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06/04/2018

Doucement mais sûrement, comment Jean-Michel Blanquer se met les profs à dos par Yannick Trigance Conseiller régional d'Ile-de-France, Secrétaire national adjoint à l’éducation du Parti socialiste

Une vaste consultation annuelle des professionnels de l'éducation révèle des éléments sans appel.

À l'évidence, la lune de miel entre ministre de l'Éducation nationale et la communauté éducative arrive à son terme.

Après de multiples "unes" de journaux dithyrambiques, après pléthore de sondages tous plus élogieux les uns que les autres, après des émissions de télévision plébiscites, le ministre fait face à un premier revers significatif.

Une vaste consultation annuelle - 33 000 réponses- des professionnels de l'éducation réalisée par l'UNSA -syndicat réformiste, progressiste et modéré dans ses positions- révèle des éléments sans appel

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22:27 Publié dans Article du jour | Tags : blanquer, unsa | Lien permanent

01/03/2018

L'actualité des socialistes du 16 au 22 février

A LA UNE

Slate, Gaël Brustier - Le PS peut-il connaître un «moment Corbyn»?

Alors que le débat s’envenime entre les trois candidats héritiers de la ligne de François Hollande et Manuel Valls, l’hypothèse d’une victoire de l’aile critique du parti, menée par Emmanuel Maurel, n’est plus inenvisageable.

Jadis, il était de coutume que le Parti socialiste, à chaque congrès, débatte de «contributions» puis vote sur des «motions». Ces textes étaient rythmés par des concepts forgés par les différents «courants». Ainsi, chaque militant recevait un épais cahier de textes reliés, que certains annotaient religieusement. L’élection du premier secrétaire était le produit de l’alchimie du congrès et, évidemment, du jeu des rapports de forces entre fiefs, et zones d'influence des personnalités politiques. 

LA DEMOCRATIE

Non Fiction - Le difficile apprentissage du gouvernement des hommes par les hommes

L'avènement de la démocratie est une quadrilogie de Marcel Gauchet, historien et philosophe, directeur d’études à l’EHESS et rédacteur en chef de la revue Le Débat. Elle a la double ambition de constituer, à la fois, une histoire philosophique du XXe siècle et une théorie de la démocratie. Elle se situe à la suite de son maître livre, intitulé le Désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion. Dans cet essai, Gauchet relatait le processus de sortie de la religion qui nous conduit à un monde où les hommes ont comme gageure de se gouverner eux-mêmes.

La création du monde moderne procèderait d’une substitution d’un mode de fondation à un autre : d’une fondation magico-théologique et transcendante à une fondation rationnelle et immanente. Il s’avère, en réalité, que c’est le monde le plus problématique et complexe à maîtriser qui soit. D’où l’enjeu de retracer ce chemin, parsemé d’obstacles et ponctué par des crises. In fine, la modernité se révèle un problème par rapport à elle-même.

LE PRINTEMPS REPUBLICAIN

Denis Maillard - De la Gauche populaire au Printemps républicain : dignité et cohérence

Il y a deux ans, au début du mois de février 2016 naissait sous l’impulsion de Gilles Clavreul, de Valérie Maupas, de Laurent Bouvet et de moi-même, le Printemps républicain (PR). Ses fondateurs étaient tous issus de la gauche et, pour la plupart d’entre nous, du collectif Gauche populaire (GP) que nous avions fondé avec Laurent, Philippe Guibert, Gaël Brustier et quelques autres en 2010-2011. A l’occasion d’un portrait peu flatteur de Laurent Bouvet (peu flatteur tant il hésite entre le démontage en règle du PR, la critique du débat politique sur les réseaux sociaux et l’ironie sur l’itinéraire intellectuel d’un homme), Le Monde magazine de ce week-end a raté l’occasion de dessiner le tableau d’une génération intellectuelle et de dresser la carte des débats qui agitent la gauche après la mort du PS. Le PR a-t-il trahit les promesses de la GP d’empêcher la gauche de gouvernement d’oublier le peuple ? S’est-il abîmé dans des débats sur l’identité au mépris d’une analyse des conditions sociales et économiques des phénomènes politiques ? Fantasme-t-il une République qui n’existe que dans les esprits nostalgiques ?

LE CONGE DE PATERNITE

OFCE - Pourquoi rendre le congé de paternité obligatoire ? par Hélène Périvier

Le gouvernement engage une réflexion sur une réforme du congé de paternité. Un rapport vient d’être demandé à l’Inspection générale des affaires sociales. Aujourd’hui, les pères salariés[1] ont droit à 11 jours calendaires consécutifs au titre du congé de paternité. Indemnisé par la Sécurité sociale dans les mêmes conditions que celles du congé de maternité, le congé de paternité est optionnel. Un allongement de la durée de ce congé est envisagé alors que l’idée de le rendre obligatoire semble être écartée, au vu des déclarations de Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de Muriel Pénicaud, Ministre du Travail.

