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Histoire

  • Non Fiction - Penser l’égalité sans le mythe du matriarcat

    Si l'anthropologie connaît des sociétés aux rapports de sexe équilibrés, le matriarcat est un mythe historique. L'égalité doit donc être cherchée dans l'avenir, plutôt que dans le passé ou l'ailleurs.

    L’existence d’un matriarcat primitif est-elle une condition sine qua non pour envisager l’émancipation des femmes ? Que nous disent au juste des disciplines comme la préhistoire ou l’anthropologie sur les rapports entre les hommes et les femmes dans les sociétés du lointain passé ? Comment s’assurer que leurs découvertes ne soient pas obscurcies par des biais méthodologiques ? Et quid de l’hypothèse selon laquelle la domination masculine aurait une origine évolutive ? Pour répondre à ces questions brûlantes, nous avons rencontré la préhistorienne Anne Augereau et l’anthropologue Christophe Darmangeat, récents coordinateurs aux PUF du livre Aux origines du genre.

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  • La Vie des idées - Champollion devant l’universalisme républicain

    La statue de Champollion par Bartholdi, érigée en 1867 pour une exposition universelle, suscite aujourd’hui les controverses. Mais qu’en aurait pensé l’égyptologue lui-même ? Markus Messling revient sur ses engagements contrastés à l’occasion du bicentenaire de sa découverte.

    Voici que resplendit à nouveau d’un blanc immaculé la statue de Jean-François Champollion dans la cour d’entrée du Collège de France : pour le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens, à l’automne 2022, la France fête le héros national de l’égyptologie. À l’exception de quelques célébrations commémoratives, cette statue se morfondait depuis des décennies dans la cour d’une des institutions du savoir les plus prestigieuses de France, passant de plus en plus inaperçue. À la différence de la statue en bronze de Dante, bien en vue devant le bâtiment du Collège, square Michel Foucault, la statue de Champollion est située dans un autre monde, derrière les hautes grilles de la cour. La plupart des visiteurs qui se glissent par la petite porte dans cette cour d’entrée du Collège de France ne jettent qu’un regard fugitif au visage de marbre abîmé par les pluies acides parisiennes. Mais à présent, le grand philologue doit de nouveau attirer les regards sur lui. Tout est donc pour le mieux ? Ce n’est pas si sûr.

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  • La Vie des idées - Le curieux Monsieur Veyne

    Si Paul Veyne est un historien incontournable du XXe siècle, c’est pour ses travaux sur l’Antiquité gréco-romaine, mais aussi pour sa curiosité intellectuelle, son goût résolu de la pluridisciplinarité, son humour, la liberté qui irrigue toutes ses recherches. Franc-tireur au cœur des institutions, profond et dilettante, Veyne nous invite à une fête de la pensée.

    Paul Veyne occupe une place singulière dans le panorama intellectuel français. Ce spécialiste de Rome, devenu professeur au Collège de France, est l’auteur d’ouvrages majeurs (Le Pain et le Cirque, Comment on écrit l’histoire) qui demeurent sans équivalent dans les études historiques. Érudit et léger, imposant et drôle, durablement marqué par son compagnonnage avec Michel Foucault, Veyne ne suit aucun modèle et ne ressemble qu’à lui-même.

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  • Fondation Jean Jaurès - Jules Guesde : devenir socialiste

    En 1922 disparaissait Jules Guesde, un des principaux fondateurs du socialisme français avec Jean Jaurès. L’historien Maxime Surman revient dans cette analyse historique sur sa trajectoire intellectuelle, de son républicanisme radical à un socialisme intransigeant.

    Depuis la disparition de l’« apôtre » le 28 juillet 19221, la mémoire et l’oubli se sont emparés de son nom. En dehors d’étroits cercles militants et savants, ce dernier n’évoque plus qu’un toponyme parfois familier. Même si, de temps en temps, le conflit mémoriel l’opposant à la figure d’un Jaurès érigé au rang du plus républicain des hommes de gauche réactive celle d’un Guesde réinventé au présent. Il sert d’adversaire fictif qu’il convient de condamner en analogie d’un courant rival trop sectaire. Il serait alors pour cette mémoire vive d’un socialisme français au milieu du gué un « anti-Jaurès2 ». Il incarne l’intransigeance révolutionnaire. « Le réformisme fait face à la radicalité, la République à la Revanche, le Caporalisme à la liberté3 » Ce dualisme entre ces deux figures s’inscrit dans la longue lignée des binômes servant à codifier les lignes de clivage à gauche4.

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  • Cloé Korman sur les traces de Vichy aujourd'hui - Le mag de la matinale

    Dans "Les presque sœurs", Cloé Korman se lance dans une enquête familiale sur les traces de petites filles juives, déportées à Auschwitz en 1943.

  • Le Vent se léve - Freud et le socialisme : une histoire méconnue – Entretien avec Florent Gabarron-Garcia

    À l’occasion de la publication de son livre Histoire populaire de la psychanalyse, nous avons rencontré Florent Gabarron-Garcia. Maître de conférences à Paris 8 au département de sciences de l’éducation où il enseigne la psychanalyse, membre de la revue Chimères, formé à la clinique de la Borde, sa pratique analytique s’entrelace à la théorie critique. Dans cet entretien, il revient avec nous sur son livre qui lève le voile sur une partie oubliée de l’histoire de la psychanalyse et qui permet ainsi d’envisager une psychanalyse impliquée, au service des plus démunis, à rebours de la pratique institutionnelle dominante à l’œuvre aujourd’hui. Entretien réalisé par Julien Trevisan et Simon Woillet.

