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30/12/2017

(3/5) 23 mai 2017: politiques macro. et inégalités en Europe (1) - D. Cohen, B. Coeuré, T. Piketty

Table ronde « L’impact des politiques macroéconomiques sur les inégalités en Europe » Animée par Agnès Benassy-Quéré, membre associé à PSE, et professeur à l’université Paris 1, avec : - Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque Centrale Européenne : « La politique monétaire européenne » - Daniel Cohen, chaire associée à PSE, directeur du département d’économie de l’ENS : « Le design des programmes d’ajustement » - Thomas Piketty, chaire associée à PSE, directeur du World Inequality Lab, directeur d’études à l’EHESS : « L’évolution des inégalités et l’euroscepticisme »

17/12/2017

Thomas Piketty, directeur d'études à l'EHESS, et Lucas Chancel, co-directeur du laboratoire sur les inégalités mondiales à l'Ecole d'Economie de Paris, sont les invités de Léa Salamé à 8h20.

09:14 Publié dans Vidéo | Tags : piketty, chancel, inegalites | Lien permanent

14/12/2017

L'actualité des socialistes du 1er au 7 décembre

A LA UNE

Le JDD - Le PS fera son Congrès en avril en Seine-Saint-Denis

Réuni en Conseil national samedi, le PS a fixé au week-end des 7 et 8 avril son Congrès de refondation, qui se déroulera à Aubervilliers, à Seine-Saint-Denis. Pour l'heure, un seul candidat s'est déclaré, le député Luc Carvounas.

Il devait avoir lieu "en février ou mars", mais ce sera finalement en avril. Le PS tiendra son prochain Congrès au "métro Front populaire" à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, le week-end des 7 et 8 avril, a annoncé samedi le coordinateur du parti, Rachid Temal, en début de Conseil national. La référence à la coalition de gauche qui arriva au pouvoir en 1936 est évidente, Rachid Temal y voyant un "clin d'oeil". "C'est un congrès important, qui fait qu'on reste dans l'Histoire ou pas. Moi je pense qu'on va y rester (..) On doit porter une vision aux Français", a souligné le sénateur du Val-d'Oise.

INEGALITES

Observatoire des inégalités - Inégalités : que peuvent nous dire les économistes ?

Alors que les biens et les services sont désormais échangeables internationalement, faut-il taxer les richesses accumulées ou intervenir en amont sur les inégalités de revenus ? Petite leçon d’économie appliquée aux inégalités. Par Pierre-Noël Giraud, économiste, enseignant à MINES ParisTech et à l’université Paris Dauphine. Extrait de l’ouvrage Que faire contre les inégalités ?.

La question des inégalités, leurs causes, leurs évolutions, leurs conséquences, leur caractère naturel ou social, juste ou injuste, les moyens de les combattre convoquent l’ensemble des sciences économiques et sociales, ainsi que la philosophie morale et politique. L’économie n’en aborde que certains aspects. Elle mesure certaines inégalités – de revenus, de patrimoine, d’accès à l’éducation, à la santé, au logement, à la culture, etc. – et propose une explication de leurs évolutions. Si les inégalités sont jugées excessives – un jugement, on le verra, entièrement politique – elle propose des moyens de politique économique pour les réduire.

Observatoire des inégalités - Les inégalités de revenus selon les régions

L’écart des revenus mensuels entre les plus riches et les plus pauvres varie de 3 000 euros en Île-de-France à 1 800 euros en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Les populations les plus aisées de la Réunion et de la Martinique gagnent près de cinq fois plus que les plus pauvres, comme en Île-de-France.

Les territoires français les plus inégalitaires se situent principalement dans le sud de la France, dans les territoires d’outre-mer et en Île-de-France. Cette dernière région arrive en tête : les habitants les 10 % les plus riches touchent au moins 3 017 euros par mois (après impôts et prestations sociales) de plus que les 10 % les plus pauvres (indicateur que l’on appelle « écart interdécile [1] »), selon les données 2014 de l’Insee. Suivent deux régions du sud de la France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec des écarts de revenus mensuels aux alentours de 2 250 euros chacune.

CRISE FINANCIERE

Jean Gadrey - Le krach financier qui se profile

Le krach qui se prépare n’est pas forcément pour demain, mais on s’en approche. Personne ne sait quel en sera le facteur déclencheur (et donc quand cela se produira) car les candidats sont nombreux pour ce titre, mais tous les signaux sont au rouge foncé. L’année 2018 pourrait bien voir une réédition du plongeon de l’année 2008. En pire, car ce qui a été fait depuis dix ans est largement insuffisant, comme on va le voir, et les capacités des États (bien plus endettés qu’en 2008), des banques centrales et des banques privées à amortir le choc sont nettement moindres qu’en 2008.

Michel Crinetz - Vivement la prochaine grande crise financière ! La dernière avant une vraie réforme…

Le système financier a montré qu’il n’était réformable qu’en période de crise. Plus forte la crise, plus profonde la réforme.

Le capital financier est anonyme, irresponsable et versatile : ce sont les principaux ressorts de son efficacité, et aussi ses principaux dangers.

Les sociétés anonymes à responsabilité limitée permettent aux spéculateurs de risquer de l’argent, qu’il leur appartienne ou pas, sans risque pénal, et avec le seul risque de le perdre : ils exigent donc de pouvoir le reprendre à tout moment ; c’est la sacro-sainte liquidité, en principe fournie par les marchés financiers, ou, à défaut, par les banques centrales.

DEMOCRATIE

Bouillaud's blog - Dominique Reynié (dir.), Où va la démocratie?

Dominique Reynié, directeur de la Fondapol (Fondation pour l’innovation politique), a souhaité financer un  sondage d’opinion transnational sur la perception de la démocratie dans les pays européens et aux États-Unis. Les résultats de cette enquête, réalisée à l’hiver 2017 par la société IPSOS, portant sur 26 pays, utilisant au total 23 langues, et ayant interrogé 22041 personnes au total, sont publiés dans un ouvrage collectif qu’il a dirigé, intitulé Où va la démocratie?

Slate - Les partis sont morts… et après?

Exit les partis politiques: la République en marche, la France insoumise et le Front national, avec le Rassemblement bleu Marine, préfèrent se définir comme «mouvements».

«Les partis vont mourir», avait prédit l’ancien dirigeant communiste Robert Hue. Ils sont en effet morts ou moribonds. Le Parti socialiste et les Républicains, qui dominaient la vie politique française depuis les années 1970, ont disparu du paysage. À leur place s’affichent la République en marche, la France insoumise et le Front national, autrement dit les formations des trois vainqueurs de l’élection présidentielle.

