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Réflexions - Page 2

  • Les Inrocks - Axel Honneth : A la recherche de la virulence perdue du socialisme

    Pour le philosophe allemand Axel Honneth, le socialisme, annoncé partout comme fini, contient encore une étincelle vivante, à condition de la replacer dans le cadre d’une théorie sociale nouvelle. Son ouvrage, “L’Idée de socialisme, un essai d’actualisation”, le prouve avec éclat.

    Qui, à part quelques égarés fidèles à l’idée qu’ils se font d’un engagement fervent, croit encore aux vertus du socialisme ? Qui sait même aujourd’hui définir les contours d’une pensée et d’un mouvement né il y a cent ans, en lien direct avec la modernité industrielle ? Si, dans le monde, quelques partis politiques dits socialistes participent certes au jeu électoral, chacun s’accorde à reconnaître que le logiciel intellectuel sur lequel ils reposent est trop flou et incertain pour promettre un avenir radieux à des idées désormais usées.

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  • La Vie des Idées - Travailler, ou pas À propos de : Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, Basic Income : A Radical Proposal for a Free Society and a Sane Economy, Harvard UP

    Parfois discuté, rarement expérimenté, le revenu universel suscite des réserves : combien coûterait-il, et est-ce seulement légitime de rémunérer chacun de la sorte ? P. Van Parijs et Y. Vanderborght expliquent que ces critiques, faibles, masquent trop souvent les avantages économiques, sociaux, humains qu’on peut escompter de cette mesure.

    Ce livre est une synthèse bienvenue sur le revenu universel, à une période où l’intérêt pour cette idée est croissant dans le débat public, notamment après le récent référendum suisse, ou encore la dernière campagne présidentielle en France. Le revenu universel souffre d’une mauvaise image provenant du caractère insolite de l’idée que l’on puisse mériter un revenu sans travail ni patrimoine, mais souffre aussi de l’arithmétique simpliste qui consiste à croire que son introduction coûterait le montant du revenu universel par tête multiplié par la taille de la population.
     
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  • Libé - Axel Honneth, avant la reconnaissance Par Robert Maggiori

    Enfin traduit, ce texte de 1985 évalue la critique du pouvoir élaborée par l’Ecole de Francfort et Michel Foucault pour dénoncer l’oubli des facteurs moraux et des sentiments, qui sont au cœur du conflit social.

    Au nom d’Axel Honneth, l’un des plus importants philosophes et sociologues européens, est attachée la notion de «reconnaissance», héritée du jeune Hegel. Pour en former la théorie - très éclairante, en ce qu’elle fournit un programme de décryptage du «social», dont il est désormais clair qu’il ne peut plus être lu uniquement en termes politiques ou économiques parce que s’y trouvent enchâssés les valeurs et les principes éthiques - le penseur allemand de Essen, 68 ans, a parcouru un long chemin.

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  • Hommes et migrations - Dominique Schnapper, L’utopie démocratique de l’égalité

    Choisir entre deux politiques : la lutte contre les discriminations ou la représentation de groupes particuliers

    Résumé

    Tous les individus sont égaux en droit. Pourtant, dans les faits, cette égalité formelle est à géométrie variable et c’est l’un des écueils du processus d’intégration. Dans une société placée sous le signe de la diversité, l’égalité des chances n’est pas garantie pour tous et la discrimination positive n’est qu’une solution provisoire. Sa pérennisation questionne la capacité de la société française de respecter ses valeurs fondatrices.
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    À partir d’une enquête réalisée auprès des élus issus de l’immigration dans les conseils régionaux, le rapport du Haut Conseil à l’intégration a le mérite de poser à nouveau les limites et les conditions de succès des politiques volontaristes d’intégration. Pendant des générations, on le sait, la société française a intégré des vagues d’immigrés non sans douleur pour les populations – c’est toujours une épreuve de s’adapter à une nouvelle culture –, non sans mouvements d’hostilité de la part des installés, mais finalement sans créer un ordre raciste ou ethnique. Aujourd’hui, le modèle semble “en panne”. Les explications oscillent entre la mise en cause des populations elles-mêmes et les caractéristiques de la société d’intégration. Il est clair que les deux interprétations ne sont pas exclusives et même, tout au contraire, qu’elles réagissent l’une sur l’autre.

