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Analyses - Page 134

  • Le Media - Henri Sterdyniak : « Parler de revenu universel d’activité est un scandale »

    Henri Sterdyniak est un économiste membre des Economistes atterrés et de l’OFCE. Le Média s’est entretenu avec lui au sujet du Plan pauvreté dont les propositions ont été déclinées hier.

    Le Média : Une étude sortie en début de semaine expliquait qu’un Français sur cinq ne parvenait plus à se nourrir correctement. Le Plan pauvreté d’Emmanuel Macron se dit ambitieux. Les 8 milliards d’euros annoncés pour le financer vont-ils suffire pour endiguer un tel problème ?

    Henri Sterdyniak : Vous plaisantez ? Les 8 milliards, c’est bidon. On ne sait pas comment ça sera réparti, ni ce que ça représente exactement par an. Le grand problème est que le RSA est très faible et que beaucoup de gens sont en situation précaire parmi les familles monoparentales et les familles nombreuses. Il n’y a pas grand-chose pour eux dans ce plan. Ce n’est pas ça qui va réduire massivement la pauvreté. Il aurait fallu augmenter le RSA.

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  • Les Echos - Les Echos - Hubert Védrine : « Les élites doivent écouter les demandes d'identité, de souveraineté et de sécurité des peuples »

    En cette fin d'été 2018, le monde vous paraît-il plus dangereux, par exemple, qu'il y a cinq ans ?

    Le monde est dangereux sur certains plans et dans certaines régions. Mais il n'y a pas de risque d'enchaînements automatiques, et nous ne sommes pas à la veille d'un affrontement général. Ce sont plutôt nos illusions - occidentales, européennes ou françaises - sur la « communauté internationale » qui s'évanouissent les unes après les autres. A cet égard, Trump est autant un révélateur, une cause, qu'un facteur aggravant. Le plus dangereux c'est le compte à rebours écologique qui n'est pas assez pris au sérieux. Pour le reste, en géopolitique : mer agitée à très agitée partout.

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  • Observatoire des inégalités - Un million de travailleurs pauvres en France

    Un million de travailleurs vivent avec moins de 850 euros par mois. Avoir un emploi ne protège pas de la pauvreté, notamment pour ceux qui travaillent à temps partiel ou alternent des périodes de travail précaire et de chômage.
     
    Un million de personnes exercent un emploi mais disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, fixé à la moitié du revenu médian (846 euros par mois pour une personne seule en 2015). Si on fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian (1 015 euros en 2015), on en compte deux millions.
     
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  • Non Fiction - Comment enseigner en démocratie ?

    Le Bréviaire des enseignant-e-s d’Irène Pereira est un ouvrage d’éthique professionnelle qui s’adresse en particulier aux enseignant-e-s et à leurs formateurs/trices, mais dont le propos concerne plus largement tout professionnel-le ou futur professionnel-le. Son objectif est de mener une réflexion d’ordre philosophique sur les relations entre la science, l’éthique et la pratique professionnelle. Il s’appuie sur la relecture de plusieurs auteur-e-s tels que Paulo Freire, Simone Weil, Jurgen Habermas ou encore Theodor Adorno.

    Dans un premier temps, Irène Pereira propose une réflexion sur l’usage de la science par les autorités politiques en démocratie. En s’appuyant sur des auteurs de la tradition philosophique, elle s’attache à démontrer que les résultats scientifiques ne peuvent pas orienter à eux seuls les décisions politiques, au risque de tomber dans un écueil technocratique. Si la science peut permettre de déterminer des moyens efficaces, elle ne peut pas décider des valeurs visées par l’action politique, qui relèvent de la décision démocratique.

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  • La Vie des Idées - Les secrets bien gardés de la finance internationale

    Explorant le monde très fermé des gestionnaires de fortune, B. Harrington plonge au cœur de la globalisation du capital. Piliers de la complexe architecture financière internationale, ils protègent, font croître et circuler le capital des plus riches en contournant les régulations étatiques.

     À propos de : Brooke Harrington, Capital Without Borders. Wealth Managers and the One Percent, Cambridge MA : Harvard University Press, 2016, 318 p.

    Qui sont les gestionnaires de fortune (« wealth managers ») ? En quoi consiste leur métier ? À l’heure de l’accroissement des inégalités dans le monde, Brooke Harrington, Professeure de sociologie économique à la Copenhagen Business School, s’intéresse à ces acteurs clés du système de gestion, d’accumulation et de circulation du capital.