Des partis? Non, des mouvements, des organisations d’un nouveau genre qui s’essaient à réinventer la politique par-delà les vieux clivages, dans une société bouleversée par la révolution numérique.

CHOMAGE

OFCE - Taux d’activité et durée du travail : des ajustements différenciés

La plupart des pays européens ont, au cours de la crise, réduit plus ou moins fortement la durée effective de travail, via des dispositifs de chômage partiel, la réduction des heures supplémentaires ou le recours aux comptes épargne-temps, mais aussi via le développement du temps partiel (particulièrement en Italie et en Espagne), notamment le temps partiel subi. A contrario, l’évolution favorable du chômage américain s’explique en partie par une baisse importante du taux d’activité.

En supposant qu’une hausse d’un point du taux d’activité entraîne, à emploi constant, une hausse du taux de chômage, il est possible de mesurer l’impact de ces ajustements (durée du travail et taux d’activité) sur le chômage, en calculant un taux de chômage à emploi constant et contrôlé de ces ajustements. Excepté aux États-Unis, du fait entre autres des réformes des retraites menées, l’ensemble des pays étudiés ont connu une augmentation de leur population active (actifs occupés + chômeurs) plus importante que celle observée dans la population générale. Mécaniquement, sans création d’emploi, ce dynamisme démographique a pour effet d’accroître le taux de chômage des pays concernés.

MACRON

Le Vent se lève - « Macron représente le bloc bourgeois » – Entretien avec Romaric Godin

4) Qu’est-ce que vous pensez de l’unanimisme médiatique autour de Macron ? Celui-ci est-il réel ?

Je pense qu’il y a un effet d’optique qui vient du fait qu’en effet Macron représente le bloc bourgeois comme l’expliquent Bruno Amable et Stefano Palombarini (L’illusion du bloc bourgeois, raisons d’agir, 2017). C’est-à-dire une catégorie sociale qui est celle des lecteurs de la presse, et de celles et ceux qui font la presse. Il y a donc naturellement un effet de sympathie. Je ne parlerais pas d’unanimisme, même s’il y a eu entre les deux tours, dû à l’opposition à Marine Le Pen au second tour, un élément de ce type. En réalité, il y a toujours des éléments d’opposition dans la presse. Avec le temps, les positions vont se clarifier car sa politique va nécessairement être de plus en plus de droite : baisse de la dépense publique, baisse des impôts, baisse des déficits, compromis avec l’Allemagne, etc. Cela risque de briser ce relatif consensus médiatique favorable. Là, je crois que les choses vont plutôt dans le bon sens, des éléments critiques apparaissent petit à petit depuis la fin du second tour des législatives. De toute façon, il y aura une réduction du marché médiatique s’ils disent tous la même chose, alors il va bien falloir que les acteurs médiatiques adoptent des lignes différentes.

MELENCHON

Le JDD - Ce que les Français disent de Jean-Luc Mélenchon

En partenariat avec l’Ifop, la Fondation Jean-Jaurès a interrogé 1.000 Français sur les forces et les faiblesses du leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. En exclusivité, le JDD vous dévoile le contenu de cette note.

"Avenir incertain. Ce qui me plaît : son franc-parler. Ce qui me déplaît : son manque de réalisme. Le charisme de Mélenchon ne suffira plus face aux véritables gouvernants du monde!" ; "tout tient par la personnalité de M. Mélenchon, il est trop sûr de sa force". Ce que montre le millier de verbatim recueillis par l'Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, c'est que Jean-Luc Mélenchon est à la fois le meilleur atout de son parti et son principal handicap.

L'Obs - "L'Emission politique" : Mélenchon a surtout été victime de sa mauvaise prestation

EDITO. Pour tenter de justifier sa mauvaise prestation, le leader de la France insoumise s'est fendu d'un tombereau d’insultes misogynes et dégradantes.

Pauvre Jean-Luc Mélenchon, pauvre chaton… Le voilà une fois de plus en butte à "la hargne" de la caste médiatique, pris au piège d’un ignoble "guet-apens", malmené par des journalistes qui ne comprennent pas la moitié des sujets dont ils discutent et qui ont, surtout, l’outrecuidance de lui poser de mauvaises questions !

INTERNATIONAL

Libé - En Israël, la corruption met la gauche dans la rue

Samedi, 20 000 manifestants se sont réunis à Tel-Aviv contre la «corruption» du gouvernement Nétanyahou, alors qu'un projet de loi décrit par l'opposition et la presse comme un bouclier censé protéger le Premier ministre des affaires le touchant doit être voté lundi. Face à la gronde, Nétanyahou a demandé dimanche à ce que cette loi ne s'applique pas à sa personne.

PS

Europe 1 - Le PS face à un problème existentiel : trouver des idées ou se choisir un chef ?

Les socialistes tiendront samedi leur conseil national, afin de déterminer la date et les modalités de leur futur Congrès, a priori fixé pour avril prochain. 

Les socialistes sont face à un sacré problème. Un problème vieux comme le monde, et que des siècles de philosophie ne sont pas parvenus à résoudre ! Le problème dit "de l’œuf ou de la poule". Par quoi commencer pour se relever : l’œuf, c'est à dire produire de nouvelles idées, mais comment faire si personne ne les incarne ? Ou la poule, soit se choisir un nouveau leader, mais pour porter quoi s’il n’a réfléchi à rien ?

I24 - "Pour moi le Parti socialiste d'hier c'est fini!" (O. Faure à i24NEWS)

Le député PS et président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, Olivier Faure, invité ce lundi soir de "Conversations avec Anna Cabana" sur i24NEWS, a déclaré que pour lui "le Parti socialiste d'hier c'est fini!", soulignant que Macron a gagné les dernières élections en renouant "avec une forme d'optimisme".

"Nous sommes dans un pays très pessimiste, qui craint pour son propre avenir, et il (Macron) a renoué avec une forme d'optimisme", a formulé le député de Seine-et-Marne pour tenter d'expliquer la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017.

Le Lab - Rachid Temal explique très sereinement que les socialistes qui rejoignent Génération.s ne sont plus membres du PS

L'Ancien Monde est sur la défensive. À droite, le parti Les Républicains exclut ceux qui ont rejoint le gouvernement ou Agir (ex-les Constructifs). À gauche, le PS renvoie ceux qui rejoignent le gouvernement ou le mouvement de Benoît Hamon Génération.s.

