La grande flemme, ce serait le nouveau syndrome de la société française. La crise sanitaire aurait modifié durablement nos façons de vivre, de consommer, de travailler, et notamment accru la valorisation du temps libre et de la sphère privée. C'est ce que montrait notamment une récente enquête de l'IFOP conduite à l'initiative de la Fondation Jean Jaurès fin 2022 : 41% de déclarants plus fatigués, 37% moins motivés dans leur travail et 30% moins motivés dans leurs activités du quotidien. Le débat sur les retraites viendrait donc percuter la société française au moment où cette dernière, déjà suspectée d'accorder trop de place au temps libre, serait gagnée par une aggravation de son mal. Mais que savons-nous vraiment de ce syndrome ? [...]
Actualités socialistes - Page 168
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La grande flemme ? Les Français face au travail [Olivier Passet]
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Reporterre - Pour financer la transition climatique, l’Espagne envisage de taxer les ultrariches
Taxer de 1,5 à 3 % les ultrariches pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays du Sud : l’Espagne veut faire avancer l’idée en Europe.
Séville (Espagne), correspondance
Taxer les ultrariches pour financer la transition ? Pourquoi pas, répond l’Espagne. Le ministère pour la Transition écologique et du défi démographique (Miteco) a laissé entendre qu’il envisage de mettre l’idée sur la table de l’Union européenne (UE). Et ce, dès la COP28, qui se tiendra fin 2023 à Dubaï. « Le Miteco analysera cette proposition avec beaucoup d’intérêt, d’autant plus que l’Espagne présidera l’UE durant la prochaine COP28 », déclare le ministère, contacté par Reporterre. Si l’idée était actée, cela pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le changement climatique.
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La revue de presse du 3 février
Observatoire des inégalités - Retraites : le projet de réforme est-il injuste ?
La réforme des retraites proposée pénalise les catégories populaires, les classes moyennes et les mères de famille. Il reflète le décalage qui existe entre la majorité des Français et les catégories favorisées. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
Les commentaires sur la réforme des retraites proposée par le gouvernement vont bon train. Malheureusement, ils sont incompréhensibles pour le plus grand nombre, qui ne maîtrise pas le fonctionnement du système. Pour mesurer l’effet plus ou moins inégalitaire des réformes actuelles et porter un jugement, il faut commencer par expliquer les paramètres en jeu.
Notre système de retraites se base d’abord sur une durée de cotisation : pour prendre sa retraite, il faut avoir cotisé un certain temps. Jusque dans les années 1990, il fallait travailler 37,5 ans. Progressivement, ce seuil a été relevé. Il est de 42 ans pour les générations 1961-1963 et la réforme de 2013 prévoit qu’il atteigne 43 ans en 2035 pour celles nées en 1973. Cinq ans et demi en 20 ans, c’est énorme.
Il se base ensuite sur un âge dit « légal » : celui auquel on a le « droit » de partir à la retraite. Il a été fixé à 60 ans en 1982, puis porté à 62 ans. On peut partir à la retraite dès cet âge, mais si on n’a pas cotisé assez longtemps, on touchera une retraite plus faible (ce qu’on appelle une « décote »). Pour une grande partie des salariés, cet âge est purement théorique, car ils n’ont pas cotisé assez.
Observatoire des inégalités - Comment réduire les inégalités de salaires ?
Proposition 19 janvier 2023
On peut comprimer les inégalités de salaires par les deux bouts. D’une part, augmenter le smic, ce qui revaloriserait de nombreux métiers indispensables et réduirait les écarts entre femmes et hommes. D’autre part, instituer un salaire maximum. Les propositions de l’économiste Rachel Silvera.
