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Analyses - Page 176

  • OFCE - L’économie européenne 2017, ou l’UE après le Brexit

    2 février 2017

    par Jérôme Creel

    L’économie européenne 2017 permet de faire un large tour d’horizon des questions que pose aujourd’hui le projet d’Union européenne. Brexit, migrations, déséquilibres, inégalités, règles économiques rigides et souples à la fois : l’UE reste une énigme. Elle donne aujourd’hui l’impression d’avoir perdu le fil de sa propre histoire et d’aller à rebours de l’Histoire. Celle, récente, de la crise financière internationale. Celle, plus ancienne, de la Grande Dépression.

    Quelques mois après la faillite de la banque Lehman Brothers, les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Londres pour le sommet du G-20 en avril 2009 avaient établi une liste de recommandations pour relancer l’économie mondiale. Parmi celles-ci figuraient la mise en œuvre de politiques budgétaires et monétaires actives, le soutien aux banques assorti d’une meilleure réglementation bancaire, le refus de la tentation protectionniste, la lutte contre les inégalités et la pauvreté et le soutien au développement durable.

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  • Questions de communication - Julia Cagé, Sauver les médias. Capitalisme, financement participatif et démocratie

    Julia Cagé, Sauver les médias. Capitalisme, financement participatif et démocratie, Paris, Éd. Le Seuil/Éd. La République des idées, 2015, 128 pages

    Il y a eu la baisse et le vieillissement du lectorat, les craintes et les espoirs suscités par le développement de l’internet, les hésitations et les désillusions de la recherche de nouveaux modèles économiques, les errements du tout gratuit et la nouvelle concurrence des pure players, le mercato des dirigeants et la valse des actionnaires. Chaque fois que les médias font la une, c’est pour ajouter un couplet à la longue litanie d’une crise qui semble toujours pouvoir trouver de nouvelles formes. Les années 2010 n’ont pas été avares en bouleversements du paysage médiatique : arrêt de France Soir et de La Tribune (même si cette dernière a été relancée sous une autre forme depuis), changement de propriétaire au Monde et au Nouvel Observateur, même opération accompagnée d’un conflit social à Libération, redressement judiciaire de Nice Matin. 2014, et surtout 2015, ont vu la reprise, à un rythme soutenu, d’un mouvement de concentration au profit d’acteurs venus non plus, comme autrefois, de l’industrie (Serge Dassault, Arnaud Lagardère), mais des télécoms (Xavier Niel, Patrick Drahi) ou de la finance (Matthieu Pigasse). Le tout dans un contexte de baisse continue des ventes de journaux et du chiffre d’affaires de la publicité que ne compense pas la diffusion numérique de la presse, et qu’accompagnent des plans de licenciements toujours plus nombreux.

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  • Le Monde - « Informer ne suffit plus, les médias doivent redonner envie au lecteur et rétablir la confiance »

    Julia Cagé, économiste spécialiste des médias, a répondu, jeudi, à vos questions sur la crise de confiance entre les journalistes et leurs lecteurs.

    Attentats, Brexit, présidentielle américaine et maintenant française… Le flux d’informations est aujourd’hui tel qu’on se demande surtout comment aider les lecteurs à se repérer face à une vague toujours plus forte de fausses informations. Comment les médias peuvent-ils réagir face à cette tendance ? A-t-on basculé dans l’ère de la « post-vérité ». Julia Cagé, économiste, spécialiste des médias, auteure de Sauver les médias, un ouvrage qui aborde notamment la question de la confiance entre lecteurs et journalistes, a répondu aux questions des lecteurs du Monde dans un tchat jeudi 2 février. Voici les principaux extraits de ce dialogue.
     
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  • Régressif, vieillot, conservateur : deux économistes se paient Macron

    Novateur Macron? Certainement pas! Pour Thomas Porcher et Fréderic Farah, auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, il n'est que l'avatar d'une idéologie vieillotte, régressive et binaire. 

