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Actualités socialistes - Page 2

  • PS - Le Medef et l'emploi des jeunes : la précarité n'est pas une solution

    Le Parti socialiste et les Jeunes Socialistes dénoncent avec force les récentes propositions du MEDEF sur l’emploi des jeunes. Derrière le mot-valise de « flexibilité », l’organisation patronale exhume des projets que le pays a déjà rejeté : précarité prolongée, droits différés, insécurité sociale organisée.

    La création d'un « CDI jeunes », contrat à droits progressifs permettant de licencier sans motif pendant trois ans, constituerait un véritable contrat de la honte avec comme promesse l’angoisse et la précarité. Comment se projeter, se loger, accéder au crédit ou construire un avenir quand on peut être remercié du jour au lendemain, sans justification ? Ce contrat ne sécurise rien : il institutionnalise l’instabilité.

    En proposant ce dispositif, le MEDEF ressuscite l’esprit du Contrat Première Embauche (CPE), massivement rejeté par la jeunesse et le pays en 2006. Les socialistes n’ont rien oublié : la précarité n’est pas une politique pour la jeunesse, et encore moins une stratégie économique. Ils se tiennent prêts à rebattre le pavé aux côtés des jeunes et des salariés si de telles mesures devaient revoir le jour.

    Le Parti socialiste et les Jeunes Socialistes réaffirment une exigence claire : le CDI doit rester la norme, et les contrats précaires strictement encadrés. Les parcours hachés entre stages sous-payés, CDD à répétition et périodes de chômage enferment trop de jeunes dans une spirale d’insécurité sociale et professionnelle.

    Nous défendons une autre voie, fondée sur l’investissement et l’émancipation :

    • Un investissement plus important dans la formation initiale et professionnelle par l’élargissement du Contrat d’engagement jeune, la revalorisation de son allocation et une amélioration du statut de l’apprenti ;
    • Un encadrement strict des stages et une meilleure rémunération de ceux-ci dont les dérives actuelles alimentent des effets d’aubaine inacceptables ;
    • Un plan de long terme en faveur de l’accès à un premier emploi stable, comprenant un investissement dans les compétences, des aides à l’acquisition de la mobilité et d’un logement et à la maîtrise des nouvelles technologies.

    La jeunesse mérite mieux que des contrats au rabais et une précarité durable.

    Le Parti socialiste et les Jeunes Socialistes seront aux côtés des jeunes pour défendre le droit à un avenir professionnel stable, digne et émancipateur.

  • Observatoire des inégalités - Plus de femmes dans les conseils municipaux, mais avec des responsabilités souvent limitées

    Un maire sur cinq est une femme. Les conseils municipaux se féminisent depuis les années 2000. Mais les femmes restent minoritaires aux postes les plus élevés. L’analyse de Valérie Schneider de l’Observatoire des inégalités.

    Les élections municipales se profilent : elles auront lieu les 15 et 22 mars prochain. En ce moment même se décide qui figurera ou non sur les listes et à quelle place. L’enjeu de la féminisation des élus porte à la fois sur la part des femmes, notamment dans les plus petites communes, mais aussi sur les postes qu’elles occuperont. Depuis les dernières élections municipales de 2020, 41,5 % des élus sont des femmes, contre 39,2 % à la suite des élections de 2014, selon une étude de la Caisse des Dépôts [1]. Les femmes gagnent lentement leurs places à cet échelon de la politique locale. La parité n’est pas très loin d’être atteinte en ce qui concerne les conseillers municipaux (hors maires et adjoints), qui comptent 45 % de femmes.

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  • Le Grand Continent - Les juges conservateurs face au problème Trump

    La Cour suprême pourrait-elle lâcher Trump ?

    Alors qu’une lecture « originaliste » de la Constitution a servi les intérêts de l’agenda conservateur, le mouvement trumpiste cherche aujourd’hui activement à proposer une torsion radicale du texte fondateur des États-Unis.

    Sébastien Natroll, qui publie chez Amsterdam Une Constitution morte, revient sur une contradiction fondamentale dans l’an I de Donald Trump. 
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    Le génie du système constitutionnel américain réside dans la dispersion du pouvoir. Dès lors que le pouvoir est centralisé entre les mains d’une seule personne ou d’une seule branche, la société cesse d’être libre.

    Prononcée il y a presque quinze ans, cette phrase pourrait résonner aujourd’hui comme une critique du trumpisme.

    Pourtant, elle émane d’un éminent juriste américain à l’origine d’une théorie dont les partisans ont porté Trump au pouvoir.

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  • "On n'est plus tout à fait dans l'État de droit" en France, alerte la magistrate Magali Lafourcade

    27 janv. 2026
    La magistrate Magali Lafourcade, autrice de “La justice en procès” revient sur l'échange qu'elle a eu avec deux diplomates américains au printemps et analyse plus largement la menace qui pèse sur la justice et l'Etat de droit en France.
  • LVSL - Datacenters : les infrastructures de la start-up nation de plus en plus contestées

    La course à la digitalisation et à l’IA entraîne une prolifération de datacenters, en particulier en France. Mais ces infrastructures sont très gourmandes en ressources, polluent et créent peu d’emplois. Alors que les contestations locales se multiplient, une réflexion sur la place du numérique dans nos vies peine encore à émerger.