La moitié des salariées et des salariés du secteur privé perçoivent moins de 1 940 euros net par mois en équivalent temps plein, selon l’Insee (données 2019). 10 % gagnent moins de 1 319 euros, tandis que 10 % perçoivent plus de 3 844 euros. Le 1 % le mieux payé gagne plus de 9 103 euros net, soit environ 7,5 fois le smic. Mais on sait que même parmi ce 1 % se cachent de fortes disparités. Alors que le smic est simplement indexé sur l’inflation, que le salariat subit le choc de la crise sanitaire et de la hausse des prix, les revenus de patrons du CAC 40 ont progressé de 52 % en 2021 par rapport à 2019. Ces derniers ont touché en moyenne 7,9 millions d’euros [1], plus de cinq siècles de smic !*
Reporterre - Retraites : la vie ne se réduit pas au travail, affirme la pensée écologique
Le travail ou la vie ? Au-delà d’un débat qui porterait simplement sur l’âge de la retraite, l’écologie politique permet de repenser globalement la logique même du travail vis-à-vis du temps libre et de l’impératif de sobriété.
« Valeur travail » contre droit au temps libre ? À l’arrière-plan de la lutte contre la réforme des retraites se joue le partage de nos existences entre travail et temps libre. D’un côté, le gouvernement justifie sa réforme par la « valeur travail », placée par Emmanuel Macron au cœur de son second quinquennat. De l’autre côté, des travailleurs meurtris répondent qu’ils ne peuvent donner davantage de leur vie.
Le « dividende salarié », qui vise à augmenter la rémunération des salariés sur la base d’une participation aux bénéfices, suscite des débats aussi bien auprès du patronat que des syndicats. S’inspirant d’un dispositif existant aux États-Unis, Timothée Duverger, co-directeur de l’Observatoire de l’expérimentation et l’innovation locales de la Fondation Jean-Jaurès, et Christophe Sente, docteur en sciences politiques et sociales, proposent d’en faire l’outil d’une véritable démocratisation de l’entreprise.
Le 20 janvier de cette année, le ministre des Finances a annoncé que « le dividende salarié […] proposé par le président de la République […] sera mis en œuvre »1. Depuis la campagne présidentielle, cette proposition qui vise à augmenter la rémunération des travailleurs sur la base d’une participation aux bénéfices fait débat. Elle présente la caractéristique d’éveiller jusqu’à présent peu d’enthousiasme dans les rangs du patronat et la méfiance des syndicats, mobilisés par la réforme des retraites.
Le Grand Continent - Le Pacte vert et la sécurité humaine mondiale
Cet article est extrait de la nouvelle livraison de la revue GREEN, dirigée par Laurence Tubiana et consacrée à la géopolitique du Pacte vert après la COP27.
Les guerres ont changé. Elles s'étirent dans le temps et font germer une multitude de conflits, de plus en plus inextricables. Dans cette étude, Mary Kaldor invite à repenser ensemble l'action climatique et la recherche de la paix mondiale à travers la notion de sécurité humaine — une extension des droits individuels dépassant le cadre westphalien de la sécurité nationale. Dans ce contexte, le Pacte vert lancé par l'Union est décisif : la transition actuelle visera à la fois à lutter contre le changement climatique et à mettre fin à la guerre.
En l’espace de deux ans, et malgré les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis, les dirigeants européens pourraient possiblement envisager une deuxième présidence de Donald Trump d’un côté, et une Chine de plus en plus assertive et repliée sur elle-même de l’autre. Au cœur de la crise climatique, un tel scénario serait néfaste pour l’action climatique globale et pour le multilatéralisme en général.
Cette simple possibilité doit servir aux dirigeants européens à se donner un cap. Le rôle central de l’Europe entre les États-Unis et la Chine n’a jamais été aussi important et, de fait, la situation oblige l’Europe à envisager son rôle et sa portée bien au-delà de ce « G3 ». En d’autres termes, c’est à l’Europe qu’il incombe de créer les conditions — en gros, une dépendance au sentier — qui permettraient de responsabiliser la Chine et les États-Unis en matière d’action climatique, ainsi que de faciliter le fonctionnement du système multilatéral dans son ensemble. L’invasion russe de l’Ukraine a encore assombri la carte géopolitique du continent, amplifiant la nécessité d’une voix européenne plus affirmée et plus cohérente sur la scène internationale.
Reporterre - À Lützerath, la bataille épique contre le charbon
Alors qu’une grande manifestation longeait le village de Lützerath, des milliers d’écologistes ont tenté de franchir les lignes de police pour accéder à la zad, encerclée et en cours de démolition.
