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Actualités socialistes - Page 170

  • PS : COP28 : une mention historique, mais pas un accord historique autour des « énergies fossiles »

    COP28 : une mention historique, mais pas un accord historique autour des « énergies fossiles »

    – Jeudi 14 décembre 2023

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    Nathalie Sarrabezolles, secrétaire nationale à l’Environnement et la Protection des communs

    Bertrand Cavalerie, secrétaire national adjoint aux Biens communs

    Le Parti socialiste a pris connaissance du nouveau projet de décision présenté par la présidence de la COP28. S’il considère que ce texte comporte une avancée historique par rapport à la COP26 en mentionnant explicitement les « énergies fossiles », il ne le considère pas pour autant comme un « accord historique » puisque la mention de leur sortie n’y figure pas.

    Pourtant, les rapports scientifiques se succèdent pour nous indiquer que la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C ne sera possible qu’à condition de sortir de l’ère des combustibles fossiles. Pour les socialistes, celle-ci devra s’organiser dans la justice et l’équité, notamment à l’égard des pays du Sud.

    La première version du texte de compromis était très faible et semblait surtout répondre aux exigences de l’Opep. C’est à l’initiative de Teresa Ribera, la ministre de la transition écologique espagnole, dont le pays assure la présidence tournante du conseil européen, et de John Kerry, l’envoyé spécial américain, qui ont su regrouper de nombreux États, qu’un nouveau texte a été présenté par la président de la COP28. Celui-ci fait notamment référence aux travaux du GIEC et mentionne la réduction de 43 % des émissions en 2030 par rapport au niveau de 2019, un objectif ambitieux.

    Nous pouvons également nous féliciter à ce titre que de plus en plus d’États partagent ces objectifs et que le texte issu de la COP28 réaffirme clairement la nécessité de limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5°C et que cela nécessite des réductions drastiques des émissions au cours de cette décennie.

    Pour la première fois, on reconnaît la nécessité de s’éloigner des combustibles fossiles – après de nombreuses années pendant lesquelles le débat sur cette question a été bloqué. On peut également se satisfaire de l’objectif annoncé de tripler la capacité de production d'énergies renouvelables et augmenter leur efficacité d'ici 2030.

    Mais alors que la COP28 a fait le premier bilan de l’accord de Paris sur le climat, pointant le décalage entre les engagements des États et ce qui serait nécessaire pour limiter le réchauffement climatique sous 2° et proche des 1,5, le texte ne va pas assez loin. Il appelle seulement les États à contribuer à des « efforts » et « chacun à sa manière ». Une incitation mais pas d’objectifs, des efforts mais sans contrainte, chacun pourra faire ce qu’il veut.

    Il ne retient pas non plus l’idée de « sortir » des énergies fossiles, comme nous pouvions l’espérer, mais seulement de « s’en éloigner ». Aucun objectif quantitatif, aucun calendrier, aucun critère contraignant n’est mentionné pour mettre un terme à la production et à la consommation de ces énergies fossiles.

    Elles pourront donc continuer à être utilisées, notamment pour fabriquer du plastique. Rappelons que la France d’Emmanuel Macron, qui appelle officiellement à ne plus financier les centrales au charbon, consacre en 2023 plus de 15 milliards d’euros de la dépense publique aux énergies fossiles selon les estimations du Réseau Action Climat. Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

    Enfin, les financements ne sont pas à la hauteur des besoins, que ce soit pour le déploiement d’alternatives aux énergies fossiles, pour l’adaptation, pour les pertes et dommages qui permettent dans les pays fragiles de reconstruire post-catastrophe. En tout, 400 millions de dollars, soit le montant des salaires des « trois footballeurs les mieux payés au monde » comme le rappelait ce matin sur France inter Valérie Masson-Delmotte, la spécialiste du climat.

    Au final, la décision issue de la COP 28 apparaît surtout comme un exercice d’acrobatie diplomatique pour obtenir un consensus autour de la mention des énergies fossiles, non pas pour programmer leur fin, mais pour les conserver encore un peu. Comme le rappelait António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, « que cela vous plaise ou non, l’élimination progressive des combustibles fossiles est inévitable. Espérons que cela n'arrive pas trop tard ».