LE POPULISME

Non Fiction - Le populisme contre la politique

La question du populisme est arrivée au cœur des débats politiques et conceptuels, globalement depuis les années 1990, à l’occasion de faits explicitement problématiques : appels au « peuple » durant des campagnes électorales, confusion entretenue entre le « peuple » et la « population », dénonciation du « populisme » des uns ou des autres par les uns (« populisme de droite », dit-on) ou les autres (« populisme de gauche », rétorque-t-on). Sur ce terreau, des intellectuels de toutes sortes se sont alors attachés, avec plus ou moins de bonheur, à rectifier les usages du terme « populisme », par l’intermédiaire de l’histoire ou de la théorie politique.

Dans le Dictionnaire des concepts nomades en sciences humaines (dir. O. Christin), Damir Skenderovic a proposé une rubrique « Populisme » qui s’ouvre par une citation de Margaret Canovan : « Le terme est bien trop ambigu pour être pertinent ». Flou sémantique, polysémie, plasticité : autant de caractéristiques qui laissent planer le doute sur son potentiel heuristique et explicatif.

L'EUROPE

Le Point - Cambadélis : « Sans harmonie fiscale, pas d'Europe solidaire »

Le vice-président du Parti socialiste européen analyse la double crise européenne et propose une méthode pour relancer l'Europe.

À Bruxelles, les élections européennes de mai 2019 sont déjà dans toutes les têtes. Et la stratégie d'Emmanuel Macron en vue de ce premier rendez-vous électoral alimente de nombreuses spéculations. Le PPE – les conservateurs – se voit arriver en tête sans être majoritaire. Mais les inconnues sont encore très nombreuses : quel sera le paysage politique italien après les élections de mars ? avec qui Macron fera-t-il alliance ? le PSE (Parti socialiste européen) va-t-il exploser ? et l'Europe retrouvera-t-elle du souffle à cette occasion ? Jean-Christophe Cambadélis, vice-président du PSE, analyse les crises européennes. Il publie, ces jours-ci, La Gauche de demain sera girondine (81 pages, Fondation Jean Jaurès).

LE TRAVAIL

OFCE - Quel nouveau sentier de croissance de la productivité du travail ? par Bruno Ducoudré et Eric Heyer

Les pays industrialisés connaissent un ralentissement apparent et persistant des gains de productivité du travail depuis le second choc pétrolier. Celui-ci a fait l’objet d’un grand nombre d’analyses dans la littérature économique[1] s’interrogeant sur la disparition possible du potentiel de croissance de ces économies développées et donc sur leur incapacité à renouer avec un niveau d’activité conforme à la trajectoire d’avant-crise. Autrement dit, les pays industrialisés seraient entrés dans une phase de « stagnation séculaire » rendant plus difficile la résorption de l’endettement public et privé. Mais cet épuisement des gains de productivité modifie également le diagnostic que l’on pose sur leur situation conjoncturelle et tout particulièrement sur celui de leur marché du travail.

BLANQUER

France Inter - François Dubet, "Blanquer bénéficie du conservatisme des Français en matière d'école"

François Dubet, sociologue, professeur émérite à l’université de Bordeaux et directeur d’études à l’EHESS, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Au lendemain de la présentation par le ministre de l'Education Nationale, du projet de réforme du bac, François Dubet, sociologue spécialiste de l'école et de la marginalité juvénile, répond aux questions de Nicolas Demorand sur la philosophie de la réforme proposée par Jean-Michel Blanquer et de sa politique éducative en générale. Ils reviennent également sur les moyens de faire la liaison entre lycée, enseignement supérieur et monde du travail. 

MARX

Non Fiction - Marx entre dans l’Histoire

Avant de devenir une icône intemporelle de la théorie politique et économique, Marx a d’abord été un homme : qui plus est, un homme de son temps. Tel est le point de départ qui unit les deux dernières biographies de Karl Marx. Publié aux Etats-Unis en 2013, Karl Marx. Homme du XIXe siècle par l’américain Jonathan Sperber, historien spécialiste de l’Allemagne du XIXe siècle, a été traduit en 2017 par les éditions Piranha. Karl Marx. Greatness and Illusion date de 2016 et est l’œuvre de l’anglais Gareth Stedman Jones, historien des idées .

Inactuel Marx

La « forte polarisation des opinions sur Marx », rappelée par Jonathan Sperber, relève de l’évidence et reflète la lutte entre communisme, capitalisme et fascisme au cours du XXe siècle. A notre siècle, Marx reste considéré comme un contemporain par des observateurs de bords aussi opposés que le magazine The Economist, lors de la crise financière de 2008, ou que feu l’historien britannique marxiste Eric Hobsbawm.