Des milliers d’activistes et de policiers se sont affrontés aux abords de Lützerath samedi 14 janvier dans une immense bataille de boue. Cette ultime tentative de reprendre la zad avant sa destruction totale au profit de l’agrandissement d’une mine de charbon découlait d‘une manifestation en soutien, qui s‘était élancée à midi avec à sa tête notamment Greta Thunberg.
Réunissant entre 15 000 personnes (selon la police) et 35 000 personnes (selon les organisateurs), le cortège arrivait aux abords du hameau, encerclé par des barrières, canons à eau et 8 000 policiers, quand des milliers de manifestants ont convergé vers les forces de police.
PS
France Culture - Quel est le rapport entre un jean et le parti socialiste ?
Ne cherchez pas trop longtemps, je ne souhaite pas comparer le PS à un jean parce que celui-ci se déchirerait, serait troué ou délavé. La comparaison, je veux la faire entre deux jeans a priori identiques...
Deux jeans qui se ressemblent beaucoup, deux jeans qui sont peut-être même faits au même endroit, mais l’un est vendu dix fois, vingt fois plus cher que l’autre, parce que l’un est un jean disons Prada et l’autre un jean Tex.
A ce moment de mon billet vous attendez que je vous dise si c’est Olivier Faure ou Nicolas Mayer Rossignol, les deux protagonistes de la bagarre au PS, vous vous demandez lequel des deux incarne le socialisme Prada et le socialisme Tex…
Le premier secrétaire, réélu de justesse et sur fond d’accusations de fraude, a rencontré ses adversaires vaincus, lundi. Ils doivent se revoir d’ici à la fin de la semaine pendant le congrès de Marseille pour trouver un accord.
La crise n’en finit pas à la tête du Parti socialiste (PS). Alors que le premier secrétaire, Olivier Faure, a été réélu de justesse à la tête du parti après recomptage des voix et sur fond d’accusations de fraudes, ce dernier a annoncé, lundi 23 janvier, avoir proposé à ses adversaires battus, Nicolas-Mayer Rossignol et Hélène Geoffroy, une « direction collégiale ». Il s’est, en revanche, opposé à l’idée d’avoir « trois ou quatre premiers secrétaires » à la tête du parti à la rose.
Nicolas Mayer-Rossignol, qui conteste toujours à Olivier Faure la tête du Parti socialiste, demande au premier secrétaire sortant de « prendre ses responsabilités » pour sortir de la crise et a proposé une nouvelle rencontre ce mercredi avec son rivalNicolas Mayer-Rossignol conteste les résultats de la commission de récolement, qui a validé la victoire de dimanche d’Olivier Faure, lui donnant 51,09 % des voix, contre 48,91 % à son rival. Le maire de Rouen réclame la poursuite du recomptage et dénonce des « fraudes dignes d’un autre temps », ce que dément Olivier Faure.
Invité de notre matinale, Nicolas Mayer-Rossignol est revenu sur les tensions autour de l’élection du Premier secrétaire qui s’est tenu la semaine dernière. Le concurrent d’Olivier Faure ne reconnaît pas l’élection de ce dernier à la tête du parti sans pour autant revendiquer la victoire. Il appelle à la constitution d’une véritable direction collégiale, sur la base des votes récoltés par chaque texte d’orientation dans une élection, elle, incontestée.
Ce samedi 28 janvier, lors du congrés du Parti socialiste à Marseille, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol sont tombés d'accord sur un pacte de gouvernance. Le parti va pouvoir repartir de l'avant explique à franceinfo Johanna Rolland, la maire PS de Nantes."L'ambiance est à l'apaisement et au soulagement", a déclaré ce samedi soir sur franceinfo Johanna Rolland, maire de Nantes et désormais première secrétaire déléguée du Parti socialiste, après l'accord trouvé entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol à lors du congrès du parti à Marseille. -
PS/PCF : les militants veulent exister
30 janv. 2023 Après ce week-end très politique avec le vote des militants communistes sur leur texte de base commune et le congrès du PS à Marseille, petit débrief de la rédaction de Regards avec Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien.
