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Analyses - Page 175

  • OFCE - Chômage : évolutions contrastées

    24 février 2017

    Département Analyse et Prévision (Équipe France)

    Les chiffres du mois de janvier 2017 publiés par Pôle Emploi font apparaître une quasi-stabilité (+800) du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) n’exerçant aucune activité (catégorie A). Si sur an le nombre de DEFM sans activité diminue (-89 300), il n’en reste pas moins que depuis deux mois celui-ci remonte, perturbant la baisse tendancielle enclenchée depuis février 2016.  Par ailleurs, les catégories C (DEFM en activité réduite longue) connaissent une forte augmentation au mois de janvier (+23 800). Et sur an, la hausse des DEFM en catégorie C (+113 800), et dans une bien moindre mesure des catégories B (+3 400), fait plus que compenser la baisse visible des DEFM en catégorie A, illustrant la possibilité d’un phénomène de vase communicant entre ces différentes catégories. Enfin, le nombre de chômeurs non tenus de rechercher un emploi (catégorie D) diminue pour la première fois depuis avril 2016. Or la hausse passée des DEFM en catégorie D, sous l’impulsion de la montée en charge du plan de formation de 500 000 chômeurs, a facilité la réduction du nombre de chômeurs en catégorie A. L’arrivée à maturité du dispositif ne devrait ainsi plus avoir d’effet sur la dynamique de baisse des catégories A.

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  • Centre d'Observation de la Société - Le travail est-il en train de disparaître ?

    La question de la disparition du travail est un classique du débat public 1. On le comprend facilement : dans une société où l’abondance ne règne pas, le travail crée la valeur et reste le fondement de la répartition de la richesse. S’il disparaît, comment allons-nous pouvoir vivre ? En novembre 1831, les canuts lyonnais (ouvriers tisserands) se révoltent déjà contre l’introduction de métiers à tisser mécaniques. La crainte des “robots” se développe en même temps qu’eux, dès les années 1950. Aujourd’hui, l’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication et la faiblesse de la croissance relancent le débat.

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  • France Culture - Gauche radicale, Verts, droite : avec qui les socialistes s'allient le plus en Europe

    Yannick Jadot vient d'annoncer son ralliement à Benoît Hamon ; l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon est en suspens. Avec quels partis la gauche sociale démocrate s'allie-t-elle le plus ailleurs en Europe ? Trois cartes présentent les coalitions nouées par les socialistes depuis 1990.

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  • La Vie des idées - Produire jusqu’à l’épuisement À propos de : Robert J. Gordon, The Rise and Fall of American Growth : The U.S. Standard of Living since the Civil War, Princeton University Press.

    Dans un ouvrage documenté et limpide, Robert J. Gordon retrace le progrès économique aux États-Unis depuis 1870. La croissance soutenue de la productivité et du niveau de vie semble s’être épuisée depuis 1970 : la révolution numérique pourrait à cet égard n’être que mirage.

     
    Recensé : Robert J. Gordon, The Rise and Fall of American Growth : The U.S. Standard of Living since the Civil War, Princeton, Princeton University Press, 2016.

    Si les Trente glorieuses exercent sur nos contemporains une telle fascination, c’est qu’elles représentent l’âge d’or de notre modernité et que le rythme trépidant auquel s’y accomplirent les changements de nos modes de vie, fait cruellement défaut à notre époque. Au rebours des graphiques où les courbes des indicateurs semblent s’élever inexorablement, le livre de R. J. Gordon nous apporte la démonstration que le meilleur est derrière nous et que le monde développé est déjà entré, depuis une génération, dans la « longue stagnation ». Ce faisant, il nous invite à changer de perspective sur notre présent : le buzz qui entoure les nouvelles technologies nous masque les dynamiques souterraines actuelles. L’auteur reprend et généralise le fameux « kitchen test » de Paul Krugman, qui montre que nous exagérons à tort l’importance des nouveautés les plus récentes. À y regarder de près, c’est une erreur de perspective : une cuisine-type du début du 21e siècle partage en réalité beaucoup plus de traits avec une cuisine des années 1950 que cette dernière avec une cuisine du début du 20e siècle.

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  • Le Monde - Présidentielle : la désagrégation du vote de gauche se poursuit

    L’ancrage électoral des catégories socioprofessionnelles dépasse le traditionnel clivage gauche-droite, selon Martial Foucault, le directeur du Cevipof.....

    La onzième vague de l’enquête du Cevipof confirme l’érosion d’un vote de classe, amplifiée par une recomposition de l’espace électoral autour de quatre ensembles de familles politiques (gauche, centre, droite et extrême droite). Lors de chaque scrutin se pose la question du vote des différentes catégories socioprofessionnelles avec son lot de polémiques. Pour répondre avec exactitude, il est important de distinguer l’effet de composition (sur cent ouvriers, y a-t-il une majorité d’entre eux qui s’expriment pour le Front national ?) et l’effet de structure (parmi cent électeurs de Benoît Hamon, combien sont ouvriers ?).
     
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  • Le vent se léve - L’urgence de renouer avec la « France périphérique » : la leçon de C. Guilluy

    Lorsque ses essais sont publiés, Christophe Guilluy provoque souvent des polémiques, lui valant des critiques vives venant du monde universitaire et du monde politique. Il est entre autres auteur de La France périphérique, comment on a sacrifié les classes populaires en 2015 ou, plus récemment, du Crépuscule de la France d’en haut, et peut être qualifié de « géographe de gauche » à tendance chevènementiste. Retour sur une grille de lecture intéressante, au-delà des polémiques.

