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macron - Page 2

  • The Conversation, Luc Rouban - Le macronisme peut-il encore se réinventer ?

     

    Dans son discours du 13 avril 2020, Emmanuel Macron a mentionné la nécessité de réinventer son action politique dans le cadre du prochain « nouveau monde » qui devrait émerger après l’épidémie de Covid-19.

    Les conditions historiques d’apparition du macronisme font qu’il est contraint à la réinvention permanente dans la perspective d’une adaptation pragmatique aux réalités économiques et sociales afin de se différencier des forces politiques traditionnelles qui sont riches, mais aussi prisonnières, de valeurs et de cultures bien établies.

    Le macronisme reste toujours une formule managériale appliquée au politique où seul le résultat compte. C’est dans un contexte de fortes turbulences économiques et sociales qu’il va devoir se réinventer et on peut tenter d’en mesurer la possibilité.

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  • Marianne - Ambiguïté gouvernementale, liens d'intérêts au sommet de l'Etat : enquête sur la guerre secrète de la chloroquine

    Le Président a rencontré Didier Raoult ce 9 avril, rendant encore un peu plus ambiguë la position de l'Etat à l'égard de la chloroquine. Celle-ci a longtemps oscillé et est toujours déterminée par l'avis d'une commission du Haut Conseil de la Santé publique, dont les liens d’intérêts de son président avec des laboratoires interpellent. Enquête.

    "Une visite surprise et à l'abri des regards", nous dit La Provence. A "l'abri des regards", certes, mais une visite évoquée par tous les médias. Et lourde de sens aussi. Emmanuel Macron s'est rendu à Marseille ce jeudi 9 avril pour rencontrer le professeur Didier Raoult. Celui-ci lui aurait dévoilé une nouvelle étude validant ses intuitions et son protocole de soin. Cette entrevue intervient après des semaines d’atermoiement au sommet de l'Etat. C'est que la position du gouvernement sur la chloroquine, dont l’efficacité médicale n’est pas encore établie selon les méthodes ordinaires des essais cliniques, a fortement évolué avec le temps.

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  • C News | Réaction d'Olivier Faure à l'allocution d'Emmanuel Macron

  • Le Figaro - Budget 2020: Macron conforté par l’OFCE dans son étiquette de... «président des riches»

    Selon une étude de l’institut de conjoncture keynésien, la loi de finances votée en décembre va avoir un impact négatif sur les 40% des Français les plus modestes et ne profiter, en réalité, qu’aux classes moyennes supérieures.

    Qui seront les gagnants du budget 2020, marqué pour les particuliers par une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur les revenus et la disparition du dernier tiers existant de la taxe d’habitation pour 8 Français sur 10? La réponse de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), l’institut keynésien de conjoncture rattaché à Sciences Po, est sans appel: les classes moyennes supérieures! Un résultat qui ne va plaire à Emmanuel Macron qui se désespère de perdre son image de «président des riches» qui lui colle à la peau depuis le début du quinquennat...

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  • L'actualité des socialistes du 15 au 21 novembre

    ADP

    Les Echos - ADP : les pro-référendum tout près de la barre du million de signatures

    Selon le dernier décompte, 969.000 Français ont signé la proposition de loi référendaire. Loin des 4,7 millions de paraphes nécessaires, les opposants à la privatisation d'ADP misent sur le seuil symbolique du million pour mettre la pression sur Emmanuel Macron.

    Ils ne déposent pas les armes. Même si la barre des 4,7 millions de signatures est  depuis longtemps hors d'atteinte , les opposants à la privatisation d'ADP continuent de pousser en faveur d'un référendum d'initiative partagée (RIP). Une vingtaine de parlementaires - parmi lesquels les socialistes Olivier Faure, Valérie Rabault, Patrick Kanner, le communiste Pierre Laurent, la LFI Bénédicte Taurine et le LR Gilles Carrez - ont profité ce mercredi du Congrès des maires afin de promouvoir le dispositif, plus précisément les possibilités qui sont offertes aux élus locaux pour le faire connaître.

    5 DECEMBRE

    France Info - Grève du 5 décembre : le coup de pression de la CFDT

    La CFDT-Cheminots a annoncé se rallier à la grève du 5 décembre prochain, contre la réforme des retraites.

