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11/01/2017

Non Fiction - ENTRETIEN – « Que faire des classes moyennes ? » avec Nathalie Quintane

Auteure de plusieurs récits-essais inclassables aussi surprenants que Tomates (P.O.L, 2010) ou Les années 10 (La fabrique, 2014), l'écrivaine Nathalie Quintane récidive avec Que faire des classes moyennes ? Pour Nonfiction, elle revient sur ce livre et sur l'apathie politique des classes moyennes  produit, d'abord, peut-être, d'une suroccupation ?

Nonfiction : Au terme de l’enquête que constitue ce livre, pensez-vous pouvoir caractériser les classes moyennes ?

Nathalie Quintane : Je n'en suis pas sûre : elles ont tendance à fuir par les bords. Cela dit, d'autres l'ont très bien fait pour moi, et pour nous. Le livre s'efforce de reprendre, parfois assez scrupuleusement, ce qu'ils nous en disent et donc ce qui les (et nous) caractérise dans le discours.

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20:40 Publié dans Réflexions | Tags : nathalie quintane | Lien permanent

07/01/2017

La Vie des idées - Figurations du politique À propos de : Myriam Revault d’Allonnes, Le miroir et la scène. Ce que peut la représentation politique, Seuil.

On pointe souvent le défaut de représentativité de nos démocraties électorales. Encore faut-il s’entendre sur ce qu’on nomme « représentation ». M. Revaut d’Allonnes, en soulignant la polysémie du terme, engage une réflexion indispensable pour la refondation de notre système politique.

 
Recensé : Myriam Revault d’Allonnes, Le miroir et la scène. Ce que peut la représentation politique, Paris, Seuil, 2016, 208 p., 19 euros.

L’ouvrage de Myriam Revault d’Allonnes, s’ajoutant à une littérature déjà vaste consacrée à la représentation politique, entend porter sur elle le regard décentré de la philosophie. Les thèses générales énoncées dans l’introduction, et qui sont présentées par la quatrième de couverture comme une surprise réservée au terme du parcours, ont cependant déjà été mises en lumière par plusieurs études : la bonne représentation, au sens d’une parfaite concordance entre représentants et représentés, n’a probablement jamais existé [1], la représentation a pris la place de l’incarnation ancienne [2], elle a partie liée avec la perte de substance de la communauté politique propre à la Modernité, la société moderne n’accédant dès lors à elle-même que sur le mode de la non-coïncidence à soi [3], ou encore la représentation est affaire de présence et non pas seulement de figuration [4]. C’est donc au premier chapitre qu’il faut se reporter pour que s’annoncent des aperçus originaux sur la représentation.

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Actuel Marx (2010) Communisme ou démocratie radicale ? par Chantal Mouffe

Que devons-nous penser du renouveau actuel de l’idée de communisme chez certains intellectuels de gauche ? « L’hypothèse communiste » est-elle absolument nécessaire à l’élaboration d’une politique de l’émancipation ? Faut-il concevoir l’idéal égalitaire comme si intimement lié à l’horizon du communisme que son accomplissement entraîne nécessairement le retour d’un modèle aussi contesté ? Ou bien n’est-il pas temps d’envisager les choses différemment ?

REPENSER EN PROFONDEUR LES PRINCIPES DU PROJET COMMUNISTE

Tout en étant d’avis qu’il est impératif de récuser la position largement partagée selon laquelle l’échec désastreux du modèle soviétique implique le rejet du projet émancipateur dans son intégralité, je suis convaincue que cette expérience tragique a d’importantes leçons à nous apprendre, et qu’il est nécessaire de repenser en profondeur quelques-uns des principes essentiels du projet communiste. Il serait en effet trop facile de se contenter de déclarer que « le socialisme tel qu’il existe » ne représente que la mise en œuvre imparfaite d’un idéal qui n’a pas encore vu le jour. Bien sûr, nombre des facteurs qui l’ont dévoyé pourraient être évités, et les conditions actuelles offrent probablement un contexte plus favorable. Mais certains des problèmes rencontrés ne peuvent se réduire à une simple question de mise en œuvre et sont liés à la manière dont cet idéal a été conceptualisé. Si nous voulons rester fidèles aux idéaux qui ont inspiré les divers mouvements communistes, nous devons analyser comment ces mouvements ont conçu leurs buts, de manière à comprendre pourquoi ils se sont si désastreusement fourvoyés.

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04/01/2017

Non Fiction - Politique et religion : allons aux faits (Régis Debray)

Résumé : Douze chroniques radiophoniques dévoilent, au gré d'un style sémillant, comment religion et politique, par leur mentir-vrai, disent la crudité de la condition humaine.

« Homère est nouveau ce matin et rien n'est peut-être aussi vieux que le journal d'aujourd'hui ». Les mots de Péguy donnent à sentir l'audace d'Allons aux faits. Ces douze causeries radiophoniques, mi-historiques, mi-religieuses, sont tout autant de considérations inactuelles, tant Régis Debray partage, avec le penseur de Röcken, le goût de l'intempestif. « France Culture m'a permis de résumer et clarifier, en termes simples, les travaux un peu compliqués que je mène depuis quelques décennies sur nos affaires temporelles et spirituelles ». Il n'est pas inutile de rappeler qui est ce « je » qui s'efface derrière le savoir : l'agrégé de philosophie et fondateur de la médiologie connaît son affaire théorique, tandis que l'ancien conseiller de François Mitterrand, rompu aux affaires mondaines, sait le concret du monde, le dit avec un verbe envolé, dépris de toute léthargie jargonnante.

