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03/11/2014

Les revenus démesurés des grands patrons et des cadres dirigeants

28 octobre 2014 - Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 400 et 1 110 années de Smic par an. Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages.


Le revenu annuel d’un grand patron représente de 400 à 1 110 années de Smic, selon les données 2012 publiées par Proxinvest dans son 15e rapport La Rémunération des Dirigeants des sociétés du SBF 120 (novembre 2013). De 4,8 millions d’euros (équivalents à 358 années de Smic) pour Maurice Lévy (Publicis) à 14,9 millions d’euros (1 112 années de Smic) pour Bernard Charlès, patron de Dassault Systèmes.

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Observatoire des inégalités - Inégalités : c’est un système d’ensemble qu’il faut remettre en cause

6 octobre 2014 - L’information sur les inégalités est abondante. Mais on oublie souvent de montrer que les inégalités, liées entre elles, forment un système global. C’est lui qu’il faut remettre en cause. Une analyse de Alain Bihr et Roland Pfefferkorn, co-directeurs du « Dictionnaire des inégalités ».


La littérature scientifique sur les inégalités entre catégories sociales est aujourd’hui abondante en France. Elle peut notamment s’alimenter aux données fournies par l’appareil de la statistique publique, et sur le site de l’Observatoire des inégalités. Pourtant, tout cela est loin d’être satisfaisant. Il y a d’abord les imperfections, zones d’ombre et véritables champs aveugles de ces données statistiques. Certaines sont liées à un manque de curiosité de la part des chercheurs. A quand, par exemple, une étude d’ensemble sur les différences de pratiques alimentaires selon les catégories sociales, dont l’incidence sur les inégalités de santé est pourtant manifeste ? Ou sur les condamnations par la justice en fonction de l’origine migratoire ou sociale ? D’autres aux limites mêmes des approches statistiques : comment par exemple quantifier la qualité de l’environnement visuel, sonore, olfactif, etc., d’un appartement par exemple pour mesurer les inégalités dans le domaine du logement ?

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L'Observatoire des inégalités - La démagogie fiscale ruine l’espoir d’une société plus juste

21 octobre 2014 - En réduisant les impôts, le gouvernement gâche une occasion historique de réformer les services publics. La question est désormais de comprendre comment on a pu en arriver là. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Le plan de 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques offre à notre pays des marges de manœuvre énormes. Si ces milliards avaient été utilisés pour répondre aux besoins de la population plutôt qu’à réduire les impôts, les services publics auraient pu changer de visage. Une occasion de construire une société plus juste vient d’être gâchée. Comment a-t-on pu en arriver là ? Si l’on veut avancer dans le débat, il faut essayer de le comprendre.

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02/11/2014

Jaurès philosophe et la métaphysique du socialisme

Résumé : Un aperçu des convictions philosophiques de Jaurès au fondement de ses engagements politiques.

Très paradoxalement, la pensée philosophique et métaphysique de Jaurès demeure la grande inconnue de son œuvre et de son engagement alors qu'elle en constitue la source première, l'origine discrète. A cette méconnaissance, on peut trouver plusieurs raisons qui, toutes, convergent pour passer sous silence des écrits dont la connaissance par le public serait pourtant essentielle à l'éclairage historique de la genèse de cet homme politique d'exception que fut Jaurès.


En premier lieu, les textes philosophiques jaurésiens sont indéniablement des écrits de formation et de jeunesse dont il ne faut pas dissimuler le rôle qu'ils ont pu jouer dans la maturation du personnage. Ainsi, certains ont pu considérer ces travaux comme partiellement inaboutis. Jaurès n'est évidemment pas présent tout entier dans ses écrits philosophiques mais à l'inverse on ne saurait comprendre Jaurès sans se pencher sur ces derniers, et ce point est souvent mésestimé.

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18:20 Publié dans Réflexions | Tags : non fiction, jaures | Lien permanent

Non Fiction - Jaurès, à la base et au sommet

Résumé : La nouvelle biographie de référence, centrée sur le combat politique, intellectuel et moral de Jean Jaurès.

