Septième séance de la saison 2025/2026 des Ateliers d’histoire du communisme - 10 avril 2026 Anne Mathieu (maîtresse de conférences HDR à l’Université de Lorraine – Responsable scientifique du corpus ‘Journalistes engagés’ dans le Maitron) : Reporters et reportrices face à l’Anschluss Le Parti communiste d’Autriche (KPÖ) demeure marginal dans l’Autriche de l’entre-deux-guerres, largement dominée par la social-démocratie du SDAP/SPÖ, en particulier dans les milieux ouvriers viennois. Interdit dès 1933, il poursuit son activité dans la clandestinité et participe aux formes de résistance développées après l’échec de l’insurrection de février 1934. L’une de ses spécificités réside dans l’importance accordée à la question nationale : certains de ses représentants élaborent l’idée d’une identité autrichienne distincte de l’Allemagne, fondant ainsi une opposition précoce à l’Anschluss. Enfin, la stratégie d’alliances avec la social-démocratie constitue un enjeu majeur, notamment à travers les tentatives de constitution d’un Front populaire en exil dans la seconde moitié des années 1930. #nizan #communism #cesoir #journalism #reporters #anschluss #regards
Histoire
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Sociaux-démocrates, communistes et Front populaire en Autriche - 3. Anne Mathieu
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Sociaux-démocrates, communistes et Front populaire en Autriche - 2. Pierre-Henri Lagedamon
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Fondation Gabriel Péri - Monde du travail et mouvements sociaux au temps du Front populaire - 7. Clair Juillet
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Télérama - "La Bataille de Gaulle" : Répondrez-vous à l'appel du Général ?
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La Vie des Idées - Le juge de Nuremberg
À propos de : Olivier Beauvallet et Yves Ternon, Robert H. Jackson. Faire campagne pour la justice, Michalon
Avocat du New Deal, ministre de la Justice sous Roosevelt et membre de la Cour Suprême, Robert Jackson fut aussi l’un des acteurs centraux des procès contre les nazis. Son parcours rappelle qu’en des temps pas si éloignés les États-Unis jouaient un rôle essentiel dans la justice internationale.
Robert Jackson, figure majeure de la vie publique des États-Unis du XXe siècle, est, malgré la dimension internationale de son parcours, relativement peu connu en France — et peut-être pas reconnu aux États-Unis mêmes à la hauteur de son immense carrière, au carrefour du juridique et du politique. L’ouvrage Robert H. Jackson. Faire campagne pour la justice, co-signé par le juriste Olivier Beauvallet et l’historien Yves Ternon, vient donc, de manière très opportune, contribuer à pallier ce manque. Il vient aussi rappeler, avec beaucoup d’à-propos, qu’en des temps pas si éloignés les États-Unis, par le biais de juristes, d’hommes politiques, d’activistes et d’intellectuels de premier plan, étaient des acteurs essentiels de la justice internationale.
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LVSL - Marat : derrière la légende noire, retour sur « l’ami du peuple »
Dans son Ode à Charlotte Corday, le poète André Chénier, après l’assassinat de Marat, témoigne : « le noir serpent, sorti de sa caverne impure, a donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre, le venimeux tissu de ses jours abhorrés ! Aux entrailles du tigre, tu vins redemander et les membres livides et le sang des humains qu’il avait dévorés ! ». Le portrait de cette bestialité révolutionnaire (Michelet écrit que « sa grande bouche batracienne ne rappelait pas beaucoup que cet être fut un homme ») est passé à la postérité : Marat est demeuré synonyme des excès et des massacres de la Révolution. Contre cette légende noire, Victor Hugo rappelle qu’il fut aussi « l’ami du peuple » : « Tant qu’il y aura des misérables, il y aura sur l’horizon un nuage qui peut devenir un fantôme, et un fantôme qui peut devenir Marat »[1]. Détracteurs et thuriféraires oublient un élément plus prosaïque : Marat fut un acteur central du premier républicanisme français. Trait d’union entre une bourgeoisie jacobine et des sans-culottes aspirant à refondre l’ordre social, Marat tenta de concilier leurs aspirations – et de pousser la Révolution à un « maximum démocratique[2] » dont il n’est pas certain qu’il ait été dépassé depuis.
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La Vie des idées - Où sont passés les conservateurs ?
Les conservateurs et les réactionnaires ne doivent pas être confondus : les premiers défendent la démocratie libérale, quand les seconds s’attaquent à ses fondements. Mais le conservatisme est-il encore, aujourd’hui, une force politique et intellectuelle ?
Le succès planétaire de l’extrême droite est aujourd’hui une évidence. En dépit de séquences surprenantes comme l’élection de Donald Trump en 2016, ce succès est le fruit d’une tendance longue et bien documentée par la science politique. [1] L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite rend visibles et audibles des transformations du champ intellectuel de la droite qui passaient auparavant sous les radars. [2] En particulier, l’hégémonie culturelle et politique des États-Unis place les projecteurs sur la nébuleuse d’intellectuels et d’influenceurs réactionnaires qui gravitent autour du trumpisme. [3] À gauche, on s’est beaucoup interrogé sur les raisons du succès de l’extrême droite, et une grande partie de ces interrogations se sont tournées vers la gauche elle-même. Qu’est-ce que la gauche a raté ? Le social-libéralisme était-il une impasse ? A-t-on délaissé les classes populaires ? Ce qu’on s’est moins demandé, c’est : qu’est-ce qui a dysfonctionné à droite ? Pourquoi la droite conservatrice, avec laquelle l’alternance politique était envisageable, s’est-elle montrée incapable de résister à la montée des idées réactionnaires ?
