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01/05/2015

Motion B : « Le Poing, la Rose et le Muguet ! » Retrouvez la newsletter n°2 de la motion B.

Plus qu’un simple symbole, la fête du 1er mai nous ramène chaque année à l’essentiel. Pour la Gauche, il n’est de réforme utile que si elle est porteuse de progrès, de protection pour les plus faibles et de promesse d’émancipation pour tous. Et cette dimension s’incarne en premier dans la conquête de nouveaux droits dans le monde du travail.

La mémoire collective de notre pays retient que chaque fois que la gauche a été au pouvoir, cela s’est traduit par des avancées sociales majeures. Accords de Matignon en 1936, retraite à 60 ans en 1981, réduction du temps de travail et CMU avec L. Jospin. L’histoire socialiste est celle du progrès.

En 2012, c’est avec ce mouvement que les Français ont souhaité renouer. Trois ans plus tard, quatre défaites électorales témoignent de leur sentiment d’abandon. Quelle marque laissera notre gouvernement ? Quelles mesures sociales revendiquerons-nous fièrement lors des prochaines échéances ?

La mode est à la critique de notre droit du travail. A droite, des dirigeants s’expriment tous les jours pour signifier leur volonté de déconstruire le code du travail. Plus surprenant, des voix se font entendre à gauche appelant à « casser les barrières », faciliter les licenciements,... Notre seul discours audible ne peut être celui de toujours plus de flexibilité sans protection.

Ce  n’est pas pour cela que la gauche a été élue. Ce n’est pas pour cela que les Français ont choisi François Hollande. Oubliés les discours de campagne centrés sur le quotidien des salariés, des jeunes et des retraités, nous sommes ressentis comme ne parlant que de marges, de « coût » du travail, de « charges » sociales. A force de laisser penser que les salariés sont réduits à un coût, ils se détournent de nous.

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31/03/2015

Propositions du collectif Vive la Gauche ! Pour un contrat de rassemblement

L’état réel de la France ne fait pas de doute. L’impuissance à y remédier nous vaut une nouvelle défaite, la troisième en un an. Les résultats du Front National et l’abstention confirment la déception et le désarroi de millions de Français. La vie démocratique française en sort gravement et durablement changé. Le tripartisme d’aujourd’hui est un risque immense pour demain. Continuer sans rien changer, c’est sous-estimer l’ampleur du choc politique. Une embellie mineure ne pourra prévenir d’autres catastrophes majeures.

La crise démocratique qui vient de se traduire dans les urnes exige que nous répondions à la demande de justice dans la République, et d’efficacité face au chômage. Nos propositions pour les douze prochains mois constituent un agenda de réforme, qu’une majorité enfin rassemblée peut dès maintenant assumer et défendre, sans renoncer et sans se renier.
Sans changements sincères dans les politiques, sans renouvellement de la pratique du pouvoir, la dispersion de la gauche sera irréversible. Les Français veulent sentir que ceux qu’ils ont choisis en 2012 se battent sans relâche pour redresser le pays. Mais la France ne changera pas sans les Français. Tout Français porteur d’un projet doit être accompagné. Le destin de chaque jeune dans notre pays ne doit pas être figé dès le plus jeune âge.
Porteurs de l’espérance de très nombreux socialistes et de beaucoup de Français, nous ne nous laisserons pas enfermer dans une fronde, ou dans la démoralisation. Nous appelons à ce qu’une grande Gauche se rassemble sans retard, pour soutenir des politiques nouvelles, au service de nos engagements.

Le « Plan République » : un plan en urgence et dans la durée pour l’égalité sur tous les territoires de la République.