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  • (3/5) 23 mai 2017: politiques macro. et inégalités en Europe (1) - D. Cohen, B. Coeuré, T. Piketty

    Table ronde « L’impact des politiques macroéconomiques sur les inégalités en Europe » Animée par Agnès Benassy-Quéré, membre associé à PSE, et professeur à l’université Paris 1, avec : - Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque Centrale Européenne : « La politique monétaire européenne » - Daniel Cohen, chaire associée à PSE, directeur du département d’économie de l’ENS : « Le design des programmes d’ajustement » - Thomas Piketty, chaire associée à PSE, directeur du World Inequality Lab, directeur d’études à l’EHESS : « L’évolution des inégalités et l’euroscepticisme »

  • La citoyenneté repensée de Dominique Schnapper

    Dominique Schnapper est sociologue et politologue, directrice d'étude à l'EHESS, ancienne membre du Conseil constitutionnel. Elle publie "De la démocratie en Française" chez Odile Jacob. Une émission présentée par Raphaël Bourgois.

    "Être démocrate, c'est respecter les institutions démocratiques." Dominique Schnapper

    Qu'est-ce que qui constitue encore le lien démocratique ? Comment décrire les transformations de la société ? Ce sont les questions auxquelles Dominique Schnapper tente de répondre depuis lus de trente ans, en sociologue.

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  • L'Humanité - La chronique philo de Cynthia Fleury : Une « forme de vie »

    La décision n’est pas uniquement rendue légitime par la règle de la majorité.

    Brexit, Trump, renforcement des régimes autoritaires et des votes extrémistes, augmentation de l’abstention, plus les jours passent et plus le climat de démocra-scepticisme semble grandir.

    Dans leur tout récent ouvrage, Antidémocratie (la Découverte, 2017), Sandra Laugier et Albert Ogien passent au crible la notion de populisme pour mieux décrypter ce phénomène de défiance à l’égard du peuple, lui refusant la capacité de la « qualité de la décision ».

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  • Capitalisme et accélération numérique - [Daniel Cohen et Alexandre Cadain]École normale supérieure Ajoutée le 15 mars 2017

  • Libé - Démocrate ou républicain ?

    Face à l’autonomie grandissante des citoyens, République et démocratie doivent s’adapter. Quel est le meilleur modèle ? Deux livres apportent leur réponse.

    C’est un article daté de 1989 et publié dans l’Obs par Régis Debray. La France est secouée par l’affaire du voile du collège de Creil (Val-d’Oise), son modèle républicain est bousculé. Faut-il refuser l’accès d’une salle de classe à deux jeunes musulmanes voilées ? Bonne action, clamera le républicain. Non, mauvaise action, s’indignera le démocrate. Ainsi, le philosophe résume-t-il le débat.

    Anti-democratie Albert Ogien et Sandra Laugier, La Découverte, 224 pp., 19 €.

    De la démocratie en France Dominique Schnapper, Odile Jacob, 352 pp., 26 €.

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  • La Vie des Idées - La vie rêvée des sociétés À propos de : Erik Olin Wright, Utopies réelles, La Découverte

    Dans un ouvrage magistral, Erik Olin Wright offre une réflexion d’ensemble sur les conditions du changement social. Son socialisme démocratique renoue avec l’ambition émancipatrice des sciences sociales. Mais quelle subjectivité politique pour porter ce changement ?

    Le livre d’Erik Olin Wright, initialement paru en 2010 et récemment traduit en français, constitue une somme à l’ambition considérable, qui vise à redéfinir la question du changement social au XXIe siècle. Il parvient à penser ensemble des éléments souvent appréhendés séparément : une critique du capitalisme, des propositions d’alternatives concrètes et des stratégies de transformation sociale. Plus qu’un simple triptyque logique, qui forme les 3 parties de l’ouvrage, il s’agit des différentes étapes d’un même projet visant à réarmer scientifiquement la critique après l’échec du socialisme réel. Car l’oxymore que constituent les utopies réelles n’est rien de moins que cela : une réponse à la chute du mur de Berlin, fruit de 20 ans de réflexions muries depuis le camp du post-marxisme et du marxisme analytique. Aux yeux de Wright, une condition essentielle du changement social est la construction, ici et maintenant, d’utopies en acte qui, en donnant à voir leur efficacité, contribuent à réarmer le camp des radicaux, trop souvent déprimés par l’échec de leurs mobilisations. Les utopies réelles, en démontrant qu’un horizon de dépassement du capitalisme n’est pas une chimère, contribuent à (re) mobiliser ceux qui bien souvent se résignent devant l’ampleur de la tache ou l’absence d’alternative crédible.

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