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Histoire

  • LVSL - Une idéalisation des sociétés sans État ? Retour sur « Zomia ou l’art de ne pas être gouverné »

    Comment s’est déroulé le processus de formation des États au cours des deux derniers millénaires ? Quel a été son effet sur le mode de vie des populations des montagnes d’Asie du Sud-Est ? À rebours de l’histoire civilisationnelle classique, l’anthropologue James C. Scott montre au travers d’une ethnographie comment les formes étatiques se sont imposées par la violence et l’assujettissement dans cette région. Et ce, au prix d’une détérioration des conditions matérielles et psychologiques des habitants qui, pour certains, ont préféré la fuite et le nomadisme dans les hautes terres à la réduction à l’esclavagisme. En filigrane de cette ethnographie, Scott dresse un portrait rousseauiste de ces sociétés sans État, présumées plus prospères, égalitaires et pacifiques que les sociétés étatiques, au mépris parfois de quelques faits historiques sur les conditions de vie objectives de ces populations.

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  • Le mystère Mendès-France - Toute L'Histoire

    Quel nom, dans notre histoire contemporaine, éveille autant d'échos, pour avoir été si brièvement associé au pouvoir ? On dirait que ce nom de Mendès France exprime ce qui aurait dû être plus encore que ce qui a été. Voici un homme qui, n'ayant exercé l'autorité de l'État que quelques semaines en 1938 sous l'égide de Léon Blum, puis de 1943 à 1945 dans la mouvance de Charles de Gaulle, et huit mois en 1954 et 1955 au sommet des responsabilités, a su néanmoins s'imposer comme le symbole d'une conception de la vie publique, démontrant que l'action politique n'est pas avilissante par nature, ni le pouvoir pervers par essence.

  • L'Obs - L’affaire Pierre Bérégovoy : un podcast de notre série « Au cœur du crime »

    AU CŒUR DU CRIME. Qu’aurait-il pu faire de plus, de mieux, de différent pour aider son client ? La question n’a jamais cessé de hanter l’avocat pénaliste Patrick Maisonneuve après le suicide de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand, le 1er mai 1993.

    Le coup de téléphone l’a choqué, mais il ne l’a pas surpris. « C’est mon père. Mon père… » Lise Bérégovoy, l’une des trois enfants de l’ancien Premier ministre, ne peut pas en dire plus. Patrick Maisonneuve, jeune avocat de 38 ans qui se frotte depuis peu aux premiers scandales politico-financiers de l’ère Mitterrand, connaît la fin de la phrase. Nous sommes le 1er mai 1993. Pierre Bérégovoy vient de se suicider sous les platanes d’un chemin de halage, le long du canal de la Jonction, près de Nevers.

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  • Idées d'été - Libé - Rapport : Génocide au Rwanda: la France responsable mais pas complice

    Le rapport de la commission Duclert sur l’extermination des Tutsis en 1994 a été remis à Emmanuel Macron vendredi. Les historiens pointent le rôle accablant de Paris et de responsables politiques, dont François Mitterrand.
     
    «Que ça vous plaise ou non, ce qui s’est passé au Rwanda fait partie de l’histoire de France», souligne l’un des personnages de Murambi, le livre des ossements, le roman que l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop a consacré au génocide, en 1994, des Tutsis du Rwanda. De fait, c’est bien une «histoire rwandaise de la France» qu’évoque le rapport de la commission Duclert, utilisant d’ailleurs cette expression dans ses conclusions.
     
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    Rapport de la Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) remis au Président de la République le 26 mars 2021 à Paris.

  • Fondation Jean Jaurès - Organiser le monde. Une autre histoire de la guerre froide

    L’historienne Sandrine Kott analyse l’histoire de la coopération Est-Ouest entre 1947 et 1991, dans un ouvrage, "Organiser le monde. Une autre histoire de la guerre froide" (Seuil, janvier 2021), fondé sur l’exploitation de nombreuses archives et une riche bibliographie. Dans cet entretien pour la Fondation Jean-Jaurès mené par Judith Bonnin, maîtresse de conférences à l’université de Bordeaux, elle en retrace le fil et les problématiques, et revient sur la place particulière des sociaux-démocrates européens. 
    Plongeant dans les archives des organisations internationales – l’ONU et ses agences, en particulier, mais aussi des organisations non gouvernementales et de grandes fondations privées –, Sandrine Kott nous dévoile une autre histoire de la guerre froide. Ces organisations, où se rencontrent et s’opposent des acteurs issus de mondes en conflit, se révèlent être des lieux d’élaboration en commun de savoirs et de projets. Elles rendent possibles et encouragent des internationalismes structurés autour de causes qui tout à la fois rassemblent et divisent : droits de l’homme et de la femme, paix, écologie...

