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Analyses - Page 131

  • Observatoire des inégalités - Les seuils de pauvreté en France

    6 septembre 2016 - En France, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 840 ou 1 008 euros selon le seuil de pauvreté adopté.


    En France métropolitaine, un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 840 euros ou 1 000 euros après impôts et prestations sociales (Insee, données 2014), selon la définition de la pauvreté utilisée (seuil à 50 % ou à 60 % du niveau de vie médian). Depuis 2009, le seuil de pauvreté a diminué du fait de la baisse du niveau de vie médian [1]. Le seuil à 60 % a perdu 12 euros depuis 2009 ; le seuil à 50 %, 11 euros.

    Entre 1970 et 2009, le seuil de pauvreté à 50 % avait doublé de 400 à 850 euros (en euros constants, c’est-à-dire une fois que l’on a retiré l’inflation). Cette évolution est due à l’utilisation d’une définition relative de la pauvreté : le seuil de pauvreté dépend de la richesse de notre société. En dépit du ralentissement de la croissance à partir des années 1970, la France a continué à s’enrichir. Le seuil de pauvreté d’aujourd’hui, mesuré à 50 % du niveau de vie médian, est équivalent au niveau de vie médian de 1970. Une partie des pauvres d’aujourd’hui dispose de niveaux de vie proches de ceux des classes moyennes de l’époque.

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  • Observatoire des inégalités - L’argent est redevenu un facteur essentiel d’inégalités scolaires

    1er septembre 2016 - Cours privés, voyages à l’étranger, filières privées... le niveau de vie des parents devient de plus en plus déterminant dans la réussite scolaire des enfants, engendrant de nouvelles inégalités devant l’école. L’analyse d’Arnaud Parienty, professeur de sciences économiques et sociales et auteur de « School business » (La Découverte, 2015).


    L’école en France est toujours supposée être celle de Jules Ferry, publique, gratuite, laïque et obligatoire. Mais la situation a progressivement évolué et le changement s’est accéléré ces dernières années ; si bien qu’aujourd’hui, la France est un pays où l’argent des familles joue un rôle déterminant dans la réussite scolaire des enfants, engendrant de nouvelles inégalités devant l’école.

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  • OFCE - Le quinquennat de François Hollande : enlisement ou rétablissement ?

    5 septembre 2016

    Par OFCE

    Le quinquennat de François Hollande a été marqué par des difficultés économiques profondes mais également par un début d’embellie cette dernière année de mandat. La France aura donc connu une croissance faible de 2012 à 2014, du fait notamment de la politique de consolidation budgétaire, puis une croissance modérée au-delà.

    L’ampleur du choc fiscal en début de quinquennat, dont l’impact négatif sur la croissance avait été sous-estimé par le gouvernement, n’était pas compatible avec une baisse du chômage au cours de la première moitié du mandat.

    L’effort d’assainissement des finances publiques aura conduit à un ajustement budgétaire conséquent, en repoussant cependant l’objectif de 3 % de déficit public à la fin du quinquennat. Selon les calculs de la Commission européenne, le solde structurel français (c’est-à-dire le solde corrigé des effets de la conjoncture) se serait amélioré de 2,5 points sur la période 2012-2016. Malgré tout, cet effort n’a pas empêché la dette publique d’atteindre un point haut historique, et de diverger sensiblement par rapport à celle de l’Allemagne.

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  • OFCE - La baisse du chômage annoncée par l’Insee confirmée en juillet par Pôle emploi

    24 août 2016

    Département Analyse et prévision (Equipe France)

    Les chiffres du chômage du mois de juillet 2016 publiés par Pôle Emploi font apparaître, après les deux hausses consécutives de mai (+ 9 200) et juin (+ 5 400), une baisse du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) n’exerçant aucune activité (catégorie A) de 19 100 personnes en France métropolitaine. Sur les trois derniers mois la baisse est de 4 500 personnes et sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité s’est réduit de 44 100 individus. Ces évolutions viennent confirmer l’amélioration du marché du travail en France depuis le début de l’année et confirmée à la mi-août par la publication de l’INSEE du chômage au sens du BIT (cf. ci-dessous). Le chômage de longue durée a amorcé sa décrue (-2,2 % sur les trois derniers mois) alors même qu’il n’avait cessé de croître depuis la fin de l’année 2008 et le chômage des seniors continue de s’infléchir légèrement (-0,2 % sur 3 mois). Notons toutefois que la montée en charge du plan de formation instauré par François Hollande au début de l’année explique en partie ces évolutions encourageantes. Ainsi, au cours des 3 derniers mois, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie D a crû de 10,1 %, soit près de 30 000 personnes supplémentaires, sous l’effet principalement des entrées dans les dispositifs de formation comptabilisées dans cette catégorie[1].