    Jeudi 21 novembre, la CFDT-Cheminots a annoncé rejoindre le mouvement du 5 décembre prochain contre la réforme des retraites. "Si le Premier ministre ne prend pas les choses en charge très rapidement et ne répond pas clairement à nos revendications, la CFDT est susceptible d'appeler à la grève le 5 et pas une grève carrée, une grève reconductible, pour obtenir satisfaction", a déclaré le secrétaire général CFDT-Cheminots, Didier Aubert

    RETRAITES

    Alternatives économiques - Tribune Rapport du COR : un déficit construit de toutes pièces, Henri Sterdyniak

    Le gouvernement a demandé au Conseil d’orientation des retraites (COR) de publier une nouvelle prévision des finances du régime allant jusqu’en 2030. Peu de temps donc après la projection de juin, qui allait jusqu’en 2070. Son objectif est clair : il s’agit de montrer que le système est déficitaire et donc qu’il faut des mesures de correction avant 2025, date envisagée pour la mise en place de la retraite par points, « pour redresser l’équilibre financier du régime ».

    LAICITE

    Le Parisien - Laïcité : le virage du PS

    Longtemps hésitant dans la lutte contre le communautarisme, le PS veut désormais afficher une ligne sans ambiguïté en faveur d’une République laïque.

    La décision a été prise discrètement et pourtant elle pourrait s'avérer historique. Par son importance et parce qu'elle renoue avec les sources du socialisme dont le PS — ou tout au moins une partie de ses membres — s'était considérablement écarté depuis les années 1990. Dans la nuit du 5 novembre, le bureau national du parti a décidé à l'unanimité (moins une abstention) que « le principe de la défense d'une République laïque » devait entrer dans le corpus idéologique du PS.

    LE MACRONISME

    Le Vent se lève - Jérôme Sainte-Marie : « Le macronisme est un projet minoritaire »

    Le jour de la parution de son dernier livre, nous avons retrouvé Jérôme Sainte-Marie dans un café du quartier latin. Politologue et président de l’institut PollingVox, il publie en ce mois de novembre un ouvrage intitulé Bloc contre bloc. La dynamique du macronisme aux éditions du Cerf. Enquêtes sociologiques et études d’opinion à l’appui, il y décrit la structuration du bloc élitaire qui forme la base sociale d’Emmanuel Macron. Dans ce livre, dont chaque chapitre s’ouvre par une citation de Karl Marx tirée du 18 brumaire de Louis Bonaparte, il mobilise une grille de lecture qui révèle les grandes dynamiques à l’œuvre dans le moment politique clé que nous vivons. Cet entretien est aussi le moyen de revenir sur le conflit de classes particulièrement violent qu’a constitué le mouvement des gilets jaunes et d’examiner les scénarios politiques qui s’esquissent tandis que la société française continue de se polariser autour de deux blocs antagonistes.

    Non Fiction - Le macronisme

    Deux ans après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, il est désormais possible d’analyser son ascension, ses idées et sa manière de gouverner.

    Le macronisme continue de susciter de nombreuses publications. Les plus anciennes, où l’enthousiasme de la découverte avait parfois pris une grande part, ont cédé la place à des livres qui analysent les politiques menées, le soutien ou la méfiance qu’elles s’attirent et l’action du gouvernement et en particulier du président. D’autres cherchent à éclairer, avec un peu plus de recul, les conditions qui ont permis cette conquête du pouvoir et les conclusions que l’on peut en tirer. Leur contenu est souvent très critique et les livres favorables, contrairement à la période qui avait précédé l’élection, se comptent aujourd’hui sur les doigts d’une main. Ce qui conduit à un dossier quelque peu déséquilibré, mais qui a vocation à être complété par la suite en fonction des parutions.

    BUDGET

    Public Sénat - Budget : les sénateurs PS dénoncent « une politique de Shadoks »

    Pour les sénateurs PS, le gouvernement répond aux crises sociales par des annonces qu’il finance sur d’autres budgets. « On comble en creusant ailleurs » dénonce le sénateur PS Claude Raynal, « c’est les Shadoks ».