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Reporterre - Retraites : la vie ne se réduit pas au travail, affirme la pensée écologique
Le travail ou la vie ? Au-delà d’un débat qui porterait simplement sur l’âge de la retraite, l’écologie politique permet de repenser globalement la logique même du travail vis-à-vis du temps libre et de l’impératif de sobriété.
« Valeur travail » contre droit au temps libre ? À l’arrière-plan de la lutte contre la réforme des retraites se joue le partage de nos existences entre travail et temps libre. D’un côté, le gouvernement justifie sa réforme par la « valeur travail », placée par Emmanuel Macron au cœur de son second quinquennat. De l’autre côté, des travailleurs meurtris répondent qu’ils ne peuvent donner davantage de leur vie.
La réforme, rejetée par l’opinion publique et qui divise jusqu’au sein de la majorité présidentielle, a réussi à fédérer contre elle un front syndical et politique qui s’exprime d’une seule voix. C’est un fait d’autant plus surprenant que la question du travail et de la valeur du temps libre divise à gauche : il y a quelques mois à peine, Sandrine Rousseau (EELV) et Fabien Roussel (PCF) s’empoignaient à ce propos, la première défendant le « droit à la paresse », le second se plaçant du côté de « la France du travail ».
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Déjeuner en paix - Le Billet de Sophia Aram
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Réforme des retraites : Henri Sterdyniak met les points sur les i
Pourquoi asseoir le système de retraites sur les cotisations sociales ? L'économiste membre des Economistes Atterrés est l'invité de #LaMidinale.
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80e Congrès | Matinée de clôture avec le discours du Premier secrétaire, Olivier Faure
Dimanche 29 janvier, suivez en direct la séance clôture du #CongrèsPS avec les prises de parole de Paul Magnette, président du Parti socialiste belge, Emma Rafowicz, présidente des Jeunes socialistes, et le discours du Premier secrétaire, Olivier Faure.
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Congrès PS : "Nous partons au combat renforcés, avec un collectif et un pacte de gouvernement"
Congrès PS : "Je suis content qu’il y ait eu un esprit de responsabilité par rapport au climat social. Nous avons besoin d’être à la hauteur", salue Yan Chantrel, sénateur (PS) représentant les Français établis hors de France. "Nous partons au combat renforcés, avec un collectif et un pacte de gouvernement."
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Le Congrès de Marseille
Le Point - Congrès du PS : Olivier Faure déterminé à « faire gagner la gauche »
Le premier secrétaire du PS s'est réjoui d'avoir pu, avec son rival Nicolas Mayer-Rossignol, « dépasser (...) les mots blessants et désaccords surjoués ».
Après plusieurs jours de tensions liées aux résultats contestés du scrutin pour désigner le chef du parti, l'heure est à l'apaisement au sein du Parti socialiste (PS). Dans son discours de clôture du 80e Congrès du PS à Marseille, Olivier Faure a reconnu, en remerciant son adversaire, que « se retrouver n'était pas forcément une évidence ».
France Info - Parti socialiste : officiellement reconduit, Olivier Faure doit retrouver l'unité
Définitivement reconduit à la tête du PS après une élection mouvementée face à Nicolas Mayer-Rossignol, Olivier Faure doit désormais ramener une certaine harmonie au sein du groupe de gauche.Une poignée de mains, après des couteaux dans le dos. Samedi 28 janvier, un accord a finalement été trouvé au Parti socialiste. Olivier Faure a été confirmé à la tête du PS, et son rival, Nicolas Mayer-Rossignol, a reconnu sa défaite. Les deux adversaires ont mis en scène leur réconciliation, ce samedi, lors du congrès du parti à Marseille (Bouches-du-Rhône). "Peut-être qu'il y avait certains abcès qui devaient être crevés", a déclaré Nicolas Mayer-Rossignol.
Huffington Post - Au Congrès du PS, Faure assume les divergences pour mieux recoller les morceaux
C’est ensemble qu’Olivier Faure, Hélène Geoffroy et Nicolas Mayer-Rossignol ont brandi une rose à l’issue du Congrès de Marseille. Il y a urgence à faire oublier les divisions.
