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Histoire - Page 6

  • Le Vent se léve - « Le gaullisme social a aujourd’hui encore une audience » – Entretien avec Pierre Manenti

    L’opposition d’une partie des députés Les Républicains au projet de réforme des retraites porté par le gouvernement a fait rejaillir dans le débat public une expression aux contours flous, et pourtant récurrente : le gaullisme social. Quelle définition donner à ce concept qui a traversé plus d’un demi-siècle de vie politique ? Le général de Gaulle lui-même avait-il théorisé ce courant ? Quelle est d’ailleurs la part de réalité et celle du mythe derrière l’action « sociale » du Général ? Auteur d’une Histoire du gaullisme social (Perrin, 2021), Pierre Manenti, conseiller politique, retrace la généalogie et l’héritage de cette tradition politique qui a marqué la IVe et la Ve République de son empreinte. Des « gaullistes sociaux » aux « gaullistes de gauche », cette histoire ne se résume pas à quelques trajectoires individuelles. Au contraire, elle s’est traduite, selon l’auteur, dans des organisations politiques et syndicales qui ont cherché à reconcilier Capital et travail auprès du monde ouvrier, tout en défendant l’héritage du Conseil national de la Résistance. Au risque de servir de caution de gauche aux tendances plus conservatrices du gaullisme ? Entretien réalisé par Léo Rosell et retranscrit par Guillemette Magnin.

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  • Fondation Jean Jaurès - Pierre Bérégovoy (1925-1993) : du militant à l'homme d'État

    Pierre Bérégovoy fut Premier ministre de François Mitterrand, plusieurs fois ministre, député et maire de Nevers. Son suicide, voilà trente ans, le 1er mai 1993, demeure un événement politique marquant de notre histoire contemporaine. Olivier Rousselle, son ancien conseiller, et Pierre-Emmanuel Guigo, historien, reviennent dans cet entretien pour la Fondation Jean-Jaurès sur le parcours de celui qui fut grand homme d’État.

    Né en Normandie le 23 décembre 1925, Pierre Bérégovoy s’est donné la mort le 1er mai 1993 dans la Nièvre. C’est un itinéraire singulier pour sa génération que l’on découvre tout au long de cet entretien. Fils d’immigrés ukrainiens, d’origine modeste, Pierre Bérégovoy connaît très bien le monde du travail dans lequel il gravit tous les échelons, d’ouvrier à cadre dirigeant chez Gaz de France. Militant politique à la SFIO, adhérent à la CGT puis à FO, il conserve toute sa vie la passion intellectuelle du débat d’idées. Conseiller de Pierre Mendès France, ils se retrouvent dans la rigueur et la vérité qui accompagnent leur conception de la vie politique et de l’action gouvernementale. Adhérent du PSA puis du PSU, il choisit en 1969 de revenir à la SFIO pour reconstruire le mouvement socialiste avec Alain Savary. Dans la minorité au congrès d’Épinay en 1971, il rejoint François Mitterrand en 1973, entamant une forte relation avec lui. En 1981, il devient secrétaire général de la présidence de la République alors qu’il n’est pas issu de la haute fonction publique. En 1982, il rejoint le gouvernement de Pierre Mauroy au ministère des Affaires sociales et de la Solidarité nationale jusqu’en juillet 1984. Il est nommé ministre de l’Économie et des Finances dans le gouvernement de Laurent Fabius, poste qu’il convoitait. Il le sera à nouveau de 1988 à 1992 dans les gouvernements de Michel Rocard et d’Édith Cresson. Il est l’homme du franc fort, indispensable à ses yeux pour sauver l’épargne populaire et garantir le pouvoir d’achat des plus modestes. En 1983, il s’implante dans la Nièvre en devenant maire de Nevers, il y est élu député en 1986 et est constamment réélu par la suite. Le 2 avril 1992, dans un contexte politique difficile, il est nommé Premier ministre. Olivier Rousselle et Pierre-Emmanuel Guigo reviennent sur les onze mois passés à Matignon et les mesures adoptées : réforme de la PAC, première loi sur l'élimination des déchets portée par Ségolène Royal, loi de moralisation de la vie politique de Michel Sapin, moratoire des essais nucléaires dans le Pacifique, adoption du traité de Maastricht... Meurtri par la mise en cause de son honnêteté et de son honneur, affecté par la lourde défaite électorale du Parti socialiste aux élections législatives, il met fin à ses jours le soir du Premier mai 1993.