    Au Bourget, 18.000 personnes, soutenues par le député local Aly Diouara (LFI), ont signé une pétition contre l’implantation d’un datacenter qui devrait consommer deux fois plus d’électricité que toute la ville. En Isère, plusieurs associations s’inquiètent de deux nouveaux centres de données prévus à Eybens, près de Grenoble, et à Villefontaine, près de Lyon. A Wissous (Essonne), le projet d’extension d’un datacenter d’Amazon Web Services, dont la consommation électrique équivaudrait à celle d’une ville de 60 000 habitants, suscite lui aussi de vives critiques de la part des riverains. 

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  • Non Fiction - La science est-elle en train de devenir un sport de combat ?

    Face à la prolifération de la désinformation et aux attaques contre la science, deux scientifiques américains témoignent et proposent des stratégies de riposte.

    Dans son roman 1984, George Orwell imaginait un « Parti » demandant au héros de son roman d’affirmer que « 2 + 2 = 5 ». Après la lecture de Science Under Siege du climatologue Michael E. Mann et du pédiatre spécialisé dans la vaccination Peter Hotez, on peut se demander si la réalité ne vient pas de dépasser la fiction. Dans cet essai engagé, les deux scientifiques américains montrent comment la science est attaquée politiquement et idéologiquement par les représentants de groupes d’intérêts, tout particulièrement aux États-Unis, notamment via des campagnes de désinformation. En parallèle, nous faisons face aux effets conjugués et dévastateurs des crises climatiques et sanitaires. Or, ces attaques contre la science limitent nos capacités à répondre efficacement à ces menaces, qui s’accentueront dans les prochaines années et décennies.

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  • Chili : asséché par les data centers | ARTE Reportage (2025)

    Reportage disponible jusqu'au 02/11/2028 Au Chili, l’eau disparaît. Pas seulement à cause de la sécheresse, mais aussi du cloud. Ce nuage qui n’amène jamais de pluie. Dans la banlieue nord de Santiago, les marais s’assèchent, les nappes phréatiques se vident et les paysans se retrouvent contraints de migrer. En cause : les data centers, ces usines du numérique qui font tourner l’intelligence artificielle mondiale. Pour refroidir leurs serveurs, les géants de la tech pompent des millions de litres chaque jour – dans un pays frappé par une sécheresse endémique depuis plus d’une décennie. Et ce n’est qu’un début : le gouvernement chilien vient d’approuver l'an passé, le plan national des data centers qui envisage de multiplier par trois le nombre de centre de données sur l'ensemble du territoire. De trente-trois aujourd'hui, le Chili comptera dans quelques années une centaine de data centers, faisant du pays le hub numérique le plus dense d’Amérique latine.  À travers le combat d'artisans vivant des ressources du marais de Quilicura près de la capitale Santiago, mais aussi celui d’activistes du climat, de familles d’agriculteurs et de réfugiés climatiques contraints de s’exiler, une bataille bien plus vaste se joue. Celle d’une transition numérique mondialisée qui s’implante dans les territoires fragiles, souvent au détriment des populations locales et des équilibres écologiques. #sécheresse #reportage #arte
  • Cynthia Fleury et Sophie Guillemin / Logement en crise | 28 minutes | ARTE

    Au programme de 28 minutes : La philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury a fait de son essai “La fin du courage”, paru en 2010, une pièce de théâtre, jouée au Théâtre de l’Atelier, à Paris, du 17 janvier au 8 mars. Ce texte sur le courage est transposé à travers un dialogue entre deux femmes, l’autrice et une journaliste, présentatrice d’une émission culturelle. Au fil du dialogue, les deux femmes (jouées par des duos différents comme Isabelle Adjani et Laure Calamy ou Sophie Guillemin accompagnée de comédiennes comme Emmanuelle Béart) se découvrent, se confortent et s’épaulent pour reprendre du courage. Nous recevons l’autrice Cynthia Fleury et la comédienne Sophie Guillemin.
     
    Les sénateurs s’attaquent cette semaine à la crise du logement, particulièrement aiguë ces dernières années. Des députés ont conclu récemment, dans une mission sur la crise de la natalité, que le manque de logements était un des principaux freins pour concevoir un enfant au même titre que la garde. Le logement est d’ailleurs devenu la principale dépense des Français, environ 30 % en moyenne selon l’Insee. L’objectif de la proposition de loi présentée par le groupe Les Républicains au Sénat est de “relancer la construction et la production de logements avec 400 000 logements neufs par an d’ici 2030 contre 260 000 en 2024”. Le prix du foncier a presque été multiplié par trois entre 2000 et 2020 ce qui a augmenté le coût de la production des logements neufs, selon la commission des affaires économiques du Sénat. Construire plus, est-ce la solution miracle ?