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06/10/2018

Les adieux de l'Assemblée Nationale à Gérard Collomb - Le Moment Meurice

11:20 Publié dans Humour | Tags : collomb | Lien permanent

Le Vent se lève - "On ne retrouvera jamais les anciens écosystèmes" - Entretien avec Mathieu Colléter

Raphaëlle Martinez reçoit Mathieu Colléter, docteur en écologie marine et responsable des relations sciences pour l'ONG BLOOM qui lutte contre la surpêche et la destruction des océans, pour parler de la pêche et de sa régulation au sein de l'Union Européenne.

09:41 Publié dans Vidéo | Lien permanent

05/10/2018

Fondation Jean Jaurès - Les 60 ans de la Ve République

La Ve République a 60 ans. Jean-François Sirinelli, professeur émérite d’histoire contemporaine, revient dans Vie et survie de la Ve République. Essai de physiologie politique (Odile Jacob, 2018) sur l’histoire de ce régime, les contextes qui l’ont fait évoluer et les lignes de force qui l’animent. Il en débat à la Fondation Jean-Jaurès avec Émeric Brehier, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation.

Marianne - Les Économistes Atterrés Macron, un mauvais tournant, un budget de classe

Conférence-débat, de 19h30 à 21h30, le jeudi 11 octobre 2018, Maison des Sciences Économiques, salle 117 112 boulevard de l’Hôpital, 75 013 Paris, M° Campo-Formio

Le projet d’Emmanuel Macron est d’imposer à la société française un tournant vers une soumission accrue au capitalisme financier. Ce projet est une impasse comme le montrent les Économistes atterrés dans leur dernier livre, Macron, un mauvais tournant, (à paraître le 10 octobre aux Liens qui Libèrent).

Arrivé miraculeusement au pouvoir à la suite de la déception provoquée par le quinquennat de François Hollande, qui a capitulé devant le Medef et la technocratie européenne, bénéficiant de l’affaiblissement politique des classes populaires, Emmanuel Macron a su rassembler toutes les forces libérales pour mettre en œuvre le programme que le patronat et l’oligarchie financière prônent depuis longtemps. Sa stratégie s’inscrit ainsi dans celle des institutions européennes.

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Le Vent se lève - A Liverpool, le Labour est déchiré par le Brexit

“Love Corbyn, Hate Brexit”, “Demand a People’s Vote”, “Bollocks to Brexit”, crient-ils devant chacune des entrées des différents évènements qui ont lieu dans le cadre du congrès annuel du Labour Party à Liverpool. Ces militants en faveur d’un second référendum, bien que parfois contredits par certains des participants, ont réussi l’objectif qu’ils s’étaient fixé: leur demande a désormais sa place dans le programme officiel du parti d’opposition. À une écrasante majorité, les délégués de la convention travailliste ont en effet approuvé le principe d’une campagne pour un nouveau vote, dont les termes ne sont cependant pas définis, si le plan de Theresa May est rejeté au parlement et si une nouvelle General Election n’a pas lieu.

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11:49 | Tags : corbyn, labour, brexit | Lien permanent

04/10/2018

Le vent se lève - Le 4 octobre 1945, la sécurité sociale était proclamée !

Le 4 octobre 1945, la sécurité sociale était proclamée. L'ordonnance du 4 octobre concrétise l'une des grandes promesses du Conseil National de la Résistance : construire un "plan complet de sécurité sociale", visant à "assurer à tous les citoyens les moyens d'existence, dans le cas où ils seraient incapables de se les procurer par le travail". La sécurité sociale a été mise en place par le Ministre du Travail Ambroise Croizat (membre du PCF et de la CGT) et par le haut-fonctionnaire Pierre Laroque. Elle vise à couvrir les travailleurs français en cas de maladie, chômage, ou maternité. Contrairement aux modèles dominant ailleurs, elle est financée directement sur des cotisations, prélevées sur les travailleurs et des employeurs (à l'avantage des travailleurs). Le nom d'Ambroise Croizat est aujourd'hui oublié. La mise en place de la sécurité sociale lui a pourtant valu une popularité considérable ; à sa mort, plus d'un million de personnes sont venues rendre hommage au "père de la sécurité sociale".