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  • Mediapart - Affaire Fillon : pas d’atteinte à la séparation des pouvoirs

    Le professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau réplique aux avocats de François et Penelope Fillon qui affirment que l’enquête judiciaire porterait atteinte au principe de séparation des pouvoirs et qu’aucun parlementaire ne pourrait jamais être poursuivi pour «détournement de fonds publics» dans l'exercice de son mandat.
    La séparation des pouvoirs ne signifie pas droit pour le pouvoir exécutif de faire ce qu’il veut, droit pour les parlementaires de faire ce qu’ils veulent, droit pour les juges de juger comme ils le veulent. Elle signifie que chacun des trois pouvoirs doit être indépendant dans sa formation et dans l’exercice de ses compétences.

    Ainsi, pour les parlementaires, afin de protéger l’exercice de leur mandat de toute intrusion de l’exécutif et du judiciaire, l’article 26 de la constitution prévoit qu’aucun « membre du Parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou vote émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ». Ce que la séparation des pouvoirs protège, c’est la liberté d’expression politique de la Nation qui parle par la voix du parlementaire – « ses votes et ses opinions » – ce n’est pas l’utilisation qu’il peut faire du crédit affecté à la rémunération de ses collaborateurs.
     
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  • Fondation Jean Jaurès - Le revenu d’existence : une nouvelle régulation sociale

    Depuis près d’un an, la Fondation Jean-Jaurès se penche sur la question du revenu d’existence, par différents moyens : expérimentation en partenariat avec le conseil départemental de Gironde, simulations chiffrées avec le Cepremap de Daniel Cohen et l’IPP d’Antoine Bozio, publication de travaux sur le sujet. Sans a priori, elle explore ainsi les potentiels mais aussi les limites d’une proposition au cœur du débat d’idées dans notre pays. C’est dans ce cadre que s’inscrit la contribution de David Djaïz et Julien Dourgnon. 

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  • Libé - Michéa, c’était tellement mieux avant

    Le philosophe creuse son sillon : la gauche a trahi le socialisme des origines et le peuple. Ennemi du libéralisme économique et culturel, il se trouve mis à distance par les intellos de gauche et chéri par droite et extrême droite.....

    Pourtant dans l’interview (musclée) qu’il a donnée à Libération, Michéa rappelle que tout son livre «doit être lu comme un soutien à la révolution culturelle accomplie par Podemos et aux combats des partisans de la décroissance !» Le mouvement espagnol s’est affranchi du vieux clivage gauche-droite – qui ne conduit pour Michéa qu’à opposer un peuple de gauche à un peuple de droite – pour mieux combattre «ceux d’en haut». Il cite à de nombreuses reprises les philosophes Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, qui, par leur réhabilitation d’un populisme généreux, ont largement inspiré le mouvement espagnol. Mais Chantal Mouffe, elle, assure «très mal connaître l’œuvre de Michéa». Quant à l’économiste de la gauche radicale Frédéric Lordon, qui partage l’anticapitalisme de Michéa et «sa vacherie sarcastique à propos des plus ridicules manifestations de la branchitude mondialisée», il a pris ses distances avec le philosophe

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  • Observatoire des inégalités - Les sports d’hiver, une pratique de privilégiés

    3 février 2017 - 40 % des cadres partent en vacances l’hiver au moins une fois tous les deux ans, contre 9 % des ouvriers. Seuls 8 % des Français partent au ski au moins un an sur deux.


    Les deux tiers des Français ne partent jamais en vacances l’hiver (de début décembre à fin mars) selon le Crédoc [1]. Moins d’un Français sur cinq (17 %) part au moins une fois tous les deux ans, un sur dix tous les ans. Partir skier est encore plus rare. 8 % des Français partent au ski au moins une fois tous les deux ans (voir encadré).

    Seuls certains groupes - les cadres (40 %), les hauts revenus [2] (31 %) ou les diplômés du supérieur (33 %) - plient bagages au moins un an sur deux à cette période de l’année. Et parmi ceux qui partent, moins de la moitié vont à la montagne.

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  • Observatoire des inégalités - Les adolescents des cités sont-ils enfermés dans des ghettos ?

    7 février 2017 - Les jeunes sont inégaux face à la faculté de se déplacer, comme le montre l’exemple des adolescents des cités. Encore faut-il se méfier de tout simplisme dans ce domaine : davantage que l’effet de quartier, c’est celui qui milieu social d’origine qui pèse sur leurs déplacements vers d’autres territoires que le leur. L’analyse de Nicolas Oppenchaim, sociologue, maître de conférences à l’université de Tours.

    Cet article s’appuie sur l’exploitation de l’Enquête globale transport de 2010 et d’une enquête de terrain dans des quartiers pauvres de banlieue parisienne.

    La mobilité hors de son quartier d’habitation constitue une expérience essentielle pour les adolescents [1], qui participe à leur socialisation [2]. Elle donne accès à des équipements urbains différents de ceux qu’ils connaissent déjà, elle permet de s’émanciper en partie de la tutelle des adultes et de découvrir de nouveaux univers. En explorant des espaces publics inconnus, les adolescents sont confrontés à d’autres citadins, à des comportements, à des architectures et à des équipements dont ils ne sont pas toujours familiers. Ces mobilités mettent à l’épreuve les habitudes qu’ils ont acquises dans leur famille, dans leur quartier ou à l’école. Les adolescents des quartiers les plus pauvres des villes [3] ont-ils alors les mêmes pratiques de mobilité que celles des jeunes de leur âge ? Sont-ils enfermés dans des « ghettos » ?

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