    Pourquoi les Shadoks pompent ? On ne le saura jamais. Mais ils ont souvent été source d’inspiration pour les politiques. A la veille du début de l’examen du budget 2020 par le Sénat, les sénateurs PS dénoncent les choix du gouvernement. Ils y voient « une politique de Shadoks » raille Claude Raynal, sénateur PS de la Haute-Garonne et chef de file du groupe sur le projet de loi de finances.

    CONVENTION CLIMAT

    Reporterre - À la convention citoyenne pour le climat, les participants débattent aussi de la justice sociale

    Ce week-end s’est déroulé la troisième session de la convention citoyenne pour le climat. Les 150 citoyens tirés au sort ont présenté une trentaine de mesures à approfondir. Emmanuel Macron a annoncé qu’il serait auditionné par la convention en janvier.

    « Bienvenue dans la complexité ! » C’est par cet avertissement que l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a accueilli les 150 membres de la convention citoyenne pour le climat, réunie pour sa troisième session vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 novembre au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Cette assemblée de 150 personnes tirées au sort , puis choisies par un institut de sondage, doit proposer d’ici fin janvier 2020 des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % en 2030 « dans un esprit de justice sociale », selon les termes de son mandat. Elles seront ensuite soumises soit à référendum, soit au vote du Parlement, soit à une application réglementaire directe, comme promis par Emmanuel Macron. Le président de la République a annoncé dimanche qu’il acceptait de se faire auditionner par la convention en janvier prochain.

    Alternatives économiques - Entretien « La Convention citoyenne pour le climat est une innovation démocratique majeure »

    Professeur de science politique à l’université Paris-1, Loïc Blondiaux est membre du comité de gouvernance de la Convention citoyenne pour le climat, au titre de spécialiste de la démocratie participative. Les 150 citoyens tirés au sort ont pour mission de faire des propositions afin d’abaisser de 40 % le niveau des émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 1990) d’ici 2030, dans un esprit de justice sociale.

    Deux week-ends de travail ont déjà eu lieu et quatre autres week-ends sont programmés, la Convention étant tenue de rendre son travail le 26 janvier 2020. Il a été prévu qu’elle puisse se réunir une dernière fois, en février, après que le gouvernement ou le président de la République a pris sa décision. Loïc Blondiaux répond aux critiques dont la Convention fait l’objet et salue la qualité du travail participatif en cours.

    LYON

    Paris-Match - Sondage exclusif : Sans Collomb candidat, zizanie à Lyon

    Selon un sondage Ifop, Gérard Collomb qui a choisi de se présenter à la métropole de Lyon n’est pas assuré que la République en Marche alliée au MoDem conservent la ville. Les écologistes seraient même en tête.  

    Gérard Collomb ne pourra pas se couper en deux. Le maire de Lyon sortant a fait son choix: il sera candidat à la métropole et désignera un candidat pour diriger la liste dans la capitale des Gaules. Et c’est là que ça se corse pour l’ancien ministre de l’Intérieur. La République en Marche (LREM) alliée au MoDem ne sont pas du tout assurés de l’emporter. Selon un sondage IFOP commandé par le think tank « Lord Nelson » et que Paris Match publie en exclusivité, les élections municipales seraient marquées par un inédit morcellement électoral rendant le résultat très indécis sans la présence de Gérard Collomb à la tête d’une liste. Deux scénarios ont été testés par l’institut Ifop. Il réserve bien des surprises qui devraient alimenter le débat entre Rhône et Saône.

    PS

    RTL - Olivier Faure : le PS craint "la disparition de la gauche, si elle part divisée aux élections"

    Samedi, le numéro un du Parti socialiste, Olivier Faure, a appelé "collectivement à un grand dépassement" pour sauver son parti.

    La gauche peut "disparaître si elle part divisée aux élections", qu'elles soient "municipales ou présidentielles". Voici le cri d'alarme lancé auprès de l'AFP samedi par le numéro un du PS, Olivier Faure, qui participait à Haute-Goulaine, près de Nantes, à un forum sur la "social-écologie".