– Particulièrement dans les territoires en difficulté :
Arrivée en grand nombre d’enseignants et d’acteurs de l’éducation / prévention spécialisée, ouverture de nouvelles maisons de services publics, accélération du déploiement de l’accès au Très Haut Débit, implantation de nouveaux centres de santé et de maisons de santé pluridisciplinaires, soutien aux projets et équipements culturels, appui financier aux associations ;

– Engagement général pour le logement :
o Développer des Opérations d’Intérêt National sur le territoire pour contraindre les maires réticents à bâtir.
o Lutter contre la spéculation et la rente foncière pour libérer les terrains privés constructibles.
o Systématiser la vente à la Caisse des dépôts des terrains publics qui ont vocation à accueillir du logement en particulier lorsque la cession par les administrations ou entreprises publiques traine en longueur.
o Augmenter les aides à la pierre pour relancer la construction de logements sociaux à loyers abordables.
o Appliquer sans faiblir la loi ALUR : Garantie des loyers, création des observatoires des loyers, montée en puissance de l’encadrement des loyers.
o Utiliser sans délais le droit de préemption de l’Etat dans les communes qui refusent de construire des logements sociaux.

– Supprimer immédiatement la baisse des dotations aux collectivités locales.

Face au chômage de masse, le soutien massif et ciblé à l’investissement privé et public.

– Redéploiement des sommes accordées aux entreprises sans contrepartie à travers le CICE et le Pacte de responsabilité afin de financer l’investissement ;

– Le secteur bancaire et financier au service de l’économie réelle
o Création d’une responsabilité territoriale des banques pour les PME, TPE, en création, développement, transmission. Loi pour la transparence de l’activité locale des banques, notation par agence indépendante de l’exercice de cette responsabilité territoriale.
o Mettre en œuvre des sanctions dissuasives pour les établissements bancaires favorisant l’évasion fiscale.
o Fin des activités des banques françaises dans les paradis fiscaux.

– Relancer l’innovation et la recherche.
o Création du CICER via la fusion du CICE et du CIR. Ce crédit d’impôt ne doit plus être assis sur la rémunération et la masse salariale.
o Financement des emplois de la recherche publique et privée.

– Taxation des transactions immobilières de très haut niveau et une contribution de solidarité urbaine.

– Une nouvelle politique industrielle : la transition énergétique
o Création d’un fonds d’investissement pour répondre aux objectifs de la loi Transition énergétique (limitation du nucléaire à 50% en 2025, montée des énergies renouvelables à 23% en 2020 et 32% en 2030). Ce fonds renforcerait les crédits nécessaires à la réhabilitation thermique des bâtiments privés et publics, mais aussi aux mutations industrielles et agricoles ou au développement de l’économie circulaire, des circuits courts.
o Relance les plans de la Nouvelle France industrielle liés à la transition énergétique (voiture 2L/100, énergies renouvelables, avions électriques, TGV du futur, navires écologiques, rénovation thermique des bâtiments, etc.).

– Un appui fiscal aux entreprises qui privilégient l’investissement et l’ancrage local. Un crédit d’impôt spécifique à l’économie sociale et solidaire.

– Relancer un cycle de concertation avec les partenaires sociaux sur l’ensemble des questions de la vie au travail (santé, conciliation avec la vie personnelle) et de la formation professionnelle.

– Renouer avec la défense des couches populaires et des classes moyennes :

o Un « bouclier de pouvoir d’achat » pour les salariés, fonctionnaires et retraités des catégories populaires. Ni perte, ni gel.
o Augmentation progressive et concertée des bas salaires.
o Lutte contre la précarité et amélioration de certaines prestations (élargissement du RSA socle aux jeunes, automaticité du RSA activité, etc.)
o Des mesures immédiates vers une réforme fiscale : Amorce de la CSG progressive (baisse pour les contribuables modestes) et du prélèvement à la source.

– Réorienter enfin l’Europe

– Proposer une révision des règles budgétaires européennes afin de relancer l’activité par la stimulation de l’investissement,
– Instaurer la taxe sur les transactions financières portant sur l’ensemble des produits financiers (actions, obligations, produits dérivés) en vue d’alimenter le fonds vert de lutte contre le réchauffement climatique et d’assurer des ressources financières propres à la zone euro.
– Créer une fiscalité sur le chiffre d’affaires des grandes plates-formes sur internet (Google, Amazon…) pour accélérer le déploiement des réseaux à très haut débit.
– Lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale : obligation de reporting pays par pays pour connaître la réalité de l’activité de toutes les firmes multinationales, harmonisation fiscale (assiette commune obligatoire de l’impôt sur les sociétés puis définition de taux minimum d’imposition), fiscalité des géants du numérique.
– Combattre le dumping social en proposant la révision de la directive relative aux détachement des travailleurs et la création d’un salaire minimum européen.
– Mettre un terme aux actuelles négociations sur le Traité Transatlantique, qui intègrent l’arbitrage privé, l’accord sur le commerce des services (TISA), qui menacent de dissoudre la souveraineté politique, économique et énergétique de l’Union européenne. Le gouvernement doit dire dès maintenant qu’il ne les ratifiera pas.

