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Omniprésente, la technique nous a été imposée par des choix politiques, explique l’historien François Jarrige. Pour lui, c’est à nous de construire une autre société. Car aucune technique n’est « miraculeuse ».
François Jarrige est historien et enseigne à l’université de Bourgogne. Il vient de publier La ronde des bêtes (La Découverte). À travers l’histoire des techniques, il montre que celles-ci ne sont d’aucune fatalité, mais découlent de choix sociaux particuliers.
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Si des points de bascule du climat sont envisageables, le contrôle du réchauffement climatique reste possible, explique Valérie Masson-Delmotte. À condition d’un engagement politique dans le bon sens.
Valérie Masson-Delmotte est paléoclimatologue, membre du Haut Conseil pour le climat et a été coprésidente jusqu’en juillet 2023 du groupe 1 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
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Ce sont des images devenues de plus en plus fréquentes en Europe : celles de villes inondées, de maisons sinistrées par la montée des eaux, de populations désemparées par ces épisodes.
Le changement climatique a de fait amplifié la fréquence comme l’intensité des précipitations. En milieu urbain, un facteur aggrave les ravages de ce phénomène climatique : l’utilisation répandue de matériaux imperméables dans les constructions routières. L’infiltration adéquate des eaux pluviales à la suite d’épisodes de fortes pluies est ainsi considérablement entravée, engendrant par là un ruissellement pollué et des risques d’inondations. Les réseaux d’évacuation des eaux de pluie en milieu urbain se trouvent de plus en plus dépassés, et posent un défi de taille aux autorités quant à la gestion de ces eaux.
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Stéphane Madaule est docteur en économie, spécialisé dans les questions d’économie politique et de développement.
Dans une tribune publiée le 29 décembre 2023 dans le journal Le Monde, Emmanuel Macron détaille sa stratégie, sa méthode, sa doctrine, ses propositions à l’international. Accélérer conjointement la transition écologique et la lutte contre la pauvreté par un choc de financement en prêts constitue le cœur de ce qu’appelle de ces vœux le président français dans le cadre du le Pacte de Paris pour les peuples et la planète. Faire plus pour la sauvegarde de la planète et faire plus pour lutter contre la pauvreté, comment ne pas souscrire à ce double engagement ?
Sauf que pour y parvenir, le président Macron en reste à de vieilles recettes que l’on pourrait résumer ainsi : toujours plus de financement en prêts pour accélérer la transition écologique ; toujours plus de financement en prêts pour accélérer la lutte contre la pauvreté. En banquier de formation, ce toujours plus de financement passe donc par l’octroi de prêts supplémentaires par tous les canaux disponibles actuellement : institutions de Bretton Woods comme la Banque mondiale et le FMI, banques bilatérales de développement comme l’Agence française de développement, secteur privé.
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Professeure en esthétique et politique des arts vivants, Bérénice Hamidi est enseignante-chercheuse à l’Université Lumière Lyon 2. Elle nous livre aujourd’hui son analyse sur les freins à la reconnaissance des violences sexistes et sexuelles dans le milieu artistique français.
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La 28e Conférence des Parties a vu la conclusion du premier Bilan mondial dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat. Elle a émis un signal important sur le fait que les combustibles fossiles sont la cause première du changement climatique et qu'il est nécessaire d'opérer une transition vers leur abandon, malgré des lacunes et peu de clarté concernant d'autres domaines de l'action climatique (adaptation et financement). Ce qui compte maintenant, c'est la mise en œuvre, au niveau national, en préparant une nouvelle série d'engagements d'ici 2025, en stimulant la coopération internationale et en repensant l'avenir de ces conférences.
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C'est un rassemblement qui fera date. Vendredi et samedi dernier, pour la première fois en France, des militants laïques du monde entier, athées et libre penseurs, se sont réunis avec un mot d’ordre : appeler à mettre en place la laïcité dans tous les pays du monde. Nous publions en exclusivité leur appel.
« Il faudrait inscrire la laïcité au patrimoine mondial de l’Unesco ! » Rarement la laïcité aura été autant espérée et demandée par ceux qui vivent parfois jusque dans leur chair son absence : des athées – pour beaucoup ex-musulmans – et libres-penseurs du monde entier, souvent menacés et persécutés dans leur pays d’origine. Ils se sont retrouvés à Paris, à l’Hôtel de Ville, lors d’un rassemblement qui fera date, vendredi 8 et samedi 9 décembre. Pour la première fois, en France, des militants laïques du monde entier se sont donc réunis avec un mot d’ordre : appeler à mettre en place la laïcité dans tous les pays du monde. L’année dernière, ce rassemblement était intitulé Celebrating Dissent et se déroulait à Cologne. Cette année, il était organisé à l’initiative de Laïques sans frontières, association présidée par la cinéaste franco-tunisienne et militante laïque Nadia El Fani, et par le Conseil des ex-musulmans de Grande-Bretagne, fondé par Maryam Namazie, réfugiée iranienne au Royaume-Uni. Charlie en était un des partenaires.