C'est du moins ce qu'annonce Rachid Temal ce dimanche 3 décembre sur Radio J. Sont évoqués les cas de deux socialistes : le député Régis Juanico, proche de Benoît Hamon, et le conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis Mathieu Hanotin, ancien co-directeur de la campagne du candidat à la présidentielle. Ce dernier était même présent samedi 2 décembre à la journée de fondation de Génération.s.

HAMON

Libé - Dans les coulisses de la campagne Hamon : le double jeu du parti

Alors que la campagne peine à démarrer, avec un PS pas toujours très efficace, l'affaire Fillon vient chambouler la mécanique sondagière.

Une campagne présidentielle a une durée de vie très limitée, trois mois dans le cas présent. L’efficacité se doit d’être immédiate.

Mon premier défi consiste à trouver des locaux adaptés dans le Paris de la crise immobilière. Sans QG, pas d’espace de vie commun, pas d’échange, pas de réunion, pas d’ordinateur, pas d’accueil, pas de téléphone, bref, pas de campagne.

LES DECODEURS

Les décodeurs du Monde - Cybercriminalité, vols, violences... l’évolution de la délinquance en France en 2017 en graphiques

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales a publié jeudi son enquête « Cadre de vie et sécurité » menée auprès des victimes.

Mesurer la délinquance n’est pas chose aisée. Les chiffres de l’insécurité publiés par la police et la gendarmerie ne suffisent pas pour en évaluer tous les aspects, car ils ne mesurent pas réellement la délinquance, mais plutôt l’activité policière, notamment via les plaintes déposées. Elles sont complétées par les « enquêtes de victimation », menées directement auprès des Français, les interrogeant sur les actes de violence ou les vols subis pendant l’année. C’est le cas de l’enquête « Cadre de vie et sécurité », publiée jeudi 7 décembre par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

07/12/2017

Observatoire des inégalités - Tous temps de travail confondus, quels sont les écarts de salaires ?

Données 24 novembre 2017

Tous temps de travail confondus, les écarts de salaires sont plus élevés qu’en comparant les salaires à temps plein. Les cadres supérieurs touchent en moyenne trois fois plus que les employés.

Tous temps de travail confondus, un salarié touche 1 700 euros nets mensuels en moyenne (Insee, données 2014). Il s’agit du « revenu salarial » qui inclut les personnes en temps plein mais aussi les personnes employées en temps partiel et celles qui n’ont travaillé que quelques mois dans l’année [1]. Le revenu salarial montre concrètement de combien les salariés disposent chaque mois pour vivre.

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L'actualité des socialistes du 24 au 30 novembre

AMAZON

Alternatives Economiques - Les cadences éreintantes d’Amazon

«Merci de vous rendre au bureau des managers.» Elodie Kahit, préparatrice de commandes chez Amazon, voit s’afficher cette injonction sur son boîtier qui lui indique où aller chercher puis scanner les produits dans l’entrepôt. Son supérieur hiérarchique désapprouve le temps trop important qu’elle passerait à ne pas travailler. « Il y a des périodes où, selon les managers, faut pas trop aller aux toilettes. Sinon on doit demander », dénonce celle qui est également déléguée CGT pour le site de Chalon-sur-Saône.

HOLLANDE

Le Monde - L’humour de François Hollande récompensé par un prix

L’ancien président a reçu, mardi, le grand prix de l’humour politique pour avoir notamment lancé durant son quinquennat : « Aujourd’hui, je suis à deux doigts d’être aimé. »

L’ancien président François Hollande a remporté le grand prix 2017 de l’humour politique pour l’ensemble de ses traits d’humour, a annoncé, mardi 28 novembre, le Press Club de France.

L’ex-chef de l’Etat, venu en personne à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) recevoir ce prix, créé en 1988 et décerné par un jury de journalistes et d’humoristes présidé par Nelson Monfort, a déclenché le rire du public en prononçant un bref discours. « Je prends conscience qu’un hommage m’est rendu, il était temps. Ce n’est pas forcément l’abondance des hommages qui justifie qu’on les néglige. »

HAMON

Le JDD - Pour Benoît Hamon, entre Mélenchon et Macron, il y a un espace à gauche

.... Ancien camarade de Benoît Hamon, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Olivier Faure, ne croit pas en l'aventure de Génération·s. "Benoît est populaire mais personne n'a envie de l'accompagner dans son délire politique. Mélenchon n'attend qu'une chose, qu'il s'essouffle et crève." Récemment, un proche de Hamon pariait que Mélenchon s'essoufflerait avant : "Il va mettre des coups de boutoir, mais il ne fera rien bouger. La majorité tiendra le cap. Au bout de deux ans, les gens vont se demander à quoi tout cela sert."

Libé - Hamon et Génération·s au milieu des gauches

Plusieurs formations de gauche ont assisté samedi au Mans au rassemblement organisé par le mouvement du candidat socialiste à la présidentielle. Elles jonglent entre la bienveillance et les doutes.

Un rassemblement, plusieurs ambiances. Samedi, au palais des congrès du Mans (Sarthe), Benoît Hamon a réuni sa famille pour la fondation de son mouvement, Génération·s. De nombreuses formations de gauche étaient invitées. Elles se sont croisées dans les couloirs sans forcément être dans le même tempo.

Le Monde - Pour relancer son mouvement, Benoît Hamon le rebaptise « Génération.s »

Réunis au Mans, samedi, les partisans de l’ancien socialiste veulent construire un mouvement « écologiste, solidaire et humaniste ».

La salle principale du Palais des congrès du Mans (Sarthe) est décidément trop petite. Ses 1 400 places ne sont pas suffisantes pour accueillir l’ensemble des sympathisants de l’ancien Mouvement du 1er juillet, rebaptisé aujourd’hui Génération.s. Un nouveau nom pour relancer l’initiative mise en place il y a cinq mois par Benoît Hamon.

Le Monde - Benoît Hamon veut faire exister son mouvement à côté de La France insoumise

Le M1717 prend un second départ et se cherche un nouveau nom.

L’objectif de Benoît Hamon est clair : donner un nouveau départ au Mouvement du 1er juillet, cinq mois pile après sa naissance. Les « hamonistes » se réunissent donc le 2 décembre au Palais des congrès du Mans pour la « journée de fondation » de leur organisation. Quelque 1 400 personnes sont attendues. Soit à peu près le même nombre que les « insoumis », réunis une semaine auparavant à Clermont-Ferrand, pour leur convention définissant les campagnes prioritaires de la formation de Jean-Luc Mélenchon.