  • LVSL - Conférence : la République démocratique en 1848

    « La Révolution et la République sont indivisibles. L’une est la mère, l’autre est la fille. L’une est le mouvement humain qui se manifeste, l’autre est le mouvement humain qui se fixe. La République, c’est la Révolution fondée […] On ne sépare pas l’aube du soleil », écrivait Victor Hugo. Pour l’anniversaire de la révolution du 25 février 1848, dans laquelle la France s’embrase à nouveau dans un élan romantique et social et proclame une nouvele fois la République, Le Vent Se Lève organisait une journée de conférences en partenariat avec la Fédération Francophone de Débat. Découvrez la première discussion de la journée, entre Mathilde Larrère et Michèle Riot-Sarcey, animée par Hugo Rousselle Nerini.

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  • Keynes face au communisme dans les années 30 [Jean-Marc Siroën]

    Xerfi Canal a reçu Jean-Marc Siroen, professeur émérite de sciences économiques à l'Université Paris-Dauphine-PSL, pour parler de Keynes et du communisme des années 30.

  • Le meilleur de la fin 2022 - La Vie des idées - Champollion devant l’universalisme républicain

    La statue de Champollion par Bartholdi, érigée en 1867 pour une exposition universelle, suscite aujourd’hui les controverses. Mais qu’en aurait pensé l’égyptologue lui-même ? Markus Messling revient sur ses engagements contrastés à l’occasion du bicentenaire de sa découverte.

    Voici que resplendit à nouveau d’un blanc immaculé la statue de Jean-François Champollion dans la cour d’entrée du Collège de France : pour le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens, à l’automne 2022, la France fête le héros national de l’égyptologie. À l’exception de quelques célébrations commémoratives, cette statue se morfondait depuis des décennies dans la cour d’une des institutions du savoir les plus prestigieuses de France, passant de plus en plus inaperçue. À la différence de la statue en bronze de Dante, bien en vue devant le bâtiment du Collège, square Michel Foucault, la statue de Champollion est située dans un autre monde, derrière les hautes grilles de la cour. La plupart des visiteurs qui se glissent par la petite porte dans cette cour d’entrée du Collège de France ne jettent qu’un regard fugitif au visage de marbre abîmé par les pluies acides parisiennes. Mais à présent, le grand philologue doit de nouveau attirer les regards sur lui. Tout est donc pour le mieux ? Ce n’est pas si sûr.

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  • Le meilleur de la fin 2022 - Fondation Jean Jaurès - Jules Guesde : devenir socialiste

    En 1922 disparaissait Jules Guesde, un des principaux fondateurs du socialisme français avec Jean Jaurès. L’historien Maxime Surman revient dans cette analyse historique sur sa trajectoire intellectuelle, de son républicanisme radical à un socialisme intransigeant.

    Depuis la disparition de l’« apôtre » le 28 juillet 19221, la mémoire et l’oubli se sont emparés de son nom. En dehors d’étroits cercles militants et savants, ce dernier n’évoque plus qu’un toponyme parfois familier. Même si, de temps en temps, le conflit mémoriel l’opposant à la figure d’un Jaurès érigé au rang du plus républicain des hommes de gauche réactive celle d’un Guesde réinventé au présent. Il sert d’adversaire fictif qu’il convient de condamner en analogie d’un courant rival trop sectaire. Il serait alors pour cette mémoire vive d’un socialisme français au milieu du gué un « anti-Jaurès2 ». Il incarne l’intransigeance révolutionnaire. « Le réformisme fait face à la radicalité, la République à la Revanche, le Caporalisme à la liberté3 » Ce dualisme entre ces deux figures s’inscrit dans la longue lignée des binômes servant à codifier les lignes de clivage à gauche4.

