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Avec Giuliano Da Empoli, essayiste, romancier et conseiller politique, auteur du roman "Le Mage du Kremlin", finaliste du prix Goncourt en 2022 et Olivier Assayas, réalisateur et scénariste pour le film : “Le Mage du Kremlin”, en salle le 21/01.
En quelques années, le Grand Continent s’est imposé dans le paysage de l’expertise géopolitique en France et en Europe. Le Grand Continent et son « mage » Giuliano da Empoli veulent raconter le chaos du monde. Mais leur proximité avec les puissants nourrit une géopolitique lettrée et sans vertèbre. [Première partie]
Avec 1,5 million de visites depuis l'invasion de l'Ukraine, la revue numérique Le Grand Continent a explosé les compteurs. Trois ans après sa création par de jeunes chercheurs de l'Ecole normale supérieure, l'éclaireur du monde d'après s'associe avec Gallimard pour lancer une version papier. Retour sur le succès de ce « pure player » qui bouscule les doyennes des revues d'idées à la française.
Dominique Seux, éditorialiste aux Echos et sur LCI, et Thomas Porcher, professeur à Paris School of Business et membre des Économistes atterrés, présentent leur livre "Les débats de l'éco" aux éditions Plon. Ces deux économistes aux visions opposées - l'un libéral, l'autre à gauche - débattent chaque vendredi sur France Inter dans la matinale d'Ali Baddou et Marion L'Hour.Ils s'affrontent sur les grands sujets éco qui animent l'actualité : la dette publique, les retraites, le trumpisme, l'immigration, la natalité en France et la politique économique d'Emmanuel Macron et du RN.
Alors qu’un programme d’éducation à la sexualité est pour la première fois imposé à tous les établissements scolaires depuis la rentrée 2025, des associations, syndicats et enseignants s’inquiètent de l’arrivée d’acteurs privés sur le marché.
Ce sont des prospectus qui ont d’abord interpellé Maria Ignacio, enseignante d’espagnol dans un lycée marseillais, syndiquée au Snes-FSU. Mi-décembre, en salle des profs, elle est tombée sur des brochures faisant la promotion d’Intim’Ed, une ressource numérique d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (Evars), conçue par un organisme privé.
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Quelle relation existe-t-il entre la couleur politique du gouvernement et l’évolution de la dette publique ?
Cette question permet de s’éloigner des enjeux de très court terme, souvent anxiogènes, pour se placer dans le temps long de la politique. Son intérêt est aussi qu’elle appelle une réponse claire : la dette publique augmente davantage sous les gouvernements de droite, et ce dans la plupart des pays.
Avant de justifier cette affirmation1, trois précautions s’imposent. La première est que la notion de droite et de gauche est relative : la gauche américaine est différente de la gauche suédoise. Ensuite, au sein d’un même pays, la gauche et la droite évoluent. Le Parti socialiste en 1981 était déjà différent de celui de 1984. Enfin, la distinction entre gauche et droite est elle-même composite, avec l’existence d’une droite, d’une gauche, d’une extrême droite et d’une extrême gauche pouvant entretenir des rapports différents aux finances publiques.
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L’ingérence des Émirats Arabes Unis (EAU) au Soudan ne doit rien au hasard. Elle fait partie intégrante d’un projet abondamment financé et d’envergure régionale : une politique sous-impérialiste qui combine extraction économique, construction d’alliances autoritaires et contre-révolution. Le Soudan fait office de laboratoire de la diplomatie économique émiratie, fondée sur le pillage de l’or et l’expansion logistique.
Menaces pour l’ordre émirati
Les racines du rôle destructeur des Émirats au Soudan remontent à plus d’une décennie. En 2011, les Émirats (avec l’Arabie saoudite) considèrent le Printemps arabe comme une menace existentielle pour les régimes autoritaires de la région et pour leur propre mode de gouvernement – une monarchie rentière reposant sur la coercition, la corruption et l’étouffement de la contestation.
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L’adoption du mode de scrutin proportionnel apparaît aujourd’hui, selon deux politistes, comme une condition nécessaire pour redonner à la démocratie française la capacité de renouer avec des gouvernements représentatifs, stables et opérationnels.