LES UTOPIES

Non Fiction - Le retour des utopies locales ? Entretien avec Mathieu Rivat

Dans Ces maires qui changent tout. Le génie créatif des communes  , Mathieu Rivat propose une mise en récit des initiatives écologiques et sociales de plusieurs maires de différentes communes françaises, de tailles et de régions diverses : Puy-Saint-André (Hautes-Alpes), Trémargat (Côtes d’Armor), Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais), Ungersheim (Haut-Rhin), Grenoble (Isère) et Paris (en particulier dans les quartiers du XVIIIe arrondissement). Ces exemples de « maires courage », allant souvent contre les tendances « naturelles » de l’économie mondialisée, même s’il ne s’agit pas à proprement parler de « modèles » à suivre, proposent, selon l’auteur, des solutions, à des échelles très variables, pour des innovations sociales et écologiques, laissant davantage de place à la pratique démocratique et à des dynamiques de changement local, dans un contexte de paralysie institutionnelle des Etats, voire de fatalisme face aux puissances économiques globales.

L'INVESTISSEMENT

OFCE - La reprise de – et par – l’investissement par Hervé Péléraux

Les comptes nationaux du quatrième trimestre, publiés le 30 janvier dernier, confirment la reprise de l’investissement en France en 2017, avec une hausse des dépenses de +5,3 % en valeur et de +4,3 % en volume sur l’ensemble de l’année, après des résultats déjà largement positifs en 2016. Ce résultat pouvait être anticipé, au moins de manière qualitative, par l’analyse de l’enquête sur les investissements dans l’industrie qui est un des indicateurs conjoncturels infra-annuels produit par l’INSEE. Selon ses résultats préliminaires pour 2018, elle laisse augurer la poursuite de ce mouvement cette année.

L’information fournie par cette enquête auprès des entreprises est une prévision périodique, ou une réalisation pour l’année précédente, du taux de croissance en valeur de l’investissement dans l’industrie, qui représente 25 % de l’investissement productif en France. Pour une même année, on dispose de 8 évaluations : une première en octobre de l’année précédente, puis en janvier, en avril, en juillet et en octobre de l’année en cours, puis enfin des réalisations constatées en janvier, en avril et en juillet de l’année suivante et qui peuvent différer des données de comptabilité nationale.

MAURICE AUDIN

L'Humanité - Emmanuel Macron doit reconnaître le crime d’État

Les députés Sébastien Jumel et Cédric Villani tiennent, aujourd’hui, une conférence de presse pour exiger la reconnaissance officielle de l’assassinat de Maurice Audin par l’armée française.

Maurice Audin aurait pu avoir 86 ans aujourd’hui, si, dans la nuit du 11 au 12 juin 1957, l’assistant à la Faculté des sciences d’Alger, membre du Parti communiste algérien, n’avait pas été arrêté par une unité de parachutistes pour disparaître à jamais. C’est la date qu’ont choisie les députés Sébastien Jumel (PCF) et Cédric Villani (LREM), mais aussi la famille et l’Association Maurice-Audin, pour exiger que la vérité soit faite, et enfin assumée par l’État, sur l’assassinat, par l’armée française, du jeune mathématicien.

LES REFUGIES

JC Cambadelis - Ce que les mots utilisés par Gérard Collomb disent de sa vision des réfugiés

Petit à petit, la langue de la politique migratoire – ta langue, Gérard – gomme tout ce qu'il y a d'humain dans l'exil.

Mon cher Gérard,

Les mots sont des traîtres – ou des lanceurs d'alerte, c'est selon. Pour peu qu'on sache leur prêter attention, ils recèlent ce que l'on ne saurait avouer sans se perdre. J'écoute souvent tes mots, par les temps qui courent. Notamment ceux que tu emploies pour justifier la politique migratoire que tu conduis. Tu conviendras avec moi qu'ils sont édifiants.

TODD

Non Fiction - Le déterminisme anthropo-géographique d'Emmanuel Todd

Dans Où en sommes-nous ?, Emmanuel Todd, décrit, en s’appuyant sur son analyse des structures familiales , les grandes périodes de l’histoire humaine dans les principales régions du monde, étudie de manière approfondie les évolutions récentes et cherche à évaluer les forces et faiblesses des pays les plus riches. Selon Emmanuel Todd, les structures anthropologiques et les systèmes de croyance sont les fondements des sociétés humaines et permettent de comprendre leurs évolutions. Par son ambition, la clarté de sa démonstration et son apparente cohérence, la théorie de Todd ne peut laisser indifférent et provoque des débats. Néanmoins, cette approche, qui se veut globale et irréfutable, est sujette à certaines interrogations, notamment à cause de la tendance de Todd à faire certaines simplifications.

LE MJS

Le Point - Le MJS, nouveau frondeur du Parti socialiste

Après l'élection controversée de l'éco-socialiste Roxane Lundy à la tête du MJS, la menace d'un divorce avec l'organisation de jeunesse plane sur le PS.

