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Analyses - Page 146

  • L'Express - "L'antisémitisme de voisinage tue"

    Pour le politologue Jérôme Fourquet, les récentes attaques antisémites révèlent une haine du quotidien qui se banalise.

    Une sexagénaire nommée Sarah Halimi défenestrée au cri de Allah Akbar dans une HLM à Paris, un couple séquestré et cambriolé à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) au motif que "les juifs ont de l'argent", une lycéenne agressée à Sarcelles car elle porte l'uniforme d'une école juive - et l'on en passe, hélas... Le meurtre de Mireille Knoll, vendredi 23 mars - dont le motif antisémite a été retenu par la justice - vient grossir la liste déjà longue des agressions et crimes anti-juifs de la seule année écoulée. De quoi cette funeste inflation est-elle le symptôme ? Entretien avec le politologue Jérôme Fourquet, de l'Ifop. 

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  • Le Nouveau Magazine Littéraire - Le Fake mort à Tolbiac : alerte aux capitalistes du soupçon !

    La philosophe Marylin Maeso revient sur la rumeur d'un blessé grave lors de l'évacuation du campus parisien, alors qu'aucun élément n'est venu l'accréditer. Ou comment les révolutionnaires dignes héritiers de Lénine malmènent « le bénéfice du doute » pour donner du crédit à une théorie fumeuse.

    Le blessé fantôme de Tolbiac n’est plus. L’avis de décès de cette rumeur est désormais placardé dans tous les médias, et jusque dans ceux qui, à l’instar de Reporterre, de Marianne ou de Le Média, avaient relayé de manière précipitée des témoignages dans des articles dont le contenu fluctuait au rythme des palinodies de leurs sources. L’heure n’est plus aux bruits qui courent, mais à la marche lente et laborieuse de la remise en question. La route sera longue. Je n’oublierai pas de sitôt les images de Leïla décrivant, avec force détails et trémolos dans la voix, la tête ensanglantée d’un étudiant entre la vie et la mort, comme un hommage hugolien à cette commune libre universitaire qui réclamait son « Souvenir de la nuit du 4 ».

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  • Observatoire des inégalités - Les trois quarts des pauvres vivent hors des quartiers prioritaires

    Moins d’un quart des personnes pauvres vivent dans un quartier dit « prioritaire » de la politique de la ville. Ces territoires, si souvent mis en avant, ne rassemblent qu’une toute petite partie de la population aux faibles revenus. Extrait du Centre d’observation de la société.

    Moins d’un quart des personnes pauvres vivent dans un quartier dit « prioritaire » de la politique de la ville [1]. C’est logique puisque ces territoires, si souvent mis en avant, ne rassemblent qu’une toute petite partie de la population : 4,8 millions sur 63,7 millions, soit 7,5 %. Dans ces quartiers, la part de personnes pauvres est très élevée : 42 % en moyenne, plus de trois fois la moyenne nationale. Certains quartiers prioritaires connaissent des situations bien pires, avec des taux de 60 %, voire 70 %. Au total, deux millions de personnes pauvres vivent dans ces quartiers, moins du quart de l’ensemble (23 %) des plus modestes, si on utilise le seuil à 60 % du niveau de vie médian. Pas moins de 6,8 millions de pauvres (77 %) vivent hors de ces territoires.

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  • Libé - Jérôme Fourquet: «Le nouveau monde n’a pas balayé l’ancien d’un revers de main»

    Le politologue estime que nous vivons «un réalignement de l’ordre politique» qui se manifeste par «une mise en conformité du paysage électoral avec la réalité sociologique et économique du pays». Selon lui, nous assistons à la naissance d’une «nouvelle géographie électorale».

    Jérôme Fourquet dirige le département Opinion et stratégies d’entreprise de l’institut de sondages Ifop. Il vient de publier le Nouveau Clivage (Editions du Cerf) où il décrit la dernière séquence présidentielle comme fondatrice.

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  • Terra Nova - Le sentiment d'insécurité et les politiques de sécurité

    L'insécurité anime un débat passionnel en France depuis les années 1990, dont les effets politiques sont redoutables. Les controverses sont d'autant plus intenses qu'elles opposent entre elles des représentations plutôt que des faits. Mais que disent les études chiffrées ? Que peut-on tirer des données dont on dispose sur ce phénomène multiforme et les inquiétudes qui l'entourent ? Cette note de Terra Nova montre que deux variables cruciales, le lieu d'habitation et l'appartenance sociale, permettent d'analyser la perception de l'insécurité. Or, sans jamais vraiment réussir à définir une politique efficace de sécurité, on a laissé celle-ci devenir un outil de gouvernement. Au lieu de construire des choix politiques, on a laissé le débat se brouiller et s'exacerber, en comptant sur un affichage répressif, qui se durcit au fil des textes de loi. Une politique de lutte contre l'insécurité devrait a contrario partir des données disponibles. Et notamment de l'opposition entre différentes expériences de l'insécurité, qui expliquent des tensions sociales transversales (discriminations, transports, logement, éducation, accès au travail...).