Libé - Dans les coulisses de la campagne Hamon, mise en mouvement et cahots

Une nouvelle équipe de campagne se décide, mais l'absence de Valls à la convention d'investiture et les atermoiements des sénateurs grippent le démarrage.

Ancien directeur de campagne de Benoît Hamon durant la primaire et l’élection présidentielle, Mathieu Hanotin est actuellement conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis en charge des sports et de l’organisation des Jeux olympiques et membre du bureau national du Parti socialiste. Il était également député de Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse lors du précédent mandat. Depuis le 21 avril 2002, son parcours s’est progressivement rapproché de celui de Benoît Hamon. En 2014, ils se retrouvent ensemble aux côtés des autres «frondeurs» de l’Assemblée nationale. Il fut également l’un des premiers soutiens du candidat. Il livre dans Libération le journal de cette campagne atypique vue de l’intérieur.

PARADISE PAPERS

Alternatives économiques - Paradise papers : on va y arriver !

Mission impossible ? Non. Les paradis fiscaux ne pèsent jamais grand-chose sur le plan géopolitique : si la France et l’Allemagne se mettent d’accord, il n’y a pas besoin d’envoyer beaucoup de divisions pour mettre le Luxembourg au pas. Et il est en réalité aisé de savoir ce qui s’y passe. C’est même devenu nettement plus facile aujourd’hui avec des transactions électroniques, que naguère avec des valises de billets, comme nous l’ont montré la NSA et Edward Snowden.

REVENU DE BASE

Libé - Revenu de base : huit départements prêts pour le test

Dans une tribune publiée ce dimanche, les présidents PS des conseils départementaux de Gironde, de l'Aude, de l'Ariège, du Gers, de Meurthe-et-Moselle, de Haute-Garonne, d'Ille-et-Vilaine et de Seine-Saint-Denis proposent d'expérimenter le dispositif sur leurs territoires.

Emmanuel Macron en a fait la promesse jeudi, devant le congrès des maires de France. Il souhaite «réformer la Constitution pour assouplir le droit à l’expérimentation». Message bien reçu par huit présidents de départements socialistes qui ont déjà une idée : tester le revenu de base. Un «objet de curiosité qui, sans être une solution miracle, mérite d’être étudié sans dogme», confie à Libération Jean-Luc Gleyze, président du département de la Gironde et fer de lance de ce projet.

USA

Regards - Aux États-Unis, la gauche "socialiste" de Sanders remporte des élections

La brillante campagne présidentielle de Bernie Sanders n’est pas restée sans lendemain malgré la victoire de Trump : les élections locales ont porté aux responsabilités nombre de ses partisans et autres figures de l’opposition au milliardaire-président.

Il faut savoir reconnaître les bonnes nouvelles quand elles pointent leur nez, même timidement et sans fanfare, au milieu de la nuit trumpienne : les résultats des élections locales du 7 novembre dernier aux États-Unis ne reflètent pas seulement un fort rejet du Parti républicain du président, ils laissent espérer que la construction d’une force politique radicale amorcée par Bernie Sanders ne s’est pas essoufflée à la fin de sa campagne

PLAN ETUDIANTS

Alternatives économique - Sophie Orange : « le plan étudiants comporte des risques »

La ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal a présenté hier en Conseil des Ministres son « Plan Etudiants ». Appelé à être mis en oeuvre immédiatement, il prévoit une transformation significative des modalités d’orientation, d’affectation et de parcours au sein du premier cycle universitaire. Objectif affiché : améliorer la réussite de tous les étudiants. Mais selon la sociologue Sophie Orange1, cette réforme repose sur un diagnostic erroné, et risque d’aggraver au contraire les inégalités entre établissements et entre étudiants.

LAICITE

Slate - Denis Maillard: «Les musulmans sont des salariés comme les autres»

Le 22 novembre, la Cour de Cassation a reconnu à une entreprise le droit d’interdire le port de signes religieux à un salarié en contact avec des clients, à condition de l’avoir prévu dans son règlement intérieur. Entretien avec Denis Maillard, spécialiste des questions sociales, autour de l'épineux sujet du fait religieux en entreprise.

En quelques années, la religion a surgi dans le monde du travail. Les études sur le sujet sont rares, les données aussi, à l’exception de celles que publie depuis 5 ans l’Observatoire du fait religieux en entreprise (OFRE).

PS

Libé - Les députés PS veulent plus de salariés dans les conseils d’administration

En dévoilant ce mercredi leur proposition de loi pour une «entreprise nouvelle», les élus du groupe «Nouvelle gauche» veulent rappeler qu'ils ont un ADN social-démocrate à faire valoir.

Ils ne veulent pas qu’on les oublie. Pour leur première niche parlementaire, les députés socialistes ont choisi un thème qui a pourtant empoisonné leur précédent quinquennat : l’entreprise.

Boursorama - Le Parti socialiste se cherche une ligne et un chef

PARIS (Reuters) - Toujours dans les cordes après les lourdes défaites électorales du printemps dernier et affaiblis par les défections en faveur de la majorité d'Emmanuel Macron, les socialistes se cherchent une ligne et un chef en vue de leur congrès d'avril 2018.

Le départ d'Olivier Dussopt pour le gouvernement réduit provisoirement à 30 le groupe Nouvelle gauche de l'Assemblée, dix fois moins que pendant le quinquennat de François Hollande, en attendant l'arrivée, d'ici un mois, de Michèle Victory, la suppléante du nouveau secrétaire d'Etat à la Fonction publique.

Sud Radio - François Kalfon (PS) : "Emmanuel Macron a détruit les partis politiques façon puzzle"

Conseiller régional d’Île-de-France et membre de la direction collégiale du PS, François Kalfon était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio ce lundi. Défection d’Olivier Dussopt, avenir du PS et profil du prochain leader étaient notamment au programme. Interview.

C’est une nouvelle défection au sein du Parti socialiste. Pas la première, et peut-être pas la dernière, alors que le parti entame une douloureuse phase de reconstruction après le fiasco des élections du printemps dernier. Ce week-end, le député de l’Ardèche Olivier Dussopt a officiellement rejoint les rangs du gouvernement en acceptant le poste de secrétaire d’État à la Fonction publique. Conseiller régional d’Île-de-France et membre de la direction collégiale du PS, François Kalfon était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio. Il réagit avec ironie à ce départ. 

Le Parisien - Qui peut encore sauver le Parti socialiste ?

Miné par la défaite, en proie aux dissensions internes et lâché par ses troupes, le vieux parti cherche à rebondir. Et la bataille pour le fauteuil de premier secrétaire a commencé.

