Yannick Jadot à l’approche de l’élection présidentielle de 2022. Fervent défenseur d’une candidature unique à gauche dès le premier tour, l’eurodéputé Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) multiplie depuis plusieurs semaines paroles et actes pour parvenir à ce grand rassemblement avec les autres partis de gauche. Tout en gardant à l’esprit qu’il n’aura d’autre choix que de passer par la case primaire prévue par son parti en septembre prochain. Calendrier dont il n’était pas partisan.
     
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  • Regards - « EELV, PS, LFI : tout pousse à ce qu'ils entrent en concurrence et exagèrent leurs différences »

    A un an de l'élection présidentielle 2022, qu'est-ce qui se joue au Parti socialiste ? Et à gauche ? Frédéric Sawicki, professeur en science politique, est l'invité de la Midinale.

  • Le Figaro - Présidentielle : Jadot demande à EELV un «élargissement» au-delà des «seules forces du pôle écologiste»

    INFO LE FIGARO - Dans une lettre adressée aux membres du conseil fédéral, l'eurodéputé estime qu'il y a «urgence à créer des conditions politiques propices» pour une victoire verte en 2022.

    Les proches de Yannick Jadot avaient le sourire ce week-end. Pour la première fois, l'écologiste a été jaugé en tête des personnalités de gauche pour la présidentielle de 2022, selon un sondage Sopra Steria-Ipsos pour Le Monde . L'eurodéputé a été crédité à 10% des intentions de vote, devant Anne Hidalgo (9%) et Jean-Luc Mélenchon (8%). Convaincu que l'heure est venue d'accélérer, Yannick Jadot a adressé ce mardi une lettre aux membres du conseil fédéral du parti.

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  • Le Figaro - Climat: Hidalgo loue la relance économique pour «changer notre modèle»

    La maire de Paris Anne Hidalgo a loué jeudi la relance économique telle que celle impulsée par les Etats-Unis, une opportunité de «changer notre modèle pour qu'il soit soutenable», a-t-elle dit lors du sommet virtuel sur le climat organisé par la Maison-Blanche.

    «Les États-Unis, sous la présidence de Joe Biden, montrent aujourd'hui le chemin», a affirmé l'élue socialiste, seule participante française avec Emmanuel Macron. «Avec leurs deux plans de relance, ils donnent à l'économie américaine, aux États de l'Union, et aux villes auxquelles ils consacrent 365 milliards de dollars, les moyens de se relever et de se projeter». «Ce que les États-Unis font ne peut être qu'une source d'inspiration pour l'Union européenne», a ajouté Anne Hidalgo, possible candidate à l'élection présidentielle de 2022.

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  • Anne Hidalgo, Idées en Commun — 17 avril 2021 : Gauche : posons des actes concrets !

    Déclaration d'Anne Hidalgo à l'issue de la rencontre du 17 avril à la Villette

    La crise sanitaire, économique, sociale, environnementale et démocratique que traverse notre pays et dans laquelle il risque désormais de s’enliser durablement nous impose une exigence : celle de de nous hisser collectivement à la hauteur de la gravité historique du moment, pour réparer ce qui a été abimé et proposer un nouvel espoir à chacune et à chacun.

    Aujourd’hui, des représentantes et des représentants des partis politiques de gauche ainsi que des personnalités ont fait le choix de se rassembler pour affirmer leur refus des inégalités toujours plus criantes qui frappent les catégories populaires et les classes moyennes, pour trouver des réponses à la hauteur du péril environnemental qui s’annonce dans une démocratie malmenée, pour exprimer clairement leur volonté de travailler ensemble.

    Nous entamons ainsi, et c’est une bonne chose, une démarche de rassemblement pour répondre aux souffrances croissantes des Françaises et des Français dans un pays fracturé. 

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  • Revue de presse du 9 au 15 avril

    EMPLOI VERT

    Le Monde du 11 avril - Contre le chômage, neuf maires socialistes et écologistes préconisent des « emplois verts »

    Dans le « JDD », les élus font le constat que « le climat a besoin de bras » et des millions de Français d’un emploi, rappelant l’urgence « d’inventer une écologie sociale ».

    Neuf maires socialistes et écologistes de grandes villes préconisent, dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche (JDD) du dimanche 11 avril, de créer des « emplois verts » destinés à des chômeurs.