Il fallait absolument (essayer de) tourner la page de dix jours de crise durant lesquels le Parti socialiste a étalé ses divisions au grand jour, faisant craindre la scission. Impossible pour Olivier Faure, Premier secrétaire reconduit à la tête du parti, de passer outre dans son discours de clôture, ce dimanche 29 janvier à Marseille. Mais tant qu’à faire, autant en faire une force.
Ce samedi 28 janvier, lors du congrés du Parti socialiste à Marseille, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol sont tombés d'accord sur un pacte de gouvernance. Le parti va pouvoir repartir de l'avant explique à franceinfo Johanna Rolland, la maire PS de Nantes."L'ambiance est à l'apaisement et au soulagement", a déclaré ce samedi soir sur franceinfo Johanna Rolland, maire de Nantes et désormais première secrétaire déléguée du Parti socialiste, après l'accord trouvé entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol à lors du congrès du parti à Marseille. -
La revue de presse du 21 janvier
Dernière heure :
Les 4 vérités - Laurent Berger le 30 janvier
_________________________________________________________________________France Culture : Michaël Zemmour Maître de conférences en économie à l’Université Paris
Recul de l’âge de départ à la retraite ou encore augmentation de la durée de cotisation, que va contenir le projet de loi sur les retraites du gouvernement et pourquoi fait-il tant débat ?
Des mesures qui pourraient creuser les inégalités
Michael Zemmour explique que le gouvernement a donné des indices ces derniers mois concernant “deux mesures essentielles”, à savoir, "le décalage de l’âge de la retraite à 64 ans" et “le décalage du nombre d’années de cotisation qui atteindrait 43 ans plus rapidement que prévu”. Concernant la première mesure, l’économiste déplore : “l'âge de départ est le premier levier de réforme qui a été choisi par le gouvernement, et cela peut être source d’inégalités, car les personnes qui ont commencé à travailler le plus tôt, auront les carrières les plus allongées”. Et ce choix a été fait car "c’est celui qui permet le plus d’économies à court terme" insiste le chercheur.
Observatoire des inégalités - Les rémunérations démesurées des grands patrons
Données 16 janvier 2023
Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 600 et 4 500 années de smic par an. Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages, ni des revenus qu’ils tirent de leur patrimoine.
Les cinq patrons les mieux payés en France parmi les 120 plus grandes entreprises cotées en Bourse touchent entre 600 et 4 500 années de smic au titre de 2021, selon le classement établi par Proxinvest [1]. Leur rémunération débute à neuf millions d’euros par an (l’équivalent de 600 années de smic) pour Paul Hudson, le directeur général de Sanofi. Elle atteint un record de 66,7 millions d’euros pour Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis (groupe issu de la fusion de Fiat Chrysler et PSA), selon Proxinvest [2]. Il faudrait à un smicard travailler 4 500 années pour gagner autant.
En décembre 2016, le plan pour la mixité sociale dans les collèges était lancé par la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Depuis, 17 départements ont initié des politiques publiques locales dédiées pour lutter contre les inégalités et la ségrégation sociale dans les collèges. Marine Calazel, conseillère du président du département de Haute-Garonne, revient dans cette note de l’Observatoire de l’expérimentation et de l’innovation locales de la Fondation, préfacée par Iannis Roder, directeur de l’Observatoire de l’éducation, sur les particularités de ce plan au sein du département : concertation citoyenne et avec l’ensemble des parties prenantes, accompagnement spécifique et dispositif d’incitation financière inédit.
Analyse 10 janvier 2023
Pour déterminer la position sociale d’un couple, on devrait tenir compte de la profession de ses deux membres. Une telle nomenclature des catégories sociales révèle mieux l’avantage des couples de cadres et les difficultés des ménages d’un seul actif ouvrier. Une analyse extraite du Centre d’observation de la société.