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  • Non Fiction - Les raisons de l’immigration africaine

    Depuis 2007, Stephen Smith est professeur d’études africaines à l’Université Duke aux États-Unis. Auparavant, cet Américain mène une carrière de journaliste spécialiste de l’Afrique. Correspondant sur ce territoire pour l’agence de presse Reuters ainsi que pour Radio France International (RFI), il collabore, ensuite, à la réalisation d’articles et de reportages sur ce continent au sein de plusieurs organes de presse notamment français (Libération, Le Monde, Le Monde diplomatique). Stephen Smith est également l’auteur de plusieurs livres sur ce même continent, tels que Négrologie. Pourquoi l’Afrique meurt . Sa publication suscite alors de vives réactions de la part des opposants de la « Françafrique » , qui reprochent à Stephen Smith une vision néocolonialiste et caricaturale des réalités sociales du continent africain.

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  • Le Vent se lève - Climat : la société civile n’est malheureusement pas la solution

    Les appels à sauver le climat se multiplient ces derniers jours, à grand renfort de personnalités et de grands médias. Le succès des Marches pour le Climat du 8 septembre est inédit. Alors qu’un sondage, réalisé après le départ de Nicolas Hulot, témoigne encore une fois de l’importance grandissante de la question climatique en France (76% des Français interrogés veulent que l’écologie soit une priorité du gouvernement), on observe néanmoins un fait : pas d’évolution notoire en termes de politique climatique, relativement à l’urgence d’agir. Ce constat évident amène pourtant beaucoup des acteurs historiques de l’écologie à persister dans une erreur. Celle de dire que la solution à l’inaction politique réside dans la seule « société civile». Si cette dernière peut jouer un rôle en matière d’écologie, c’est surtout lorsque ses actions préparent la prise du pouvoir. En effet, seul l’État peut opérer une transition écologique profonde et surtout rapide.

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  • Le Vent se lève - « Progressistes » contre « nationalistes » : Macron et Salvini, meilleurs ennemis ?

    C’est la rentrée, et avec elle, le coup d’envoi de la bataille pour les élections européennes. A neuf mois du scrutin qui se tiendra en mai 2019, Emmanuel Macron passe à l’offensive en construisant un clivage entre nationalistes et progressistes en France et en Europe.

    L’Elysée avait promis une « rentrée européenne de combat ». L’expression vaut aussi bien pour la scène internationale qu’en matière de politique intérieure. La séquence qui s’ouvre est en effet celle des élections européennes, thème qui dominera l’actualité politique pour l’année à venir. Dans la bataille qui s’annonce, Emmanuel Macron poursuit la stratégie appliquée depuis le début de son mandat : incarner l’ouverture contre le repli sur soi. En d’autres termes, dichotomiser l’espace politique entre progressistes et populistes.

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  • La Vie des Idées - Les dilemmes de l’Europe nordique

    Les élections législatives du 9 septembre 2018 pourraient bouleverser le paysage politique en Suède. Le parti national-populiste menace les sociaux-démocrates. Les mutations de l’État-providence et l’immigration ont modifié en profondeur le paysage social et politique.

    Depuis maintenant une vingtaine d’années, la situation politique dans les pays nordiques semble être devenue de plus en plus instable. Sans doute est-ce un constat plus marquant par contraste avec « l’oasis » de stabilité politique, à dominante social-démocrate, qu’a longtemps constitué cette région nordique. D’aucuns considéreront cependant qu’il faut remonter aux années 1970 pour comprendre les origines de cette déstabilisation progressive, avec l’avènement des partis du progrès danois et norvégiens [1], les premières dissensions sur le projet européen et les effets d’une conjoncture économique et idéologique profondément renouvelée.

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  • Telos - La punition économique des autocrates

    Chavez et Maduro, Mugabe, Milosevic, les époux Kirchner et Erdogan (entre autres) ont en commun d’être des autocrates. Ils partagent aussi le privilège douteux d’avoir plongé leurs pays dans le chaos économique. Ils rejoignent une longue lignée de dirigeants trop sûrs de leur génie pour prendre des conseils et laisser des personnes compétentes s’occuper des questions économiques. Ce n’est d’ailleurs pas une loi du genre. Certains, malgré toutes les horreurs qu’ils perpétuent, ont parfois la sagesse de faire appel à des économistes compétents.

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  • Fondation Jean Jaurès,Jérôme Fourquet, Iannis Roder - L’école, catalyseur de la fragmentation de la société française

    En dépit de sa vocation égalitaire, l’école de la République est concernée au premier chef par la persistance, voire le renforcement d’une fracture sociale qu’elle ne parvient pas à résorber. En cette veille de rentrée scolaire, Iannis Roder et Jérôme Fourquet montrent en quoi l’école est un terrain privilégié pour observer les divers processus de fragmentation de la société française.

    I - Quand la fracture sociale s’invite à l’école 

    L’enquête internationale PISA de 2015 a une nouvelle fois fait ressortir certaines spécificités du système éducatif français. Parmi tous les pays de l’OCDE, c’est en effet en France que la corrélation entre le niveau social des parents et les performances scolaires des élèves est la plus forte. Alors que notre pays affiche l’un des budgets les plus importants pour l’éducation des pays développés, le déterminisme social pèse toujours très fortement sur la trajectoire scolaire des enfants.

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