    « Il est aujourd’hui absurde que des gens soient indemnisés à être malheureux chez eux, alors qu’ils pourraient contribuer au bien commun. C’est dans ce contexte que nous devons ouvrir un nouvel horizon positif et que nous soutenons la mise en place d’une garantie de l’emploi pour les personnes qui en sont privées, dans des activités utiles à la reconstruction écologique. »

    BIDEN

    Le Monde - Joe Biden propose un plan d’investissement massif pour moderniser les Etats-Unis

    Son programme, baptisé « Build Back Better » (« Reconstruire mieux »), prévoit d’investir 2 000 milliards de dollars dans les infrastructures vieillissantes du pays.

    Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a proposé mercredi d’investir quelque 2 000 milliards de dollars (1 706 milliards d’euros) dans les infrastructures, avec l’objectif affiché de créer des « millions d’emplois », tenir tête à la Chine et lutter contre le changement climatique. « C’est ambitieux ! C’est audacieux ! Et nous pouvons le faire ! », a lancé depuis Pittsburgh, en Pennsylvanie, M. Biden, qui démontre, depuis son arrivée au pouvoir il y a moins de trois mois, sa volonté réformatrice.

    Libé - Le tour de force de Biden

    Les plans colossaux lancés par le président américain dépassent une classique relance keynésienne et marquent un véritable virage sur l’aile idéologique
     
    Révolutionnaires, les Bidenomics ? Le choc de relance annoncé, à la hauteur des ravages de la crise ouverte par la pandémie du Covid-19, affiche des montants historiques : le Congrès a voté un plan de 1 900 milliards de dollars, soit près de 10 % du PIB américain. Ajoutez un montant au moins équivalent pour l’American Jobs Plan à venir, allongez des quelques volets encore en discussion autour de l’assurance maladie ou de la dette étudiante : les Etats-Unis pourraient, en quelques mois, déployer autant d’efforts que l’Amérique post-Grande Dépression de Roosevelt en a fait en dix ans et deux New Deals.  

    Le Figaro - G20: Washington veut un taux minimal d'imposition pour les entreprises

    Si les États-Unis sont enclins à harmoniser la fiscalité au niveau mondial, c'est qu'eux-mêmes ont prévu de faire payer plus aux sociétés pour financer leur colossal plan d'investissements.

    Les États-Unis veulent pousser leurs partenaires internationaux à trouver un accord sur un taux d'imposition minimal des entreprises, quel que soit le pays dans lequel elles sont installées, au moment où eux-mêmes veulent financer un plan d'investissements en augmentant les impôts de leurs sociétés. «Nous travaillons avec les pays du G20 pour s'entendre sur un taux minimal d'imposition sur les entreprises», a déclaré la ministre de l'Économie et des Finances de Joe Biden, Janet Yellen, lundi 5 avril, lors d'un discours à Chicago.

    PRESIDENTIELLE

    HuffPost - Ce sondage sur Marine Le Pen et 2022 accentue le trouble à gauche

    Un sondage Ifop pour le JDD et Sud Radio montre qu'aucun candidat de gauche ne parviendrait à battre la candidate RN en cas de duel au second tour.

    Certes ce n’est qu’une photographie à l’instant T. Certes les sondages réalisés un an avant l’élection présidentielle ne sont pas d’une fiabilité redoutable quant aux résultats qui ressortiront des urnes. Certes la période exceptionnelle porte en elle les germes de nombreux rebondissements. Il n’empêche, le sondage Ifop pour le JDD et Sud Radio révélé ce dimanche 11 avril est particulièrement préoccupant pour la gauche. 

    Car si l’élection avait lieu ce dimanche, aucun des prétendants de gauche à la succession d’Emmanuel Macron ne serait en mesure de se qualifier au second tour.

    REVENU UNIVERSEL

    JM Harribey - Le salaire universel, version iconoclaste du revenu d’existence ?

