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Analyses - Page 173

  • Centre d'observation de la société - Le taux d’activité des hommes et des femmes en baisse

    Au cours des quarante dernières années, le taux d’activité des 15-64 ans est d’une étonnante stabilité, il est quasiment toujours resté aux environ de 70 %. Ce phénomène est le résultat de très nombreux facteurs qui évoluent dans des sens différents : l’élévation de l’activité féminine, l’allongement de la durée des études puis de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, l’impact du chômage, etc. Depuis quelques années, on assiste à une diminution.

    Si l’on observe les quarante dernières années (1975-2015), le taux d’activité des 25-49 ans a progressé de dix points 78 à 88 %. A cet âge, exercer une activité rémunérée à la fois la condition de l’autonomie économique, mais aussi un élément du statut social. La progression a surtout eu lieu entre 1975 et 1995 et résulte pour l’essentiel de la progression de l’activité féminine. Elle traduit principalement la baisse du nombre de « femmes au foyer » : une fois scolarisées, les jeunes filles se dirigent désormais dans leur immense majorité vers l’emploi.

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  • Pour réduire les inégalités à l’école, il faut repenser le rapport au savoir

    13 avril 2017 - Pour sortir du débat stérile entre les conservateurs et les pédagogues en matière d’inégalités scolaires, il faut s’intéresser à la façon dont le rapport au savoir se construit à l’école. Par Alain Beitone et Raphaël Pradeau, professeurs de sciences économiques et sociales.


    Le constat est désormais largement partagé : les inégalités scolaires en France sont particulièrement élevées. Les études nationales et internationales (dont on peut toujours discuter les méthodes) convergent : non seulement le niveau moyen des élèves stagne ou régresse, mais les inégalités se creusent. Plus grave encore peut-être, selon ces enquêtes, la France est l’un des pays où l’origine sociale des élèves influence le plus fortement les inégalités des résultats et des parcours scolaires.

    De nombreuses pistes ont été explorées quant à la lutte contre ces inégalités : réduire de façon ciblée la taille des classes, lutter contre la ségrégation voire l’apartheid scolaire, combattre les inégalités économiques (notamment les inégalités d’accès au logement), s’opposer à la logique de concurrence des marchés scolaires (entre établissements). Les pistes d’action sont bien connues, ne manque que la volonté politique.

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  • Ouest France - Présidentielle. "L'électorat de François Hollande a éclaté"

    La campagne présidentielle a permis une double émergence. Celle de mouvements hors partis traditionnels et d’un clivage idéologique fort prenant le pas sur le classique droite-gauche. Pascal Perrineau, politologue, professeur des Universités à Sciences Po, en décrypte les ressorts.

    Quel regard portez-vous sur la campagne qui s’achève ?

    C’est une campagne comme on n’en avait jamais connu. Les Français, défiants vis-à-vis de la vie politique, expriment en même temps un intérêt pour la présidentielle. On ne sait pas ce qui va l’importer entre le rejet et l’attrait. Cela peut se terminer par une poussée de l’abstention. Les gens utilisent aussi la protestation, le Front national ou Mélenchon, pour exprimer cette tension. Ou, au contraire, y aura-t-il la tentation de revenir vers des poids lourds ?Par ailleurs, le débat n’a jamais réussi à se nouer autour d’un thème. En 2012, c’était la finance ; en 2007 le « travailler plus pour gagner plus ». Cette fois, à cause de l’agenda judiciaire, ce ne fut pas le cas. Cela a créé un sentiment de perte de repères : près d’un quart des Français n’ont pas encore fait leur choix.

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  • Slate, Luc Rouban - Et le vainqueur est… le populisme

    La vague de fond de cette élection présidentielle est bien l’installation du populisme dans la vie politique française.

    Le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 a mis au jour la transformation de l’espace politique français. Cette transformation apparaît clairement dans le faible score cumulé par les candidats des deux principaux partis politiques qui ont dominé la scène électorale depuis 1981. Au total, François Fillon pour LR et Benoît Hamon pour le PS ne totalisent que 26 % des suffrages exprimés alors que 74 % de ces suffrages sont portés par des candidats qui n’ont ni joué le jeu des primaires ni dominé la vie parlementaire avec leurs députés depuis des décennies.