Cadres, ouvriers, employés… Comment décrire la place que les groupes sociaux occupent dans notre pays ? La France dispose d’un solide outil, construit au milieu des années 1950 et plusieurs fois rénové pour tenir compte des transformations de l’emploi : la nomenclature dite des « catégories socioprofessionnelles [1] » (les « CSP »). Cet outil rassemble les personnes en grands groupes à partir de leur profession, suivant plusieurs critères (diplôme, revenu, place dans la hiérarchie, etc.). Cette nomenclature est très utilisée dans le débat public.
Observatoire des inégalités - L’homosexualité largement tolérée, mais loin d’être banalisée
Données 5 janvier 2023
Neuf Français sur dix acceptent l’homosexualité. Les mentalités évoluent aussi sur le droit des gays et lesbiennes à fonder une famille. Mais les agressions homophobes persistent. Une analyse extraite du Centre d’observation de la société.
Pour près de neuf Français sur dix, l’homosexualité est « une manière comme une autre de vivre sa sexualité », 8 % estiment que c’est une maladie et 7 % une perversion que l’on doit combattre, selon un sondage Ifop mené en juin 2019. Au milieu des années 1970, les Français étaient beaucoup plus partagés : à l’époque, 42 % voyaient l’homosexualité comme une maladie et 22 % comme une perversion. Selon l’enquête de l’Association pour la recherche sur les systèmes de valeurs (Arval) [1] réalisée tous les dix ans, le niveau de tolérance vis-à-vis de l’homosexualité a doublé entre 1981 et 2018, l’indice passant de 3 à 6,6 (moyenne des notes allant de 1 « l’homosexualité n’est jamais justifiée » à dix « toujours justifiée »).
LVSL - Leonel Fernández : « De la diplomatie du dollar à une relation d’égal à égal »
Nous avons rencontré Leonel Fernández, président de la République dominicaine à trois reprises (1996-2000, 2004-2008, 2008-2012). Il revient dans cet entretien sur l’histoire de son pays, marquée du sceau de l’impérialisme américain. Sur les défis géopolitiques de l’Amérique latine et l’intégration régionale, à laquelle il cherche à contribuer en s’investissant dans le Grupo de Puebla. Et sur sa propre présidence, caractérisée par des relations cordiales aussi bien avec les États-Unis de Barack Obama que le Venezuela de Hugo Chávez.
Carole Delga, présidente de l’Occitanie et figure du PS, a jugé « injuste » la réforme des retraites envisagée par le gouvernement et appelé ce mardi 3 janvier à la création d’un géant européen du railCarole Delga, présidente de l’Occitanie et figure du PS, a jugé « injuste » la réforme des retraites envisagée par le gouvernement et appelé ce mardi 3 janvier à la création d’un géant européen du rail, sur le modèle d’Airbus.
Fondation Jean Jaurès - La transition écologique au secours de la souveraineté européenne
Face au choc énergétique, les gouvernements nationaux tout comme la Commission européenne privilégient la construction des nouvelles routes du gaz et du pétrole. Pourtant, la dépendance des Européens aux énergies fossiles est leur principale vulnérabilité. C’est notre modèle énergétique qu’il faudrait transformer : à l’Union de siffler la fin de la dispersion énergétique des États membres et de s’affirmer comme une puissance industrielle verte, conjuguant souveraineté et écologie. Car ce ne sera que si les Vingt-Sept quadruplent leurs efforts de transition écologique qu’ils tiendront leur objectif de réduction d’émission de gaz à effet de serre pour 2030.
La mise en service du parc éolien au large de Saint-Nazaire fin novembre dernier doit être célébrée comme un événement majeur pour notre indépendance énergétique. Ces 80 éoliennes viennent fournir de l’électricité pour l’équivalent de 700 000 foyers. Autant d’électrons qui réduisent (un peu) la menace de pénuries de gaz et d’électricité qui plane sur l’Europe cet hiver et l’hiver prochain.