    Le journaliste économique Denis Bayon publie ce printemps L’écologie contre le revenu de base, Un salaire universel pour la décroissance  (Paris, La Dispute, 2021). Il apporte une contribution que l’on peut prendre pour une tentative de dissipation de quelque chose qui paraissait étonnant à certains lecteurs de La Décroissance – dont je suis –, mensuel dans lequel travaille l’auteur : ce journal dit régulièrement pis que pendre du revenu d’existence, alors que la plupart des écologistes aujourd’hui adhèrent à cette proposition. Comment l’auteur résout-il ce paradoxe ou, tout au moins, cultive-t-il son originalité ? En puisant, selon ses propres dires, au meilleur de la critique de gauche du revenu d’existence et en adhérant totalement aux thèses de Bernard Friot que cette critique de gauche a combattues. Un paradoxe supplémentaire ? Voyons cela de près.

    HERCULE

    Telos - EDF: pourquoi s'entêter sur Hercule? Dominique Finon

    Le très contesté projet Hercule de réorganisation d'EDF n'est pas du tout incontournable, parce que ses objectifs sont discutables. Se crisper dessus, comme le font les dirigeants d'EDF nommés pour procéder à ce plan, relève d'un entêtement d'autant plus coupable qu'il provoque un conflit majeur avec le personnel et les syndicats. Le gouvernement vient pourtant de réaffirmer, le vendredi 9 avril, son engagement à procéder au projet Hercule dans une lettre envoyée aux syndicats pour rechercher leur appui dans son conflit avec Bruxelles. Il leur donne des garanties sur la préservation de leur statut dans cette réorganisation, le maintien de l'entité privatisable dans la sphère publique et la poursuite du développement du nucléaire dont le financement serait facilité par cette réforme. Ce soutien du gouvernement contribue à l'entêtement à maintenir un projet totalement bloqué par le refus par Bruxelles de cette réorganisation jugée insuffisante pour accepter la nouvelle régulation du nucléaire plus favorable à EDF que l'ARENH actuel, et sans qu'il y ait de plan B.

    MORGANE LARGE

    Télérama - Morgan Large, journaliste victime de malveillance : “Je casse le roman agricole breton”

    Journaliste à Radio Kreizh Breizh, Morgan Large a subi insultes, menaces et sabotage : des tentatives d’intimidations pour avoir dénoncé les dérives de l’agriculture intensive en Bretagne. Aujourd’hui, la journaliste souhaite porter plainte. Et compte poursuivre ses enquêtes.

    Plus de cinq cents personnes étaient réunies pour soutenir Morgan Large dans la petite commune de Rostrenen (Côtes-d’Armor), mardi 6 avril. La journaliste de la radio locale Kreizh Breizh (RKB), qui enquête sur l’industrie agroalimentaire en Bretagne, a découvert, le 31 mars, l’une de ses roues de voiture déboulonnée. Elle revient sur cet inquiétant sabotage et s’alarme des menaces croissantes qui pèsent dans la région sur la liberté de la presse.

    LANGUES REGIONALES

    France Info - Que contient la proposition de loi sur les langues régionales adoptée au Parlement ?

    Le Parlement a définitivement adopté jeudi une proposition de loi pour protéger et promouvoir les langues régionales, après le vote favorable de l'Assemblée nationale en deuxième lecture.

    Pour Paul Molac, c'est "une première dans l'histoire de la Ve République". Le député du Morbihan salue l'adoption, jeudi 8 avril, de la proposition de loi qu'il a portée sur les langues régionales, à l'Assemblée nationale. Celle-ci permettra deux nouveautés majeures : l'instauration de l'enseignement immersif (effectué pour une grande partie du temps scolaire dans une langue autre que la langue dominante) et la création d'un forfait scolaire pour les écoles privées dispensant une scolarisation en langues régionales.

    PAUVRETE

    Charlie Hebdo - Hausse de la pauvreté : la plus grande réussite du quinquennat ?

    Jacques Littauer ·

    Tandis que la pauvreté s’accroît comme jamais depuis des décennies, le gouvernement n’a toujours pas pris la mesure de l’ampleur du problème. Pourtant, les solutions sont connues depuis longtemps. Alors, pourquoi ne fait-on rien, ou si peu, pour les plus pauvres d’entre nous ?

    Le saviez-vous ? Il existe une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté. Au vu de la situation actuelle, on pourrait penser qu’il s’agit de lutter pour la pauvreté, tellement le nombre de personnes en souffrance a augmenté ces derniers mois. Mais non, le gouvernement voudrait réduire le nombre de pauvres, je vous jure !

