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16/07/2017

Michel Sapin : "Valls et Hamon sont 'au bout de leur rouleau' comme socialistes"

12/07/2017

"Aucune tricherie" dans les prévisions budgétaires, "je suis blanc comme neige", déclare Michel Sapin

07/04/2017

Bourdin direct : Michel Sapin le 06 04 17

06/04/2017

Michel Sapin annonce son soutien à Benoît Hamon: réactions de Benoît Hamon et d'Alexis Bachelay

31/01/2017

Michel Sapin répond aux questions de Patrick Cohen


Michel Sapin répond aux questions de Patrick Cohen par franceinter

08/12/2016

L'actualité des socialistes du 25 novembre au 1er décembre

A LA UNE : PRIMAIRE

Le Monde, Les décodeurs - Les sujets qui divisent les candidats de la primaire à gauche

Economie, environnement, Europe… Tour d’horizon des fractures au sein de la famille socialiste et chez leurs alliés.

Après un automne placé largement sous le signe des débats à droite, la primaire de la gauche va fortement peser sur le climat politique au cœur de l’hiver. La première étape s’est ouverte jeudi 1er décembre avec l’ouverture de la période de dépôt des candidatures ; celle-ci se terminera le 15 décembre.

Le Monde - Manuel Valls candidat préféré de la gauche pour la présidentielle

Le premier ministre devance Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans ce sondage IFOP pour « Le Journal du dimanche ».

Près de la moitié des sympathisants de gauche (45 %) interrogés après le renoncement de François Hollande à un second mandat disent souhaiter que Manuel Valls soit le candidat de la Belle Alliance populaire à l’élection présidentielle de 2017, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche du 4 décembre. Ils n’étaient que 38 % à le désigner parmi une liste de prétendants avant l’annonce du président de la République jeudi
 

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande laisse la gauche, à sept semaines du premier tour de la primaire, se disputer sa succession.

A peine dissipé l’effet du choc Hollande, la politique ne va pas tarder à reprendre ses droits à gauche. La décision du chef de l’Etat de ne pas se représenter ouvre une brèche – un gouffre ? – pour toutes les ambitions présidentielles au Parti socialiste. Et elles sont nombreuses. A commencer par Manuel Valls, qui apparaît comme le successeur légitime en tant que chef de la majorité. François Hollande ne l’avait-il pas lui-même adoubé dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ?
 
 
Les uns sont candidats à la primaire de la gauche, en orbite autour du PS. Les autres suivent leur trajectoire propre. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse ?
 
VALLS
 

Le Premier ministre se déclarera candidat puis quittera Matignon d’ici à mardi. Mais d’ores et déjà sa capacité à rassembler les socialistes est mise en cause.

La déclaration de candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche devrait intervenir ce lundi, au plus tard mardi matin, et l'officialisation de sa démission dans la foulée. Il ne siégera donc vraisemblablement pas sur le banc des ministres mardi à 15h pour la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. "Ça va se faire vite", assure l’un de ses lieutenants. "Il n’y aucune raison de temporiser : une campagne, ça se fait ou ça ne se fait pas", ajoute un autre

 
 
Ce jeudi 1 décembre à 19 heures, lorsque l'annonce d'une allocution présidentielle tombe, c'est la panique à Matignon. Et pour cause, Manuel Valls a tout fait pour que rien ne filtre des discussions qu'il a eues, lundi, avec le chef de l'Etat. A 20h10, une fois actée l'annonce de la non-candidature de François Hollande, la machine Valls est lancée. Récit.
 

François Hollande ne sera pas candidat en 2017. La voie est libre pour le Premier ministre, Manuel Valls, qui pourrait annoncer sa candidature dès samedi à la grande convention nationale de la Belle alliance populaire. La primaire socialiste se tient fin janvier.