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11:41 Publié dans Réflexions | Tags : regis debray | Lien permanent

03/01/2017

Non Fiction - Relire l'histoire de la modernité

Résumé : Une contribution au débat sur la domination de l'Occident en forme de synthèse de l'oeuvre de l'anthropologue Jack Goody.
 

Ce livre de Jack Goody, traduit et publié par les Presses de Calisto à l’automne 2016, date de 2004. Il évalue les liens supposés du capitalisme avec l’essor et les valeurs morales de l’Europe. Goody avait déjà montré   que nos représentations sur l’Europe et sur d’autres régions (orientale, asiatique) s’appuyaient sur des analyses historiques peu rigoureuses.

Goody ne suppose pas que l’Europe est coupable d’une quelconque perversion du monde, par exemple en ayant engendré le capitalisme. Il reproche simplement à ses historiens d’être eurocentristes par naïveté universellement partagée. Ce qu’il explicite dès l’entrée de son ouvrage par une citation de Vico: « Toute nation [...] pense présomptueusement avoir inventé avant toutes les autres les commodités de la vie humaine ».

Il montre que le capitalisme a existé très tôt en Chine, contredisant les analyses qu’émet Max Weber dans L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme ; que l’industrie et l’individualisme ne se sont pas développés qu’en Europe ; que les villes et ports d’Europe, démographiquement marginaux face aux campagnes du Moyen-Âge, eurent plus d’influence que ces dernières sur le devenir du continent. Le commerce de marchandises dont elles vivaient s’accompagnait d’un commerce des idées: les marchands finissaient par partager des valeurs esthétiques et intellectuelles, indépendamment de leurs conceptions du monde ou de leurs religions. Le goût du luxe et de la connaissance était présent dans les réseaux de grands commerçants.

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17:37 Publié dans Réflexions | Tags : jack goody | Lien permanent

31/12/2016

La Tribune : Débat : Et moi, et moi, et moi... Alain Touraine et Cynthia Fleury

TOUT CHANGER ! - Forum Cnam La Tribune

Se transformer oui, mais au service de qui : de soi ou d'autrui (société, planète...) ? Finalement, quel "moi" pour quel "autre" ?

Pour en débattre :
- Alain Touraine, sociologue
- Cynthia Fleury, psychanalyste et philosophe

Animé par Claude Costechareyre.

29/12/2016

Le Temps - Le Temps - «Un jour, nous nous demanderons comment nous avons pu vivre sans revenu universel de base»

Philippe Van Parijs, professeur à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques de l’Université catholique de Louvain, est à Zurich ce jeudi pour parler du revenu inconditionnel de base

Les Suisses voteront le 5 juin sur une initiative populaire réclamant la création d’un revenu de base inconditionnel. L’idée? Attribuer à chaque citoyen, pauvre ou riche, une somme de base, sans contrepartie. Philippe Van Parijs, professeur ordinaire à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques de l’université de Louvain, observe le débat naissant en Suisse avec enthousiasme. Pour le philosophe qui a fondé le BIEN (Basic income earth network) dans les années 1980, le revenu de base est un vecteur d’émancipation. Il est de passage à Zurich ce jeudi pour croiser le fer avec un opposant à ce projet, l’économiste Reiner Eichenberger*

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26/12/2016

Libé - Lawrence Lessig: «On doit s’inquiéter de la manière dont Internet nourrit la polarisation»

Les réseaux et les algorithmes cantonnent les individus à leur propre bulle d’information. Il y a urgence, selon le grand spécialiste du droit sur le Net, à construire un espace où discuter des mêmes questions politiques, base de la démocratie. Et contrer ainsi le pouvoir des nouveaux souverains (Facebook, Twitter, Google…).

«Nous sommes à l’âge du cyberespace. Il possède lui aussi son propre régulateur, qui lui aussi menace les libertés. […] Ce régulateur, c’est le code.» En 2000, lorsque l’Américain Lawrence Lessig publie un article qui deviendra l’une des références de la littérature consacrée à Internet, Code Is Law («le Code fait loi»), le développement du réseau est encore porteur de toutes les utopies. Aujourd’hui, à l’heure où le code a pénétré toutes les dimensions de nos vies, et où se pose en tout domaine la question des conséquences politiques des choix technologiques, l’avertissement sonne comme une urgence. Professeur de droit à Harvard, constitutionnaliste réputé, Lessig est aussi, de longue date, un fervent promoteur des «biens communs numériques» - il a créé les licences Creative Commons, qui permettent depuis quinze ans aux créateurs de partager leurs œuvres - et de l’ouverture des données publiques.

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08:24 Publié dans Réflexions | Tags : lawrence lessig | Lien permanent

11/12/2016

Télérama - “On a le droit de vote, mais pas le droit à la parole”, “On a le droit de vote, mais pas le droit à la parole”, David Van Reybrouk, historien , historien

14:30 Publié dans Réflexions | Tags : david van reybrouk, democratie | Lien permanent

Grande conférence : Bruno Latour au musée du quai Branly

"L'anthropocène : nouvelle époque géologique marquée par l’action humaine", grande conférence théâtrale de Bruno Latour, anthropologue des sciences, directeur du médialab de Sciences po et du master expérimental en arts politiques, avec la complicité de la compagnie AccenT, à l'occasion de "L'Ethnologie va vous surprendre !" 2015.

11:00 Publié dans Réflexions, Vidéo | Tags : bruno latour | Lien permanent