Le Vent se lève - Zones faibles émissions : une « écologie » punitive et anti-sociale
Après la taxe carbone en 2018, qui avait donné naissance au mouvement des gilets jaunes, la voiture sera-t-elle à nouveau à l’origine de contestations sociales massives dans les prochaines années ? De plus en plus d’élus s’inquiètent de la colère grandissante contre les Zones à Faibles Émissions, y compris au sein du gouvernement. Il faut dire que cette mesure incarne à peu près tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de politique écologique : non seulement elle va compliquer la vie des ruraux et des plus pauvres, mais en plus ses conséquences environnementales paraissent plutôt nulles, voire négatives. Plutôt que de développer réellement les alternatives à la voiture, les pouvoirs publics s’entêtent dans une impasse.
Observatoire des inégalités - Le portrait de la France d’en haut
Données 30 décembre 2022
Qui sont les 10 % les plus aisés ? Des cadres supérieurs ou des indépendants aisés, quinquagénaires ou sexagénaires, plutôt en couple sans enfant à charge. Généralement propriétaires de leur logement, ils vivent plus souvent en région parisienne. Portrait-robot de la France qui va bien.
Les données qui permettent de décrire les catégories aisées sont peu nombreuses. Nous qualifions ici de « riches » les personnes situées entre les 10 % les plus aisées et le 1 % de « super-riches » [1].
Le niveau de vie s’élève en général avec l’âge, car les salaires suivent l’ancienneté et les revenus financiers progressent au fur et à mesure de la constitution du patrimoine. Les personnes riches sont logiquement plus âgées que la moyenne. L’âge moyen de la personne dite référente [2] des ménages riches est de 57 ans en 2018 selon l’Insee, et de 58 ans pour les ménages super-riches, contre 54 ans pour le reste des ménages.
Non Fiction - Penser un nouveau rapport entre le travail et la vie
A l'heure où « c'est le vivant lui-même qui est devenu la principale source d’extraction de la plus-value », comment redonner sens au travail ?
Au cœur de notre actualité si préoccupée par la « valeur travail », voilà un ouvrage qui nous invite à prendre la mesure de ce à quoi nous exposent les transformations du rapport entre le travail et la vie dont notre époque moderne a été porteuse. Le propos est le suivant : certains choix politiques opérés pour entériner le tournant révolutionnaire et l’installation d’une première forme de libéralisme, couplés à l’essor concomitant du machinisme industriel, ont lancé une dynamique qui a profondément transformé peu à peu depuis le rapport et la place du travail dans la vie de chacun.
La Vie des Idées - Alexandra Kollontaï, révolutionnaire et féministe
Révolutionnaire ralliée à Lénine, ministre bolchevik féministe, écrivain polyglotte, « sexuellement émancipée », intellectuelle ayant pensé la famille, l’État ou les nationalités, la modernité d’Alexandra Kollontaï (1872-1952) saute aux yeux.
Depuis les années 1970, des générations successives ont découvert et redécouvert en Occident la révolutionnaire russe, la marxiste, la ministre féministe, la « femme sexuellement émancipée », reconnaissant en elle la pionnière de leurs propres engagements. Or, en Union soviétique comme dans la Russie contemporaine, on met toujours en avant la première femme diplomate, restée trente ans au service de la patrie.
Y aurait-il contresens d’un côté ou de l’autre ? Doit-on renoncer à saisir la complexité de l’itinéraire d’une femme d’exception dans l’Union soviétique de Lénine et Staline ? Et si on commençait par lire Alexandra Kollontaï ?
PS
Avant le congrès du PS, jeudi à Marseille, 45 députés, députés européens et sénateurs socialistes apportent leur soutien au texte porté par l’actuel premier secrétaire du parti, Olivier Faure, candidat à sa réélection et partisan du rassemblement à gauche.
Alors que notre pays traverse de graves turbulences et que de plus en plus de Français-es se retrouvent en difficulté quand ils ne sont pas en détresse, les militants socialistes sont appelés le jeudi 12 janvier prochain à se prononcer sur l’orientation de leur parti. Ce vote déterminera ou non notre capacité à répondre aux attentes de nos concitoyens.