    L'ECOLE

    Observatoire des inégalités - Le parcours d’une génération à l’école selon l’origine sociale

    Données 12 novembre 2019

    Au collège, les enfants d’employés et d’ouvriers sont presque trois fois plus nombreux que les enfants de cadres supérieurs. À bac + 5, c’est l’inverse. Que s’est-il passé ?

    Au collège, les enfants d’employés et d’ouvriers sont presque trois fois plus nombreux que les enfants de cadres supérieurs. Au sommet des études supérieures, à bac + 6 ou plus, les enfants de cadres supérieurs sont sept fois plus représentés. Une étude du ministère de l’Enseignement supérieur [1] décrit la trajectoire d’une génération, celle qui a obtenu le bac en 2008, tout au long de ses études. Elle met en lumière la façon dont les écarts entre milieux sociaux se creusent au fil du temps.

    WARREN

    Telos - Elizabeth Warren est-elle socialiste?

    Avec une entrée en campagne réussie d’Elizabeth Warren, une dynamique de campagne qui lui semble favorable a depuis que Joe Biden traîne le boulet ukrainien, la question du programme devient centrale. Si Warren a repris à son compte le « Medicare for all » de Sanders, elle se veut réaliste en matière budgétaire, ne se décrit pas comme anticapitaliste, et vante les mérites du marché dont elle entend restaurer l’efficacité face à la rente, au capitalisme de connivence et à la corruption.

    HOLLANDE

    Fondation Jean Jaurès - Répondre à la crise démocratique

    Le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public à l’université de Lille, auteur du blog La Constitution décodée, analyse, dans sa sixième contribution d’une série réalisée en partenariat avec L’Hétairie, les propositions institutionnelles de François Hollande.

    C’est ce que François Hollande, président de la République de 2012 à 2017, propose d’aborder dans un ouvrage paru le 23 octobre, chez Fayard. Il a accepté de venir en débattre avec les étudiants, à la faculté de droit de l’université de Lille, ce mardi 12 novembre 2019.

    Dans le cadre d’entretiens, l’ancien président de la République répond aux questions posées par Marc-Olivier Padis, directeur des études de Terra Nova, à partir de son expérience : « J’ai pu moi-même faire le constat des ambiguïtés et des contradictions de notre Constitution. Elle tente de plus en plus mal de conjuguer le régime parlementaire avec une dérive présidentialiste qu’amplifie le quinquennat. Loin d’ajouter les avantages de l’autorité et de la responsabilité, ce mélange des genres aboutit à une confusion au sein de l’exécutif, avec la dyarchie président-Premier ministre, et à une concentration excessive des pouvoirs au détriment du Parlement. Elle conduit la majorité à l’Assemblée nationale à un dilemme impossible : la loyauté jusqu’au bout ou la fronde jusqu’à sa perte » (page 14).

  • Non Fiction - Le macronisme

    Deux ans après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, il est désormais possible d’analyser son ascension, ses idées et sa manière de gouverner.

    Le macronisme continue de susciter de nombreuses publications. Les plus anciennes, où l’enthousiasme de la découverte avait parfois pris une grande part, ont cédé la place à des livres qui analysent les politiques menées, le soutien ou la méfiance qu’elles s’attirent et l’action du gouvernement et en particulier du président. D’autres cherchent à éclairer, avec un peu plus de recul, les conditions qui ont permis cette conquête du pouvoir et les conclusions que l’on peut en tirer. Leur contenu est souvent très critique et les livres favorables, contrairement à la période qui avait précédé l’élection, se comptent aujourd’hui sur les doigts d’une main. Ce qui conduit à un dossier quelque peu déséquilibré, mais qui a vocation à être complété par la suite en fonction des parutions.

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  • Le Vent se lève - Jérôme Sainte-Marie : « Le macronisme est un projet minoritaire »

    Le jour de la parution de son dernier livre, nous avons retrouvé Jérôme Sainte-Marie dans un café du quartier latin. Politologue et président de l’institut PollingVox, il publie en ce mois de novembre un ouvrage intitulé Bloc contre bloc. La dynamique du macronisme aux éditions du Cerf. Enquêtes sociologiques et études d’opinion à l’appui, il y décrit la structuration du bloc élitaire qui forme la base sociale d’Emmanuel Macron. Dans ce livre, dont chaque chapitre s’ouvre par une citation de Karl Marx tirée du 18 brumaire de Louis Bonaparte, il mobilise une grille de lecture qui révèle les grandes dynamiques à l’œuvre dans le moment politique clé que nous vivons. Cet entretien est aussi le moyen de revenir sur le conflit de classes particulièrement violent qu’a constitué le mouvement des gilets jaunes et d’examiner les scénarios politiques qui s’esquissent tandis que la société française continue de se polariser autour de deux blocs antagonistes.