 
Alors que cela faisait plusieurs semaines que Manuel Valls menait une campagne médiatique, et militait en coulisses, pour convaincre François Hollande de ne pas se représenter, le Premier ministre a désormais la lourde tâche de rassembler son camp, et de défendre le bilan du quinquennat, qui est également le sien. Et pour l'ambitieux, rien n'est gagné. Première étape : remporter la primaire face aux autres candidats de gauche...
 
HOLLANDE

Le Monde - Désormais orphelins, les hollandais s’interrogent

La décision du chef de l’Etat de renoncer à se représenter a eu l’effet d’une douche froide sur ses partisans. Doivent-ils soutenir Valls, Macron ou un autre candidat ?

Tout un symbole. Ami proche de François Hollande, parrain de deux de ses quatre enfants, Jean-Pierre Mignard a été le premier à basculer. La décision du président de la République de ne pas briguer un second mandat à peine digérée, l’avocat a annoncé, vendredi 2 décembre, son soutien à Emmanuel Macron.

Le Monde - Ces séquences-clés du quinquennat qui ont empêché François Hollande de se représenter

Inversion de la courbe du chômage, déchéance de nationalité, loi travail… En quatre ans, la cote de popularité du chef de l’Etat n’a cessé de s’étioler.

Une allocution d’une dizaine de minutes, puis une petite phrase pour lever les ambiguïtés. Peu après 20 heures, jeudi 1er décembre, depuis l’Elysée, François Hollande a annoncé sa décision de ne pas se représenter à l’issue de son premier mandat et laissera donc à d’autres la course à la présidentielle de 2017. Retour sur quelques-unes des promesses, projets ou séquences-clés du quinquennat qui ont fragilisé le chef de l’Etat, tout à la fois dans son rapport aux Français et dans ses relations avec son propre camp politique, contribuant à son empêchement
 

Le président de la République a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à se porter candidat sa réélection, tout en défendant son bilan. On a trouvé des failles.

Soixante : c'est le nombre d'engagements destinées à "redresser" et "rassembler la France", qui figuraient dans le programme du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle 2012. Alors que le chef de l'Etat a annoncé, jeudi 1er décembre, qu'il ne se portera pas candidat à un second mandat, retour sur cinq promesses qui n'ont pas été tenues au cours de ce quinquennat

Libé - Récit : François Hollande, six jours pour déclarer forfait

Réunions parallèles, interviews choc, phrases assassines, déluge de SMS et mystère persistant : la dernière semaine avant l’allocution du Président aura été marquée par un épais brouillard.

Le jour d’après. Au lendemain du renoncement historique de François Hollande, en direct à la télévision devant près de 15 millions de Français, la gauche est sonnée. «Même ceux qui n’avaient pas l’intention de voter pour lui se retrouvent orphelins», confie un député PS. Retour sur une semaine qui a tout changé

 
Désigné comme l'adversaire « sans visage » à combattre, le monde de la finance n'aura finalement pas été inquiété outre mesure durant le mandat de François Hollande, qui ne se représentera donc pas une seconde fois à l'élection présidentielle. Il est bien loin ce soir de janvier 2012, à l'aéroport du Bourget, lors duquel le candidat Hollande a réussi à créer un élan d'enthousiasme à gauche pour la présidentielle qui se profilait.
 

François Hollande a finalement jeté l’éponge, comme le lui conseillaient ses plus proches, ceux qui lui veulent du bien. Le coup de pression de Valls a fait le reste. Récit des derniers jours.

Il avait des hauts et des bas, des périodes où il se disait "c’est jouable" et d’autres où il confiait à des rares proches "je vais renoncer". François Hollande flanchait et puis, il se remettait à y croire. Il y a quelques jours à peine, le président demandait encore : "Tu as des idées pour la suite ?" ou "Tu penses que je dois dire quoi pour me présenter ?". Et il écoutait, celles et ceux qui lui conseillaient de "regretter la déchéance de la nationalité", de reconnaître "des erreurs", voire "des échecs".