Avis de tempête au MJS. La nouvelle présidente de l'organisation, Roxane Lundy, doit faire face à deux fronts. D'un côté, des divisions internes, qui menacent l'unité du mouvement au bord de l'implosion. De l'autre, des désaccords avec la direction du PS, qui remet en cause l'autonomie de l'organisation. Retour sur une situation explosive.

OLIVIER FAURE

Le Figaro - Olivier Faure : «Je ne veux pas d'un “congrès réalité” où les polémiques remplacent la politique»

Alors que le climat se tend rue de Solférino, le député de Seine-et-Marne ne veut pas que l'élection du premier secrétaire du PS se transforme en «congrès-réalité».

Olivier Faure met en garde ses camarades. La tournure que prend le congrès socialiste inquiète celui qui brigue le poste de premier secrétaire. «L'unité est le bien le plus précieux des socialistes. Ne pas l'entendre serait ne pas comprendre ce qui nous est collectivement arrivé. Il n'y a pas d'avenir dans les guerres de tranchées», écrit-il dans une lettre destinée aux militants.

MAUREL

Le JDD - Emmanuel Maurel : "Les militants du PS ont envie de tourner la page du hollando-vallsisme"

Candidat à la tête du Parti socialiste, Emmanuel Maurel, représentant de l'aile gauche, veut remettre l'opposition en ordre de bataille contre Emmanuel Macron et les "détenteurs du capital".

"Vous allez voir, la motion que je porte va créer la surprise." Emmanuel Maurel veut croire qu'il déjouera les pronostics au prochain congrès du PS. Face à Olivier Faure - le grand favori de la course pour prendre la tête du parti -, Stéphane Le Foll et Luc Carvounas, cet eurodéputé incarne l'aile gauche du parti. Un créneau qu'il est désormais seul à occuper depuis le départ de Benoît Hamon. Dans ce "congrès de survie", Emmanuel Maurel propose une "opposition claire" à Emmanuel Macron et tend la main à toutes les forces de gauche, de Jean-Luc Mélenchon aux radicaux. Il explique son projet au JDD.

Marianne - Socialisme, la flamme sous la cendre : Emmanuel Maurel dans les débats de Marianne

Retour aux fondamentaux. Face au naufrage électoral du PS français, Emmanuel Maurel se penche sur le berceau du socialisme pour en rappeler la raison d’être et la place qu’il doit prendre aujourd’hui.

Dans un paysage politique compliqué, tâchons d’entrer avec quelques idées simples. En France, la donne électorale est profondément bouleversée. Il est trop tôt pour dire si les résultats de la présidentielle et des législatives marquent le début d’une ère nouvelle, ou s’il s’agit d’une simple parenthèse comme la vie publique en a parfois connu. Reste que le président de la République peut se targuer d’avoir réussi son pari : il est à la tête d’un bloc central dominant, qui rassemble ceux qui, venant de la droite comme de la gauche, ont été séduits par un message « optimiste » et « moderne » (la « Start-up nation).

LE FOLL

Le Figaro - Pour Stéphane Le Foll, la baisse du chômage est le résultat de la politique de Hollande

Sur Europe 1, l'ancien ministre de l'Agriculture, aujourd'hui candidat au poste de premier secrétaire du PS, a regretté que les résultats du quinquennat de François Hollande soient arrivés trop tard.

Il ne veut pas être le candidat des «hollandais» et pourtant... Encore jeudi, sur Europe 1, l'ancien ministre Stéphane Le Foll, en lice pour le Congrès du PS, a une nouvelle fois défendu le bilan du quinquennat de François Hollande. Interrogé sur la baisse du taux de chômage revenant à son plus bas niveau depuis 2009, comme l'a annoncé l'Insee jeudi matin, le socialiste a assuré que ce bon résultat provenait des mesures prises lors du précédent mandat.

CARVOUNAS

France Inter - Luc Carvounas : "Le Parti Socialiste doit être clair sur ses valeurs"

Luc Carvounas, député "Nouvelle gauche" du Val-de-Marne et candidat à la tête du PS, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Le 29 mars prochain, les militants socialistes devront désigner le premier secrétaire du parti. Qui est Luc Carvounas? Quelles sont ses propositions? 

A propos du scandale d'abus sexuels révélés au sein de l'Unef par le journal Libération : "Les langues se délient et c'est très bien (...) J'appelle à une révolution féministe forte et puissante, sans retour en arrière."   

CAMBADELIS

Huffington Post - Mélenchon ne sera jamais président", et autres confessions de Cambadélis sur l'avenir de la politique

Encore ébranlé par la mise en vente du siège de la rue Solférino pour équilibrer les comptes, l'ex secrétaire du PS publie La gauche de demain sera girondine.