Rééquilibrer les pouvoirs

Remettre le Parlement au centre du jeu démocratique.
Attachés à un Parlement fort qui exerce pleinement sa mission de contrôle de l’action du gouvernement, nous appelons l’exécutif à soutenir la modernisation de nos institutions.
Le gouvernement doit prendre l’engagement de ne pas recourir à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution lors du vote solennel sur la loi pour la croissance et l’activité prévu à l’été. Ainsi, l’exécutif tournerait le dos à cette pratique archaïque et restaurerait les bases d’un dialogue nécessaire avec sa majorité.

07/02/2015

Nous sommes avec la Grèce et l'Europe

Trois cents économistes et universitaires de tous les continents, de James Galbraith à Stephany Griffith-Jones, de Jacques Sapir à Dominique Meda, appellent les gouvernements européens et les institutions internationales à « respecter la décision du peuple grec » et à « engager des négociations de bonne foi avec le nouveau gouvernement grec pour résoudre la question de la dette »
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Nous appelons les gouvernements d’Europe, la commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI à respecter la décision du peuple grec de choisir une nouvelle voie et d’engager des négociations de bonne foi avec le nouveau gouvernement grec pour résoudre la question de la dette.

Le gouvernement grec a raison de soutenir qu’une profonde réorientation est nécessaire car les politiques mises en œuvre jusque là sont un complet fiasco. Elles n’ont apporté ni la reprise économique, ni la stabilité financière, ni les emplois, ni même des investissements directs étrangers. Elles ont abîmé la société grecque et affaibli ses institutions. L’approche suivie fut purement et simplement néfaste, elle n’a permis aucun progrès qu’il conviendrait de préserver. Nous demandons aux partenaires européens de prendre acte de cette réalité qui est à l’origine de l’élection du nouveau gouvernement grec.

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00:05 Publié dans Communiqué | Lien permanent

28/01/2015

Vive la Gauche - Nos réformes structurelles : Propositions alternatives et priorités législatives pour l’emploi, l’activité et la croissance 2015-2017

Nous n’ignorons pas que la relance de l’économie ne règle pas l’ensemble des problèmes de notre République, ses inégalités et ses fractures. Mais nous savons que le redressement et la transformation, de notre modèle économique et social sont plus urgents chaque jour.

En 2015, pour faire réussir notre pays, nous proposons un ensemble de réformes réellement structurelles, qui respectent et prolongent les engagements pris en 2012.

Elles se distinguent, par leur nature et leur ampleur, des projets d’inspiration libérale, qui se polarisent essentiellement sur la réduction des budgets publics et entraînent l’affaiblissement des droits des salariés. Ces réformes attaquent à la racine les difficultés du pays, les obstacles au financement des entreprises, les retards des investissements de transitions, et portent une ambition de transformation.

En concentrant les projets actuels, dans la précipitation, sur quelques déréglementations sectorielles, on court le risque de dégâts considérables, pour beaucoup d’entreprises et de salariés. Nous faisons d’autres choix : celui des régulations ciblées, de l’intervention stratégique de la puissance publique, de l’investissement durable dans des secteurs clé, vecteurs de relance économique et de cohésion sociale, au service d’une société plus juste, plus écologique.

Soucieux de traquer les rentes abusives (après l’occasion manquée de renégocier les contrats des concessions autoroutières), nous souhaitons nous y atteler effectivement dans le domaine bancaire.

Conscients des responsabilités de chacun devant la situation réelle du pays, nous proposons de concentrer utilement la dépense publique dans les domaines prioritaires, en particulier le numérique et les énergies renouvelables.

