30 janv. 2026 La Midinale
Bernard Pudal, professeur émérite de science politique à l'université Paris-Nanterre, co-auteur avec Patrick Lehingue de "Du FN au RN - Les raisons d'un succès" aux PUF, est l'invité de #LaMidinale.
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Plus de 50 ans après son abandon forcé, le village de Celles renaît. Avec un principe original en France : aucun des habitants n’est propriétaire ni locataire, et ils y habiteront pourtant gratuitement !
Celles (Hérault), reportage
La route qui dévale la colline se fond soudain dans la terre rouge. Là, sur les rives tranquilles du Salagou, des bâtisses sans toit, des portails colorés de graffitis, et le silence, à peine troublé par quelques pépiements. À première vue, Celles paraît un village fantôme.
À première vue seulement. Au détour d’une rue déserte, les coups de maillet répondent au crissement des gravats qu’on déblaie. Dans l’air, des effluves de pain chaud se mêlent au fumet réconfortant d’une cheminée.
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Analysé depuis ses origines jusqu'au Brexit, le rock britannique apparaît comme une chronique sociale, reflétant et questionnant les mutations politiques et culturelles.
Mêlant sociologie, histoire et musicologie, le recueil collectif dirigé par Guillaume Clément et Jérémy Tranmer propose un panorama riche et nuancé de l’histoire culturelle de la Grande-Bretagne, rythmé par l’analyse de chansons emblématiques de la scène rock. Comme l’établit la rigoureuse et fort claire introduction de Guillaume Clément, l’ouvrage s’inscrit dans l’histoire du rock britannique en montrant comment ses différentes formes, depuis ses origines jusqu'à aujourd’hui, entretiennent des liens étroits avec les transformations sociales, politiques et culturelles du Royaume-Uni. La thèse centrale de l'ouvrage est que l’évolution de la scène rock britannique accompagne le plus souvent les mutations visibles de la société : émergence de la jeunesse comme classe de consommateurs dans les années 1950, révolution permissive des années 1960, crise socio-économique et contestation dans les années 1970, ou encore reconfiguration identitaire et politique dans les années 1990 et 2000.
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Dans son Ode à Charlotte Corday, le poète André Chénier, après l’assassinat de Marat, témoigne : « le noir serpent, sorti de sa caverne impure, a donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre, le venimeux tissu de ses jours abhorrés ! Aux entrailles du tigre, tu vins redemander et les membres livides et le sang des humains qu’il avait dévorés ! ». Le portrait de cette bestialité révolutionnaire (Michelet écrit que « sa grande bouche batracienne ne rappelait pas beaucoup que cet être fut un homme ») est passé à la postérité : Marat est demeuré synonyme des excès et des massacres de la Révolution. Contre cette légende noire, Victor Hugo rappelle qu’il fut aussi « l’ami du peuple » : « Tant qu’il y aura des misérables, il y aura sur l’horizon un nuage qui peut devenir un fantôme, et un fantôme qui peut devenir Marat »[1]. Détracteurs et thuriféraires oublient un élément plus prosaïque : Marat fut un acteur central du premier républicanisme français. Trait d’union entre une bourgeoisie jacobine et des sans-culottes aspirant à refondre l’ordre social, Marat tenta de concilier leurs aspirations – et de pousser la Révolution à un « maximum démocratique[2] » dont il n’est pas certain qu’il ait été dépassé depuis.
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Le Média est également diffusé à la télé : sur le canal 165 de la Freebox, sur le canal 235 de la Livebox (Orange) et sur le bouquet GRATUIT de l'application Molotov TV.
Selon un sondage BFM, 77 % des Français estiment aujourd’hui que le travail ne paie plus. Quatre sur dix jugent que travailler davantage ne permet pas de gagner plus, et 46 % considèrent que les gains supplémentaires sont marginaux, sans réel impact sur le niveau de vie. Un constat massif, qui fait écho à une réalité économique bien tangible. Pour certains courants libéraux, l’explication serait toute trouvée : l’écart entre le brut et le net, les cotisations sociales, le « poids » du modèle social. Mais ce raisonnement occulte l’essentiel. Depuis trente ans, le SMIC a à peine doublé, quand la fortune des plus riches a été multipliée par quatorze. Dans le même temps, rente, héritage et dividendes rapportent bien plus que le travail. Les chiffres sont éloquents. En 2023, les entreprises du CAC 40 ont dégagé 153,6 milliards d’euros de bénéfices, dont près de 98 milliards ont été distribués aux actionnaires via dividendes et rachats d’actions. La part des salaires dans la valeur ajoutée recule, passant de 61 % à 51 % dans les plus grandes entreprises. Entre 2011 et 2021, les rémunérations des PDG ont bondi de 66 %, contre 21 % pour les salariés et 14 % pour les smicards. Le problème n’est donc pas que le travail coûte trop cher, mais qu’il ne paie plus, car la richesse produite est de plus en plus accaparée. Les Français, eux, ne sont pas dupes. Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher ! Sondage à retrouver ici : https://elabe.fr/travail-paie-t-il/
Si elle assume le bilan de l'ancien ministre de la Culture, la jeune génération de responsables socialistes ne souhaite plus être associée avec ce personnage incontournable des deux mandats présidentiels de François Mitterrand.
