Dans le cadre d’un partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès, les notes de l’INSS, principal think tank israélien consacré aux questions stratégiques et sécuritaires, sont régulièrement traduites et publiées sur notre site afin d’éclairer nos lecteurs sur l’état des réflexions en cours à Jérusalem.
Udi Dekel, Ofer Guterman, Orna Mizrahi reviennent ici sur la possibilité d’adopter le modèle « désarmement, démobilisation et réintégration » – qui a fait ses preuves en Irlande en Nord – à la situation libanaise. Les propos tenus ici engagent uniquement les auteurs.
En supposant que l’opération Lion rugissant ne se conclue pas par la défaite totale du Hezbollah, la question de son désarmement restera à l’ordre du jour à l’issue du conflit, un intérêt partagé à la fois par Israël et par l’État libanais. Cet article propose d’adopter le modèle DDR – pour « désarmement, démobilisation et réintégration » – et de faire avancer un processus LDDR (Liban, désarmement, démobilisation et réintégration) en tant que cadre structurant pour désarmer le Hezbollah et l’intégrer politiquement au Liban, parallèlement à la réparation, à la reconstruction et au renforcement de l’État libanais. Ce cadre propose une alternative au désarmement du Hezbollah par la force militaire qui nécessiterait qu’Israël occupe l’ensemble du Liban. Bien qu’il soit évident que le Hezbollah ne renoncera pas facilement à ses armes, les circonstances actuelles offrent une opportunité d’imposer ce résultat par des efforts conjugués libano-israéliens, régionaux et internationaux. Parmi ces circonstances, on peut notamment citer la volonté d’Israël et du Liban d’engager des négociations politiques directes, parallèlement à l’affaiblissement militaire du Hezbollah (et de l’Iran) consécutif à la guerre, au maintien de la présence de Tsahal dans le sud du Liban, ainsi que le soutien croissant dont bénéficie, au sein du Liban, l’idée du désarmement du Hezbollah.
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