L'ouvrage était annoncé, et attendu : Fayard publie la première biographie d'ampleur de Jean Jaurès directement issue de la Société d'études jaurésiennes, destinée à servir de référence aux travaux futurs. Coécrit par Gilles Candar, son président, et Vincent Duclert, membre du conseil d'administration, placé sous l'égide de Madeleine Rebérioux et Jean-Marie Mayeur, ce Jean Jaurès entend en effet proposer une synthèse approfondie de nombreuses années de recherches collectives, organisées dans le sillage des Œuvres de Jean Jaurès  – sans prétendre être définitif, naturellement, tant le « continent Jaurès »  est vaste et riche. En faisant allusion à René Char , nos auteurs font de Jaurès un « modèle rare de combattant politique à la base et au sommet » , c'est-à-dire pleinement actif dans la bataille intellectuelle et politique quotidienne tout autant que dans les hautes sphères de l'histoire, de la philosophie et de la morale ; dès lors, pour résoudre « l'énigme Jaurès » , ils optent pour une étude fine du combat politique, pensé comme le point de rencontre crucial de ces « deux horizons jaurésiens » , le moyen d'« interroger les vies multiples d'un homme, vies réelles et imaginaires dès lors que la postérité retravaille le vivant pour construire de nouvelles représentations. » .

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14:19 Publié dans Réflexions | Tags : non fiction, jaures | Lien permanent

OFCE : L’austérité sans fin ou comment l’Italie se retrouve piégée par les règles européennes ?

30 octobre 2014

par Raul Sampognaro

Si le budget présenté par la France est en net décalage vis-à-vis des règles de la gouvernance budgétaire de la zone euro (voir sur ce sujet les posts récents d’Henri Sterdyniak et de Xavier Timbeau), l’Italie est aussi sur la sellette. Toutefois, les situations française et italienne ne sont pas directement comparables et le cas de l’Italie pourrait s’avérer autrement plus contraignant que celui de la France, reflétant à nouveau les effets pervers de la nouvelle gouvernance européenne. Si, contrairement à la France, l’Italie n’est pas plus en PDE (Procédure de déficit excessif) puisque, depuis 2012, son déficit budgétaire se situe au seuil de 3 %, elle reste, dans le cadre du volet préventif du Pacte, sous surveillance renforcée au regard du critère de la dette. Sa dette de 127 points de PIB est très largement au-dessus du niveau de 60 % retenu par les règles européennes et, selon son Objectif de Moyen Terme (OMT), l’Italie doit revenir à un déficit proche de l’équilibre.

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12:08 Publié dans Réflexions | Tags : ofce | Lien permanent

Non Fiction - La ville et la formation du capitalisme occidental

Résumé : Un ouvrage essentiel du sociologue Max Weber, dans une nouvelle traduction assortie de commentaires éclairants.

Sur le même ouvrage, voir également la recension : "La ville, miroir de la société."

Passons sur les considérations techniques qui ont abouti à la constitution de ce volume. Les spécialistes de Max Weber (1864-1920) sauront s’y retrouver. La note éditoriale précédant le texte résume les difficultés. Passons aussi sur le jeu des traductions qui n’est pas indifférent, mais qui, là encore, sera aisément repéré par les spécialistes. Le passage de l’allemand au français n’est pas simple, il relève moins de difficultés de langue que de difficultés culturelles, évidemment. Ceci surmonté, il nous reste un volume incontournable de réflexions sur la ville, susceptible de passionner, certes les spécialistes, mais aussi les étudiants en philosophie, en histoire de l’art, en urbanisme, en sociologie, à tout le moins. Encore convient-il de souligner que l’examen auquel l’ouvrage nous entraîne n’a pas pour objet l’urbanisme, mais les rapports entre la ville et le ou les citoyens. Weber poursuit de son commentaire l’établissement en ville des forces sociales, il s’intéresse aux bailleurs de fonds, aux activités commerciales, à la domination des métiers, et au poids des conseils divers à partir des lignages ou des cours de justice du Moyen Âge. Il instaure des chronologies qui, au passage, peuvent déstabiliser un Français, dans la mesure où les Français rapportent systématiquement les institutions modernes à la constitution de l’Etat central, tandis que les Allemands abordent avec beaucoup plus d’aisance et de précision la question des communes médiévales dont ils font la source du mouvement urbain. Bref, il ne se contente pas d’une vague définition de la ville en entité politique autonome. Il s’attache à la cité-Etat, celle qui donne un statut au citoyen, en le faisant porteur de droits spécifiques, et en le laissant déployer les caractéristiques culturelles de son groupe social, ainsi qu’une conduite spécifique.