« D'abord des soupçons de harcèlement sexuel portant sur un ex-leader des Jeunes socialistes, ensuite les diatribes antisémites d'un cadre du parti et, maintenant, un des nôtres qui devient ministre. C'est novembre noir ! » Ce constat désabusé tenu par un membre du bureau national du PS en dit long sur la vague de découragement qui déferle sur ce parti.

L'Obs - Carvounas, Le Foll, Vallaud-Belkacem... Qui pour reprendre le PS ?

Plusieurs socialistes envisagent de briguer le poste de Premier secrétaire, et s'activent en coulisses..... Si aucun membre du parti n'a pour le moment déclaré officiellement sa candidature au poste de Premier secrétaire, en coulisses, nombreux sont les socialistes qui convoitent la direction de la formation politique et s'activent déjà en vue du Congrès du parti, qui devrait avoir lieu les 7 et 8 avril 2018, et dont les modalités pourraient être tranchées le 9 décembre prochain, lors d'un Conseil national.

ALTERNATIVES ECONOMIQUES

Alternatives Economiques, Philippe Frémeaux - Il est possible d’entreprendre, de produire et de consommer autrement !

Avec 2 373 000 salariés en 2016, soit 10,5 % de l’emploi total en France, elle pèse aujourd’hui d’un poids considérable. Et par ses modes de gouvernance, par ses finalités, l’ESS témoigne qu’on peut entreprendre autrement, que la voie capitaliste n’est pas la seule possible et que notre société ne se réduit pas à une collection d’individus mus par leur seul intérêt économique.

ECRITURE INCLUSIVE

Alternatives Economiques - Ecriture inclusive : parlez-vous rose ou bleu ?

Le rose et le bleu, selon que vous êtes fille ou garçons, ça agace… Surtout, ça vous renvoie, voire ça vous réduit, à une dimension de ce que vous êtes et une seule, votre sexe biologique ; alors que vous êtes tout autant jeune ou vieux, sportif ou contemplatif, solitaire ou parent de famille nombreuse, riche ou pauvre, etc. Cette dichotomie rose-bleu, qui semble décidément bien ringarde, n’est-elle pas en train de resurgir par le truchement de certains aspects de ce qu’on désigne sous le vocable de langage inclusif ? De prime abord, le débat est clair : d’un côté, s’y opposent tous ceux qui ont peur de tout ce qui semble remettre en cause l’ordre sexué actuel. De l’autre, il y a un certain nombre de féministes, qui veulent, avec le langage dit inclusif, donner ou redonner aux femmes toute leur visibilité dans la langue.

ISLAMISME

Slate - La tentation islamiste de l’extrême gauche britannique, Gaël Brustier

LES DECODEURS

Les Décodeurs du Monde - Les intox du débat entre MM. Mélenchon et Castaner dans « L’Emission politique »

Le chef de file de La France insoumise, invité de l’émission de France 2, et le délégué général de La République en marche ont débattu jeudi soir. Le vrai du faux de leurs échanges.

Tantôt blagueur, tantôt agacé, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « L’Emission politique » de France 2, jeudi 30 novembre. Le chef de file de La France insoumise (LFI) y a débattu durant environ vingt minutes avec le nouveau délégué général de La République en marche (LRM), Christophe Castaner. Une discussion parfois tendue, où les deux dirigeants politiques se sont à plusieurs reprises accusés l’un l’autre de mensonge. Retour sur trois de leurs échanges.
 

Une rumeur diffusée par plusieurs sites peu fiables affirme que 55 % des Français seraient déjà exonérés de taxe d’habitation. C’est faux.

L’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des ménages promise par le gouvernement, de la « poudre aux yeux » parce que la majorité des foyers en seraient déjà exonérés ? C’est ce qu’affirme une rumeur partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux ces derniers jours. C’est pourtant faux.

08/11/2017

L'actualité des socialistes du 27 octobre au 2 novembre

L'ECOLE

La vie des idées - La nouvelle idéologie scolaire par François Dubet

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale paraît incarner une politique conservatrice en matière scolaire. Pourtant, un examen approfondi de ses propositions signale un changement profond de méthode et d’orientation, fondé sur l’expertise. Ceci appelle un déplacement de la critique sur le terrain de la recherche.

Depuis le mois de mai, Jean-Michel Blanquer est un des ministres les plus en vue de l’ère Macron qui vient de s’ouvrir. Il multiplie les déclarations, les annonces et les mesures, mais cette activité n’est pas toujours facile à décoder. Elle peut être perçue comme largement conservatrice, comme un retour à la tradition et à la rigueur contre le « pédagogisme », le « laxisme » et le « nivellement par le bas » attribués à la gauche. Mais Jean-Michel Blanquer est aussi l’auteur de livres dans lesquels il se présente comme un réformateur hardi, désireux de construire une politique fondée sur les données de la science et des comparaisons internationales. Jean-Michel Blanquer peut-il être « en même temps » l’homme du retour aux années Sarkozy et le réformiste qui sortira l’école de ses querelles idéologiques afin de la transformer profondément ?

BUDGET

Europe 1 - Budget de la sécu : ce (discret) amendement qui a mis le feu aux poudres

Un amendement passé discrètement par l'exécutif dans le PLFSS réduit le taux de cotisations patronales des actions gratuites, au grand dam de la gauche.

Il est passé quasiment inaperçu hors de l'enceinte de l'Assemblée nationale. L'amendement 646 du projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS), examiné jeudi dernier par les députés, a pourtant provoqué de houleux débats en séance. Et persuadé un peu plus ceux qui l'étaient déjà que la politique budgétaire d'Emmanuel Macron vise avant tout les plus aisés.

EVASION FISCALE

Oxfam - L’évasion fiscale : qu’est-ce que c’est ?

On associe souvent le terme « évasion fiscale » aux termes « optimisation fiscale » ou « fraude fiscale ». Les trois sont très liés mais recouvrent des réalités différentes.    

