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Histoire - Page 2

  • Fondation Jean Jaurès - La commémoration de la Commune de 1871 au temps de l’union des gauches (1971-1973)

    Les organisations socialistes, unifiées à partir de 1905 dans le Parti socialiste - Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), se rendent chaque année au cimetière du Père-Lachaise pour se recueillir sur la tombe des victimes de la répression. Dans ce premier temps, en 1880-1914, cette commémoration socialiste évolue, d’autant plus qu’elle est agitée par les dissensions qui s’expriment en son sein et qu’elle est également bousculée par une célébration anarchiste très présente. Cette commémoration socialiste est, à partir de 1920 et jusqu’à nos jours, sévèrement concurrencée, puis dépassée par un PCF, lequel s’inscrit sur ce terrain aussi dans une stratégie de conquête et d’appropriation. Cette stratégie peut s’expliquer par l’importance prépondérante que celui-ci accorde à l’histoire et à la mémoire du mouvement ouvrier français qui sont autant de terrains d’affrontement, de contestation politique de l’autorité et de la part d’héritage communard reçu par le Parti socialiste. Il y a nécessité pour ce nouveau parti d’ancrer son identité et son histoire dans une généalogie politique, sociale, culturelle, historique française et pas uniquement soviétique.

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  • La Vie des idées - Les trois âges du capitalisme

    À propos de : Pierre François, Claire Lemercier, Sociologie historique du capitalisme, La Découverte

    Le temps du commerce, le temps de l’usine, le temps de la finance : pour le sociologue Pierre François et l’historienne Claire Lemercier, la chronologie du capitalisme est la même en tous lieux du monde.

    Ce livre du sociologue Pierre François et de l’historienne Claire Lemercier, issu de cours donnés à Sciences Po Paris et à l’université de Lausanne, est ambitieux. Comme le dit la conclusion, « reconstruire l’histoire du capitalisme, c’est à bien des égards tenter d’écrire l’histoire du monde depuis la fin du XVIIe siècle » (p. 383). Si l’on peut repérer des comportements capitalistes, définis comme la recherche du profit pour soi-même, dans les sociétés médiévales ou antiques, ceux-ci restent à l’échelle individuelle. C’est depuis la fin du XVIIe seulement que l’on peut parler de capitalisme à l’échelle d’une société, dans la mesure où « la grande majorité des individus soit adoptent un comportement capitaliste, soit sont directement affectés par ceux qui l’ont adopté » (p. 383). Le cadre géographique du livre est aussi très large : s’il est centré sur les deux pays que les auteurs connaissent le mieux, la France et les États-Unis, il comprend aussi des incursions, notamment sous la forme d’encadrés, dans de nombreux autres territoires. Les auteurs assument de privilégier leurs deux disciplines aux dépens de la science économique qu’ils n’utilisent que dans sa dimension empirique. La thèse principale du livre est que, « en dépit des différences manifestes d’un point à l’autre de son espace, la chronologie du capitalisme est partout la même, parce que c’est à l’échelle mondiale qu’ont lieu ses grandes inflexions » (p. 385) marquées par trois âges successifs, dont François et Lemercier s’efforcent, de manière plus ou moins convaincante nous le verrons, de repérer l’impact sur la consommation, le travail, les entreprises, etc.

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  • Libé - Rapport : Génocide au Rwanda: la France responsable mais pas complice

    Le rapport de la commission Duclert sur l’extermination des Tutsis en 1994 a été remis à Emmanuel Macron vendredi. Les historiens pointent le rôle accablant de Paris et de responsables politiques, dont François Mitterrand.
     
    «Que ça vous plaise ou non, ce qui s’est passé au Rwanda fait partie de l’histoire de France», souligne l’un des personnages de Murambi, le livre des ossements, le roman que l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop a consacré au génocide, en 1994, des Tutsis du Rwanda. De fait, c’est bien une «histoire rwandaise de la France» qu’évoque le rapport de la commission Duclert, utilisant d’ailleurs cette expression dans ses conclusions.
     
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    Rapport de la Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsi (1990-1994) remis au Président de la République le 26 mars 2021 à Paris.

  • Fondation Jean Jaurès - Les statues de la discorde

    Le 22 mai 2020, deux statues martiniquaises de Victor Schœlcher furent brisées. Mais le bruit provoqué par ces destructions fut vite couvert par le fracas médiatique suscité par la mort de l’Afro-Américain George Floyd tué à Minneapolis, par la police, le 25 mai. Les images de son agonie agirent comme un catalyseur et déchaînèrent dans le monde des actes iconoclastes contre les statues glorifiant de « grands hommes » blancs, dont l’action est condamnée à divers titres (esclavagisme, colonialisme, racisme). Comme d’autres pays, la France, où tout avait donc commencé un peu plus tôt, fut touchée. Pour mieux comprendre la réalité et les enjeux du débat, et après avoir rendu compte de la situation sur plusieurs continents, Jacqueline Lalouette, professeure émérite (université de Lille 3), membre senior honoraire de l’Institut universitaire de France, étudie le cas de la France ultramarine et continentale, où diverses statues liées à l’histoire de l’esclavage et de la colonisation furent contestées, vandalisées et, pour certaines, détruites. Au-delà des batailles médiatiques, comment prendre en compte la diversité et les différences sans séparation des communautés ? Quelles esthétiques nouvelles pour les statues ? Comment présenter une nouvelle identité collective pour une vision partagée de la mémoire ? Ces questions sont au cœur de cet échange entre Jacqueline Lalouette et Françoise Mélonio, professeure émérite (Sorbonne université), qui livrent ici une réflexion sur l’histoire et la politique. Retrouvez la note "Esclavage, colonisation : des statues en question" de Jacqueline Lalouette pour la Fondation Jean-Jaurès (juin 2020) : jean-jaures.org/nos-productions/esclavage-colonisation-des-statues-en-question

  • TV5 Monde - 150 ans de la Commune de Paris, "un mythe pour le monde ouvrier"

    2021 est l’année du 150e anniversaire de la Commune de Paris, période insurrectionnelle qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 au 28 mai 1871. L’insurrection fut réprimée dans le sang lors de la "semaine sanglante". Que reste-il des rêves de révolution sociale et de démocratie directe ? Retour sur cette page singulière de l'Histoire de France avec l'historien Michel Winock, auteur de l'ouvrage, "Les communards".