Les Echos - François Hollande a-t-il sauvé les finances publiques françaises ?
 
Dix minutes pour défendre son bilan. A défaut de lancer une nouvelle candidature, l'allocution de renoncement de François Hollande jeudi soir a permis à ce dernier de faire un long plaidoyer pour la politique menée durant son quinquennat. Assez étrangement, le deuxième président de gauche de la Ve République n'a pas attaqué sur ses mesures sociales, mais sur son bilan en matière de finances publiques : « Aujourd'hui, au moment où je m'exprime, les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l'équilibre et la dette du pays a été préservée », a-t-il expliqué.
 
 
En renonçant à se représenter, le chef de l’Etat libère potentiellement l’espace en faveur d’une figure plus à même de qualifier la gauche au second tour.
 
Une première dans l’histoire de la Ve République. En annonçant jeudi soir depuis l’Elysée qu’il ne tentera pas de briguer un second mandat, François Hollande a pris de court jusqu’à ses plus proches. Et mis fin à une période d’incertitude dans laquelle on a frôlé la crise de régime au sommet de l’Etat - Manuel Valls ayant manifesté son impatience et s’étant livré ces dernières semaines à une stratégie d’empêchement qui a braqué, à raison, nombre de hollandais. Les vallsistes ont évoqué une «dissuasion nucléaire», elle aura contribué à gréver, depuis Matignon, la capacité même du président sortant à se représenter.
 
 
Le président de la République renonce à briguer un second mandat. Les vraies raisons d’un fiasco inédit.
 
Le jongleur a perdu la main. Le contorsionniste a l'échine raide. Le funambule a fait un pas de côté. D'une voix étranglée, François Hollande a renoncé à briguer sa propre succession à l'Elysée. Le petit monde du cirque médiatique n'en croit pas ses yeux.
 
LA COMMUNE

Le Monde - L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

Durant cette insurrection populaire, en 1871, entre 10 000 et 20 000 personnes ont été exécutées par les forces loyales au gouvernement d’Adolphe Thiers.

A l’initiative des socialistes et au grand dam de la droite, l’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 29 novembre soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris.
 
REVENU UNIVERSEL
 
 
Alors que la France dispose de nombreux mécanismes de transferts sociaux, un revenu universel permettrait-il de lutter plus efficacement contre la pauvreté ? Il faudrait pour cela qu’il soit d’un niveau élevé et qu’il s’ajoute aux dispositifs actuels de protection sociale. Cela pose pour Clément Cadoret la question de sa faisabilité financière et politique.
 

L’allocation, d’un montant de 750 euros, remplacerait tous les minima sociaux.

Il s’agit peut-être d’une des idées de réforme sur laquelle la gauche et la droite s’affronteront durant la campagne présidentielle. Défendue par la fondation Terra Nova dans un rapport rendu public mercredi 30 novembre, elle consiste à fusionner les minima sociaux en une seule prestation. Le but d’un tel dispositif est de « permettre aux personnes de vivre décemment » lorsqu’elles traversent des « difficultés ». Une proposition, synonyme de chambardement dans les politiques de solidarité, dont s’est emparé le PS, puisqu’elle figure dans ses « cahiers de la présidentielle », dévoilés mardi.
 
ETAT SOCIAL
 

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».

2017

Le Monde - Le PS ébauche un programme pour 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, devait présenter mardi le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », une plate-forme de propositions édictée par la majorité du PS.

A défaut d’avoir un candidat, le Parti socialiste tente d’avoir un début de programme pour l’élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire de la rue de Solférino, devait présenter, mardi 29 novembre, le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », publiés par le PS depuis septembre.
 
 
Dans le brouillard entourant une majorité dans l’attente de savoir si Hollande repart, le patron du PS a présenté mardi la somme des «cahiers de la présidentielle» de son parti. «Vingt défis» censés engager le candidat qui sortira de la primaire à gauche.
 
