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20/01/2020

Observatoire des inégalités - Les ouvriers plus fréquemment victimes d’accidents du travail

Données 6 janvier 2020

Un salarié sur dix déclare avoir été victime d’au moins un accident du travail au cours de l’année, soit 2,5 millions de personnes. 16 % des ouvriers sont dans ce cas contre 4 % des cadres supérieurs.

Un salarié sur dix déclare avoir subi au moins un accident de travail [1] au cours de l’année selon les données 2016 du ministère du Travail [2]. Cela représente environ 2,5 millions de personnes touchées sur l’année. Quatre fois plus d’ouvriers (qualifiés ou non) que de cadres supérieurs indiquent en avoir été victimes : ces derniers ne sont que 4 % dans ce cas, contre 16 % des ouvriers.

Les catégories socioprofessionnelles travaillent dans des conditions qui n’ont rien à voir entre elles et s’exposent à une pénibilité physique et à des risques sans commune mesure [3]. Par exemple, les ouvriers, exécutants manuels (souvent des hommes jeunes), subissent des séquelles bien plus graves de ces conditions de travail que les autres catégories socioprofessionnelles.

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14:11 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

07/01/2020

Observatoire des inégalités - Salaire minimum et salaire moyen : un écart stable depuis 35 ans

Analyses 1er janvier 2020

Un salarié en temps plein touche en moyenne 3,6 fois plus qu’en 1950, une fois la hausse des prix prise en compte. Depuis 35 ans, le salaire minimum est resté à peu près équivalent à la moitié du salaire moyen à temps plein. L’analyse de Louis Maurin.

Au cours des 65 dernières années, le salaire moyen pour un temps complet a été multiplié par 3,6 si l’on déduit l’inflation, selon les données de l’Insee. Dit autrement, le « pouvoir d’achat » du salaire moyen a plus que triplé. Le débat public se concentre souvent sur des durées très courtes et des évolutions minimes. Pourtant, prendre du recul permet de mieux comprendre les évolutions de fond.

La variation du salaire moyen sur une longue période est saisissante. L’œil qui parcourt les données de notre premier graphique perçoit une rupture dans les années 1970. Pendant une période de 25 ans (entre les années 1950 et le milieu des années 1970), le salaire moyen a été multiplié par trois. C’est l’euphorie de la période de croissance dite des « Trente Glorieuses » : on reconstruit la France et on entre dans la société de consommation, avec comme symboles la démocratisation de biens comme la voiture, la télé ou encore le frigo. Tout change ensuite. Au cours des 40 années suivantes, depuis 1975, le salaire moyen n’a connu qu’une lente évolution (il a été multiplié par 1,3).

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30/12/2019

Sélection 2019 - Observatoire des inégalités - Rapport 2019 : l’essentiel sur les inégalités de revenus

En moyenne, les Français les 10 % les plus aisés touchent 6,7 fois plus que les 10 % les plus pauvres (Insee, 2 016) après impôts et prestations sociales. La France est, après la Suisse, le pays d’Europe où les riches sont les plus riches : le 1 % des plus aisés touchent au moins 7 000 euros contre 5 800 euros au Royaume-Uni par exemple (Eurostat, moyenne 2013-2016). Au total, le 1 % le plus riche récupère presque 6 % des revenus de l’ensemble des ménages.

Tout en haut de l’échelle, les revenus proviennent essentiellement du patrimoine (immobilier, actions, obligations, etc.). En matière de salaires, les écarts vont d’un à trois entre le salaire maximum des 10 % des salariés les moins bien rémunérés et le salaire minimum des 10 % les mieux payés (Insee, 2015). Mais au sein des 10 % des plus hauts salaires, les écarts sont considérables.

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09:30 Publié dans Vidéo | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

22/12/2019

Sélection 2019 - L'Observatoire des inégalités - La misère persiste en France

Deux millions de personnes vivent avec moins de 700 euros par mois. Plus de 200 000 vivent dans des logements indignes ou à la rue. La France est l’un des pays les plus riches au monde, mais notre pays est loin d’avoir éradiqué la misère.

En France, plusieurs centaines de milliers de personnes ne connaissent pas des difficultés de fin de mois, mais un manque d’argent permanent. Elles vivent avec 600 ou 700 euros par mois, parfois bien moins, et doivent se contenter du strict minimum. Quelle est au juste l’ampleur de la misère dans notre pays, l’un des plus riches au monde ? Pour tenter de mesurer le phénomène, nous avons opté pour quatre indicateurs différents : le nombre de personnes dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté à 40 % du niveau de vie médian, celui des allocataires de minima sociaux, des mal-logés et enfin, des bénéficiaires de l’aide alimentaire [1].

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09:30 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

19/12/2019

Observatoire des inégalités - Les inégalités de salaire remontent

Données 13 décembre 2019

Les 10 % les mieux rémunérés gagnent au moins trois fois plus que les 10 % les moins bien payés. Depuis 2008, ce rapport repart à la hausse. Extrait du Centre d’observation de la société.

En matière d’inégalités, les salaires, restent le nerf de la guerre. Bien sûr, il ne faut pas confondre le salaire – le fruit du travail – et le revenu dit « disponible » qui prend en compte les impôts et les prestations sociales. Reste que pour l’immense majorité de la population, les salaires constituent l’essentielle source de revenus et donc la base des inégalités économiques – rappelons que 90 % des personnes en emploi sont salariées.