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  • The Conversation - Michel Wieviorka, Panique morale autour du « burkini »

    L’impact du terrorisme est immédiat. Mais le phénomène, dès qu’il est quelque peu durable et soutenu, exerce aussi ses effets en profondeur. C’est ainsi que dans la foulée du carnage de Nice (14 juillet 2016) et de l’égorgement du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du Rouvray (26 juillet 2016), la question du « burkini » a embrasé la France, façonnant une panique morale qui s’est développée en trois temps. Rappelons rapidement les faits.

    1. Les ingrédients de la panique

    Tout d’abord, on apprend qu’un parc aquatique privé, le Speedwater, se prépare à accueillir lors d’une journée en septembre, à l’initiative de l’association musulmane « Smile » (pour : Sœurs Marseillaises Initiatrices de Loisirs et d‘Entraide), un public de femmes qui devront porter un burkini ou un « jilbeb », bref, un maillot de bain islamique. Les enfants des deux sexes seront autorisés à participer à cette journée, jusqu’à 10 ans pour les garçons.

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  • OFCE - Quel premier bilan tirer du salaire minimum allemand ?

    18 juillet 2016

    Par Odile Chagny (IRES) et Sabine Le Bayon

    Un an et demi après l’introduction d’un salaire minimum interprofessionnel légal, la Commission chargée tous les deux ans de son ajustement a décidé le 28 juin dernier de l’augmenter de 4 %. Au 1er janvier 2017, il passera ainsi de 8,50 à 8,84 euros de l’heure. Ce billet propose un premier point d’étape sur la mise en œuvre de ce salaire minimum en Allemagne. Il met en évidence que le salaire minimum produit bien les effets qui en étaient attendus, contribuant à réduire les disparités salariales entre anciens et nouveaux Länder, ainsi qu’entre les plus qualifiés et les moins qualifiés. En établissant une reconnaissance de la valeur salariale des boulots « d’appoint » (ie les mini-jobs), le salaire minimum  a rendu ces formes marginales d’emploi beaucoup moins attractives pour les employeurs, une rupture majeure au sein de l’Etat social. Mais le salaire minimum a eu aussi des effets moins heureux. En lien vraisemblablement avec un aplatissement des grilles salariales au niveau du salaire minimum, certaines catégories de salariés dans les anciens Länder auraient en effet pâti de la modération salariale qui leur a été imposée juste avant l’introduction du salaire minimum. Les entreprises auraient ainsi limité l’effet du salaire minimum sur leurs coûts salariaux totaux.

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  • La Vie des Idées - Quand la gauche était au pouvoir À propos de : Mathias Bernard, Les Années Mitterrand. Du changement socialiste au tournant libéral, Belin

    Le premier septennat de Mitterrand : grandes réalisations de la gauche au pouvoir ou fin des espérances collectives ? Politique de modernisation ou trahison du peuple ? Retour sur la décennie 1980, qui achève la « seconde révolution française ».

    Recensé : Mathias Bernard, Les Années Mitterrand. Du changement socialiste au tournant libéral, Paris, Belin, 2015, 349 p.

    C’est un sujet complexe, tant scientifiquement que politiquement, qu’étudie Mathias Bernard, historien spécialiste des phénomènes politiques contemporains. Le premier septennat de François Mitterrand constitue un objet d’étude marqué par une double spécificité. Il suscite un défrichement croissant de la part des historiens, facilité par l’ouverture des archives, le « refroidissement » des enjeux et le renouvellement des thématiques.

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  • Non Fiction - Il faut rouvrir le débat sur la RTT !

    Résumé : Accroissement du chômage, ralentissement de la croissance : les promoteurs de la réduction du temps de travail se remobilisent.  

    Même avec le renfort d’Albert Einstein, qui préconisait en 1933 de réduire le temps de travail, il sera compliqué de remettre au centre des discussions de politique économique la réduction du temps de travail, tant la droite et le patronat ont martelé, depuis les lois Aubry, à quel point celle-ci avait contribué à affaiblir notre économie.

    Un appel publié il y a quelques semaines par la revue Alternatives économiques a participé, modestement, à remettre la réduction du temps de travail sur le devant de la scène. La polémique déclenchée ces jours-ci à propos d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur les 35 heures, non publié, y contribue à son tour, de même qu’une note du think tank Ecolinks, datant de 2015 et publiée sur le site de la Fondation Jean Jaurès, qui préconise d’aller vers la semaine de 4 jours.