La fraude : c’est le fait pour un contribuable - particulier ou une entreprise - de contourner volontairement la législation fiscale par des moyens illégaux. La fraude expose ceux qui la pratiquent à des sanctions judiciaires. Comme exemple on peut citer la fraude à la TVA, la fraude à l’impôt sur les sociétés, des comptes bancaires dissimulés à l’étranger, l’usage d’une fausse identité ou de faux documents…

LES RETRAITES

OFCE - Faut-il une nouvelle réforme des retraites ?

par Gérard Cornilleau et Henri Sterdyniak

En matière de retraite, la France est confrontée à quatre défis : le passage à la retraite des générations du baby-boom, l’allongement de la durée de vie, la faiblesse du taux d’emploi, la disparité des régimes. Par contre, elle a conservé un taux de fécondité satisfaisant. La France a choisi un système public, par répartition, qui assure aux retraités un niveau de vie équivalent à celui des actifs. Ce choix a été maintenu malgré la crise économique et les changements politiques.Depuis 1993, les réformes ont nettement ralenti l’évolution des retraites, mais le pouvoir d’achat des retraités reste équivalent à celui des personnes d’âge actif. Le taux d’emploi des seniors a augmenté malgré la crise, alors que celui des jeunes fléchissait nettement. L’équilibre financier structurel du système a été assuré.

SAUVAGEOT

Libé, Joffrin - Jacques Sauvageot, le discret de Mai

A la tête de l’Unef lors des révoltes de 68, cet homme peu ambitieux et cultivé est devenu presque par hasard un des leaders du mouvement. Il est mort samedi à 74 ans des suites d’un accident de la circulation.

Dans le trio des leaders de Mai 68, il était le jeune premier, candide et incisif. A côté de Daniel Cohn-Bendit, Till l’espiègle aux yeux bleus, orateur né, anar imprévisible, et d’Alain Geismar, plus rond et plus âgé, Jacques Sauvageot était un vice-président de l’Unef au visage d’ange, entre Saint-Just et Dorian Gray.

L'Obs - Jacques Sauvageot, l'une des figures de Mai 68, est mort

L'ancien leader étudiant est décédé à 74 ans samedi des suites d'un accident de la circulation.

Il était l'une des figures, avec Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar, de la révolte étudiante de mai 1968. Jacques Sauvageot, à l'époque vice-président du syndicat Unef, est décédé samedi 28 octobre à l'âge de 74 ans des suites d'un accident de la circulation, a annoncé dimanche l'Institut tribune socialiste (ITS) qu'il animait.

Les Inrocks - "Jacques Sauvageot était contre le vedettariat des leaders de Mai 68"

L'ancien président de l'Unef Jacques Sauvageot, leader étudiant de Mai 68 et membre du PSU, est décédé ce 28 octobre 2017 à l'âge de 74 ans. L'historien Bernard Ravenel, membre du PSU dès sa fondation, rend hommage à ce militant autogestionnaire resté fidèle à ses engagements.

Jacques Sauvageot a été en 1968 l’expression d’une jeunesse qui désirait s’émanciper, qui souhaitait disposer de son autonomie et de sa liberté personnelle, sexuelle, et d’expression. Pour lui la critique de l’enseignement était intimement liée à la critique de la société.

HOLLANDE

L'Obs - Le conseiller com’ de Hollande se livre : "Une bombe a explosé, Gaspard"

Gaspard Gantzer raconte ses trois années à l'Elysée et tente de réhabiliter un président "qui mérite un triomphe".

"Une bombe a explosé, Gaspard". C’est une phrase, sèche et folle, qu’un président de la République glisse à l’oreille de son conseiller en communication un soir d’attentat. Nous sommes le 13 novembre 2015 et François Hollande se trouve avec Gaspard Gantzer dans les tribunes du Stade de France, les deux s’apprêtant à vivre l’une des soirées les plus tragiques de leur vie.

MACRON

Slate - Macron et les «premiers de cordée»: une histoire politique de l'ascension par Gaël Brustier

30/10/2017

OFCE - Les nouvelles inégalités du travail. Pourquoi l’emploi se polarise

10 octobre 2017

par Gregory Verdugo

Qu’est-ce que la polarisation des emplois ?

Au long des trois dernières décennies, le travail a pris un nouveau tournant. Si l’après Seconde Guerre mondiale a vu les inégalités de salaire reculer, depuis les années 1980, les écarts se creusent continûment. Les écarts de salaire augmentent tout le long de la distribution, à la fois entre les bas et moyens ou entre les moyens et hauts salaires. Dans d’autres pays comme la France où les inégalités de salaires restent stables, c’est le risque de chômage et de précarisation qui frappe toujours davantage les moins qualifiés.

A cet essor des inégalités s’ajoute un grand chamboulement de la composition des emplois. Pour étudier l’évolution de la qualité des emplois, les économistes Alan Manning de la London School of Economics et Maarten Goos et Anna Salomons de l’Université d’Utrecht ont exploré les données très riches de l’Enquête européenne sur les forces de travail pour 16 pays européens sur la période 1993 à 2010[1]. À partir du salaire moyen observé dans l’emploi au début de cette période, ils distinguent trois grandes catégories : les emplois peu qualifiés, les emplois intermédiaires et les emplois très qualifiés.

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11:45 Publié dans Analyses | Tags : ofce, inegalites | Lien permanent

25/10/2017

L'actualité des socialistes du 13 au 19 octobre

Un peu d'histoire : Cette semaine la révolution d'octobre 17.... il y a 100 ans le 25 octobre.

CHOMAGE

Observatoire des inégalités - Chômage : les jeunes aux premières loges

Entre 1975 et 2015, le taux de chômage a été multiplié par quatre pour les 20-24 ans et par presque autant pour les 25-49 ans. Depuis 2008, la crise a particulièrement touché les plus jeunes. Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint désormais un niveau record en France. Mais les plus âgés ne sont pas épargnés non plus.

État des lieux et évolution depuis 1975

En 2015, plus d’un jeune actif sur cinq (22,1 %) de 20 à 24 ans est sans emploi, quatre fois plus qu’il y a quarante ans. La majeure partie de l’augmentation du chômage des jeunes a eu lieu en dix ans, entre 1975 et 1985 : le taux passe alors de 5,1 à 16,8 %. Les actifs de 25 à 49 ans sont beaucoup moins touchés que les plus jeunes en 2015.

PAUVRETE

Observatoire des inégalités - 600 000 pauvres de plus en dix ans

La France compte entre 5 et 8,9 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2005 et 2015, le nombre de personnes concernées a augmenté de 600 000 personnes au seuil à 50 % et de près d’un million au seuil à 60 %. Principalement sous l’effet de la progression du chômage.

La France compte cinq millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian   [1] et 8,9 millions si l’on utilise le seuil à 60 %, selon les données 2015 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,0 % et dans le second de 14,2 %. Au cours des dix dernières années (2005-2015), le nombre de pauvres a augmenté [2] de 600 000 au seuil à 50 % et d’un million au seuil à 60 %. Le taux de pauvreté s’est élevé de 0,5 point au seuil à 50 % et de 0,9 point au seuil à 60 %.