PRIMAIRE
 
 
La primaire organisée par le PS aura bien lieu: le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a voulu couper court aux spéculations, au moment où des proches de François Hollande mettent en doute l’intérêt du chef de l’Etat d’y participer.
 

Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis espèrent qu’une forte participation à la primaire incitera les candidats isolés à soutenir le gagnant, pour éviter la débâcle au premier tour.

Six candidats à la primaire ; six autres « autonomes » : la gauche part plus divisée que jamais dans la course à la présidentielle. Alors que la droite affiche une posture de rassemblement après une primaire réussie, qui a désigné François Fillon, certaines voix s’élèvent dans le camp opposé pour promouvoir le scrutin organisé par la Belle Alliance populaire (PS et écologistes). Et éviter une élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle.
 
 
Ce mardi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a mis un terme au psychodrame Hollande-Valls autour de la Primaire du PS. Il y aura Primaire. Et Hollande et Valls ne seront pas candidats l'un contre l'autre. Désormais, c'est le PS qui joue sa survie, contre Hollande et Valls.
 

Une primaire ouverte à la gauche de gouvernement sera organisée en janvier par le PS et quelques micropartis alliés. Six candidats sont déjà déclarés

CHRISTIAN PAUL

Le Figaro - Primaire à gauche : Christian Paul rallie Arnaud Montebourg

Le chef de file des frondeurs, qui espère rassembler l'ensemble de l'aile gauche derrière son champion, va désormais travailler à lutter contre la «multiplication des candidatures» qui «affaiblissent» selon lui sa démarche.

LCI - Présidentielle 2017 : pour le député frondeur Christian Paul, François Hollande "ne rassemble plus"

En annonçant sa possible candidature à la primaire de la gauche face à François Hollande, Manuel Valls a semé la pagaille au sein du gouvernement, et accentué la pression sur François Hollande. Alors qu'il doit annoncer s'il se présentera à l'élection dans les prochains jours, le président fait désormais l'objet de nombreux doutes dans son camp comme à droite. Pour Christian Paul, député frondeur de la Nièvre invité d'Yves Calvi, il n'est plus l'homme de la situation.

MONTEBOURG

L'Obs - Coucou, revoilà Montebourg !

Et Montebourg sortit enfin de son silence. Depuis plusieurs semaines, on ne l’entendait plus. Lui qui avait pourtant lancé sa campagne tambour battant. Dès avant l'été, lors de sa traditionnelle ascension du mont Beuvray, il déclamait sa vision des choses. François Hollande ?

"Je vois un système politique discrédité, incapable de prendre les décisions courageuses qui rehaussent, relancent et redressent la France."

AUBRY

Libé - A Bondy, un «carrefour des gauches» en quête de direction

Martine Aubry et ses soutiens ont réuni autour d’eux ce samedi en Seine-Saint-Denis une gauche plurielle avec Anne Hidalgo et Christiane Taubira en têtes d’affiche. Contre les «gauches irréconciliables» de Valls mais en épargnant Hollande.

HAMON

Atlantico, le 20 novembre - Benoît Hamon : "Emmanuel Macron sait pertinemment qu'il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls"

Quinquennat de François Hollande, candidature d'Emmanuel Macron, concurrence d'Arnaud Montebourg, etc. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon revient pour Atlantico sur l'actualité politique de la gauche... mais aussi de la droit

LIENEMANN

Europe 1 - Lienemann (PS) : "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas d’une candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017. "Il ne doit pas se représenter, il va dans une impasse. Plus il attend, plus il essaye de contourner l’obstacle et plus il abîme son image. Mais en plus, il nous entraîne tous dans une confusion, dans une chienlit qui est alarmante", a déclaré la sénatrice socialiste, candidate à la primaire de la gauche, interrogée mercredi soir au Club de la presse d’Europe 1.