En redéployant les ressources du pacte de responsabilité, nous dégageons les financements nécessaires aux politiques fiscales et sociales synonymes d’investissements réels : des dépenses importantes à court terme peuvent rapporter beaucoup demain, par l’augmentation du taux d’emploi, par l’amélioration de la compétitivité, et par l’avènement d’une société où progressent l’égalité et la cohésion.

Face à la récession -aggravée en 2014- en France et en Europe, le plan d’urgence que nous avons demandé en septembre dernier devient toujours plus nécessaire.

Un nouveau départ pour l’économie française, les moyens de la troisième révolution industrielle, des progrès sociaux à la clé : voilà l’enjeu de cette plate-forme.

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27/01/2015

Les économistes atterrés : Notre communiqué en soutien au peuple grec

Nous saluons le choix du peuple grec qui a accordé la victoire à un parti dont l'engagement est de sortir le pays de l'austérité et de changer les orientations européennes. Ces engagements entrent en résonance avec les chantiers que nous développons dans notre Nouveau Manifeste. Une transformation de l'Europe s’impose pour redonner aux États membres la possibilité de décider de leurs politiques économiques et sociales, c’est une exigence démocratique autant qu’un prérequis pour sortir de la crise économique, sociale et politique dans laquelle les politiques d'austérité nous enferment. Nous appelons les institutions européennes à coopérer avec le gouvernement grec, et les gouvernements de gauche à lui apporter leur soutien. Nous soutenons la proposition de Syriza d’une conférence européenne de la dette. La mise en place des politiques que le peuple grec a démocratiquement choisies implique que les institutions européennes acceptent de négocier la restructuration d'une dette insoutenable, en annulant une partie de celle-ci et en rendant le reste soutenable. Elle implique aussi de protéger la Grèce des attaques spéculatives et de laisser à son nouveau gouvernement une latitude suffisante pour conduire son programme économique et social.

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17:40 Publié dans Communiqué | Tags : economistes atterrés | Lien permanent

08/01/2015

Les Économistes Atterrés : Communiqué des EA sur la mort de Bernard Maris et l'attaque de Charlie Hebdo

Les Économistes Atterrés ont appris avec effroi l’attaque qui a frappé mercredi 7 janvier la rédaction de Charlie Hebdo.

Nous souhaitons exprimer nos sincères condoléances aux familles des victimes, présenter notre profonde solidarité avec le journal et rappeler notre attachement indéfectible aux valeurs républicaines, à la laïcité, à la liberté d’expression.

Notre douleur n’en est que plus vive depuis que nous avons appris le décès de Bernard Maris, économiste iconoclaste talentueux.

Signataire de notre premier Manifeste et combattant acharné de ses dix fausses évidences, « Oncle Bernard » n’a pas attendu la création de notre mouvement pour être atterré. Lui non plus n’aimait pas les politiques d’austérité qu’il savait nocives.

Voix forte sachant porter, Bernard Maris aimait faire entendre qu’il y a toujours des alternatives. Il déconstruisait avec talent « la grande mascarade des prédictions » des économistes néolibéraux. Il savait manier une plume aiguisée pour pourfendre ces « gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles ».

Pédagogue hors pair, défenseur de Keynes depuis toujours, Bernard Maris aimait développer la pensée riche et complexe du père de la macroéconomie contemporaine en des termes simples et compréhensibles de tous. Et en conjuguer les conséquences pour les politiques économiques de manière lumineuse.

Son Antimanuel d’économie continuera de revivifier les esprits en quête d’alternatives aux eaux glacées du calcul égoïste des manuels orthodoxes.

Bernard Maris était enfin l’un des trop rares économistes critiques à avoir un accès régulier aux médias. Ses articles dans la presse, ses chroniques sur France Inter, auront permis de faire entendre une autre musique dans un univers largement investi par la pensée dominante.

Neveux d'Oncle Bernard, les Économistes atterrés continueront d’user de sa liberté d’expression afin de persister à faire entendre cette autre musique qui lui était si chère.

Le CA des Économistes atterrés.