Il fut le ministre de la Culture emblématique des années Mitterrand. Le bilan de Jack Lang, loué jusqu'à présent, peut-il être écorné par ses liens avec Jeffrey Epstein, alors que sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe doit être entérinée mardi 17 février ? Et au-delà, la gauche, sa famille politique d'origine, peut-elle pâtir du retentissement de cette affaire ?
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Les salariés des renouvelables se sont mobilisés, le 10 février, contre la « léthargie » du gouvernement qui menace leurs emplois. Au cœur des inquiétudes, la très attendue programmation pluriannuelle de l’énergie.
Montpellier (Hérault), reportage
Ils ont bravé la pluie pour défendre le solaire. Une centaine de salariés travaillant pour des entreprises d’énergies renouvelables se sont réunis, le 10 février, devant la préfecture de Montpellier — tandis que d’autres manifestaient à Paris. Sur leurs pancartes ruisselantes, des messages d’alerte : « Détruire la filière, c’est détruire notre avenir. »
« Les non-décisions du gouvernement menacent nos emplois », dénonce Éric Honville, l’un des porte-parole du rassemblement, organisé par treize comités sociaux et économiques (CSE) d’entreprises du secteur.
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« Tous azimuts », séminaire sur l’actualité de la pensée de Régis Debray. Amérique latine et Palestine, géopolitique et relations internationales, médiologie et anthropologie, histoire de l'art et littérature... l'œuvre de Régis Debray foisonne de thèmes et de disciplines qui font écho à l'actualité la plus brûlante (Gaza) ou évoquent au contraire un siècle disparu (les guérillas latino-américaines). Grille de lecture permettant d'analyser un monde saturé de stimuli, en proie au chaos des empires ? Vision des choses surannée, doublement hérétique (« gaulliste d'extrême gauche ») ?
Ou témoignage, tout simplement, d'une époque révolue ? Politiquement controversés, ses écrits n'ont pas davantage fait consensus dans le monde académique. Régis Debray est en effet le fondateur de la « médiologie », un champ d'études qui vise à l'analyse des mediums par lesquels transitent et se matérialisent les idées (la « force des formes », selon l'une de ses expressions). Si quelques « médiologues » ont suivi le chemin tracé par Debray, la médiologie a peiné à émerger comme discipline universitaire.
À défaut, elle aura permis de couvrir un champ d'études foisonnant : de l'évolution des représentations du regard dans l'art aux mutations des pratiques de lecture, de l'incomplétude de l'être humain à l'universalité des formes de sacralité. Ce colloque, organisé par la Fondation Res Publica, a pour vocation d'y revenir.
Il s'est déroulé le 16 et 17 décembre 2025, salle des conférences de la Bibliothèque nationale de France (BnF), avec la participation du média Le Vent Se Lève. Avec : Gilles Pécout, Président de la BnF Mickaël Vallet, Sénateur - comité d'organisation du séminaire
Un rapport d’EDF est bloqué par l’État. Celui-ci démontre que varier la puissance des réacteurs a des limites économiques et techniques. Un document inflammable, à l’heure où l’avenir énergétique du pays est en débat.
Il devait éclairer un débat crucial sur l’avenir énergétique du pays. Il n’est jamais sorti. Depuis des semaines, un rapport interne d’EDF sur la modularité du parc nucléaire français est tenu à l’écart du débat public. Officiellement, pour éviter toute « instrumentalisation ». Officieusement, parce qu’il touche à une ligne de faille devenue trop sensible : jusqu’où peut-on pousser le nucléaire à jouer les variables d’ajustement d’un système électrique bouleversé par l’essor des renouvelables ?
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