20:55 Publié dans Vidéo | Lien permanent

Fondation Jean Jaurès : Individualisme, communautarisme ou républicanisme : quelle politique à l'âge identitaire ?

La politique, et notamment les progressistes, ont-ils déserté le bien commun au profit des questions identitaires et morales ? Est-ce la raison de la défaite de la gauche aux États-Unis ? De la faiblesse des partis progressistes en Europe ? On en débat à la Fondation Jean-Jaurès à l’occasion de la venue en France de Mark Lilla, historien des idées, professeur à l’université Columbia, qui présente son nouvel essai "La Gauche identitaire. L’Amérique en miettes" (Stock, 3 octobre 2018). La rencontre, en partenariat avec le think tank L'Aurore, est animée par Laurent Bouvet, professeur de science politique à l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Observatoire des inégalités - Taxation des revenus financiers : 100 000 euros par an pour les plus riches

Le « prélèvement forfaitaire unique » sur les revenus financiers fait gagner des dizaines de milliers d’euros aux plus aisés. Une mesure lourde de sens politique. L’analyse de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités

Un ménage qui touche 400 000 euros de revenus financiers annuels bénéficie d’un cadeau fiscal de 96 000 euros sous forme de baisse de son impôt sur le revenu avec la mise en place l’an dernier du « prélèvement forfaitaire unique », selon nos estimations. Les hauts revenus financiers (intérêts d’obligation [1], dividendes [2] ou plus-values des cessions d’actifs financiers [3]) sont désormais imposés à un taux forfaitaire de 30 %, alors qu’ils pouvaient l’être à un niveau atteignant près de 60 % auparavant. Ce cadeau fiscal est évalué à lui seul à deux milliards d’euros par an.

14:22 Publié dans Analyses | Tags : observatoire des inegalites | Lien permanent

BFM - Européennes: le PS se prépare et dénonce "l’imposture macroniste"

Avant les européennes, le PS se prépare et doit approuver ce mardi soir les textes sur lesquels les militants seront appelés à voter le 11 octobre. 

L'actualité des socialistes du 21 au 27 septembre

LES INEGALITES

Observatoire des inégalités - 600 000 pauvres de plus en dix ans

Données 11 septembre 2018

La France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2006 et 2016, le nombre de personnes concernées a augmenté de 630 000 personnes au seuil à 50 % et de 820 000 au seuil à 60 %. Principalement sous l’effet de la progression du chômage.

La France compte cinq millions de pauvres si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian [1] et 8,8 millions si l’on utilise le seuil à 60 %, selon les données 2016 (dernière année disponible) de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 8,0 % et dans le second de 14,0 %. Au cours des dix dernières années (2006-2016), le nombre de pauvres a augmenté [2] de 630 000 au seuil à 50 % et de 820 000 au seuil à 60 %. Le taux de pauvreté s’est élevé de 0,7 point au seuil à 50 % et à 60 %.

PSYCHIATRISATION

Le Figaro - «La psychiatrisation de l'adversaire ouvre les portes au totalitarisme»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Sur Twitter, la présidente du Rassemblement national s'est plainte d'une décision de justice la soumettant à un examen psychiatrique, pour avoir publié la photo d'une exécution commise par Daech. Jean-Yves Camus regrette que le débat politique en soit réduit à des accusations de démence.


Jean-Yves Camus est chercheur associé à l'IRIS et Directeur de l'Observatoire des radicalités politiques (ORAP) à la Fondation Jean Jaurès.


FIGAROVOX.- Marine Le Pen s'est énervée sur Twitter à la suite d'une décision de justice la soumettant à un examen psychiatrique, pour avoir publié la photo d'une décapitation de Daech sur Twitter. Quoi qu'on pense des idées qu'elle défend, n'est-ce pas décevant de déplacer la politique sur le champ psychiatrique?

EN MARCHE

Non Fiction - " Entretien avec Luc Rouban à propos du « Paradoxe du macronisme »

Luc Rouban est politologue, directeur de recherches au CNRS et rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Il vient de publier Le paradoxe du marcronisme dans lequel il s'attache à décrypter ce qu'est réellement ce mouvement. Il a accepté de répondre à quelques questions pour présenter son livre.