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12/12/2019

Observatoire des inégalités - La précarité de l’emploi augmente

Données 5 décembre 2019

Depuis 2014, le taux de précarité de l’emploi a repris sa progression. Sur le long terme, la hausse de la précarité traduit un changement en profondeur du marché du travail qui frappe surtout les jeunes et les personnes peu diplômées.

Après des années de stagnation, la part des emplois précaires (contrats à durée déterminée, intérim et apprentissage) dans l’emploi total a repris sa progression. Le taux de précarité atteint 13,5 % en 2018, contre 12,1 % en 2014. Il s’agit essentiellement de personnes en contrat à durée déterminée et d’intérimaires (lire notre article « 3,7 millions de salariés précaires en France »).

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11/12/2019

L'observatoire des inégalités - Le mal-emploi toujours au plus haut

Données 5 décembre 2019

Jamais le mal-emploi n’a été aussi élevé que ces quatre dernières années. Il touche désormais huit millions de personnes, un actif sur quatre. Le chômage diminue lentement depuis 2015, mais la précarité du travail augmente.

Chômeurs, travailleurs précaires, découragés du travail : nous estimons à huit millions de personnes le nombre de victimes du mal-emploi en 2018. Il concerne une personne sur quatre parmi les adultes qui ont un emploi ou désirent travailler. Le mal-emploi concerne 2,8 millions de personnes de plus qu’en 1990. Il place des millions de personnes dans l’insécurité sociale, avec des horizons de vie raccourcis, quand une majorité est assurée de la stabilité d’un contrat à durée indéterminée.

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13:58 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

10/12/2019

Observatoire des inégalités - 39 % des jeunes travailleurs non diplômés en emploi précaire

Données 4 décembre 2019

Cinq ans après leur entrée dans la vie active, 12 % des diplômés du supérieur occupent un emploi précaire, contre 39 % de ceux qui n’ont aucun diplôme. La sécurité de l’emploi des jeunes travailleurs dépend fortement de leur qualification.

12 % des jeunes travailleurs sortis de l’école depuis plus de cinq ans et moins de dix ans avec un diplôme supérieur à bac + 2 en poche occupent un emploi précaire [1], contre 39 % de ceux qui n’ont aucun diplôme selon les données 2018 de l’Insee. La précarité de l’emploi ne concerne pas, loin s’en faut, tout le marché du travail. Elle porte sur une partie de la population souvent jeune [2] et peu qualifiée qui n’accède qu’à des postes en intérim ou en contrat à durée déterminée. Ces travailleurs assurent la flexibilité de la production de l’industrie (souvent des jeunes hommes) comme des services (souvent des jeunes femmes).

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08:21 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent

09/12/2019

Observatoire des inégalités - L’évolution de la précarité de l’emploi selon l’âge

Données 4 décembre 2019

Parmi les jeunes de 15 à 24 ans qui travaillent, plus de la moitié ont un emploi précaire, contre 17 % au début des années 1980. Pour les 25-49 ans, le taux de précarité est passé de 3 % à 12 %.

La précarité de l’emploi [1] est passée de 17,2 % à 53,7 % entre 1982 et 2018 chez les 15-24 ans qui travaillent. Les jeunes sont bien plus touchés que les autres classes d’âge, même si la précarité a augmenté pour tous. Le taux est passé de 2,9 % à 11,5 % chez les 25-49 ans et de 2,3 % à 6,2 % chez les plus de 50 ans.

La montée de la précarité de l’emploi a été particulièrement forte entre le début des années 1980 et le début des années 2000. Le taux de précarité des 15-24 ans atteint déjà 47 % en 2000. Jusqu’à la crise financière de 2008, ce taux semblait stabilisé. Entre 2008 et 2016, il est reparti à la hausse pour dépasser les 50 %. Depuis, il stagne. En comparaison, les autres catégories d’âge ont été relativement épargnées. Une partie du phénomène s’explique, il est vrai, par l’apprentissage : la part des apprentis dans l’emploi des jeunes est passée de 4 % à 17 % entre 1982 et 2018.

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04/12/2019

Observatoire des inégalités - École : des raisons de garder espoir

Données 27 novembre 2019

En France, les jeunes quittant l’école sans diplôme sont de moins en moins nombreux. Dans le monde, de plus en plus d’enfants vont à l’école. Deux signes que « tout ne va pas si mal », extraits du livre-revue Oblik n° 3, actuellement en kiosque.

En quarante ans, la proportion de jeunes sortant du système scolaire avec au mieux le brevet des collèges a été divisée par quatre ! C’est l’un des indicateurs les plus parlants de l’ampleur du long mouvement de démocratisation scolaire qui a caractérisé la France depuis les années 1970. L’instauration du collège dit « unique » (loi Haby de 1975) y a fortement contribué. Mettant fin à l’orientation précoce des élèves en difficulté vers des voies professionnalisantes, elle a encouragé la poursuite d’études dans le secondaire et le supérieur. De quoi alimenter, bien sûr, les jérémiades des tenants de l’élitisme scolaire, convaincus que désormais « le bac est donné à tout le monde »… Pourtant, alors que le diplôme est devenu une condition sine qua non de l’emploi, c’est bien le sort très incertain de ces quelque 80 000 jeunes quittant encore l’école avec au mieux le brevet qui doit rester la préoccupation majeure du système éducatif français.

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08:45 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inégalités | Lien permanent