Jean-Christophe Cambadelis, ex-Premier secrétaire du Parti Socialiste, vice-président du Parti Socialiste Européen, encore ébranlé par la mise en vente du siège emblématique de la rue Solférino qu'il a dû ordonner pour équilibrer les comptes, publie La gauche de demain sera girondine (Ed. De la Fondation Jean Jaurès). Un essai dans lequel il analyse la situation politique quelques mois après l'accession d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Il y livre en 21 points les clefs d'une reconstruction de la gauche. Il est face aux "Enfants de la Politique", le premier talk show politique pour et par les jeunes, avec VL, le media jeune, et le HuffPost.

29/01/2018

Jean-Michel Blanquer : "on va interdire les portables à l'école"

15:29 Publié dans Vidéo | Tags : blanquer, portable a l'ecole | Lien permanent

22/12/2017

L'actualité des socialistes du 8 au 14 décembre

A LA UNE

Non Fiction - Comment être à nouveau socialiste ?

En langue allemande, L’idée du socialisme date de 2015. Rien à voir, donc, avec les séismes électoraux traversés par le PS français ou par le SPD d’Outre-Rhin. Ce livre fait suite à une série de Conférences-Leibniz prononcées à Hanovre en 2014. Le texte de chaque intervention a ensuite été remanié, en fonction des discussions provoquées au cours des trois soirées de prononciation. Enrichis puis encore rediscutées à d’autres occasions, les textes issus de ces conférences ont finalement été traduits par Pierre Rusch. On ne peut d’ailleurs en détacher entièrement le propos du précédent ouvrage précédent d’Axel Honneth, Le droit de la liberté (Esquisse d’une éthicité démocratique, Gallimard, 2015).

BLANQUER

Le Figaro - Jean-Michel Blanquer : «L'école est testée par des groupes fondamentalistes»

Au « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », le ministre de l'Éducation a confirmé l'interdiction des téléphones portables en primaire et au collège à la rentrée 2018.

«La République doit être sûre d'elle-même, sereine, mais regarder les choses en face.» Lors du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», dimanche, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a reconnu qu'il y avait «un certain nombre» de problèmes autour de la laïcité dans les établissements scolaires. S'il n'existe «pas de statistiques aujourd'hui» sur la pression de l'islam dans ces établissements, il a affirmé qu'il y en aurait «dans le futur». «Je sais toute une série de choses factuelles suffisamment développées, a-t-il toutefois précisé, pour que je prenne des mesures.»

PAUVRETE

Alternatives économiques - Pauvreté : La prime d’activité remplit ses objectifs

La prime d’activité meilleure que le Smic ? C’est le message distillé par un rapport consacré au Salaire minimum interprofessionnel de croissance, remis le 5 décembre aux partenaires sociaux. La prime d’activité serait en effet, selon les auteurs de cette note, « plus efficace qu’une augmentation du Smic pour lutter contre la pauvreté ». Mais quel est le bilan de cette prime d’activité ? Créée, il y a bientôt deux ans, cette prestation fusionne et remplace deux dispositifs : le RSA activité et la Prime pour l’emploi (PPE). Comme ses prédécesseurs, la prime d’activité vise à encourager la reprise ou la poursuite d’une activité professionnelle en apportant un complément de revenu aux travailleurs pauvres. Calculée chaque trimestre, elle est versée mensuellement aux actifs adultes résidant en France et qui gagnent moins de 1 500 euros net par mois.

ENGAGEMENT

Alternatives économiques - Agir : Les jeunes privilégient l’engagement « post-it » Justin Delépine 

Les jeunes ne s’intéressent plus à la politique. Cette rengaine revient lors de chaque année électorale comme 2017. Les taux de participation aux deux tours de la présidentielle et des législatives de 2017 peuvent certes le laisser penser : 20 % seulement des 18-29 ans ont voté à l’ensemble de ces scrutins et leur taux d’inscription sur les listes électorales est au plus bas.

Si cette faible participation électorale des jeunes n’est pas nouvelle, le phénomène s’amplifie. Sur les quatre dernières années combinant élections législatives et présidentielles, le vote systématique, c’est-à-dire à chaque scrutin, a baissé de 32,4 % en 2002 chez les 18-24 ans à 18 % en 2017. Pendant que l’abstention systématique augmentait, quant à elle, de 13,9 % à 19,4 %. Le comportement électoral le plus répandu chez les 18-24 ans est aujourd’hui le vote intermittent : il a concerné 62,7 % des inscrits de cette tranche d’âge - la plus touchée par ce comportement - en 2017. Ce constat ne traduit cependant pas forcément un désengagement global de la jeunesse : on observe plutôt une reconfiguration de leurs formes de mobilisation.

CLIMAT

Oxfam - Le One Planet Summit, une opportunité pour la justice climatique

La Conférence internationale sur le climat (COP 23) s’est clôturée le 17 novembre dernier sur une note décevante : les pays riches ont fait l’impasse sur le soutien aux pays les plus vulnérables. Le One Planet Summit qui se tient ce 12 décembre à Paris, leur offre à tous, et notamment à la France, une séance de rattrapage.