15:09 Publié dans Communiqué | Lien permanent

22/12/2014

Libé - Faire de 2015 une année utile pour les socialistes et les Français - 41 premiers secrétaires fédéraux du PS

Libération publie une tribune signée par 41 premiers secrétaires fédéraux du Parti socialiste, de diverses sensibilités. A six mois du congrès de Poitiers, les soutiens du président de la République lancent une démarche de rassemblement pour «constituer un pôle de stabilité […] dès que possible» au sein du parti.

L’année qui s’achève fut sans doute la pire que le Parti socialiste ait connue sur le plan électoral depuis 1993 avec trois défaites successives aux élections municipales, européennes et sénatoriales. En dépit de l’action résolue des gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls, les Français ont estimé que les résultats obtenus depuis le 6 mai 2012 n’étaient pas à la hauteur de leurs espérances.

Peut-être avons-nous insuffisamment expliqué le sens de notre action ; sans doute fallait-il insister davantage sur l’état alarmant de nos comptes publics et de notre décrochage industriel dès notre arrivée aux responsabilités. Car c’est à partir de ce diagnostic que fut mis en place le Pacte de responsabilité et l’ensemble de notre politique de soutien à l’activité économique, dans l’industrie comme dans l’agriculture, en Hexagone comme dans les outre-mer.

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25/11/2014

Mediapart : Florange, l'adresse d'Aurélie Filippetti à François Hollande

Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, est députée de Moselle. A la veille de la visite de François Hollande à Florange, elle revient sur l'histoire de la ville. « Tous les Français ont lu dans cette ville, dans ce combat, un chapitre politique et économique clef », écrit-elle, avant d'ajouter : « L’histoire de Florange est l’histoire de la crise de la parole politique. De la confiance en la parole politique. »


Le jour où Florange s’est arrêté 

Le Président de la République tient son engagement de revenir à Florange. Chaque année avait-il dit. Il y sera lundi. Il posera la première pierre du centre de recherches et saluera les investissements d’ores et déjà arrachés à Mittal : 180 millions d’euros dont 140 sont déjà débloqués. Le combat des salariés d’Arcelor n’aura pas été vain : personne n’est resté sur le carreau et une solution sociale a été trouvée pour chacun.

Voilà les acquis de Florange et ils ne sont pas minces.

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24/10/2014

Pour réussir par Martine Aubry

et les premiers signataires ayant participé à l’élaboration de la contribution : Christian Assaf, Jacques Auxiette, Philippe Baumel, Dominique Bailly, Francois Bonneau, Kheira Bouziane, Gwenegan Bui, Pierre Cohen, Romain Colas, Laurianne Deniaud, Marie Guite Dufay, Anne-Lise Dufour Tonini, Laurence Dumont, Olivier Dussopt, Jean-Marc Germain, Annie Guillemot, Daniel Goldberg, Chaynesse Khirouni, Matthieu Klein, François Lamy, Audrey Linkenheld, Philippe Martin, Klébert Mesquida, Pierre Alain Muet, Maud Olivier, Gilles Pargneaux, Christian Paul, Dominique Potier, Sylvain Robert, Pierre de Saintignon, Nicolas Soret, René Souchon, Fabrice Verdier, Frédéric Vigouroux, André Vézinhet … autres signataires

La France traverse une crise qui n’en finit pas. Les Français doutent de leur avenir, de notre force collective en tant que nation, de la politique en tant que solution. Ils ne voient plus nos atouts, ceux qui font encore de notre pays une destination pour la jeunesse du monde ou pour les investisseurs avisés. Nous ne nous résolvons pas à ce que l’espoir déserte les têtes et les cœurs.

La responsabilité écrasante de la droite dans la situation du pays est reconnue par tous. Après le crash de 2008, Nicolas Sarkozy a fui ses responsabilités en n’engageant pas les réformes de fond, tournées vers l’avenir, et en creusant les déficits et la dette à grands coups de cadeaux fiscaux.

Avec toute la gauche, nous avons travaillé à préparer l’alternance de 2012, et comme la majorité des Français, nous y avons vu le signal du changement. Cette espérance en grande partie déçue, comme l’ont exprimée deux lourdes sanctions électorales, il est de notre devoir de la faire renaître. A mi-parcours.