    Enfin, voudrait… Il faut le dire vite. Les grosses têtes de France Stratégie, l’organisme qui a succédé au Commissariat au Plan, se sont penchées sur la question, et ça fait mal. D’après leur rapport, sur les 35 mesures annoncées en 2018, 4 ont été mises en œuvre. Autrement dit, la copie du gouvernement vaut à peu près 2/20, la même note que pour les recommandations de la Convention citoyenne pour le climat. Ce ne sont plus des « amateurs », mais de gros cancres !

    PAC

    LVSL - Agroécologie et PAC : l’impossible équation ?

    Le modèle agricole conventionnel est de plus en plus critiqué pour son impact sur le réchauffement climatique et l’environnement, mais aussi pour son incapacité à assurer des revenus suffisants aux producteurs. Les propositions en faveur d’un modèle agroécologique se multiplient, comme en attestent les mesures portées par la Convention citoyenne pour le climat relatives à l’alimentation et l’agriculture. La Politique Agricole Commune (PAC), qui alloue des fonds européens aux agriculteurs, continue quant à elle de promouvoir un modèle productiviste et agro-exportateur. Les gouvernements possèdent cependant une marge de manœuvre importante quant à l’utilisation de ces subventions. La France devra bientôt présenter un « plan stratégique national » définissant les interventions et les modalités de mise en œuvre de la PAC à l’échelle nationale.

    LAICITE

    Le Point - Caroline Fourest : « L’Observatoire de la laïcité s’est déshonoré »

    ENTRETIEN. Pour la militante et essayiste laïque Caroline Fourest, la disparition de l’Observatoire de la laïcité est une bonne nouvelle.

    Comme Le Point l'avait annoncé en octobre dernier, l'exécutif n'a pas souhaité reconduire Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène à la tête de l'Observatoire de la laïcité. Le 31 mars, la ministre à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a annoncé devant le Sénat le remplacement de l'Observatoire de la laïcité par deux structures : un haut conseil à la laïcité et une administration de la laïcité. Si, officiellement, le bilan de l'Observatoire n'est pas mis en cause, cette transformation du paysage administratif s'inscrit dans la volonté de reprise en main des sujets de laïcité par l'exécutif. L'Observatoire de la laïcité, qui n'a jamais hésité à s'entourer de militants religieux et décoloniaux pour défendre ses positions, est aujourd'hui soutenu dans une pétition publiée dans Le Monde et signée par 119 universitaires, dont plusieurs sont connus pour le caractère éminemment militant de leurs travaux. Si les pétitionnaires s'inquiètent de la disparition de l'Observatoire, la militante et essayiste féministe laïque Caroline Fourest est forcément d'un avis très différent. Interview.

    UNEF

    Fondation Jean Jaurès - Les luttes de l’Unef : ne pas confondre le ressenti et l’interdit, Michel Debout

    La confirmation récente par la présidente de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) de la tenue de réunions non-mixtes a provoqué plusieurs réactions condamnant les paratiques de ce syndicat. Michel Debout, professeur émérite de médecine légale et de droit de la santé, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental et membre fondateur de la Fondation, livre son point de vue dans cette tribune, témoignant en tant qu’ancien adhérent de l’Unef et président de l’Assemblée générale des étudiants de Lyon AGEL/Unef de 1964 à 1966.

    ETAT PLATEFORME

    LVSL - De « l’État plateforme » au « citoyen usager » – Entretien avec Marie Alauzen

    Chercheuse spécialiste des questions de modernisation numérique des administrations publiques françaises, Marie Alauzen revient avec nous sur l’histoire du concept d’« État-plateforme » aujourd’hui en vogue dans les milieux institutionnels, ainsi que sur les transformations socio-politiques qui l’accompagnent. L’émergence de la notion de « citoyen usager » constitue selon elle le principal acquis de la période de transformation actuelle du concept d’État à l’aune de la numérisation. Ces transformations redoutées par de nombreux observateurs critiques en raison des sources parfois libertariennes de ces théories nous oblige à nous mettre au niveau des bouleversements qu’elle impose à nos conceptions politiques et nos modèles sociaux. Entretien réalisé par Simon Woillet.