L’année 2017 aura été riche en événements autour du climat, avec des hauts, des bas, mais aussi une constante : la mobilisation inentamée des citoyens pour la justice climatique. Alors que l’année se termine sur deux rendez-vous importants, la COP 23 et le One Planet Summit – à l’initiative d’Emmanuel Macron, Oxfam est déterminée à faire de cette opportunité, un temps fort pour la justice climatique.

ASSEMBLEE

Fondation Jean-Jaurès - L’Assemblée de demain. 30 propositions pour moderniser le Parlement

Le 3 juillet 2017, fort de sa victoire à l’élection présidentielle de mai, Emmanuel Macron a pris la parole devant le Congrès, comme l’y autorise la Constitution depuis la révision de 2008. Alors même que cette préoccupation a finalement peu affleuré tout au long de sa « chevauchée » politique, la question de la réforme institutionnelle occupa une place non négligeable dans son long discours :

Il n’est pas de République forte sans institutions puissantes. Nées de temps troublés, nos institutions sont résistantes aux crises et aux turbulences. Elles ont démontré leur solidité. Mais, comme toutes les institutions, elles sont aussi ce que les hommes en font. Depuis plusieurs décennies maintenant, l’esprit qui les a fait naître s’est abîmé au gré des renoncements et des mauvaises habitudes. En tant que garant du bon fonctionnement des pouvoirs publics, j’agirai en suivant trois principes : l’efficacité, la représentativité et la responsabilité.

CONTRATS COURTS

OFCE - Contrats courts : toutes les taxes ne se valent pas

Les contrats courts sont utiles au bon fonctionnement de l’économie, mais en France leur développement combiné à leur raccourcissement (graphique 1) coûte cher à l’ensemble des agents économiques, alors même que la minorité d’entreprises qui en font un usage intensif ne supporte qu’une fraction marginale de ce coût.

L’expérience montre qu’en France l’usage des contrats courts n’a pas été restreint par une réglementation juridique considérée comme particulièrement stricte. Il apparaît raisonnable de penser que si les employeurs utilisent massivement des contrats courts, ce n’est probablement pas parce qu’ils y sont contraints, mais parce qu’ils y ont intérêt. Il devient dès lors clair que c’est sur l’équation économique des entreprises utilisatrices qu’il faudrait chercher à peser, et non sur le droit. La théorie économique incline d’ailleurs à moduler le prix des différents contrats de travail en fonction des externalités qu’ils engendrent.

APL

Terra Nova - L'effet inflationniste des APL sur les loyers : les risques d'une fausse piste

Les aides personnelles au logement (APL) sont accusées d’avoir eu un effet inflationniste sur les loyers : elles auraient été captées en large partie par les bailleurs qui, face à une demande croissante et dopée par ces allocations, en auraient profité pour augmenter les loyers. En somme, faute d’une offre suffisante de logements, l’ajustement du marché se serait fait par les prix. Soutenue par plusieurs auteurs depuis une quinzaine d’années, cette théorie présente pourtant de lourdes fragilités. La présente note passe en revue les différents arguments et études qui peuvent lui être opposés. Il en ressort un paysage d’ensemble où les APL n’ont probablement pas joué le rôle qu’on leur prête souvent.

CHOMAGE

OFCE - 2018 : baisse du chômage non garantie

Contre toute attente, le taux de chômage au sens du BIT pour le troisième trimestre 2017 a augmenté de 0,2 point. Dans notre dernier exercice de prévisions pour l’économie française, nous avions prévu une stabilité du taux de chômage, en soulignant toutefois les risques qui pèsent sur son évolution au deuxième semestre 2017 et pour l’année 2018. Dans ce billet, nous revenons sur notre prévision d’emploi et de chômage pour 2017-2019 et sur les risques d’observer un coup d’arrêt à la baisse du taux de chômage en 2018.

L’emploi marchand ralentira en 2018…

Après trois années de destructions d’emplois salariés dans le secteur marchand            (-130 000 emplois entre fin 2011 et fin 2014), la reprise des créations d’emplois s’est amorcée en 2015 (+113 000 emplois) et celles-ci ont accéléré en 2016 (+229 000 emplois salariés marchands). Les créations d’emplois ont été soutenues par le rebond, certes faible, de la croissance à partir de 2014, et par les mesures de baisse de coût du travail (CICE, Pacte de responsabilité, Prime à l’embauche). Les créations nettes d’emplois étant supérieures à l’évolution de la population active, le nombre de chômeurs a diminué (-187 000 depuis fin 2014), portant le taux de chômage au sens du BIT en France métropolitaine à 9,4 % de la population active au troisième trimestre 2017, contre 10,1 % fin 2014 (tableau 1).

SANKARA

Le Monde - Assassinat de Thomas Sankara : enfin la vérité ?

Trente ans après, la disparition brutale du capitaine demeure un sujet très sensible au Burkina, sur tout le continent africain, et même en France.

