Pour le sinologue Jean-Philippe Béja, l'histoire du Parti communiste chinois est celle d'une obsession : enfermer et surveiller pour mieux gouverner.
En septembre 2025, la publication de 600 gigaoctets de données internes a révélé au monde la puissance du Great Firewall. Ce dispositif, conçu de manière à censurer l’internet chinois et à épier ses utilisateurs, s’inscrit dans une longue tradition de surveillance étatique, instaurée dès les années 1940.
Selon Jean-Philippe Béja, directeur de recherche émérite au CNRS et co-scénariste de la série documentaire Les camps, secret du pouvoir chinois (Arte, 2022), la répression, l’enfermement et l’encadrement des populations constituent les instruments privilégiés de l’emprise du Parti communiste chinois (PCC) sur l’ensemble de la société. Dans Surveiller et punir en Chine. Laogai et technosurveillance, de 1946 à nos jours (La Découverte, 2026), il retrace la généalogie de ce système.
Lire la suite
________________________
________________________