La France est dans une impasse politique : les majorités se défont aussi vite qu’elles se forment, les institutions peinent à gouverner au point qu’adopter une loi de finances relève désormais de l’exploit, et la confiance des citoyens dans les institutions, les partis et leurs dirigeants atteint des niveaux historiquement bas. Si les facteurs de cette paralysie sont multiples, une clé du problème se trouve au cœur même de notre architecture institutionnelle : dans la logique majoritaire propre à la Ve République, de plus en plus inadaptée à un pays profondément divisé. Conçu pour organiser l’affrontement de deux camps, le système électoral majoritaire cristallise ce décalage. Cet ensemble de règles fixant qui peut voter, comment les votes sont exprimés et surtout comment ils se traduisent en sièges, pèse lourd dans la composition de l’Assemblée nationale, la formation des gouvernements et la manière même de gouverner. À l’heure où gouverner est devenu si difficile, le système électoral mérite donc toute notre attention.
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Sociologue et maître de conférences à l'Université de Picardie-Jules Verne, Fabrice Raffin décrit l'émergence du secteur privé dans le champ des politiques culturelles. Il analyse les tensions qui en découlent et les risques de confusion entre des logiques différentes, tout en constatant que cette hybridation répond aux attentes de certains élus.
Le monde culturel, qui fut longtemps un espace relativement stable — articulé autour du dialogue entre institutions publiques, collectivités territoriales et collectifs d’artistes — se recompose aujourd’hui sous l’effet de l’irruption d’acteurs privés : entreprises, fondations, agences d’ingénierie. Si le phénomène n’est pas nouveau dans la musique et les festivals, des acteurs se multiplient dans les arts visuels et urbain, et même le domaine des musées et du patrimoine. Ces structures, d’abord périphériques, concurrencent aujourd’hui des institutions subventionnées. Le changement est profond : il ne s’agit pas d’une simple ouverture au marché, mais d’une redéfinition du système d’action publique
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Antonio José Seguro, candidat socialiste, a déjoué les pronostics en devançant l'extrême droite au premier tour de la présidentielle portugaise. Mais au second tour, il va devoir mobiliser à la fois les voix de la gauche et celles de la droite modérée.
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France 24 - Présidentielle au Portugal : centre gauche et extrême droite s'affronteront au second tour
L'élection présidentielle au Portugal se décidera lors d'un rare second tour entre le candidat de centre gauche et le leader de l'extrême droite. Selon des résultats partiels quasi complets, le socialiste Antonio José Seguro est arrivé en tête du premier tour avec 31 % des suffrages, contre 23,5 % des voix pour le candidat populiste André Ventura. Ce résultat sonne la montée en puissance de l'extrême droite. #Antonio José Seguro #André Ventura #présidentielle au Portugal
L’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin a subi « une opération sérieuse », mais il est de retour à son domicile « en convalescence », a-t-il dit dans une déclaration à l’Agence France-Presse (AFP) transmise par son entourage.
« A tous ceux qui s’inquiètent de ma santé, je souhaite donner les éléments suivants : j’ai subi une opération sérieuse qui s’est bien passée. Je suis désormais de retour à la maison en convalescence », a-t-il ajouté dans cette brève déclaration.
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Du 22 décembre au 31 décembre, 28 minutes revient sur les thématiques incontournables et marquantes de l’année 2025 avec six émissions hors-séries. Ce mardi 30 décembre, nous recevons François Molins, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris (2011-2018) et Mathieu Delahousse, grand reporter au Nouvel Obs, spécialiste des questions de justice.
François Molins est l’une des figures marquantes des attentats du 13 novembre 2015 et des jours qui ont suivi. Il était procureur de Paris depuis quatre ans lorsque les terroristes islamistes ont frappé la France. Il vient de publier “Pratique judiciaire du contre-terrorisme” aux éditions Dalloz. Avec lui, nous recevons Mathieu Delahousse, journaliste spécialiste des questions judiciaires, a suivi pour “Le Nouvel Obs” plusieurs procès liés à des affaires de terrorisme.
La carrière de François Molins ne se résume pas à cette tragédie. Avant d’occuper le poste de procureur de Paris, il occupe un poste très politique. Il dirige deux cabinets de deux Gardes des Sceaux : Michèle Alliot-Marie puis Michel Mercier. L’année 2025 a été marquée par la condamnation de l’ancien président Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans le cadre du procès sur les soupçons de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par l’ancien dictateur libyen, Mouammar Kadhafi. Son incarcération à la prison de la Santé, bien que brève, a remis en lumière le débat autour de la “République des Juges”.
La mise en cause de l’indépendance des juges fragilise-t-elle l’institution judiciaire ? Malmenée et contestée, la justice doit-elle rendre des comptes ? Xavier Mauduit nous raconte le jour où un dentiste décide d’utiliser du protoxyde d’azote pour arracher des dents. Marie Bonnisseau nous parle des pulls à fermeture éclair qui détrônent les costards cravate chez les jeunes diplômés. Enfin, retrouvez Dérive des continents de Benoît Forgeard !