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  • OFCE - Chômage : fin de quinquennat chahutée

    26 avril 2017

    Département Analyse et Prévision (Equipe France)

    Les chiffres du chômage du mois de mars 2017, publiés par Pôle Emploi, font apparaître une hausse du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) en catégorie A (+43 700 personnes en France métropolitaine) qui fait suite à deux mois de relative stabilité. Si l’on ajoute aux inscrits en catégorie A[1] ceux ayant réalisé une activité réduite au cours du mois (catégories B et C), l’évolution mensuelle de mars indique une baisse de 11 400 personnes.

    Cette publication, la dernière avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, permet de dresser un bilan quasi-exhaustif du quinquennat de François Hollande quant à l’évolution des demandeurs d’emploi depuis mai 2012.

    Sur l’ensemble du quinquennat, le nombre de DEFM a fortement augmenté : les inscriptions toutes catégories confondues ont progressé de 1,31 million, dont 606 000 pour la seule catégorie A, soit un rythme d’augmentation annuel moyen de respectivement 270 000 personnes toutes catégories confondues et 125 000 personnes en catégorie A (cf. Tableau).

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  • La Vie des Idées - Candidats sous pression ? À propos de : G. Courty, J. Gervais (dir.), Le lobbying électoral. Groupes en campagne présidentielle (2012), Presses Universitaires du Septentrion

    Les groupes d’intérêt interagissent constamment avec les élus et les partis politiques. Sont-ils pour autant si influents, notamment en période de campagne électorale ? Un ouvrage de politistes et de sociologues montre qu’en France pas plus qu’ailleurs, les lobbies ne font l’élection.

    Recensé : Guillaume Courty, Julie Gervais (dir.), Le lobbying électoral. Groupes en campagne présidentielle (2012), Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2016, 268 p., 25 €.
     
    Les travaux scientifiques ayant tenté d’appréhender la question du lobbying sous l’angle électoral sont rares. À l’exception de la science politique américaine, les recherches abordant respectivement les élections et les groupes d’intérêt sont restées cloisonnées : les travaux sur les élections tendent à se concentrer prioritairement sur la sociologie des électeurs ou sur les positionnements partisans, tandis que les recherches sur les groupes d’intérêt étudient peu l’influence du contexte électoral sur les actions menées par ces organisations (p. 14).
     
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  • La Vie des Idées - ¿ Que podemos ? Un parti en puissance

    La vitalité de Podemos fait figure d’exception en Europe. Le mouvement espagnol peut-il survivre à son institutionnalisation ? Son positionnement au-dessus du clivage droite-gauche reste-t-il d’actualité ? À ces questions, les militants du jeune parti offrent des réponses parfois contradictoires.

    En trois ans, Podemos a connu une croissance fulgurante. Le projet d’un mouvement politique anti-austérité a été lancé le 17 janvier 2014 par un groupe d’universitaires et de militants qui se sont présentés aux élections européennes quelques mois plus tard. Il s’agissait, dans un contexte de forte crise économique, sociale et politique, de « convertir l’indignation en changement politique ». Les fondateurs de Podemos cherchaient ainsi à donner une traduction électorale au mouvement des Indignés qui a émergé en Espagne à partir du 15 mai 2011 (le « 15M »), en portant leurs revendications pour une « démocratie réelle » et plus de justice sociale à l’agenda institutionnel. Ils ont de cette manière contribué à l’exception espagnole, qui met au centre du débat public la lutte contre les inégalités et la corruption quand l’Europe se tourne vers l’extrême droite. Leur proposition a tout de suite reçu un écho considérable : des assemblées territoriales ou thématiques appelées « cercles » se sont multipliées à travers le pays, en s’appuyant sur la dynamique du 15M. Dans les urnes, Podemos a créé la surprise en remportant près de 8 % des suffrages aux élections européennes du 25 mai 2014.