  • Euractiv - Walter Baier, chef de file du parti de La Gauche (The Left) au Parlement européen, a vivement critiqué la fragmentation croissante des partis de gauche dans plusieurs pays

    Face à la montée de l’extrême droite en Europe, Walter Baier, chef de file du parti de La Gauche (The Left) au Parlement européen, a vivement critiqué la fragmentation croissante des partis de gauche dans plusieurs pays, tout en accusant les Verts d’adopter une approche « élitiste » de la transition écologique concernant les intérêts de la classe ouvrière, lors d’un entretien avec Euractiv.

    Face à une montée sans précédent de l’extrême droite dans l’ensemble du bloc et au groupe politique d’extrême droite Identité et Démocratie, qui devrait devenir la quatrième force au Parlement européen avec 87 sièges, les forces de gauche nationales sont de plus en plus fragmentées.

    En Espagne, en Allemagne et en Grèce, les partis de gauche se sont heurtés à des luttes internes et à des scissions, et les électeurs de gauche sont de plus en plus divisés.

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  • L'Argentine et Javier Milei

    LVSL - Javier Milei, le dollar et les BRICS : le vrai tournant dans la politique argentine

    Propos outranciers, style débraillé, slogans fantaisistes, propositions délirantes : la presse occidentale a dépeint le président argentin Javier Milei comme un OVNI. Pourtant, par bien des aspects, le « Trump argentin » s’inscrit dans la parfaite continuité de la « caste » qu’il a conspué durant sa campagne. Coupes dans les aides sociales et libéralisation du droit du travail, mais aussi allégeance au dollar et alignement sur les États-Unis contre les BRICS : autant d’orientations programmatiques que réclament une fraction des élites. Derrière sa rhétorique incendiaire et ses provocations multiples, Javier Milei est plus classique qu’il n’y paraît. Moins qu’une plongée dans l’inconnu, sa présidence semble préfigurer un retour aux années 1990…

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    The Conversation - Le dilemme Milei et l’avenir incertain de l’Argentine

    Ce 10 décembre, Javier Milei est investi président de l’Argentine. Cet économiste rendu célèbre par sa participation à de nombreuses émissions télévisées avait été élu le 19 novembre, avec 56 % des voix, contre 44 % pour Sergio Massa, ministre de l’Économie et candidat du parti péroniste du président sortant Alberto Fernandez.

    Sa victoire fut une grande surprise. Milei était un « outsider », un libertarien de droite qui s’identifie avec les idées anarchocapitalistes et minarchistes (une idéologie qui appelle à réduire le rôle de l’État au minimum, spécialement dans la vie économique) et qui flirte parfois avec la droite nationaliste en minimisant le nombre de personnes disparues pendant la dictature militaire ou en suggérant l’annulation de la loi sur l’avortement.

  • Vous les COP20 - La chanson de Frédéric Fromet

    10 déc. 2023

    Cette semaine Frédéric Fromet a choisi pour sujet la COP28, dans le seul but de mieux vous polluer les oreilles ! Il y a eu la COP20, la COP21, la COP22,... Et tout ça pour quoi ? Eh bien notre chanteur pasticheur va vous le dire en reprenant "Vous les copains" de Sheila.

  • Slate- À Florence, le RN épouse les discours antisémites, complotistes et pro-Poutine de ses alliés européens Publié le 8 décembre 2023 , Christophe Carron - Jean-Marie Colombani - Alain Frachon

    Loin de Paris, le parti français d'extrême droite rompt avec sa stratégie de normalisation.

    Dimanche 3 décembre, une partie de l'extrême droite européenne s'est retrouvée à Florence, en Italie, à l'invitation du patron de la Ligue de Matteo Salvini.

    Français du Rassemblement national (RN), Allemands de l'Alternative für Deutschland (AFD), Néerlandais du Parti pour la liberté (PVV), Belges du Vlaams Belang, Estoniens du Parti populaire conservateur (EKRE), et entre autres, les membres du groupe Identité et démocratie (ID) du Parlement européen ont tenu un meeting commun en vue des prochaines élections de juin 2024. Sur scène furent dénoncés l'immigration massive, le grand remplacement, l'influence de George Soros, celle des technocrates européens francs-maçons: un discours classique de l'extrême droite, certes, mais bien loin des efforts de normalisation entrepris par Marine Le Pen.

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  • Euractiv - Les négociateurs européens s’accordent sur le premier règlement sur l’IA au monde

    Après un marathon de 36 heures de négociations, les législateurs de l’UE sont parvenus à un accord politique vendredi dernier (8 décembre) sur un texte destiné à devenir la référence mondiale en matière de règlementation de l’intelligence artificielle.