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Basta - Ces révoltes paysannes qui ont marqué l’histoire de France
Alors que les mobilisations agricoles se poursuivent en France pour protester contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse, le livre « Insurrections paysannes », de l’historien Édouard Lynch, rappelle les luttes qui ont marqué le 20e siècle.
La colère agricole a gagné la France ces dernières semaines face à la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Les points de blocages routiers se sont multipliés, comme les déversements de fumiers et de pneus devant les bâtiments publics, en vue de réclamer la fin de l’abattage total systématique. Progressivement, cette crise sanitaire est devenue une crise politique.
Ces luttes paysannes s’inscrivent dans une longue histoire. Il est difficile de savoir à quand remonte la première « jacquerie », un terme renvoyant aux soulèvements dans les campagnes. La Grande Jacquerie de Jacques Bonhomme a eu lieu en 1358.
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Fondation Jean Jaurès - Albert Thomas (1878-1932). Une histoire du réformisme social
2 déc. 2024Redécouvrir le parcours et le travail accompli par Albert Thomas dans ses différentes fonctions, telle est l’ambition de la biographie qu’Adeline Blaszkiewicz-Maison, maîtresse de conférences en histoire contemporaine (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), lui consacre dans un ouvrage publié aux PUF en septembre 2024. Dans cet entretien avec Emmanuel Jousse, maître de conférences en histoire contemporaine (Sciences Po Lyon), l’engagement socialiste, la trajectoire intellectuelle et l’internationalisme d’Albert Thomas sont interrogés, pour finalement dresser le portrait de celui considéré très souvent comme le premier social-démocrate français.
Homme politique majeur de la IIIe République, Albert Thomas (1878 1932) est resté dans l’ombre de personnalités comme Jean Jaurès ou Léon Blum. Il faut dire que l’homme a des positions qui le placent en marge du mouvement socialiste, dont il se revendique pourtant jusqu’à son dernier souffle. Ouvertement réformiste quand le marxisme révolutionnaire s’impose dans la gauche française, ministre de l’Armement pendant la Première Guerre mondiale au moment où la gauche européenne renoue avec le pacifisme, il devient aux yeux des socialistes et des communistes le « ministre des Obus » et le fossoyeur de l’idéal de paix. Opposé à la Révolution russe de 1917, il défend un socialisme républicain, convaincu de l’importance de la voie législative et du dialogue social pour changer le monde. Premier directeur du Bureau international du travail, il est un ardent défenseur de la régulation du capitalisme par l’instauration d’un code du travail mondial. Appuyé sur des archives inédites et variées, l'ouvrage d'Adeline Blaszkiewicz-Maison retrace le parcours de ce précurseur de la social-démocratie à la française, et offre une plongée passionnante dans l’histoire de la IIIe République et dans celle des internationalismes du début du XXe siècle.
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Le Grand Continent - Un président pouvait dire ça : Kennedy, Frost et l’effondrement américain
Quelques jours avant sa mort, John Fitzgerald Kennedy prononce l’un de ses plus beaux discours, en hommage à l’immense poète Robert Frost.
Relu aujourd'hui, il sonne comme un réquisitoire implacable contre Donald Trump et son Amérique.Nous le traduisons.
_______________________À peine quatre semaines avant son assassinat, John F. Kennedy se rend le 26 octobre 1963 à Amherst College pour rendre hommage à l’un des plus grands poètes de l’histoire de la littérature américaine.
Robert Frost est mort au début de la même année, à l’âge de quatre-vingt-huit ans.
L’auteur de « The Road Not Taken » et de « Fire and Ice » avait récité un poème inédit, « The Gift Outright », lors de la cérémonie d’investiture de Kennedy, le 20 janvier 1961.
L’hommage que rend le président des États-Unis au poète serait impensable aujourd’hui.
Rédigé par Arthur Schlesinger Jr — historien subtil, proche collaborateur du président et inventeur du concept de « présidence impériale » pendant le mandat de Richard Nixon — le discours de Kennedy propose une méditation profonde sur l’importance de la poésie et de la vérité dans la création littéraire
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La femme que Marx n’a jamais voulu rencontrer : Flora Tristán, l’autodidacte qui aurait pu changer l’histoire du socialisme par María Begoña Pérez Calle Professor of Economics, Universidad de Zaragoza
Pour Flora Tristán (Paris, 1803-Bordeaux, 1844), la transformation de la société devait être intégrale, et la communication avec les masses laborieuses était aussi importante que la diffusion littéraire de son modèle. C’est pourquoi elle ne se contenta pas d’écrire pour ceux qui pouvaient payer un livre et le lire, mais chercha à sensibiliser directement les classes travailleuses.
Sa proposition novatrice impliquait un lien indissociable entre la question ouvrière et la question féminine : il n’y aurait pas de libération prolétarienne sans libération des femmes. L’émancipation était donc la condition nécessaire de la justice universelle. Flora Tristán anticipa ainsi des débats qui, bien des années plus tard, occuperaient une place centrale dans les discours féministes.
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