Observatoire des inégalités - Qui sont les pauvres en France ?

La moitié des pauvres ont moins de trente ans, autant disposent au maximum du brevet des collèges, un quart vivent au sein d’une famille monoparentale. Portrait de la population pauvre en France.

Plutôt jeune, vivant en famille, peu diplômée, ouvrière ou employée : voici le portrait-robot d’une personne pauvre. Le plus souvent, on mesure la proportion de pauvres au sein d’une catégorie : par exemple, le pourcentage d’enfants en situation de pauvreté. Jamais ou presque on n’observe la composition de la population des cinq millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté (au seuil à 50 % du revenu médian   que nous utilisons). Parmi les pauvres, quelle est la part de jeunes, de vieux, de diplômés, d’ouvriers, d’immigrés ? Masquer cette répartition évite d’attribuer un visage concret à la pauvreté. On dispose pourtant d’éléments sur le sujet.

BENJAMIN STORA

Slate - Benjamin Stora, l'incontournable «monsieur Algérie», historien engagé

Après l'engagement politique intense de sa jeunesse, Benjamin Stora a travaillé à une meilleure connaissance et compréhension de l'épisode douloureux de la guerre d'Algérie. Un travail d'historien, innovateur et parfois critiqué, qu'il a tenu à sortir des sphères académiques.

Tous ses amis le disent: «Chez Benjamin, il y a un avant et un après la mort de sa fille». À la suite d’un long et douloureux rhabdomyosarcome, un cancer des muscles de la face, Cécile s’est éteinte en 1992 à l’âge de 12 ans. Peu avant que le diagnostic ait été posé, l’historien avait quitté les trotskistes où il avait milité pendant une quinzaine d’années. «J’avais intégré un groupe d’experts chez les socialistes. Ça a duré deux ans et puis il y a eu la maladie de ma fille et là, ça été fini», dit Benjamin Stora lequel, dans un premier temps, garde une carte au PS, puis s’en éloigne.

ELECTIONS 2017

Terra Nova - Elections 2017 : pourquoi l’opposition métropoles-périphéries n’est pas la clé

Les résultats électoraux récents ont souvent été lus à la lumière d'une opposition entre centres et périphéries. Selon cette théorie, la distance des électeurs au cœur des métropoles serait une variable explicative de leur choix : les publics métropolitains seraient dans une dynamique d'adhésion au « système », à la mondialisation et au paradigme de la « société ouverte », et ceux des périphéries, au contraire, dans une dynamique de rejet se traduisant par une propension à voter pour le Front national. Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle de 2017 invitent à réviser ces représentations, ce qu'analyse Terra Nova dans cette note, qui vise, entre autres, à éviter les pièges du "cartographisme". Il ne s'agit pas de congédier la géographie mais à lui rendre sa complexité et à la remettre à sa juste place : non seulement notre système spatial ne se résume pas à une opposition centre vs périphérie, mais les critères territoriaux du vote doivent être réintégrés dans un ensemble de causalités où les facteurs économiques et sociaux, ainsi que les héritages politiques, jouent un rôle souvent tout aussi puissant.

INEGALITES

Observatoire des inégalités - Les trois quarts des élèves défavorisés étudient hors de l’éducation prioritaire

Les trois quarts des élèves défavorisés n’étudient pas dans une école appartenant au réseau de l’éducation prioritaire. Ils ne bénéficient aucunement des mesures qui ne portent que sur ces réseaux. Extrait du Centre d’observation de la société.

Les trois quarts des 3,2 millions d’élèves issus de milieux défavorisés [1] étudient dans des établissements qui ne sont pas intégrés aux réseaux dits « prioritaires » de l’éducation, selon les données du tableau de bord national publié par le ministère de l’Éducation nationale [2]. L’éducation prioritaire à pour objectif de compenser les difficultés économiques et sociales des habitants de certains quartiers en attribuant davantage de moyens aux établissements qui s’y trouvent. Mais ces territoires ne rassemblent qu’une partie très minoritaire des populations défavorisées.

ASSURANCE-CHOMAGE

Terra Nova - Gouverner l’assurance-chômage : entre étatisation et tripartisme de façade, quel chemin de réforme ?

Ce rapport propose une évolution de la gouvernance de l'assurance chômage cohérente avec la volonté actuelle de réviser la place du « paritarisme de gestion » dans son organisation. Après avoir souligné les limites, mais aussi les réussites de cette organisation, ses auteurs écartent la piste d'une simple étatisation et envisagent deux chemins de réforme.

INTERSECTIONNALITE

Medium - L’intersectionnalité dévoyée : le cheval de Troie des islamistes

Comment des militant.e.s féministes et homosexuel.le.s se réclamant de la gauche pour qui l’égalité est une valeur fondamentale peuvent-ils faire cause commune avec des mouvements religieux fondamentalistes proches des islamistes dont l’idéologie sexiste et homophobe n’est plus à démontrer ? La réponse se trouve dans ce mot dont le sens a été dévoyé, intersectionnalité.

L’intersectionnalité est un concept visant à mettre en évidence la multiplicité des formes de discriminations : race, sexe, classe, handicap, âge, etc. Ce terme est apparu sous la plume d’une féministe et juriste afro-américaine, Kimberlé Williams Crenshaw dans un article paru à la fin des années 1980

PS

Marianne - Casse sociale : le PS officialise le licenciement d'une "soixantaine" de salariés

Début août, "Marianne" révélait que le Parti socialiste préparait un plan de licenciement pour se séparer de plus d'un salarié sur deux. Le trésorier du parti vient d'annoncer ce 17 octobre sa mise en oeuvre.

C'était une simple question de temps. Après les claques électorales du Parti socialiste, à la présidentielle et aux législatives, les salariés du PS se préparaient à l'idée. Dès août, Marianne avait eu vent d'un projet de plan de licenciement massif pour se séparer de plus de la moitié des permanents. Une casse sociale sans précédent.

Le Point - Le PS va se séparer de la moitié de ses effectifs

Selon "Le Monde", entre 50 et 70 personnes seront victimes d'un licenciement économique dans les jours qui viennent. Les difficultés financières continuent.