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  • La Vie des Idées - Des générations de gentrifieurs

    À propos de : Anaïs Collet, Rester bourgeois. Les quartiers populaires, nouveaux chantiers de la distinction, La Découverte

    À partir d’une enquête menée dans deux quartiers gentrifiés, les Pentes de la Croix-Rousse et le Bas-Montreuil, Anaïs Collet déconstruit la catégorie de « bobos » et contribue à l’analyse des recompositions des classes moyennes et supérieures.

    Depuis son apparition en 2000 sous la plume de David Brooks [1], le terme de « bobos » a connu un succès certain. Dans son livre Rester bourgeois, la sociologue Anaïs Collet souligne le caractère flou et variable de sa signification, et lui préfère la catégorie de « gentrifieurs » regroupant les habitants de classes moyennes-supérieures résidant dans d’anciens quartiers populaires en pleine revalorisation.

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  • OFCE - L’indicateur avancé : pas de retournement du cycle de croissance

    Selon l’indicateur avancé de l’OFCE pour la France, bâti sur les enquêtes de conjoncture publiées par l’INSEE le 24 avril, la croissance de l’économie française aurait été de +0,5 % au premier trimestre 2018, en repli de 0,2 point par rapport au quatrième trimestre 2017 (+0,7 %). Pour le deuxième trimestre, la croissance devrait revenir au voisinage de +0,4 %, révisée en baisse d’un peu moins de 0,1 point par rapport à l’évaluation du mois dernier.

    Les publications successives des enquêtes confirment depuis quelques mois le tassement de l’opinion des chefs d’entreprise interrogés par l’INSEE. Les climats des affaires restent certes à un niveau élevé, mais leur évolution récente laisse penser qu’ils ont atteint leur pic conjoncturel au tournant de 2017 et de 2018.

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  • Jean Gadrey - Sur les quinze métiers qui devraient recruter le plus en 2018, douze sont non ou peu qualifiés, précaires, mal payés, à forte proportion de temps partiel et largement saisonniers.

    Selon la vaste enquête (publiée il y a quelques jours, menée fin 2017 par Pôle Emploi auprès des employeurs) « Besoins en main d'œuvre 2018 », ou « enquête BMO », il y aurait certes une hausse des projets de recrutements en 2018 (+ 18 %), mais elle concernerait pour une large part des emplois dégradés (statut, conditions de travail et bien entendu salaires). À commencer par des emplois de saisonniers, dont l’enquête indique qu’ils représenteraient 34,6 % des recrutements anticipés dans l’ensemble des 200 métiers recensés !

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  • Blog Mediapart - R. Diallo et l'antiracisme politique : défense des droits ou commerce communautaire ?

    Rokhaya Diallo expliquait récemment que son « terrain, c'est la politique ». Cette phrase anodine au détour d'un tweet donne toute la mesure d'une démarche antiraciste qui se démarque d'une approche du respect des droits pour se focaliser sur le lobbying politique en faveur d'une minorité sans se soucier d'aspects légaux ou constitutionnels. Un article passionnant de Sabrina Maurice
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    Politique, défense des droits et puissances étrangères, un ménage à trois s'installe en France

    Rokhaya Diallo expliquait récemment que son « terrain, c'est la politique ». Cette phrase anodine au détour d'un tweet donne toute la mesure de sa démarche antiraciste, qui se démarque d'une approche du respect des droits pour se focaliser sur le lobbying politique en faveur d'une minorité sans se soucier d'aspects légaux ou constitutionnels, ni de l'égalité des droits fondamentaux entre l'ensemble des citoyens au delà de la minorité qu'elle entend représenter.

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  • Slate, G.Brustier - Les nouveaux mouvements politiques n'ont-ils aucune culture?

    À l’heure où les mouvements comme La République en marche et La France insoumise semblent plus que jamais au centre du jeu politique, ne faut-il pas au contraire jeter un regard attentif sur la forme «parti»? Non par nostalgie mais parce qu’elle répond à des lacunes des nouveaux venus.

    Maintes fois pronostiquée la fin des partis politiques n’a jamais été aussi proche de se produire que l’an passé: 2017 a été marqué par l’essor rapide et spectaculaire de mouvements politiques fondés dans le principal dessein de porter des candidatures présidentielles puis, inversion du calendrier électoral oblige, de soutenir des candidats labellisés par ces mêmes mouvements à l'élection présidentielle.

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  • Le Nouveau Magazine Littéraire - « La tentation radicale » fracture le monde académique

    Dans un livre événement, les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland accréditent l'hypothèse d'une radicalisation croissante des lycéens musulmans en France. L'islamologue Olivier Roy attaque leur méthode et dénonce une confusion entre radicalité politique et radicalité religieuse. Entretien croisé.

    Depuis sa sortie, l’enquête des sociologues Anne Muxel et Olivier Galland — La tentation radicale, enquête auprès des lycéens (PUF) — suscite la polémique. Menée durant trois ans auprès de 7 000 lycéens de 15 à 17 ans, l’étude est critiquée pour ses partis pris méthodologiques et les conclusions qu’elle formule. Selon elle, 32 % des musulmans sont « absolutistes », position qui consiste à penser sa religion comme seule détentrice de la vérité — contre 6 % des chrétiens et 1% des sans religions — et 20 % des musulmans déclarent « acceptable dans certains cas dans la société actuelle » de « combattre les armes à la main pour sa religion » — contre 9 % des chrétiens et 6,5 % des sans-religion.

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