    COVID

    LVSL - Antoine Bristielle : « Les mesures sanitaires dépendent de la confiance dans les institutions politiques »

    Dans son essai À qui se fier ? (Éditions de l’Aube, 2021), Antoine Bristielle, chercheur à Sciences Po Grenoble et directeur de l’Observatoire de l’opinion de la Fondation Jean Jaurès, montre que face à l’épidémie de Covid-19, de « multiples réponses » ont été apportées par les différents pays européens. Contrairement au discours officiel qui présente la multiplication des mesures liberticides comme l’unique moyen de « sauver des vies », l’auteur montre qu’il n’existe qu’une très faible corrélation entre la réalité de la circulation du virus et la nature des mesures adoptées pour y faire face. En effet, c’est avant tout la confiance des citoyens dans les institutions politiques qui expliquerait le degré de coercition des mesures imposées. Dans des pays comme la France, où ces taux de confiance sont extrêmement faibles, les gouvernements multiplient (de manière souvent contre-productive) les mesures coercitives.

    HYBRIDATION

    Fondation Jean Jaurès - En finir avec l’homogénéité !

    Dans nombre de situations, pourtant très diverses, c’est l’entre-soi, la consanguinité, qui est à l’œuvre. La philosophe Gabrielle Halpern appelle cela la « pulsion d’homogénéité » et plaide pour que nous combattons, dès aujourd’hui, partout où elle se trouve, dans tous les domaines, cette dangereuse tendance. Car le monde est hybride, et même de plus en plus hybride, et cette hybridation est créatrice. 

    Quel est le lien entre l’affaire de la traductrice hollandaise d’Amanda Gorman, jugée trop « blanche » pour traduire la poétesse américaine, l’impossibilité d’accéder à certains postes si l’on n’est ni énarque ni diplômé de certaines écoles de commerce, l’Union nationale des étudiants de France qui avoue organiser des réunions non mixtes réunissant seulement des personnes ayant la même couleur de peau, l’incapacité de départements ou services au sein des entreprises ou au sein des institutions publiques à travailler ensemble ou à partager des informations, les barrières à l’embauche si l’on est une femme, si l’on est trop âgé ou trop jeune, si l’on a une origine différente, si l’on vient d’un milieu socio-économique défavorisé ou si l’on a une formation hétéroclite, l’incapacité entre le politique, le scientifique, l’administratif et le secteur privé à travailler main dans la main pour apporter des solutions à la crise sanitaire et les actions menées en faveur d’horaires de piscine non mixtes ? Dans toutes ces situations, qui peuvent sembler a priori très diverses, c’est pourtant à chaque fois l’entre-soi qui est à l’œuvre. La consanguinité est leur dénominateur commun. Comment avons-nous fait pour en arriver là ? Quels sont les ressorts qui nous entraînent sans cesse dans les mêmes travers ?

    ACTION PUBLIQUE

    Terra Nova - Baromètre des résultats de l’action publique - France services : des lieux au service du public dans les territoires

    Le baromètre des résultats de l’action publique donne aux acteurs locaux et aux citoyens des instruments d’évaluation et de comparaison. En utilisant les données mises à disposition (en open data) et en les croisant avec des statistiques nationales ou des résultats d’enquête, Terra Nova propose, dans une série de notes, des analyses et des explications sur différentes politiques suivies par le Baromètre. La deuxième note de cette série est consacrée au déploiement de France Services, un programme visant à améliorer l’accès aux services publics dans tous les territoires. L'analyse de Clara Pisani-Ferry, chargée d'études de Terra Nova.

    ISLAMO-GAUCHISME

    RTL - Islamo-gauchisme : "L'islamophobie est une escroquerie intellectuelle", estime Sifaoui

    INVITÉ RTL - Selon le spécialiste de l'islam politique, le terme "entretient une ambiguïté entre la critique légitime et les actes ou propos anti-musulmans".

    En février dernier, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal provoquait la polémique en pointant l'"islamo-gauchisme" qui, selon elle, "gangrène la société dans son ensemble et l'université".  Mohamed Sifaoui, spécialiste de l'islam politique, s'est intéressé à ce phénomène et publiera la première enquête sur le sujet mercredi 31 mars, Les Fossoyeurs de la République.