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04/06/2015

Sans langue de bois - Décortiquer la crise démocratique Par Fabien Escalona

Recettes quasi similaires entre la gauche et la droite, défiance des citoyens, contestation des partis traditionnels : le vieux monde politique s'écroule. Malgré Syriza et Podemos, le nouveau peine à émerger. Pourquoi de telles pesanteurs ? Parce que les formes d’État et de capitalisme qui enserrent la vie politique ont muté. De récents travaux en sciences sociales nous aident à comprendre ces transformations. Une nécessité pour dessiner, demain, des alternatives.

Tout change mais rien ne se passe. C’est l’impression un peu étrange qui se dégage depuis 2008, lorsque le capitalisme est entré dans une crise structurelle dont les subprimes furent le détonateur. Sur les marchés financiers paniqués, puis inondés de liquidités, sur les places publiques occupées par les « Indignés », dans les systèmes partisans bousculés par des partis hostiles au « système », des événements majeurs se sont produits. Pourtant, le gouvernement de nos sociétés n’en sort qu’à peine bouleversé.

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Fabien Escalona est enseignant à Sciences-Po Grenoble, collaborateur scientifique au Cevipol (Université libre de Bruxelles). Il est spécialiste de la social-démocratie en Europe. Il est notamment l'auteur de The Palgrave Handbook of Social Democracy in the European Union, publié (en anglais) en 2013. Il a déjà publié sur Mediapart deux analyses, l'une sur Syriza et Podemos, l'autre sur la recomposition du paysage politique en France.
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00:05 Publié dans Réflexions | Tags : fabien escalona | Lien permanent

02/06/2015

Telos - Economie collaborative: un programme politique pour la jeunesse rebelle? Monique Dagnaud

L’économie collaborative sera-t-elle le programme politique de la jeunesse rebelle? La fête organisée annuellement par le think-tank OuiShare, carrefour des initiatives des startups du numérique, offre l’occasion de creuser cette question.

Elle s’est déroulée en mai à Paris sous la bannière énigmatique : « Lost in transition ». Un titre parfait. Il dirige le projecteur vers les ambiguïtés et les incertitudes de l’économie du partage, mais il en souligne aussi les promesses. La mouvance de OuiShare, environ 3000 startups réparties sur tous les continents, entend établir une rupture : poser les bases d’une économie fondée sur des services innovants, dégageant des externalités environnementales et sociales, et en particulier opérer une distribution équitable de la plus-value. 7500 plateformes de par le monde organisent ces mises en relation pour du covoiturage, du logement chez l’habitant, des échanges de services, du co-working, une liste infinie de possibilités qui bouleversent les pratiques de consommation. Si le projet de ces entrepreneurs ne manque pas d’envergure, eux ne manquent pas de réalisme: ils s’interrogent sur la capacité de ces initiatives à « dépasser le capitalisme » et à instaurer à grande échelle de nouveaux rapports sociaux.

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10:30 Publié dans Réflexions | Tags : economie collaborative | Lien permanent

31/05/2015

Non Fiction - Plaidoyer pour une sociologie « enjouée et stimulante »

Résumé : Une présentation enthousiaste de l'oeuvre et de la démarche originale du sociologue américain Howard Becker.

Que le lecteur ne s’y trompe pas, bien que Jean Peneff  ait choisi de titrer cet ouvrage en rappelant que, durant l’ensemble de sa carrière, Howard Becker a été à la fois sociologue et musicien, il ne le consacre ni à la musique et à sa pratique, ni à la carrière de pianiste de jazz de ce dernier. Par contre, il postule que le goût pour la musique de Becker a influencé de façon décisive sa manière de pratiquer et de penser la sociologie. Comme un morceau de musique, un texte sociologique peut être agréable et entraînant, se libérer des contraintes formelles de l’écriture scientifique à la faveur d’une souplesse, d’un plaisir et d’une accessibilité renouvelés, tant pour le chercheur que pour son lecteur. Après sa carrière de chercheur, au sens strict, il est devenu un « passeur de culture », veillant à conseiller les générations qui le suivent tout en les mettant en garde contre l’académisme et une pensée trop figée, nous explique l’auteur, qui ne tarit pas d’éloges pour cette démarche qu’il juge rare et salvatrice.

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13:00 Publié dans Réflexions | Tags : howard becker | Lien permanent

28/05/2015

Le Figaro - Pierre Nora: «La France vit le passage d'un modèle de nation à un autre»

L'académicien Pierre Nora revient sur la polémique autour des nouveaux programmes d'histoire. Une controverse qui traduit, selon lui, une profonde crise identitaire.

Pierre Nora est un historien français, membre de l'Académie française, connu pour ses travaux sur le «sentiment national» et sa composante mémorielle. Il a notamment dirigé l'ouvrage collectif: Les lieux de mémoire .

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L'Obs - La leçon d'histoire de Pierre Nora à Hollande, Taubira et Vallaud-Belkacem

Dans Le Figaro, l'historien membre de l'Académie française, dénonce la confusion entre mémoire et histoire. Un diagnostic qui vaut rappel à l'ordre républicain pour la gauche au pouvoir?
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16:27 Publié dans Réflexions | Tags : pierre nora | Lien permanent

24/05/2015

Non Fiction : Faire de la sociologie avec Emmanuel Todd ?