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Les horreurs du goulag sont révélées au monde entier le 28 décembre 1973 lorsque Alexandre Soljenitsyne publie "L'Archipel du Goulag". Le système de travail forcé en URSS est dévoilé au grand jour en Occident. À la fois une cathédrale et un volcan en activité, c'est un véritable cataclysme.
Rencontre avec Milo Lévy-Bruhl Doctorant en philosophie à l'EHESS Auteur de "Le Théâtre de Léon Blum" Masterclass animée par Jérémie Peltier Co-directeur général de la Fondation Jean-Jaurés
[Notre enquête est à lire en accès libre : https://splann.org/enquete/cooperl-en...] « Splann ! » a publié à l'automne 2023 une enquête en plusieurs volets sur la Cooperl, coopérative porcine bretonne dont les choix économiques l'éloignent de l'esprit coopératif, au détriment des éleveurs. Et le géant affiche pourtant des fragilités. Kristen Falc'hon, co-auteur de l'enquête avec Ivan Logvenoff, était l'invité de Radio Évasion le 12 décembre 2023 pour en parler. Kristen Falc'hon est lui-même fils d'un éleveur de porcs qui a fait faillite. C'est une des raisons pour lesquelles il s'est progressivement intéressé au système économique de la production porcine bretonne, première de France par ses volumes ; un secteur économique capital mais dont les répercussions environnementales sont de plus en plus problématiques.
S'y ajoute la question sociale quand le système vacille. La stratégie d'intégration de la Cooperl Avec près de 8000 salariés et 2,7 milliards d’euros de chiffre d'affaire en 2022, la Cooperl n'a cessé de prendre de l'ampleur ces dernières années. À coup de rachats ou créations de filiales, dont 10 à l'étranger (Chine, Russie, États-Unis, Côte d'Ivoire...) l'entreprise a fini par intégrer tous les maillons de la chaîne de la filière porc : de la production d'aliments, de médicaments et de matériels pour l'élevage jusqu'à la transformation (salaisons), en passant par la production d'énergie (par méthanisation ou transformation de la graisse de porc en carburant), la conservation génétique ou le prêt d'argent. Le financier prend la main sur l'agricole
Cette intégration entraîne de fait une course en avant : il faut toujours plus de porcs pour alimenter les différentes activités. Non seulement la Cooperl s'éloigne de son modèle lancé dans les années 1960 par une vingtaine de producteurs à Lamballe, mais les plus de 3.000 éleveurs adhérents ont de moins en moins la main sur la stratégie de l'entreprise. Les candidatures au Conseil d'administration sont assez verrouillées, la complexité de l'organisation devient peu lisible pour un adhérent de base... Certes, les 3.000 adhérents profitent des multiples services et accompagnements de la coopérative, y compris des prêts financiers, avec des revenus parfois élevés (4 à 5.000 € mensuels pour un élevage de 300 truies). Cependant, la coopérative a décidé en 2015 de fixer elle-même le prix payé pour les animaux, en dehors de celui du marché (marché du porc breton de Plérin) et ça peut être au détriment des éleveurs selon les cours du porc. En outre, comme les contrats durent 5 ans, il est très difficile de fait de sortir de la coopérative.
Plusieurs éleveurs ont dénoncé cette situation dans l'enquête (tout en souhaitant conserver l'anonymat). Incertitudes sociales malgré le gigantisme de la Cooperl Malgré sa taille, la Cooperl n'est pas forcément en bonne santé financière. L'entreprise a récemment annoncé des suppressions d'emploi dans son activité salaison. Il y a donc un enjeu social en plus des conséquences écologiques de la production porcine (excédents d'azote qui polluent les eaux et alimentent les algues vertes). Si la coopérative devait s'effondrer, les conséquences économiques seraient importantes, en particulier pour Lamballe et sa région. La stratégie de croissance va jusqu'à l'acquisition d'exploitations par la coopérative elle-même.
Des fermes expérimentales et dont l'activité est destinée notamment à travailler sur les gènes du cheptel. Mais du fait de leur taille, ces unités de production alimentent aussi les usines du groupe (et créent de fait une concurrence vis à vis des éleveurs). « Ligne rouge à ne pas franchir » selon les syndicats agricoles, cette entrée de la Cooperl dans la production éloigne résolument la coopérative de sa philosophie initiale : une agriculture « familiale » sur des terres qui appartiennent aux éleveurs. Ces derniers voient leur outil leur échapper et deviennent à leur tours ses instruments...
Le patron du parti socialiste Olivier Faure a affirmé sur France Inter que les revenus versés aux actionnaires du CAC40 ont été multipliés par quatre en vingt ans et qu’ils ont augmenté dix fois plus vite que l’inflation. C’est vrai, selon les derniers chiffres de la Lettre Vernimmen.net.
Le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompart, le député LFI de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes, ou encore le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, la gauche s’insurge contre les revenus touchés par les actionnaires du CAC 40 en 2023. "97 milliards d’euros ont été distribués aux actionnaires dans l’année qui s’est écoulée pour le CAC 40, c’est dix fois plus que l’inflation en vingt ans et quatre fois plus que ce qu’on avait pu observer jusqu’ici", affirme Olivier Faure sur France Inter mardi 9 janvier. Est-ce vrai ?