Sommés d’abattre leur troupeau après un cas de tuberculose bovine, Sophie et Philippe Sicre ont négocié un protocole alternatif, appuyés par une forte mobilisation locale. L’État vient d’assouplir les règles à la suite de cette expérimentation.
« Une partie de nous a été abattue en même temps que nos vaches. » Au bout du fil, Sophie Sicre reprend son souffle. « Avec ce protocole, on a réussi à sauver 32 vaches et 10 génisses sur 126 animaux. Notre expérimentation a fait accélérer les choses en permettant à d’autres élevages d’éviter l’abattage total. Mais ça a été très dur. »
Il y a deux ans, le 11 janvier 2024, un cas de tuberculose bovine est détecté sur la ferme de Sophie et Philippe Sicre, installés à Espès-Undurein dans les Pyrénées-Atlantiques. « La vache suspectée a été abattue le 18 janvier à 7 heures du matin », se souvient précisément Sophie. « À 9 heures, on nous a appelés pour nous parler d’abattage total car les lésions étaient ’’évolutives’’. » Ces lésions laissent supposer qu’une grande partie de l’élevage est contaminé. « Aucune analyse n’avait été faite sur les autres vaches. Tout notre monde et notre avenir se sont écroulés. »
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