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  • OFCE - Présidentielle : le logement est-il bien loti ?

    La publication du rapport de la Fondation Abbé Pierre en janvier 2017 n’a pas fait exception : le mal-logement continue de progresser en France. Les prix immobiliers sont repartis à la hausse ces derniers trimestres et la publication des premiers résultats de l’Enquête nationale logement de l’INSEE de 2013 font apparaître une dégradation de la situation financière des ménages[1]. Malgré tous ces éléments, la thématique du logement est apparue relativement tardivement dans les débats entourant l’élection présidentielle. Nous tentons ici d’esquisser un panorama des propositions émanant des principaux candidats à l’élection présidentielle sur ce sujet.

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  • The Conversation, Serge Galam (Physicien, Sciences Po – USPC) : Pourquoi et comment Marine Le Pen peut gagner avec moins de 50 % d’intentions de vote

    Jamais une élection présidentielle n’a été ponctuée par autant d’imprévus de toutes sortes, judiciaires et électoraux. Si Marine Le Pen est quasiment certaine d’être au second tour, l’incertitude est encore très forte pour savoir qui sera son challenger – François Fillon ou Emmanuel Macron – même si ce dernier est aujourd’hui le favori.

    Le deuxième sera-t-il le premier ?

    Bien que la campagne peine à démarrer sur des débats d’orientations politiques, nous sommes abreuvés de sondages quotidiens et concurrents. Chaque fluctuation d’intentions de vote est passée au microscope et commentée. On a vite oublié la période bien brève, il est vrai, où les sondages ont été mis à l’index après l’échec flagrant des prévisions qu’on voulait y voir, en particulier avec le Brexit et l’élection de Trump.

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  • OFCE - Chômage : évolutions à la carte

    24 mars 2017

     Département Analyse et Prévision (Équipe France)

    Les chiffres du mois de février 2017 publiés par Pôle Emploi font apparaître une légère baisse (-3 500) du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) n’exerçant aucune activité (catégorie A). En intégrant à ces chiffres l’évolution du nombre de demandeurs en catégorie B et C, le nombre de demandeurs d’emploi a cru de 28 800 au cours du dernier mois. Sur un an, le nombre d’inscrits en catégorie A a diminué de 3,2% et celui d’inscrit en catégories A, B, C a cru de 1%.

    Les évolutions au cours du quinquennat

    Cette publication du mois de mars constitue la dernière publication de Pôle Emploi avant le premier tour de l’élection présidentielle ; elle est donc l’occasion de mettre en lumière un bilan quasi définitif du quinquennat au travers l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi depuis le mois de mai 2012.

    Entre mai 2012 et février 2017, le nombre de demandeurs d’emplois inscrits en catégorie A a augmenté de 541 500 en France métropolitaine et de 561 400 en France entière. Sur cette période, le nombre de demandeurs d’emplois inscrits en catégorie A, B et C a, lui, augmenté de plus de 1,1 million de personnes.

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  • Jean Gadrey - Analyse du projet économique d’E. Macron (billet invité, par Adrien Fabre)

    Après ma série de billets sur le passé et les œuvres d’Emmanuel Macron, ce billet invité concerne son programme. Son auteur est Adrien Fabre, actuellement étudiant-chercheur en économie à l’école normale supérieure et à l’école d’économie de Paris. Il tient par ailleurs un site que je conseille vivement. Je le remercie d’avoir accepté que je relaie son analyse. Je parlerai à nouveau de ce talentueux jeune économiste dans un prochain billet à propos d’un sondage fort intéressant (eh oui, cela existe !) qu’il a initié sur les préférences politiques des Français.

    Le texte d’Adrien Fabre a été publié il y a un mois sur un autre blog, hébergé par Médiapart et dont voici le lien.

    Comme le texte intégral est sensiblement plus long que ce que je propose usuellement aux lecteurs de ce blog, j’en ai sélectionné de très larges extraits, mais je ne saurais trop conseiller de se reporter à la source, où l’on trouve également les nombreuses références et liens sur lesquels s’appuie cette analyse.

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