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    La Commune de Paris a 150 ans

  • Fondation Jean Jaurès - Jean Jaurès, Penser dans la mêlée (1907-1910)

    « Penser dans la mêlée (1907-1910) », tel est le titre donné au volume 12 des Œuvres de Jean Jaurès, qui plus que d’autres permet une plongée au cœur de la difficile élaboration du mouvement socialiste et de l’action ouvrière. S’élevant tout autant contre l’ordre établi incarné par un gouvernement inapte à défendre les plus faibles que contre la tentation de la violence qui s’impose dans certains courants révolutionnaires, Jaurès déploie sa plume et sa voix pour porter son action. Ce tome 12 complète la vaste entreprise éditoriale menée par la Société d’études jaurésiennes avec les éditions Fayard, avec le partenariat de la Fondation Jean-Jaurès. Le discours du congrès de Toulouse de 1908, « Pour la laïque » en 1910, les grandes joutes oratoires contre Clemenceau et Briand sont autant de textes à (re)découvrir et à méditer. Jean-François Chanet et Emmanuel Jousse, qui ont établi cette édition, en débattent avec Marion Fontaine, directrice des « Cahiers Jaurès ».

  • Fondation Jean Jaurès - La gauche et la Nation, un divorce à rebours du sens de l’Histoire ?

    « Qu’est-ce qu’une nation ? » est la question posée au XIXe siècle par Ernest Renan que l’historien Pascal Ory reprend dans un ouvrage récemment paru en se plaçant dans une perspective résolument planétaire ; une autre manière de faire de l’histoire globale. Milan Sen l’a lu pour la Fondation en s’interrogeant plus spécifiquement sur ce que cet ouvrage nous apprend sur le lien entre gauche et Nation.

    Qu’est-ce qu’une Nation ? Voilà une question récurrente dans les débats politico-philosophiques, à laquelle l’on répond souvent par les expressions restées célèbres d’Ernest Renan[1] : « Possession en commun d’un riche legs de souvenirs », « désir de vivre ensemble », « plébiscite de tous les jours », etc. Les formules marquantes ne manquent pas. Pascal Ory n’entend pas dans son ouvrage contredire le magnifique exposé de l’auteur de la Vie de Jésus, mais y apporter une approche critique d’historien. Ce livre peut, par ses enseignements, nous apporter des éléments de réflexion sur les liens entre la gauche et la Nation.

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  • L'ours - La victoire n’est plus ce qu’elle était, par ROBERT CHAPUIS

    Le XXe siècle, avec ses deux guerres mondiales, semble avoir épuisé toute réflexion intellectuelle sur la guerre. Et pourtant au XXIe, le monde reste en proie à de multiples conflits et le commerce des armes se porte bien. Gaïdz Minassian a donc relevé le défi en engageant une réflexion approfondie autour d’une question précise : peut-on encore gagner une guerre ?
    A propos du livre de Gaïdz Minassian, Les sentiers de la victoire.Peut-on encore gagner une guerre ?, Éditions Passés composés, 2020, 720p, 27€) Article à paraître dans L’ours 504, janvier 2021.

    L’auteur s’appuie au départ sur une fiction homérique : un dialogue entre Achille, symbole de la force, de la volonté de puissance, et Ulysse, partisan de la ruse, tandis qu’Hector les observe, refusant de s’identifier à l’un ou à l’autre. Cette allégorie débouche sur une vaste fresque historique, des origines à nos jours, qui révèle « les ambivalences de la victoire dans le temps ». 

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  • France Culture - Le PCF a 100 ans : le parti du XXe siècle ? avec Bruno Fuligni et Marion Fontaine

    Il y a 100 ans, le Congrès de la SFIO réuni à Tours donnait naissance au futur Parti communiste français. En quoi le PCF est-il le parti emblématique du 20e siècle ? Pour revenir sur cet anniversaire historique et politique, Hervé Gardette reçoit les historiens Marion Fontaine et Bruno Fuligni. 

    Le Parti communiste a 100 ans. Fin décembre 1920, les délégués de la Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) se réunissaient à Tours. Un congrès déterminant pour l'avenir de la gauche française puisque la majorité des délégués choisirent l'option révolutionnaire bolchévique donnant naissance au futur Parti communiste français. 

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  • Le meilleur de 2020 - Basta, le 2 avril - « Ce qui est inédit, c’est que la plupart des gouvernements ont choisi d’arrêter l’économie pour sauver des vies »

    De quoi la crise du coronavirus est-elle le nom ? D’un déséquilibre écologique, d’une nouvelle façon de penser le risque, d’un grand effondrement annoncé ? Qu’a-t-elle de véritablement inédit ? L’historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz répond à quelques idées reçues sur le sujet. Entretien.

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