    Elles promeuvent l’idée qu’il est possible d’organiser le monde en régulant ses déséquilibres et ses contradictions. Enfin et surtout, elles donnent la parole à une multitude d’acteurs négligés dans les grands récits, en particulier ceux du « tiers monde » dont les revendications de justice ont puissamment marqué l’agenda international de la période. À la guerre froide a succédé l’ère du globalisme marquée par la généralisation des logiques de concurrence. Leur triomphe met en danger les espace de débats internationaux comme les projets de régulation et d’organisation du monde dont les sociétés humaines et leurs environnements naturels auraient, pourtant, plus que jamais besoin.
    Découvrez le livre sur le site des Éditions du Seuil : www.seuil.com/ouvrage/organiser-le-monde-sandrine-kott/9782021408669

  • Héritiers de l’avenir : Henri Nallet

    La Fondation recueille les témoignages de celles et ceux qui furent les principaux acteurs de l’histoire du Parti socialiste, les réunissant sous un titre emprunté à Pierre Mauroy, « Héritiers de l’avenir ». Cette collection constitue une source précieuse de compréhension des enjeux et des débats qui ont traversé la gauche depuis cinquante ans. Retrouvez l’entretien avec Henri Nallet, ancien ministre, président de la Fondation Jean-Jaurès, interrogé par Émeric Bréhier, ancien député, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès.

    Henri Nallet devient conseiller technique de François Mitterrand en juillet 1981, chargé des questions agricoles, des problèmes communautaires et de la pêche. Il n'est pas alors adhérent du Parti socialiste, actif dans les années 1960 dans les mouvements de jeunesse, dont la JEC, puis plutôt proche dans les années 1970 des combats pour le tiers-monde. Proche de Pierre Joxe, il rejoint ainsi l'entourage du candidat socialiste pour son expertise sur les sujets agricoles. En 1985, il devient ministre de l'Agriculture. En 1988, il est trésorier de la campagne de François Mitterrand, et il sera tour à tour ministre de l'Agriculture et Garde des sceaux, ministre de la Justice dans les gouvernements de Michel Rocard et d'Édith Cresson, faisant adopter notamment les lois de financements des partis politiques. Parallèlement, il adhère au Parti socialiste et s'implante dans l'Yonne. Il aborde à la fin de l'entretien son attachement à l'idée européenne.

  • Geo - Il y a 50 ans, le congrès d'Epinay fait renaître le Parti socialiste sous l'égide de Mitterrand

    Il y a 50 ans, les 11, 12 et 13 juin 1971, se tenait le congrès d'Epinay, marquant la renaissance d'un Parti socialiste unifié sous l'égide de François Mitterrand, leader charismatique, qui redonna de l'espoir à la gauche en faisant du PS une machine à gagner le pouvoir, jusqu'à la victoire de 1981.

    "On s'est dit que personne ne nous empêcherait de gagner un jour", se remémore auprès de l'AFP l'ex-ministre Pierre Joxe, mitterrandien de la première heure et l'un des principaux acteurs du congrès.

    Le futur premier président socialiste de la Ve République réussit à Epinay (Seine-Saint-Denis) à rassembler une famille politique éclatée en une multitude de chapelles se paralysant les unes les autres. Commençait alors une longue marche qui devait ramener la gauche au pouvoir en 1981, après 23 ans de règne sans partage de la droite. En 1971, le Front populaire de 1936, dominé par la figure tutélaire du socialiste Léon Blum, était un lointain souvenir, aussi exaltant fut-il, pour une gauche que le passage à Matignon, vingt ans plus tard, du discret Guy Mollet, Premier ministre de 1956 à 1957, n'avait pas réussir à revigorer.