On savait le parti en grandes difficultés financières. La vente du siège historique du PS rue de Solférino avait d'ailleurs fait grand bruit il y a quelques semaines, révélant au grand jour les graves soucis d'argent depuis les multiples défaites électorales : municipales, départementales, régionales, présidentielle et législatives. La facture salée de la campagne de Benoît Hamon (arrivé en 5e position au premier tour de la présidentielle) avait même créé le malaise au sein du parti, certains ténors réclamant des explications sur les lourdes dépenses effectuées par le candidat : après son année électorale désastreuse, le Parti socialiste est passé de 28 millions d'euros de budget annuel à seulement 8 millions, rappelle au Mondele trésorier du PS Jean-François Debat. Surtout quand la masse salariale s'élève à environ 12 millions d'euros annuels.

IMMIGRATION

Le Vent se lève - Le populisme démocratique à l’épreuve de l’immigration

Ecrit par Raffaele Bazurli et paru initialement le 23 juin 2017 dans la revue italienne Senso Comune. Nous avons décidé de reproduire cet article afin d’offrir à nos lecteurs un point de vue étranger, qui peut être raffraichissant, sur une question qui fait débat. La traduction a été réalisée par Astrée Questiaux.

À l’occasion des dernières élections présidentielles françaises, le mouvement « La France Insoumise » dirigé par Jean-Luc Mélenchon a fait grand bruit, pour avoir brisé, l’un après l’autre, de nombreux tabous de la gauche traditionnelle. L’immigration n’a pas fait exception. Mélenchon a sans cesse affirmé vouloir intervenir sur les causes des phénomènes migratoires : guerres, famines, changements climatiques. Mais ce n’est pas tout : il a également franchi le Rubicon au sujet des frontières. Bien que rappelant le devoir de solidarité à l’égard des demandeurs d’asile, il a toutefois soutenu l’idée que la France ne peut plus se permettre d’accueillir ceux qui arrivent à la recherche d’un travail, qu’on appelle les « migrants économiques ». Cela marque un changement radical, non seulement par rapport au reste de la sphère progressiste – qui en effet n’a pas lésiné sur les attaques à son encontre – mais aussi par rapport à la position de Mélenchon lui-même, il y a cinq ans, lorsqu’il était candidat à la présidentielle pour le « Front de Gauche ».

HAMON

Ouest France - À Nantes ce mardi, Benoît Hamon prépare la création d’un nouveau parti

L’ex-candidat socialiste à la présidence de la République a lancé son propre mouvement, M1717, le 1er juillet dernier. Il a entrepris de l’organiser en lien avec ses partisans, qu’il rencontre en ce moment à l’occasion d’un tour de France des grandes villes. Objectif : jeter les bases d’un nouveau parti, impliqué dans un futur rassemblement de la gauche. Une consultation en ligne sera proposée d’ici quelques jours. En attendant, Benoît Hamon est à Nantes ce mardi 17 octobre.

MACRON

Paul Alliès - Macron et la réforme démocratique: En attendant Godot

Beaucoup demandent de donner du temps à Emmanuel Macron avant de le juger à l’aune de ses promesses. Celles faites en matière de réforme démocratique ne sont pas secondaires. Et nous sommes de ceux qui les avons prises au pied de la lettre.
 
Avec le discours de Versailles (le Parlement réuni en Congrès le 3 juillet 2017) ce qui était promesse est devenu projet. Un projet de réforme de la V° République assez ambitieux pour qu’on s’y intéresse de près : la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires; la limitation du cumul des mandats dans le temps; l’introduction de la proportionnelle dans l’élection législative; la transformation du Conseil Economique, Social et Environnemental; la suppression de la Cour de Justice de la République; le renforcement du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Slate - Ce qui ne va pas avec le début de présidence d'Emmanuel Macron par Jean-Marie Colombani

Les Français le connaissaient peu, voilà qu'il apparaît aujourd'hui en président narcissique, à tendance autoritaire. Le manque d'humilité du chef de l'État peut-il mettre à mal la promesse portée lors de la campagne présidentielle?

Emmanuel Macron s’est auto célébré devant une audience record et s’est félicité de ses cinq premiers mois à l’Élysée. Il a raison. Car il avance, déroulant sa feuille de route et ses engagements de campagne, sans trop d’obstacles. Malgré une baisse de popularité elle aussi record, son meilleur argument est bien celui qu’il a utilisé: je fais ce que j’ai dit. En ces temps de grande méfiance vis-à-vis de la politique, il y a là un socle à partir duquel il pourra consolider sa position et rebondir. Son horizon est relativement dégagé: l’opposition est éclatée et il se passera du temps avant qu’une droite et une gauche réformiste puissent retrouver leurs esprits.

MELENCHON

L'arène nue - Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon, par Ambroise de Rancourt

Ambroise de Rancourt a 29 ans. Il est pianiste, diplomé du CNSM (Conservatoire national supérieur de musique) de Paris. Il n'est pas encarté à la France insoumise mais a voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2012 et en 2017. Il lui écrit aujourd'hui pour exprimer des craintes et des griefs. 
 
L'arène nue est plutôt un blog consacré à l'Europe, avec quelques exceptions. La publication de cette lettre en est une. Venant d'un électeur très informé, elle réaffirme utilement ce en quoi croit toute une partie de la gauche (hélas pas la partie la plus revendicative) et exprime ses inquiétudes quant à la généralisation des thématiques identitaires dans le débat public. Elle est d'utilité publique. 

POPULISME

Le Vent se lève - Le populisme fleurit là où on masque la lutte des classes – Entretien avec Guillaume Roubaud-Quashie

Directeur de la revue Cause Commune, Guillaume Roubaud-Quashie est membre de la direction du PCF. A ce titre, il a dirigé l’organisation de la dernière université d’été du parti, lors de laquelle le populisme est entré au coeur des débats.

Vous êtes directeur de la revue Cause Commune, éditée par le PCF et auparavant intitulée La Revue du projet. Pourquoi ce changement de nom ? S’agit-il, aussi, d’un changement de projet ?

23/10/2017

M. Louis MAURIN (Observatoire des inégalités) - RAEF 2017 - cese

Questions à M. Louis MAURIN, Directeur de l'Observatoire des inégalités, auditionné par la Section de l'économie et des finances du CESE dans le cadre du Rapport annuel sur l'état de la France en 2017.

14/10/2017

Patrick Savidan, Professeur de philosophie politique et Président de l'Observatoire des inégalités (mai 2016)

Comment passe-t-on de « disparités » ou de « différences » à « inégalités » voire « injustice » ? Comment évoluent les inégalités en France ? Souhaitons-nous vraiment l’égalité ? Autant de questions auxquelles le philosophe Patrick Savidan apporte des éléments de réponse.