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Histoire - Page 2

  • Le meilleur de 201 - La Vie des idées - Les trois âges du capitalisme

    À propos de : Pierre François, Claire Lemercier, Sociologie historique du capitalisme, La Découverte

    Le temps du commerce, le temps de l’usine, le temps de la finance : pour le sociologue Pierre François et l’historienne Claire Lemercier, la chronologie du capitalisme est la même en tous lieux du monde.

    Ce livre du sociologue Pierre François et de l’historienne Claire Lemercier, issu de cours donnés à Sciences Po Paris et à l’université de Lausanne, est ambitieux. Comme le dit la conclusion, « reconstruire l’histoire du capitalisme, c’est à bien des égards tenter d’écrire l’histoire du monde depuis la fin du XVIIe siècle » (p. 383). Si l’on peut repérer des comportements capitalistes, définis comme la recherche du profit pour soi-même, dans les sociétés médiévales ou antiques, ceux-ci restent à l’échelle individuelle. C’est depuis la fin du XVIIe seulement que l’on peut parler de capitalisme à l’échelle d’une société, dans la mesure où « la grande majorité des individus soit adoptent un comportement capitaliste, soit sont directement affectés par ceux qui l’ont adopté » (p. 383). Le cadre géographique du livre est aussi très large : s’il est centré sur les deux pays que les auteurs connaissent le mieux, la France et les États-Unis, il comprend aussi des incursions, notamment sous la forme d’encadrés, dans de nombreux autres territoires. Les auteurs assument de privilégier leurs deux disciplines aux dépens de la science économique qu’ils n’utilisent que dans sa dimension empirique. La thèse principale du livre est que, « en dépit des différences manifestes d’un point à l’autre de son espace, la chronologie du capitalisme est partout la même, parce que c’est à l’échelle mondiale qu’ont lieu ses grandes inflexions » (p. 385) marquées par trois âges successifs, dont François et Lemercier s’efforcent, de manière plus ou moins convaincante nous le verrons, de repérer l’impact sur la consommation, le travail, les entreprises, etc.

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  • Fondation Jean Jaurès - Léon Blum, Pierre Mendès France, la démocratie

    Frédéric Potier, auteur de "Pierre Mendès France, la foi démocratique" (Editions Bouquins, 2021), et Frédéric Salat-Baroux, auteur de "Blum le magnifique" (Editions de l’Observatoire, 2021), échangent avec Marion Fontaine, professeure des universités au Centre d’histoire de Sciences Po. Ils évoquent les engagements de ces deux hommes qui incarnent tout deux le combat acharné pour la République et la démocratie.

  • Non Fiction - «Trop de fonctionnaires», une obsession ? Entretien avec Emilien Ruiz

    Dans cet entretien, Emilien Ruiz, historien et professeur assistant à Sciences Po, évoque ses recherches portant sur le poids de la fonction publique en France depuis la fin du XIXe siècle.

    Nonfiction : Votre ouvrage propose une mise en perspective historique d'une « obsession française » (selon vos termes), celle du trop grand nombre de fonctionnaires, thème classique des campagnes présidentielles mais qui fait assez rarement l'objet de mesures drastiques malgré des annonces parfois tonitruantes des candidats. En quoi cette rengaine du « trop de fonctionnaires » constitue-t-il une spécificité française ?

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  • Fondation Jean Jaurès - Héritiers de l'avenir : Jean-Pierre Bel

    La Fondation Jean-Jaurès recueille les témoignages de celles et ceux qui furent les principaux acteurs de l’histoire du Parti socialiste, les réunissant sous un titre emprunté à Pierre Mauroy, « Héritiers de l’avenir ». Cette collection constitue une source précieuse de compréhension des enjeux et des débats qui ont traversé la gauche depuis cinquante ans. Retrouvez l’entretien avec Jean-Pierre Bel, ancien président du Sénat, interrogé par Émeric Bréhier, ancien député, directeur de l’Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès.

  • LVSL - Le passé du socialisme sera-t-il son avenir ?

    S’il est un mot que la politique électorale a usé, c’est bien celui de « socialisme ». Le mandat de François Hollande et l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, parvenu des rangs du « PS », ont contribué à susciter la méfiance à l’égard des étendards brandissant la couleur des roses. Pourtant, par-delà ce discrédit, le socialisme demeure l’une des traditions les plus fécondes de notre histoire politique, dont la mémoire autant que l’ambition révolutionnaire méritent d’être rappelées. L’Histoire globale des socialismes (XIXe-XXIe siècle), qui paraît cette rentrée aux PUF, sous la direction de Stéphanie Roza, Jean-Numa Ducange et Razmig Keucheyan, retrace la genèse des projets socialistes pour mieux s’interroger sur leurs devenirs contemporains. Ce vaste ouvrage de plus de mille pages, composé par un collectif de chercheurs et décliné en trois sections (les mots du socialisme ; les moments ; les figures), brosse ainsi le tableau d’une famille politique, aussi élargie que conflictuelle. Jaurès méditant sur le socialisme de l’avenir espérait qu’il permette d’accomplir « une vie toujours plus large qui accroisse et apaise le désir » – gage est ici donné que cette Histoire globale lui en offre une chance nouvelle, en appelant à renouer avec « la critique combattive de l’ordre existant » et à mettre fin à l’époque des renoncements. Les lignes qui suivent sont extraites de l’introduction, proposée par les directeurs du volume, et de l’entrée « Révolution », rédigée par l’historien Matthias Middell.