Nonfiction : Vous venez de publier un ouvrage où vous expliquez, en mobilisant les outils de l’analyse électorale, ce qu’est le macronisme ou, tout au moins, ce qu’il n’est pas. Ainsi, ce serait une erreur, expliquez-vous, d’y voir un mouvement qui aurait réussi à rassembler les socio-libéraux en dépassant le clivage gauche-droite. Pourriez-vous expliciter ce point pour nos lecteurs ?

Fondation Jean Jaurès - Portrait-robot des sympathisants de La République en marche

En s’appuyant sur les données du panel que le Cevipof et Ipsos ont lancé depuis novembre 2015, Gilles Finchelstein dresse un véritable portrait-robot des sympathisants de LREM, à partir d’un échantillon de près de 1700 personnes. Une étude inédite qui permet de comprendre qui ils sont, ce à quoi ils croient et leurs positions sur les principaux enjeux politiques.

LES EMERGENTS

Chine, Inde, Brésil... Les « pays émergents » prennent une place toujours croissante sur la scène mondiale. Analysant leurs trajectoires, J. Ruet précise ce qui distingue et caractérise aujourd’hui ces puissances et la position cruciale qu’elles occupent dans l’économie mondialisée.

Recensé : Joël Ruet, Des capitalismes non alignés ; les pays émergents, ou la nouvelle relation industrielle du monde, Raisons d’Agir, 2016, collection « Cours et travaux ». 218 p., 20 €.

Cet ouvrage a été conçu par un économiste spécialiste des réalités et des politiques environnementales, énergétiques et industrielles des pays que l’on nomme communément « pays émergents », soit les nouvelles grandes puissances économiques du Sud, sur la définition desquels le livre revient plusieurs fois de manière critique.

LA CONSIDERATION

La transformation du monde passe par la transformation de soi. L’éthique de la considération, selon C. Pelluchon, doit nous permettre de relever les défis écologiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés, afin qu’à nouveau nous puissions vivre avec les autres êtres, quels qu’ils soient.

 
Recensé : Corine Pelluchon, Éthique de la considération, Seuil, « L’ordre philosophique », 2018, 288 p., 23 €.
 
Dans un monde menacé d’effondrement, sourd aux enjeux écologiques et tourné vers un économisme sacrifiant les aspirations humanistes des individus et assombrissant les processus démocratiques, l’enjeu de l’ouvrage de Corine Pelluchon est de rendre possibles « de nouvelles Lumières » (p. 262) en proposant une éthique propre à réduire l’écart entre ce que nous savons et ce que nous faisons. Tout au long de ce livre dense, ardu et stimulant, la philosophe décrit un processus de subjectivation puisant dans les morales antiques mais dégagé de tout rapport à Dieu, ayant pour but d’ouvrir à une considération reconnaissant la valeur propre de chaque être humain et de chaque vivant.
 
UNE HISTOIRE POPULAIRE
 

Il y a deux ans, l’historienne Michelle Zancarini-Fournel publiait Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours . Cette année, c’est au tour de Gérard Noiriel de se livrer au même exercice. Son Histoire populaire de la France couronne et synthétise une carrière consacrée à l’histoire des ouvriers, de l’immigration, du racisme, de la nation et à la défense et à l’illustration des méthodes de la socio-histoire. Ce parcours de chercheur colore les propos et les angles retenus par G. Noiriel dans cette somme.

En gestation depuis une dizaine d’années, ce livre a pour modèle l’Histoire populaire des États-Unis de l’américain Howard Zinn, également publiée en France par l’éditeur marseillais Agone en 2002, la version américaine datant de 1980. H. Zinn ambitionnait alors d’écrire l’« histoire par le bas » afin de donner la parole aux vaincus de l’histoire. Depuis, de nombreux travaux historiques ont creusé un tel sillon appliqué à différentes périodes et espaces. G. Noiriel relativise l’originalité d’une telle démarche en 2018 et souligne également la différence de contexte d’écriture : si l’Américain conçoit son projet dans la foulée du triomphe du progressisme après Mai 68, le Français écrit alors que celui-ci recule et que la « crise du mouvement ouvrier a considérablement affaibli les luttes sociales au profit des conflits identitaires. »

 

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