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  • Les Roosevelt, une histoire intime - ARTE

    Enfant à la santé fragile, Theodore Roosevelt devient un jeune homme vigoureux, il perd tragiquement un grand amour, mène des hommes au combat, puis parvient à s’élever au rang suprême, a 42 ans, il est le plus jeune président de l’histoire américaine. Franklin Delano Roosevelt, fils choyé, observe avec fascination la carrière de son cousin plus âgé et rêve de suivre ses traces.

  • Charlie Hebdo - Victor Serge, de la bande à Bonnot à la liberté pour tous, Les forçats de la liberté par Fabrice Nicolino

  • Histoire populaire des impôts (1/2) | ARTE

    Du Moyen Âge aux révoltes populaires qui agitent aujourd’hui la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, une passionnante histoire comparée de l’impôt, reflet des transformations de l’État et de la relation des citoyens à ceux qui les gouvernent. Après plusieurs siècles de soulèvements populaires réguliers contre les taxes royales, la Révolution française consacre le principe de l’égalité devant l’impôt et transfère le pouvoir fiscal à une chambre élue. Au XIXe siècle, les nations européennes empruntent massivement pour financer la révolution industrielle. Mais comment rembourser la dette ? À côté des taxes sur la propriété et sur la consommation qui étouffent ouvriers et paysans, le Royaume-Uni adopte l’impôt sur le revenu en 1848. L’Allemagne suit vingt ans plus tard, la France, en 1914.

    Ces dernières entérinent sa progressivité – que les plus fortunés s’empressent de contourner en transférant leurs capitaux en Suisse – au lendemain de la Grande Guerre, tandis que la "hache de Geddes" (du nom du ministre conservateur Eric Geddes) s’abat sur les dépenses publiques britanniques. Après l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, l’État-providence s’impose : France, Allemagne et Royaume-Uni se dotent de systèmes de protection sociale. La création du marché économique européen entraîne la généralisation progressive de la TVA, initialement française. En 1982, sous Mitterrand, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes relance l’évasion fiscale. Partout ailleurs, le tournant néolibéral se prépare…

    Consentement et évitement

    "Gilets jaunes", partisans du Brexit, perdants de la réunification : avec pour point de départ ces colères qui traduisent, souvent sur fond de contestation de l’impôt, la crise de nos démocraties, ce documentaire de Xavier Villetard (André Malraux, l’épreuve du pouvoir), coécrit avec l’historien Gérard Noiriel, remonte le cours des luttes qui ont opposé, depuis le Moyen Âge, les peuples français, allemand et britannique à leurs gouvernants en matière fiscale. Entre privilège des puissants et ambitions redistributives, entre consentement et évitement, ces deux chapitres mêlent archives et éclairages (d’anciens ministres, comme George Osborne, Éric Woerth ou Wolfgang Schäuble, de députés, d’inspecteurs des finances, d’économistes…) pour décrypter la tumultueuse histoire d’un outil qui est le miroir des métamorphoses de l’État et de la société. Histoire populaire des impôts Documentaire de Xavier Villetard (France, 2022, 52mn) Disponible jusqu'au 06/08/2022

  • Dis Oncle Obs... Comment les Etats-Unis sont-ils devenus la 1re puissance mondiale ?

    Quelle est aujourd’hui la première puissance mondiale ? Malgré la concurrence de la Chine, pour de nombreux habitants de la planète, la réponse relève de l’évidence : les Etats-Unis. Ils sont les plus forts sur le plan militaire, industriel, commercial, financier ou culturel. Tout le monde connaît leurs séries, leurs acteurs, leurs présidents ou leurs starlettes. Pourtant, la position centrale des Etats Unis n’étaient pas inscrite dans l’histoire, bien au contraire. Alors, comment en sont-ils arrivés là ?

  • Le Vent se lève - « Le président est-il devenu fou ? » – Entretien avec Patrick Weil

    Le traité de Versailles est souvent considéré en France comme l’archétype d’une paix imposée par les vainqueurs sous la forme d’un diktat insupportable pour les vaincus, et justifiant dès lors la revanche de ces derniers. Dans cette histoire, les Français, et Georges Clemenceau le premier, tiennent le mauvais rôle : celui du gagnant, qui cherche à humilier son voisin et à l’asphyxier au prix de réparations inacceptables. Et si tout cela n’était qu’un mythe ? Cette lecture culpabilisatrice, initiée par le britannique John Maynard Keynes et instrumentalisée par Adolf Hitler pour susciter un sentiment revanchard au sein de la société allemande, est en tout cas remise en cause par un essai historique : Le président est-il devenu fou ? Le diplomate, le psychanalyste et le chef de l’État. Son auteur, Patrick Weil, est politologue et historien, directeur de recherche au CNRS et Visiting Professor à l’université de Yale, spécialiste de l’immigration, de la citoyenneté et de la laïcité.

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