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  • Le DDV - Massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961 : honorer la mémoire, comprendre et mettre en garde

    Par Fatima Besnaci-Lancou, membre de la Licra, présidente d’honneur de l’association Harkis et Droits de l’Homme et Alain David, Délégué de la Licra à la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme

    Il y a juste 60 ans, un 17 octobre, Paris fut le théâtre d’une chasse à l’homme ciblant les Algériens aboutissant à un nombre encore mal déterminé de morts (entre 30 et 200 selon les sources, dont beaucoup jetés dans la Seine), et de centaines de blessés. Cette atrocité marquant la fin de la guerre d’Algérie se produisit à l’insu de l’immense majorité des Parisiens. Elle fut globalement tue, à l’époque, par le monde politique et pratiquement ignorée de la grande presse.

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  • Le mystère Mendès-France - Toute L'Histoire

    Quel nom, dans notre histoire contemporaine, éveille autant d'échos, pour avoir été si brièvement associé au pouvoir ? On dirait que ce nom de Mendès France exprime ce qui aurait dû être plus encore que ce qui a été. Voici un homme qui, n'ayant exercé l'autorité de l'État que quelques semaines en 1938 sous l'égide de Léon Blum, puis de 1943 à 1945 dans la mouvance de Charles de Gaulle, et huit mois en 1954 et 1955 au sommet des responsabilités, a su néanmoins s'imposer comme le symbole d'une conception de la vie publique, démontrant que l'action politique n'est pas avilissante par nature, ni le pouvoir pervers par essence.

  • L'Obs - L’affaire Pierre Bérégovoy : un podcast de notre série « Au cœur du crime »

    AU CŒUR DU CRIME. Qu’aurait-il pu faire de plus, de mieux, de différent pour aider son client ? La question n’a jamais cessé de hanter l’avocat pénaliste Patrick Maisonneuve après le suicide de l’ancien Premier ministre de François Mitterrand, le 1er mai 1993.

    Le coup de téléphone l’a choqué, mais il ne l’a pas surpris. « C’est mon père. Mon père… » Lise Bérégovoy, l’une des trois enfants de l’ancien Premier ministre, ne peut pas en dire plus. Patrick Maisonneuve, jeune avocat de 38 ans qui se frotte depuis peu aux premiers scandales politico-financiers de l’ère Mitterrand, connaît la fin de la phrase. Nous sommes le 1er mai 1993. Pierre Bérégovoy vient de se suicider sous les platanes d’un chemin de halage, le long du canal de la Jonction, près de Nevers.

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  • Idées d'été - Libé - Rapport : Génocide au Rwanda: la France responsable mais pas complice

    Le rapport de la commission Duclert sur l’extermination des Tutsis en 1994 a été remis à Emmanuel Macron vendredi. Les historiens pointent le rôle accablant de Paris et de responsables politiques, dont François Mitterrand.
     
    «Que ça vous plaise ou non, ce qui s’est passé au Rwanda fait partie de l’histoire de France», souligne l’un des personnages de Murambi, le livre des ossements, le roman que l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop a consacré au génocide, en 1994, des Tutsis du Rwanda. De fait, c’est bien une «histoire rwandaise de la France» qu’évoque le rapport de la commission Duclert, utilisant d’ailleurs cette expression dans ses conclusions.
     
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    Rapport de la Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) remis au Président de la République le 26 mars 2021 à Paris.

  • Fondation Jean Jaurès - Organiser le monde. Une autre histoire de la guerre froide

    L’historienne Sandrine Kott analyse l’histoire de la coopération Est-Ouest entre 1947 et 1991, dans un ouvrage, "Organiser le monde. Une autre histoire de la guerre froide" (Seuil, janvier 2021), fondé sur l’exploitation de nombreuses archives et une riche bibliographie. Dans cet entretien pour la Fondation Jean-Jaurès mené par Judith Bonnin, maîtresse de conférences à l’université de Bordeaux, elle en retrace le fil et les problématiques, et revient sur la place particulière des sociaux-démocrates européens. 
    Plongeant dans les archives des organisations internationales – l’ONU et ses agences, en particulier, mais aussi des organisations non gouvernementales et de grandes fondations privées –, Sandrine Kott nous dévoile une autre histoire de la guerre froide. Ces organisations, où se rencontrent et s’opposent des acteurs issus de mondes en conflit, se révèlent être des lieux d’élaboration en commun de savoirs et de projets. Elles rendent possibles et encouragent des internationalismes structurés autour de causes qui tout à la fois rassemblent et divisent : droits de l’homme et de la femme, paix, écologie...

    Elles promeuvent l’idée qu’il est possible d’organiser le monde en régulant ses déséquilibres et ses contradictions. Enfin et surtout, elles donnent la parole à une multitude d’acteurs négligés dans les grands récits, en particulier ceux du « tiers monde » dont les revendications de justice ont puissamment marqué l’agenda international de la période. À la guerre froide a succédé l’ère du globalisme marquée par la généralisation des logiques de concurrence. Leur triomphe met en danger les espace de débats internationaux comme les projets de régulation et d’organisation du monde dont les sociétés humaines et leurs environnements naturels auraient, pourtant, plus que jamais besoin.
    Découvrez le livre sur le site des Éditions du Seuil : www.seuil.com/ouvrage/organiser-le-monde-sandrine-kott/9782021408669