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09:07 Publié dans Réflexions | Tags : max weber, non fiction | Lien permanent

01/11/2014

OFCE - Jean Tirole, un économiste d’exception

23 octobre 2014

par Jean-Luc Gaffard

Jean Tirole, à qui est attribué cette année le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, est un économiste d’exception. Il l’est par la qualité académique de ses travaux publiés aussi bien dans les plus grandes revues de la discipline que dans des livres où il présente les grandes questions d’économie industrielle, d’économie de la régulation ou d’économie financière en suivant un fil conducteur issu de ses propres recherches. Il l’est par la volonté explicite d’aborder de vrais sujets, majeurs pour la compréhension du fonctionnement des économies de marché et de faire des propositions concrètes de politique publique qui s’y rapportent. Il l’est parce qu’il a traité de ces sujets en développant de nouveaux et puissants outils d’analyse. Il l’est, enfin, par la modestie qui préside au jugement qu’il porte lui-même sur ses résultats et leur portée pratique, une modestie qui sied aux vrais scientifiques.

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18:00 Publié dans Réflexions | Tags : tirole, gaffard, ofce | Lien permanent

L'obserrvatoire des inégalités - Modulation des allocations : un modèle réservé aux pauvres est un pauvre modèle

28 octobre 2014 - Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens. Mais cette mise à mal de l’universalisme de notre modèle sape sa légitimité. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


Réduire les allocations familiales des plus aisés semble tomber sous le sens. Alors que notre pays traverse une crise sans précédent, les plus riches continuent de s’enrichir. Sans aucune pudeur, les représentants des nantis - hier partisans de coupes budgétaires drastiques - s’offusquent de perdre quelques euros par mois et montent sur les barricades pour défendre « leur » Etat providence. La stagnation du pouvoir d’achat n’est en effet qu’un leurre qui masque sous forme de moyenne l’enrichissement des uns d’un côté et l’appauvrissement des pauvres de l’autre. L’Etat est en faillite et nous devons faire des économies. Pourquoi alors continuer à aider des familles qui n’ont aucun besoin de l’argent de la collectivité ? Les foyers qui touchent 6 000 euros pour deux enfants perdront 65 euros, rien de bien méchant.

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16:00 Publié dans Réflexions | Lien permanent

Non Fiction - Démocratie et capitalisme, le divorce ?

Résumé : Une analyse fine des tensions entre démocratie et capitalisme, qui néglige toutefois le facteur environnemental.

Le capitalisme a souvent été présenté comme le seul régime économique propice à l'essor de la démocratie. Toutefois, même s'il s'agissait d'un extrême, l'exemple chilien sous la dictature du général Pinochet a démontré qu'il pouvait en aller autrement. Ces dernières années, les politiques sociales et économiques imposées par la Troïka et/ou le Fond Monétaire International aux pays parfois désignés sous l'acronyme « PIGS »  ont remis en cause la souveraineté populaire alors que des gouvernements technocratiques ont même été nommés sans majorité comme en Italie avec Mario Monti. Dans l'essai Du temps acheté. La crise sans cesse ajournée du capitalisme démocratique, le professeur de sociologie allemand Wolfgang Streeck se penche sur les relations désormais très conflictuelles entre capitalisme et démocratie (la version française est publiée ce mois-ci par les éditions Gallimard. Nos notes de pagination et citations renvoient à l'édition en langue anglaise : Buying Time. The Delayed Crisis of Democratic Capitalism, Verso, Londres, 2014, traduit de l'allemand par Patrick Camiller.)

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13:00 Publié dans Réflexions | Tags : non fiction | Lien permanent