La passe d’armes sur la climatisation défectueuse entre Emmanuel Macron et les étudiants burkinabés réunis, le 28 novembre, dans un amphithéâtre de l’université de Ouagadougou pour écouter son discours à la « jeunesse africaine », et la polémique relative à la familiarité à tout le moins déplacée avec laquelle il s’est alors adressé au président Kaboré, ont quelque peu éclipsé les autres aspects de la tournée africaine du chef de l’Etat français.
 
PS

L'Express - PS: l'hypothèse d'une candidature Vallaud-Belkacem prend de l'épaisseur

Paris - Elle veut "faire vivre" la social-démocratie. A moins de quatre mois d'un congrès où nombre de socialistes espèrent la voir jouer le premier rôle, Najat Vallaud-Belkacem sort du silence en appelant ses camarades à prendre acte de la fin d'une "ère".

"Les commentateurs proclament morte (la social-démocratie) ? Je veux la faire vivre", écrit Mme Vallaud-Belkacem, dans une tribune à paraître dans le Nouveau Magazine Littéraire le 18 décembre.

Le Point - Luc Carvounas : l'homme qui voulait sauver le PS

Le député du Val-de-Marne, ancien lieutenant de Manuel Valls, est le premier candidat déclaré à la direction du Parti socialiste. Portrait.

Luc Carvounas a longtemps été fidèle à Manuel Valls, avant de soutenir Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle. Un zigzag parmi d'autres qui lui valent les reproches de ses détracteurs. Il les balaye en expliquant que sa fidélité au PS passe avant tout. S'il a suivi Manuel Valls au début de sa carrière politique, c'est parce qu'il jugeait que « c'était un très bon maire d'Évry ». Il relativise d'ailleurs sa proximité avec lui : « J'ai toujours été au centre et parlé à tout le monde. » Valls, dit-il, ne l'a pas même informé qu'il quittait le parti.

Le JDD - Le PS fera son Congrès en avril en Seine-Saint-Denis

Réuni en Conseil national samedi, le PS a fixé au week-end des 7 et 8 avril son Congrès de refondation, qui se déroulera à Aubervilliers, à Seine-Saint-Denis. Pour l'heure, un seul candidat s'est déclaré, le député Luc Carvounas.

Il devait avoir lieu "en février ou mars", mais ce sera finalement en avril. Le PS tiendra son prochain Congrès au "métro Front populaire" à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, le week-end des 7 et 8 avril, a annoncé samedi le coordinateur du parti, Rachid Temal, en début de Conseil national. La référence à la coalition de gauche qui arriva au pouvoir en 1936 est évidente, Rachid Temal y voyant un "clin d'oeil". "C'est un congrès important, qui fait qu'on reste dans l'Histoire ou pas. Moi je pense qu'on va y rester (..) On doit porter une vision aux Français", a souligné le sénateur du Val-d'Oise.

Europe 1 - Le PS organisera son congrès les 7 et 8 avril à Aubervilliers

Sommé par la justice d'organiser un Congrès sous quatre mois, le Parti socialiste a arrêté les dates des 7 et 8 avril prochain.

Le PS organisera son Congrès les 7 et 8 avril prochains à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, a annoncé le coordinateur du parti Rachid Temal, en arrivant samedi au Conseil national du parti. "Le Congrès se passera les 7 et 8 avril prochains. Il se tiendra à Aubervilliers (…), métro Front populaire", a affirmé Rachid Temal, reconnaissant une forme de "clin d’œil".

 

12/12/2017

Le Figaro - Jean-Michel Blanquer : «L'école est testée par des groupes fondamentalistes»

Au « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », le ministre de l'Éducation a confirmé l'interdiction des téléphones portables en primaire et au collège à la rentrée 2018.

«La République doit être sûre d'elle-même, sereine, mais regarder les choses en face.» Lors du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», dimanche, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a reconnu qu'il y avait «un certain nombre» de problèmes autour de la laïcité dans les établissements scolaires. S'il n'existe «pas de statistiques aujourd'hui» sur la pression de l'islam dans ces établissements, il a affirmé qu'il y en aurait «dans le futur». «Je sais toute une série de choses factuelles suffisamment développées, a-t-il toutefois précisé, pour que je prenne des mesures.»

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26/11/2017

Libé - Michel Wieviorka : «Blanquer a eu raison de porter plainte, de ne pas laisser faire»

Opposé au terme «racisme d’Etat», le sociologue Michel Wieviorka déplore aussi le caractère «dangereux et malsain» des ateliers «en non-mixité raciale».

Président de la fondation Maison des sciences de l’homme, auteur de Antiracistes (éd. Robert Laffont) récemment paru, le sociologue Michel Wieviorka a été un des premiers à introduire dans la recherche française, dans les années 90, la notion de «racisme institutionnel». Il en retrace l’histoire et explique pourquoi il refuse l’expression «racisme d’Etat».