Résumé : Il faut rendre à Emmanuel Todd le mérite d'une interprétation originale et rendre aux sociologues qu'il invoque le sens exact de leur pensée pour interpréter l'événement.

Rendons à César : Hervé Le Bras et Emmanuel Todd ont été les premiers, au début des années 1980, à mettre en évidence la diversité des modèles familiaux dans la France ancienne, son rapport à la diversité des formes agraires, et son influence sur les cultures religieuses et politiques modernes. Ils ont ainsi rompu avec la représentation dominante d'une évolution linéaire vers la famille nucléaire, avec le mythe d'une France Une et indivisible fondée sur une homogénéité anthropologique, et fourni une interprétation convaincante de l'exception française en politique et de ses conflits.

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16:30 Publié dans Réflexions | Tags : todd | Lien permanent

Jean-Marie Harribey - Bernard Maris et l’écologie : la nature, le travail, la monnaie, la valeur et la richesse

Une Journée d’études « Hommage à Bernard Maris » a eu lieu à l’Université Paris 8 le 19 mai 2015. Au cour d’une table ronde consacrée à « Bernard Maris, économiste et lecteur de John Maynard Keynes », j’ai présenté la contribution ci-dessous.

Bernard Maris parle souvent de Keynes comme « le plus grand des économistes »[1], titre qu’il décerne aussi de temps en temps à Marx. Ce n’est pas sans raisons car, notamment, il approuve Keynes quand celui-ci, dans une brève page de la Théorie générale, dit son inclination pour considérer le travail comme le seul facteur de production au sens propre. Pourtant, B. Maris marque quelques hésitations vis-à-vis de la théorie de la valeur-travail, au motif essentiel que l’écologie échapperait à celle-ci. Qu’en est-il ? Autrement dit, comment B. Maris articule-t-il nature, travail monnaie et valeur ?

Il écrit dans Keynes ou l’économiste citoyen : « S’il fallait choisir trois noms dans l’histoire de la pensée économique, indiscutablement ce seraient Marx pour sa vision du processus d’accumulation et de crise, Walras pour avoir révélé les concepts d’interdépendance des actions et d’équilibre, Keynes pour avoir introduit le déséquilibre, la monnaie et le temps en économie (et leur corollaire : l’incertain). »

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La Cité du Livre : Caroline Fourest, auteure de "Éloge du blasphème"


La Cité du Livre : Caroline Fourest, auteure de... par LCP

09:00 Publié dans Réflexions | Tags : fourest | Lien permanent

Non Fiction : L’écrivain, décodeur de son époque ? (Bernard Maris, Michel Houellebecq)

En 2012, l’historien des idées François Cusset, auteur entre autres de French Theory  et de La Décennie , s’était essayé au roman avec A l’abri du déclin du monde  qui racontait à trois périodes différentes l’histoire d’une révolution avortée et de ses protagonistes déçus. Pour François Cusset, par ailleurs frère de la romancière Catherine Cusset, l’emploi de la forme romanesque s’inscrivait dans la continuité de ses travaux universitaires (engagés) et lui permettait de leur offrir une incarnation différente. Qu’en est-il lorsqu’un romancier décide d’emprunter le chemin inverse et se fait alors essayiste ?

Avec Proclamation sur la vraie crise mondiale , l’écrivain François Meyronnis n’en est pas à son coup d’essai (sans mauvais jeu de mots) puisqu’il alterne, depuis plusieurs décennies déjà, romans (Ma tête en liberté  en 2000 et Brève attaque du vif  en 2010) et ouvrages de non-fiction (L’Axe du Néant  en 2003 ou, pour n’en citer que quelques-uns, De l'extermination considérée comme un des beaux-arts  en 2007). Il anime en parallèle la revue littéraire Ligne de risque fondée en 1997 en compagnie de Yannick Haenel , qui se donne pour objectif de comprendre les déterminants du « nihilisme » à travers l'exploration de grands textes philosophiques sur le sujet.

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22/05/2015

Jean Gadrey - Quand la monétarisation de tout (pour la bonne cause) tourne au délire économique

On voit de plus en plus passer des chiffres gigantesques sur les coûts de tout et n’importe quoi (des pollutions, du réchauffement climatique, du maltravail, de la malbouffe, du tabac…). Ils seraient destinés à frapper les esprits, mais ils reviennent en fait à prendre les citoyens pour des imbéciles incapables de comprendre autre chose que des montants monétaires que l’on « gonfle » à grands renforts de méthodes économiques aussi sophistiquées que dénuées de sens. L’éducation populaire mérite mieux.

Je ne critique nullement certaines estimations monétaires parfaitement sérieuses et défendables parce qu’elles reposent sur des coûts « réels » repérables ou correctement évaluables, par exemple des coûts sanitaires. Mais elles n’atteignent jamais les montants astronomiques « frappants » de ces évaluations se voulant militantes mais complètement engluées, parfois sans en avoir conscience, dans un économisme délirant.

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21:00 Publié dans Réflexions | Tags : jean gadrey | Lien permanent

17/05/2015

Mediapart - André Orléan à Jean Tirole : « Avoir le Nobel ce n'est pas disposer de la vérité »


André Orléan à Jean Tirole : « Avoir le Nobel... par Mediapart

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