Nous croyons plus que jamais à l’action collective. Quand tout va bien, les choix politiques sont plus faciles. Par temps de récession partout en Europe, et de grandes transformations des modèles de développement dans le monde, la politique exige une vision et une méthode, pour entraîner et réussir. Si rien n’est écrit à l’avance, c’est bien à la volonté commune qu’il revient de faire pencher la balance, entre le redressement ou le déclin, entre la confiance ou la soumission.

Une raison profonde du malaise, même si nous pensons que les Français ont bien compris qu’il fallait réduire les déficits pour préserver l’avenir, est qu’ils ne comprennent pas quelle société nous voulons construire, sur quelles valeurs nous nous appuyons. Bref, nous donnons l’impression de ne plus porter un projet politique. Bien sûr, être de gauche, c’est bien gérer l’argent public, maîtriser dettes et déficits. Mais aujourd’hui, le moyen est devenu le but. Le cap est devenu une succession de courbes et de chiffres, 50 milliards, 41 milliards, 3%… Les Français ne voient plus à quoi servent leurs efforts. Quand on repense la politique familiale, au lieu de présenter une politique qui concilie vie familiale et vie professionnelle et qui réduit les inégalités, on aboutit à une succession de mesures budgétaires qui font perdre le sens. Même lorsque nous agissons utilement, comme en matière d’éducation, nous perdons le fil de notre projet. On ne transforme jamais le réel en renonçant à l’idéal.

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22:29 Publié dans Communiqué | Lien permanent

18/09/2014

Déclaration de politique générale du Gouvernement, Notre déclaration du 16 septembre

Notre vote exprime des désaccords devant une politique économique et sociale qui ne réussit pas. Membres de la majorité, nous exprimons par notre abstention l’urgence de réorienter des choix essentiels. Ni efficaces, ni justes, ils s’éloignent des engagements pris devant le pays, et souvent, ces dernières semaines, des principes qui fondent notre ambition socialiste.

Un vote de confiance n’est pas l’appréciation des qualités d’un homme ou d'un discours, mais l'assentiment donné au gouvernement sur la mise en œuvre concrète de sa politique. Assumée depuis l’annonce du « pacte de responsabilité » amplifiant le CICE, confirmée malgré les sanctions électorales, cette politique se trouve encore rigidifiée depuis l’été. Le remaniement récent a rétréci les bases politiques du gouvernement.

La politique de baisse massive et sans contrepartie de la fiscalité des entreprises va d'abord provoquer des effets d'aubaine importants et des augmentations insupportables de la rémunération des actionnaires. Cette politique, financée par des hausses de TVA et des baisses de dotations aux collectivités locales, n'est pas adaptée à la situation des entreprises qui souffrent d'abord de la faiblesse de leur carnet de commandes. Nous soutenons les efforts entrepris pour desserrer le carcan européen, mais nous considérons que le gouvernement ne doit pas s’enfermer dans une politique de contraction excessive des dépenses qui affaiblit la croissance et entretient le déficit.

L’érosion du pouvoir d’achat des catégories populaires et moyennes a compromis le "redressement dans la justice". Nous constatons, comme de nombreux Français, que les corrections apportées restent insuffisantes. La fonction historique de la gauche est d’initier des réformes innovantes et justes pour réduire les inégalités, en refusant clairement les réponses libérales dépassées.

Nos propositions ne portent pas sur des détails, mais sur l'équilibre et le sens d'une politique. Les "petits gestes" et les improvisations n’offrent pas une stratégie à la hauteur de la crise. Nous défendons un autre chemin, parfaitement réaliste et possible. Nous proposons de cibler les aides sur les entreprises qui investissent et créent vraiment des emplois, et de libérer les milliards d'euros correspondants pour un plan d'urgence soutenant la consommation, le logement et l'investissement des collectivités locales. La remise en chantier de la réforme fiscale et de la loi bancaire renouerait avec notre programme.

Seul un changement de politique peut redonner confiance aux Français, ressouder notre majorité et rassembler la gauche. Etre responsables et utiles à la France est la seule raison d'être de la démarche démocratique que nous poursuivrons au Parlement, à travers les débats budgétaires, et au-delà avec le collectif "Vive la Gauche !".