Qu’on ne s’y trompe pas. Si, pour un socialiste tous les congrès ont une importance particulière, celui de Marseille sera à marquer d’une pierre blanche. Peu de congrès depuis Épinay en 1971, ont offert aux militants un choix aussi limpide. Il n’y a que deux voies : soit le Parti socialiste continue sur le chemin de reconstruction d’un parti engagé dans l’union de la gauche réamorcée depuis 2018, soit il décide de s’en éloigner ou de menacer ce fragile mais nécessaire processus.
Des élus et des membres du Parti socialiste, dont Anne Hidalgo et Patrick Kanner, affichent leur soutien au texte porté par Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, en vue du congrès.
400 élus, parlementaires, présidents de départements, de régions, maires, élus locaux et responsables socialistes apportent leur soutien au texte porté par Nicolas Mayer-Rossignol , maire de Rouen, dans le cadre du congrès du Parti socialiste . Voici leur tribune : « Pour gagner, il faut changer. On peut être fier d’être membre du Parti socialiste et lucide sur son état. Plus grand-monde ne sait plus très bien ce qu'il pense, ni ce qu'il propose. Les retraites, quelles propositions ? On ne sait pas. L’énergie, l’éducation, la sécurité, le logement ? On ne sait pas. L’Europe ? Pas davantage. Le PS est tombé dans l’urne. Quant à la gauche, elle constitue le plus faible des trois blocs (avec ceux de la droite macroniste et de l’extrême droite) qui structurent désormais notre vie politique. Marine Le Pen est aux portes de l’Élysée. Allons-nous laisser faire ?
Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol ont chacun assuré vendredi matin qu'ils avaient remporté le scrutin pour prendre la tête du Parti socialiste, s'accusant mutuellement d'insincérité, après une nuit très mouvementée.Et le Parti socialiste replongea dans la crise. Après les congrès plus que houleux de 1990 et 2008, le PS a de nouveau vécu, jeudi 19 janvier, une élection de premier secrétaire plus que chaotique, en amont de son prochain congrès, à Marseille, du 27 au 29 janvier. Vendredi, le sortant, Olivier Faure, et son concurrent, Nicolas Mayer-Rossignol, ont tous deux revendiqué la victoire au terme de ce scrutin, prolongeant l'imbroglio. Communication frénétique, attaques frontales, contestations pléthoriques… Retour sur le déroulement ubuesque d'une élection qui déchire le parti.CAMARADES Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol se sont tous les deux proclamés vainqueurs du vote pour désigner le chef du PS
« C’est moche tout ça… Heureusement qu’on ne gère pas le pays… » Déjà affaibli, le Parti socialiste est entré dans la nuit de jeudi à vendredi dans une violente crise interne. Olivier Faure, le premier secrétaire sortant, et Nicolas Mayer-Rossignol, son adversaire, maire de Rouen, se sont successivement déclarés vainqueur du vote des militants et militantes pour désigner le nouveau chef du parti avant le congrès de Marseille, le week-end prochain. Une semaine après un premier tour où chacun s’était envoyé à la figure des accusations d’irrégularité de votes, on nous avait promis un second tour plus serein. Il n’en a donc rien été.
Libé - Duel au soleil Congrès PS : les socialistes renouent avec la guerre des chiffres
A l’issue du premier tour, Olivier Faure devance très nettement le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol. Mais les résultats précis sont disputés par les différents protagonistes.Olivier Faure dans un fauteuil ? Ce jeudi, les adhérents socialistes ont hissé le texte d’orientation de l’actuel premier secrétaire en tête du premier tour de leur 80e congrès, d’après des premiers résultats rendus publics tard dans la soirée. Résultats qui font l’objet d’une contestation.
Selon une source officielle du parti, Faure a obtenu au moins 50,5 % des voix mais son rival, Nicolas Mayer-Rossignol, affirmait de son côté que selon ses estimations, ce chiffre se situait en réalité autour de 48 %. Le maire de Rouen arrive en deuxième position avec 31,5 % selon lui (30,5 % selon son rival). La troisième candidate, Hélène Geoffroy, la maire de Vaulx-en-Velin, serait entre 19 % et 21 % selon les sources. Les résultats définitifs seront annoncés ce vendredi et la bataille de chiffres promet d’être belle