    Ne vous laissez pas séduire par son jeune âge, sa gueule de jeune premier et son story-telling de "réformateur au franc-parler". Derrière l’image de l’homme politique "innovateur et audacieux" qu’Emmanuel Macron façonne minutieusement, se cacherait en réalité un homme politique aux idées régressives, vieillottes et binaires. Voici la thèse pour le moins à contre-courant des deux économistes plutôt classés à gauche, Thomas Porcher* et Fréderic Farah*. Ils sont les auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, un ouvrage critique de la rhétorique d’Emmanuel Macron, qui sera publié le 6 octobre aux éditions des Petits matins.  

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  • Le vent se lève - Comment les médias ont fabriqué le candidat Macron

    Quelques mois après son entrée au ministère de l’économie, Emmanuel Macron jouissait d’un niveau de popularité plutôt faible. En octobre 2014, seules 11% des personnes interrogées souhaitaient le voir jouer un rôle plus important dans la vie politique. Un an et demi plus tard, il conservait une cote de popularité très basse chez certaines catégories sociales : en mars 2016, seuls 6% seulement des ouvriers et 4% des artisans appréciaient le très libéral ministre de l’économie. Aujourd’hui, les « sondages » le considèrent régulièrement comme la personnalité politique préférée des Français. Que s’est-il passé entre-temps ? Quel rôle a joué la presse dans le basculement de l’opinion ?

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  • Observatoire des inégalités - Trois leviers pour réduire la pauvreté

    20 janvier 2017 - La pauvreté n’est pas une fatalité. Pour la réduire, notre pays peut actionner trois leviers : la formation, la qualité des emplois, les revenus des familles. Les propositions de Denis Clerc, économiste, fondateur du magazine Alternatives Economiques. Article repris d’Alternatives économiques.


    La pauvreté n’est pas une fatalité. Surtout dans un pays qui affecte un peu plus d’un tiers de son PIB (33,7 %) – record mondial – à la protection sociale. Or, les résultats ne sont pas à la hauteur : 14,3 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté [1]. On peut faire mieux, de sorte que la pauvreté ne soit qu’un passage temporaire et non une trappe dont on ne peut sortir. Notre pays dispose de trois leviers possibles, qu’il n’utilise pas au mieux actuellement.

    Miser sur la formation

    D’abord, la formation. Parce que la société bouge vite et, avec elle, les emplois et le niveau de compétences que les employeurs exigent de leurs salariés. Entre 2008 et 2015, le nombre d’employés et d’ouvriers en France métropolitaine a diminué d’un million, alors que celui de cadres, professions intellectuelles et professions intermédiaires (techniciens, infirmiers, instituteurs…) progressait de 800 000. Ceux et celles qui n’ont pas une formation (ou une expérience professionnelle) solide risquent fort de se retrouver au chômage et, si ce dernier dure, de basculer dans la pauvreté : un tiers des chômeurs disposent d’un niveau de vie   inférieur au seuil de pauvreté.

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  • BSC News - Julia Cagé : "La plupart des médias se sont moqués des électeurs de Donald Trump "

    Par Nicolas Vidal - Julia Cagé a publié ce jeudi 10 novembre sur le Monde.fr une tribune passionnante concernant « la responsabilité immense de l’entre-soi médiatique dans l’avènement du populisme ». Nous avons souhaité recueillir son avis sur le traitement médiatique de l’élection de Donald Trump par la presse américaine et française ainsi que sur les bouleversements profonds à venir suite à ce résultat inattendu pour les médias, les commentateurs politiques, les "sachants" mais également pour les instituts de sondage. Julia Cagé, que nous avions déjà reçu pour son livre «Sauver les médias», propose une analyse percutante, tranchante et argumentée sur les ravages de l’entre-soi médiatique qui augmente de façon inquiétante la fracture entre les élites et le peuple.