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  • Télos - Michel Rocard et le Rwanda, Vincent Duclert, 9 juin 2021

    L’engagement de la France au Rwanda de 1990 à 1993 s’est défini par un soutien sans faille à un régime raciste, corrompu et violent qui se transformera en un implacable pouvoir génocidaire responsable de l’extermination des Tutsi en 1994. Ces faits n’interrogent pas seulement les institutions de la République mais aussi le Parti socialiste, dont les dirigeants occupaient les plus hautes fonctions d’Etat. La position singulière de Michel Rocard, écarté des décisions avant de s’investir sur le sujet et de prendre des positions très fermes, permet de mieux lire ce qui apparaît aujourd’hui comme une ligne de faille déjà ancienne au sein du socialisme français.

    Premier ministre jusqu’en 1991, Michel Rocard était tenu par ses fonctions à en connaître des affaires françaises au Rwanda. Mais il fut exclu de toute décision dans cette politique à la fois militaire, diplomatique et africaine. L’engagement français au Rwanda est une décision des responsables de l’Elysée, le Président de la République entouré de son état-major particulier et de la cellule africaine, et de certains échelons des Armées et de la diplomatie.

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  • Le Figaro - Rwanda : Hubert Védrine crée la polémique au PS en ciblant «les gauchistes»

    L'ancien ministre des Affaires étrangères a accordé un entretien à la revue identitaire Éléments. Il y tient des propos très vifs sur ceux qui critiquent la position de la France de François Mitterrand au Rwanda.

    « Le Rwanda est devenu le prétexte pour tous les gauchistes de la place de Paris de régler leur compte avec François Mitterrand, la Ve République, la France comme puissance... » Hubert Védrine est en colère. Dans un long entretien accordé à la livraison de juin/juillet de la revue identitaire Éléments, à l'occasion de la sortie de son Dictionnaire amoureux de la géopolitique (Plon/Fayard), l'ex-ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, figure reconnue du paysage politique français aujourd'hui âgé de 73 ans, ne tape pas que sur ces « gauchistes » mais aussi sur la presse qui les laisse s'exprimer. « Si les journaux étaient tenus comme autrefois, ça ne durerait pas une minute », balance-t-il.

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  • Reporterre - La Commune de Paris fut la matrice d’une écologie révolutionnaire

    Il y a 150 ans s’achevait le dernier jour de la Commune de Paris. On a souvent cantonné cet épisode révolutionnaire à une expérience urbaine et ouvrière. Pourtant, Louise Michel, Élisée Reclus et les autres communards avaient une « appréhension visionnaire de la nature anti-écologique du capitalisme ».

    Le philosophe Walter Benjamin disait qu’il est des moments dans l’histoire où un événement ou un combat particuliers entrent avec force dans « la figurabilité du présent » [1]. Il semblerait que cela soit le cas aujourd’hui avec la Commune de Paris. Son héritage a traversé le siècle et malgré son intense répression, l’utopie qu’elle portait en germe est toujours vivante. Sa référence nous hante et nous habite. Cet épisode révolutionnaire a beau s’être épanoui seulement 72 jours — de mars à mai 1871 — 150 ans plus tard, il résonne encore.

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  • L'Aurore, Jean Glavany - 10 mai 1981 : Premiers jours à l’Elysée

    Jeune collaborateur du candidat MITTERRAND, Jean GLAVANY devient chef de cabinet du Président de la République, après la victoire du 10 mai 1981. Il nous livre ses souvenirs de ces journées si particulières, la prise en mains de l'appareil d'Etat, et les petites surprises qu'elle réserve...

    1O mai 1981 à 18h30 : nous sommes à l’hôtel du Vieux Morvan et j’assure la permanence téléphonique dans la petite chambre 15 au premier étage, celle « habituelle » de François Mitterrand où l’on a fait installer une ligne directe. Celui qui n’est encore que le candidat pour quelques minutes encore est au rez-de-chaussée, devisant agréablement dans la grande salle de l’hôtel avec des amis et journalistes venus là librement. Le téléphone sonne, c’est Lionel Jospin : "Tu peux dire au Président qu’il est élu. Tous les instituts de sondage le donnent gagnant avec 51 ou 52%". Je raccroche le cœur battant et dévale l’escalier pour retrouver François Mitterrand dans la petite foule: il discute avec quelques amis dont le journaliste Ivan Levaï et s’est lancé dans une grande tirade -que je connais par cœur tant, depuis quelques années je l’ai entendue dans sa bouche- sur la forêt du Morvan, forêt de lumière, de hêtres et de chênes, menacée par la course folle au profit qui la voit envahie par les résineux...je n’ose l’interrompre mais mon pouls bat de plus en plus fort et mon secret me bat les tempes ! 

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