    Le livre de Pierre Larrouturou et de Dominique Méda, qui ont tous les deux déjà beaucoup œuvré en faveur de la réduction du temps de travail, s’inscrit dans le même mouvement, en nous rappelant les arguments en sa faveur pour remédier au chômage de masse que renforcent certaines évolutions récentes.

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  • Observatoire des inégalités - Salariés au Smic : portrait d’une France populaire

    7 juillet 2016 - 95 % des salariés payés au salaire minimum sont ouvriers ou employés. Près des deux tiers sont des femmes. Les jeunes aussi sont surreprésentés.


    Qui sont donc les smicards ? Qui sont ces salariés payés au minimum syndical ? On dresse rarement le portrait de cette « France d’en bas » des salaires qui chaque année attend de savoir si elle aura droit ou pas à quelques euros de plus que l’inflation. Cette France a pourtant un visage : la quasi-totalité des personnes payées sur la base du salaire minimum sont des ouvriers ou des employés, comme le montre une enquête du ministère du Travail qui n’a pas fait grand bruit lors de sa publication tant le désintérêt médiatique est grand sur la question [1]. Plus de la moitié des salariés au Smic sont des employés (caissiers, vendeurs, etc. ), alors que ces derniers représentent 29 % de l’ensemble des salariés des entreprises de dix salariés ou plus. 38 % sont des ouvriers, qui rassemblent pourtant 30 % des salariés. 22 % des smicards sont des ouvriers non qualifiés, plus de deux fois plus que leur part parmi les salariés (9 %) [2]. À l’opposé, les cadres supérieurs et professions intermédiaires ne représentent que 5 % des smicards mais 40 % de l’ensemble des salariés. Au total, un quart des employés non qualifiés et un cinquième des ouvriers non qualifiés ne touchent que le salaire minimum, contre 0,1 % des cadres et 1,9 % des professions intermédiaires.

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  • La Tribune, Romaric Godin - La relance budgétaire revient en grâce, mais la zone euro l'ignore

    L'air du temps change fondamentalement durant cet été 2016 : les limites de l'orthodoxie budgétaire et de son complément monétaire deviennent si patents que l'idée d'une relance par la dépense publique revient en force. Mais pas en zone euro, où l'on croit encore à la vertu budgétaire.

    Qui l'eût cru ? Voici que, désormais, l'idée d'une action budgétaire pour en finir avec la croissance molle et le risque déflationniste refait surface avec vigueur dans le débat économique. Certains signes ne trompent pas. L'agence Bloomberg y a consacré mardi 2 août une dépêche, et la banque d'affaires étasunienne Bank of America-Merrill Lynch affirme dans une note parue le même jour - pour le regretter certes - que « le relais de la politique économique est en train de passer de la politique monétaire à la politique budgétaire ».

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  • Jean-Marie Harribey - Livres pour l’été (3) : la dette pour mettre la société en ordre, c’est-à-dire au pas

    Le sociologue Benjamin Lemoine a publié ce printemps L’ordre de la dette, Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché (La Découverte, 2016), un livre qu’aurait dû écrire n’importe quel économiste un peu rigoureux. Hélas pour la profession des économistes, c’est un sociologue qui l’a fait, et c’est tant mieux pour tout le monde. Car il montre à quel point la compréhension de l’économie doit aux autres sciences sociales quand elles sont mobilisées et qu’on ne laisse pas à l’économiste standard le monopole du discours. Il nous propose un livre d’histoire de la financiarisation de l’État français, un livre de sociologie des très hauts fonctionnaires du Trésor public et des banquiers, et un livre d’épistémologie par la défétichisation des comptes publics.

    Benjamin Lemoine commence par raconter comment l’État français est passé d’un financement maîtrisé de ses déficits par le biais du « circuit du Trésor » à un financement obligé sur les marchés financiers. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’État mène la reconstruction. La principale institution au service de celle-ci est le Trésor public. On pense généralement que le Trésor public est une sorte de caissier de l’État qui enregistre ses recettes et ses dépenses. Mais la particularité de l’après-guerre est que l’État a mis en place un « circuit » du Trésor pour être « l’investisseur et le banquier de l’économie nationale » (p. 48). Concrètement, l’État oblige les banques à déposer leur trésorerie sur le compte du Trésor public que celui-ci a à la Banque de France. Ainsi, les banques sont des « correspondants du Trésor » et se voient également contraintes de souscrire aux bons du Trésor en proportion d’un plancher de leurs propres dépôts recueillis auprès de leurs clients. La mise à disposition de ressources pour l’État évolue donc en fonction de la masse monétaire de l’économie nationale.

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