    Le règlement sur l’IA (AI Act) est un projet de loi historique visant à règlementer l’intelligence artificielle en fonction de ses risques. Le dossier a finalement été clos vendredi dernier, le Conseil, le Parlement et la Commission étant parvenus à un accord provisoire au terme d’un trilogue.

    Lors de cette réunion politique, qui a établi un nouveau record de temps pour des négociations interinstitutionnelles, les négociateurs ont passé en revue une liste impressionnante de 21 questions en suspens.

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  • Yvelines : la présentation d'un tableau provoque un incident dans un collège

    Dans les Yvelines, les enseignants du collège d'Issou ont exercé leur droit de retrait. Ils se disent très inquiets et dénoncent un climat d'insécurité. Reportage.

    Le collège d'Issou, dans les Yvelines, est à nouveau fermé lundi 11 décembre. Les enseignants sont en grève après un incident, survenu jeudi dernier, lorsqu'un professeur de français a présenté un tableau en classe. "À la suite d'un cours d'art, il y a eu un tableau montrant des femmes dénudées qui n'a pas plus à certains élèves qui se sont sentis offusqués. Ça a pris toute une ampleur autour de ça", raconte une mère d'élève.  

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  • COP28 : un monde sans pétrole ? - 28 Minutes - ARTE

    30 nov. 2023 #COP28 #Pétrole #Dubaï

    Le président de la COP28, qui a débuté ce jeudi 30 décembre, Sultan al-Jaber, aurait profité de sa fonction pour conclure des marchés au profit de sa compagnie pétrolière. Mais les pays du G20 ont aussi leur responsabilité dans la production des énergies fossiles… Peut-on faire confiance aux géants du pétrole ?

  • PS - Table-ronde : le point de vue de la société civile

    Diffusée en direct le 9 déc. 2023

    Samedi 9 décembre, à partir de 17h00, suivez la deuxième table-ronde de l'événement de la convention « Le temps des femmes » en direct depuis Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : « Le point de vue de la société civile ». Animation : Laure Botella, secrétaire nationale adjointe à la Lutte contre les violences faites aux femmes et aux Politiques d’égalité, membre du comité de pilotage de la convention « Le temps des femmes » Avec : - Corinne Hirsch, experte de l’égalité profesionnelle ; - Céline Thiebault-Martinez, présidente de la CLEF (Coordination française pour le lobby européen des femmes) ; - Elsa Labouret, porte-parole d'Osez le Féminisme ; - Flora Bolter, codirectrice de l’Observatoire LGBTI+ à la Fondation Jean-Jaurès, membre de HES LGBTI+.

  • « Observatoire des inégalités - Discriminations : révéler un système dans sa bonne (in)conscience », l’éclairage de Patrick Simon

    Derrière le consensus de façade à condamner les discriminations, le phénomène est minimisé et les victimes sont décrédibilisées. Une mesure chiffrée est indispensable pour dévoiler l’ampleur des faits. Patrick Simon, démographe et directeur de recherche à l’Ined, signe un texte introductif dans le « Rapport sur les discriminations en France » que nous venons de publier.

    La question des discriminations en France est une mine de paradoxes. Alors que les Français et les Françaises se montrent parmi les plus conscients en Europe de l’ampleur des discriminations [1], en particulier ethniques et raciales, cette reconnaissance reste abstraite. Les faits de discrimination rapportés dans les médias rencontrent souvent l’incrédulité et la réfutation. Les plaintes en justice aboutissent rarement. Quand des personnes discriminées contestent, on dénonce plus facilement la « victimisation » dont elles abuseraient que les injustices qu’elles subissent.

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  • Le prix Nobel de la paix remis à la famille de Narges Mohammadi, toujours incarcérée à Téhéran

    10 déc. 2023

    L’Iranienne, toujours détenue dans la prison d’Evin, symbole de la répression contre les femmes, n’a pas pu recevoir son prix. A Oslo, Narges Mohammadi aurait dû recevoir, ce dimanche 10 décembre, le prix Nobel de la paix qui lui a été décerné, début octobre, pour son combat pour les droits des femmes en Iran. Sa famille était donc présente à sa place dans la capitale norvégienne. Ses enfants ont pu relayer son discours : « Le peuple iranien, avec persévérance, viendra à bout de la répression et de l’autoritarisme. »

    Arrêtée à treize reprises, condamnée cinq fois à un total de trente et un ans de prison et 154 coups de fouet, et à nouveau incarcérée depuis 2021, Narges Mohammadi est l’un des principaux visages du soulèvement « Femme, vie, liberté » en Iran.