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  • Observatoire des inégalités - Non, l’école n’augmente pas les inégalités

    26 janvier 2017 - Même si elle privilégie largement les enfants de diplômés, l’école française n’augmente pas les inégalités et n’est pas la plus inégalitaire au monde. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Article extrait du magazine Alternatives Economiques.


    L’idée a pris racine et, désormais, c’est comme si elle allait de soi : l’école française « amplifie » les inégalités sociales, comme le dit d’ailleurs le dernier rapport du Conseil national de l’évaluation du système scolaire (Cnesco) [1]. Une affirmation grave. Rares, pourtant, sont ceux qui se sont posé la question de sa signification, même parmi les chercheurs. Or, non seulement cette affirmation est fausse, mais ceux qui défendent une école plus juste n’ont aucun intérêt à forcer le trait de cette manière.

    Aucune donnée, dans le rapport du Cnesco comme ailleurs, ne montre que l’école accroît les inégalités. Hormis son titre, rien ne l’étaye. Le texte est beaucoup plus modéré. Il indique notamment : « Si l’école française ségrégue moins les élèves de façon flagrante qu’il y a 50 ans, elle tend cependant à maintenir de nombreuses inégalités sociales et migratoires en son sein, plus cachées, moins observables, mais pourtant bien présentes. » On peut y lire, par exemple, que la part d’enfants d’ouvriers qui sortent de l’école sans diplôme ou avec le brevet est passée de 80 % à 20 % entre 1946 et 2000.

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  • Slate, Eric Dupin - Comment la «pulsion identitaire» divise la gauche

    Dans son nouvel ouvrage, «La France identitaire», notre chroniqueur Éric Dupin montre comment la question de l'identité crée de profondes lignes de fracture à gauche. Bonnes feuilles.

    Pour écrire La France identitaire. Enquête sur la réaction qui vient, en librairie le 2 février (La Découverte, 216 pages, 17 euros), notre chroniqueur politique Éric Dupin a rencontré les principaux intellectuels, journalistes ou militants qui, depuis la gauche ou la droite, de Renaud Camus à Marion Maréchal-Le Pen et de Jean-Pierre Chevènement à Alain Finkielkraut, estiment nécessaire de placer la question de l'identité au centre du débat politique français. Il s'interroge, au cœur de la campagne présidentielle, sur l'impact de cette «pulsion identitaire» sur les grands partis, et sur le défi qu'elle nous pose: une réflexion sur notre «vivre ensemble» et les valeurs républicaines. Nous publions ci-dessous des extraits du chapitre «La gauche embarrassée».

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  • François Hollande va apporter son soutien à Benoit Hamon


    François Hollande va apporter son soutien à... par Europe1fr

  • Observatoire des inégalités - Selon l’OCDE, la France est l’un des pays où le milieu social influe le plus sur le niveau scolaire

    26 janvier 2017 - La France est l’un des pays de l’OCDE où le milieu social influence le plus les compétences scolaires des élèves de 15 ans en mathématiques, comme en sciences.


    Pour étudier l’influence du milieu social sur les compétences des élèves, l’OCDE a construit dans son enquête dite « Pisa » un indice global, qui rassemble les niveaux de vie et de diplôme des parents ainsi que leur profession. Les jeunes Français de 15 ans ont obtenu un score de 495 lors de l’évaluation en sciences en 2015 (la moyenne OCDE était de 493). Une hausse d’une unité de l’indice du milieu social en France aurait pour effet d’élever le score de 57 points [1]. En Espagne, la même opération augmente le score de 27 points. Lors de la précédente enquête, réalisée en 2012, l’effet était le même pour les mathématiques. Dans les deux cas, la France apparaît comme le pays où le milieu social influence le plus les compétences scolaires dans ces domaines. En comparaison, l’augmentation est d’une quarantaine de points en Allemagne et au Royaume-Uni, d’une trentaine en Espagne et en Italie.

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