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22/11/2017

Blanquer sur RTL : "Il faut répondre fermement" au stage "non-mixte" destiné aux professeurs

22:10 Publié dans Vidéo | Tags : blanquer, laicite | Lien permanent

21/11/2017

Formation d'enseignants "en non-mixité": Blanquer va porter plainte à l'encontre de Sud Education 93

Le syndicat Sud-Education en Seine-Saint-Denis organise mi-décembre des ateliers de formation destinés aux enseignants, dont deux se feront "en non-mixité", une précision qui déclenche une polémique sur les réseaux sociaux depuis le début de semaine et qui a fait réagir le ministre de l'Education. Les partisans des réunions en non-mixité font valoir que la parole des concernés s'exprime moins librement sous le regard de personnes qui n'appartiennent pas à leurs groupes. A l'Assemblée, Jean-Michel Blanquer a parlé ce mardi de "tristesse" et annoncé qu'il va porter plainte pour diffamation en réponse aux propos tenus de "racisme d'Etat".

17:58 Publié dans Vidéo | Tags : blanquer | Lien permanent

27/10/2017

La vie des idées - La nouvelle idéologie scolaire par François Dubet

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale paraît incarner une politique conservatrice en matière scolaire. Pourtant, un examen approfondi de ses propositions signale un changement profond de méthode et d’orientation, fondé sur l’expertise. Ceci appelle un déplacement de la critique sur le terrain de la recherche.

Depuis le mois de mai, Jean-Michel Blanquer est un des ministres les plus en vue de l’ère Macron qui vient de s’ouvrir. Il multiplie les déclarations, les annonces et les mesures, mais cette activité n’est pas toujours facile à décoder. Elle peut être perçue comme largement conservatrice, comme un retour à la tradition et à la rigueur contre le « pédagogisme », le « laxisme » et le « nivellement par le bas » attribués à la gauche. Mais Jean-Michel Blanquer est aussi l’auteur de livres dans lesquels il se présente comme un réformateur hardi, désireux de construire une politique fondée sur les données de la science et des comparaisons internationales. Jean-Michel Blanquer peut-il être « en même temps » l’homme du retour aux années Sarkozy et le réformiste qui sortira l’école de ses querelles idéologiques afin de la transformer profondément ?

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08:30 Publié dans Article du jour | Tags : dubet, blanquer, ecole | Lien permanent

05/09/2017

PS - Rentrée 2017: Monsieur le Ministre, effacer n’est pas progresser !

Le Parti socialiste souhaite une bonne rentrée aux élèves et à leurs parents ainsi, plus généralement, qu’à celles et ceux qui œuvrent, à l’école, dans les collectivités locales ou les associations, à la réussite éducative des enfants et des jeunes dans notre pays.

La rentrée 2017 porte la marque de la contre-réforme Blanquer qui aura consisté, en quelques mois, à détricoter sans évaluation ni concertation, et sans jamais mettre au centre de la décision politique l’intérêt de l’enfant, tout ce qui avait été patiemment construit avec la Refondation de l’école : rythmes scolaires, dispositif « Plus de maîtres que de classes », réforme du collège…

Le Parti socialiste rappelle que défaire à tour de bras ne saurait constituer une politique éducative. D’autant que les mesures prises par le Ministre ne sont pas à la hauteur des défis de notre système éducatif. Elles donnent des gages aux tenants du conservatisme scolaire, scotchés à une école du passé qui a déjà a déjà échoué en s’intéressant aux 70% des élèves qui vont bien à l’école davantage qu’aux 30% qui échouent. Avec le risque d’une aggravation des inégalités sociales, scolaires et territoriales.

Faute de postes supplémentaires suffisants (l’augmentation du budget annoncé pour 2018 est un leurre), le dédoublement des classes de CP en REP+, érigé comme modèle pédagogique définitif, ne peut se réaliser qu’en ponctionnant les moyens des autres écoles, renvoyant aux calendes l’amélioration pour tous les élèves des remplacements ou de la formation des enseignants. Avec le spectre d’un retour à une école à plusieurs vitesses.

A ce stade, la réforme du baccalauréat proposée par le Ministre est appréhendée par le petit bout de la lorgnette et se révèlera contre-productive si elle ne permet pas de réfléchir à un continuum éducatif « -3/+3 » qui favorisent la réussite des élèves dans l’enseignement supérieur.

Les socialistes déplorent  enfin le climat dans lequel s’est déroulée cette rentrée, polluée par des polémiques inutiles et obsolètes lancées par le Ministre sur l’apprentissage de la lecture ou encore sur les conséquences désastreuses de la suppression des emplois aidés qui n’ont pas permis, comme nous l’annoncions, à certaines écoles d’ouvrir normalement en ce jour de rentrée.

« L’école de la confiance », à laquelle le Ministre prétend aspirer, ne se décrète pas, elle se construit dans la concertation et le dialogue.