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  • La Vie des idées - Le curieux Monsieur Veyne

    Si Paul Veyne est un historien incontournable du XXe siècle, c’est pour ses travaux sur l’Antiquité gréco-romaine, mais aussi pour sa curiosité intellectuelle, son goût résolu de la pluridisciplinarité, son humour, la liberté qui irrigue toutes ses recherches. Franc-tireur au cœur des institutions, profond et dilettante, Veyne nous invite à une fête de la pensée.

    Paul Veyne occupe une place singulière dans le panorama intellectuel français. Ce spécialiste de Rome, devenu professeur au Collège de France, est l’auteur d’ouvrages majeurs (Le Pain et le Cirque, Comment on écrit l’histoire) qui demeurent sans équivalent dans les études historiques. Érudit et léger, imposant et drôle, durablement marqué par son compagnonnage avec Michel Foucault, Veyne ne suit aucun modèle et ne ressemble qu’à lui-même.

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  • Cloé Korman sur les traces de Vichy aujourd'hui - Le mag de la matinale

    Dans "Les presque sœurs", Cloé Korman se lance dans une enquête familiale sur les traces de petites filles juives, déportées à Auschwitz en 1943.

  • Les Roosevelt, une histoire intime - ARTE

    Enfant à la santé fragile, Theodore Roosevelt devient un jeune homme vigoureux, il perd tragiquement un grand amour, mène des hommes au combat, puis parvient à s’élever au rang suprême, a 42 ans, il est le plus jeune président de l’histoire américaine. Franklin Delano Roosevelt, fils choyé, observe avec fascination la carrière de son cousin plus âgé et rêve de suivre ses traces.

  • Charlie Hebdo - Victor Serge, de la bande à Bonnot à la liberté pour tous, Les forçats de la liberté par Fabrice Nicolino

  • Histoire populaire des impôts (1/2) | ARTE

    Du Moyen Âge aux révoltes populaires qui agitent aujourd’hui la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, une passionnante histoire comparée de l’impôt, reflet des transformations de l’État et de la relation des citoyens à ceux qui les gouvernent. Après plusieurs siècles de soulèvements populaires réguliers contre les taxes royales, la Révolution française consacre le principe de l’égalité devant l’impôt et transfère le pouvoir fiscal à une chambre élue. Au XIXe siècle, les nations européennes empruntent massivement pour financer la révolution industrielle. Mais comment rembourser la dette ? À côté des taxes sur la propriété et sur la consommation qui étouffent ouvriers et paysans, le Royaume-Uni adopte l’impôt sur le revenu en 1848. L’Allemagne suit vingt ans plus tard, la France, en 1914.

    Ces dernières entérinent sa progressivité – que les plus fortunés s’empressent de contourner en transférant leurs capitaux en Suisse – au lendemain de la Grande Guerre, tandis que la "hache de Geddes" (du nom du ministre conservateur Eric Geddes) s’abat sur les dépenses publiques britanniques. Après l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, l’État-providence s’impose : France, Allemagne et Royaume-Uni se dotent de systèmes de protection sociale. La création du marché économique européen entraîne la généralisation progressive de la TVA, initialement française. En 1982, sous Mitterrand, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes relance l’évasion fiscale. Partout ailleurs, le tournant néolibéral se prépare…

    Consentement et évitement

    "Gilets jaunes", partisans du Brexit, perdants de la réunification : avec pour point de départ ces colères qui traduisent, souvent sur fond de contestation de l’impôt, la crise de nos démocraties, ce documentaire de Xavier Villetard (André Malraux, l’épreuve du pouvoir), coécrit avec l’historien Gérard Noiriel, remonte le cours des luttes qui ont opposé, depuis le Moyen Âge, les peuples français, allemand et britannique à leurs gouvernants en matière fiscale. Entre privilège des puissants et ambitions redistributives, entre consentement et évitement, ces deux chapitres mêlent archives et éclairages (d’anciens ministres, comme George Osborne, Éric Woerth ou Wolfgang Schäuble, de députés, d’inspecteurs des finances, d’économistes…) pour décrypter la tumultueuse histoire d’un outil qui est le miroir des métamorphoses de l’État et de la société. Histoire populaire des impôts Documentaire de Xavier Villetard (France, 2022, 52mn) Disponible jusqu'au 06/08/2022