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  • Thomas Legrand - Vilani candidat à Paris! le renouveau du renouveau ou le macronisme autodestructeur en abîme!

    Vous avez vu la déclaration de candidature de Cédric Vilani à la mairie de Paris..

    Quelle chose étrange ! Un lyrisme habité qui faisait appel à l’âme de Paris, ville de liberté et de création d’art et d’histoire. Valini a cité pêle-mêle Gambetta proclamant la République, Kiki de Monparnasse, Baudelaire, Renaud, Montaigne, Rol-Tanguy. Sa lavallière, l’araignée à son revers, un grand col dur façon 18ème (siècle, pas arrondissement), son discours sur la nécessaire modernité, le plaçait hors du temps. Des mimiques, des gestes, le ton de sa voix... parfois perchée, rien n’était dans les canons de la politique. Faut-il succomber à ce charme étrange ou s’en effrayer ? Est-ce de l’audace maitrisée ou de la gaucherie ? C’est à la fois foutraque et politiquement millimétré.

    Lire et écouter, c'est ici
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  • Le meilleur de 2018/19 - Jean Gadrey - Macron et sa détestation des chômeurs et des pauvres. Pourquoi ?

     Pourquoi Emmanuel Macron et l’oligarchie au pouvoir expriment-ils tant de mépris voire de hargne vis-à-vis de millions de gens en grande difficulté ? Pourquoi les désigner comme responsables de leur chômage et de leur pauvreté ? Quel bénéfice les élites néolibérales attendent-elles de ces accusations répétitives blessantes (voir le billet précédent) ?

    Il existe différentes explications complémentaires. Mais avant d’y venir, il faut faire un détour vers le parcours qui a conduit Macron à devenir « le Président des riches ».

    MACRON COMME FONDÉ DE POUVOIR DES MILIEUX D’AFFAIRES

    C’est sans doute l’explication la plus fréquente de la politique du Président comme de ses propos anti-pauvres. Elle est juste, mais elle ne suffit pas. On la trouve fort bien démontrée par les sociologues Pinçon-Charlot dans leur dernier livre, Le Président des ultra-riches (La Découverte). On doit à ces derniers cette formule choc qui peut sembler simpliste, mais leur analyse d’ensemble la justifie : « C’est Macron le capitaliste en chef qui mène la guerre des classes » (interview dans Libération).

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  • Non Fiction - La gouvernance Macron, entre « extrême centre » et gilets jaunes

    Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée il y a deux ans, le temps de l’analyse politique semble avoir toujours un temps de retard sur les événements – la crise des « gilets jaunes » ayant éclaté à peine 18 mois après sa prise de pouvoir, sans bénéficier d’un « état de grâce » d’une année pleine. Le commentaire politique, qui sature les colonnes des journaux et les antennes radio et télévisuelles, continue, tel un hamster dans sa cage, sa rengaine trop bien connue mais ne semble plus tellement écouté ni particulièrement légitime. En effet, par paresse ou par conformisme (et parfois les deux « en même temps »), aucun éditorialiste n’a véritablement vu venir le « séisme politique » (pour reprendre leurs expressions par trop spectaculaires) des élections présidentielles et législatives de 2017…

    Or, en cette année 2019, outre des pamphlétaires en « début de carrière » – le téméraire Juan Branco semble l’embrasser avec envie…–, de premières analyses politiques de fond se font (enfin ?) jour, de la part de commentateurs prenant un peu de recul sur la situation de la « gouvernance » du pays, ce mot semblant plus pertinent pour analyser le « macronisme » au pouvoir, tant les seules réalités institutionnelles et gouvernementales ne sauraient suffire à la compréhension des enjeux.

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