LE FOLL

Les Echos - Stéphane Le Foll : «La primaire à gauche ne sert à rien si c’est pour refaire l’histoire du quinquennat»

Le porte-parole du gouvernement, très proche de François Hollande, réagit pour « Les Echos » aux divisions à gauche. « On a atteint la limite de ce qui peut être supportable. Il faut retrouver un peu d’apaisement », lance-t-il.

SONDAGES

Le Point - Primaire de la gauche : Valls et Montebourg préférés à Hollande

Deux tiers des sondés préféreraient voir désigné Arnaud Montebourg (66 %) plutôt que François Hollande (24 %) pour représenter la gauche.

CHOMAGE

Altereco - Le chômage baisse, la qualité de l’emploi aussi

Baissera ? Baissera pas ? Tous les mois, les projecteurs sont braqués sur la courbe du chômage. Et c’est le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui retient toute l’attention, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois précédent. Et ça fait deux mois coup sur coup que la ministre du Travail Myriam El Khomri a le sourire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 27 800 entre août et octobre (– 2,8 % sur un an). Au total, ils n’étaient plus « que » 3 478 000 en France métropolitaine.

CASTRO
 
 
Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui
 
Libé - Je me souviens : INFIDEL, par Romain Goupil
 
.... En France, nous avons longtemps considéré Castro comme un «bon dictateur». J’ai été con de l’avoir soutenu à l’époque, mais ceux qui le pleurent aujourd’hui sont encore mille fois plus cons.
 
Télérama - Qui était Fidel Castro ? Il faut relire ce qu'en disaient Sartre, Aron et Debray
 
Les trois intellectuels français ont chacun fait le voyage à Cuba dans les années 60. Entre fascination (Sartre), distanciation (Aron) et immersion auprès du Che (Debray), leurs récits disent l'ambiguité du personnage qu'était le lider maximo.

VALLS

Le JDD - Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"

Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"INTERVIEW - Manuel Valls accentue la pression sur François Hollande dans une interview au JDD dimanche. Il n'exclut plus désormais d'être candidat contre lui à la primaire de la gauche. Extraits

La primaire de gauche ne risque-t-elle pas de faire pâle figure après le succès de la primaire de droite?

Pas si nous sommes capables collectivement de créer une dynamique, d'apporter du fond, une vision et de répondre à l'enjeu de l'incarnation. C'est le seul moyen de créer un engouement, de redonner de la fierté et de l'espoir. J'ai confiance en Jean-Christophe Cambadélis et le Parti socialiste pour l'organiser. Et j'appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer.

Libé - Manuel Valls, un Premier ministre ne devrait pas dire ça

Dans un entretien au «Journal du Dimanche» ce 27 novembre, le chef de l'exécutif dévoile de plus en plus ses ambitions présidentielles.

Pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à déclencher au sommet de l’Etat une crise institutionnelle d’une nature inédite. Un président sortant se soumettant à une primaire ouverte pour briguer un second mandat, l’affaire était déjà singulière. Et voilà que son Premier ministre, mis en orbite par le président de l’Assemblée nationale, laisse prospérer l’idée qu’il pourrait lui-même concourir contre lui. Contre le président qu’il affirme à longueur de temps servir avec «loyauté» depuis Matignon…

Le Point - Primaire de la gauche : Valls va-t-il renverser la table ?

Le Premier ministre affirme qu'il n'exclut plus de se présenter même contre Hollande. Une déclaration d'indépendance qui laisse sourde Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande doit bientôt sortir du silence sur ses intentions pour 2017. Mais son Premier ministre n'a pas l'intention de se contenter de s'incliner devant la décision présidentielle. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Manuel Valls a laissé entendre qu'il n'excluait pas complètement de faire partie des candidats à la primaire de la gauche, six ans après sa défaite au précédent scrutin, où il était arrivé en cinquième position avec 5,6 % des voix.

Le Monde - Pourtant « bien tenté », Manuel Valls ne cède pas à la tentation

Le premier ministre, en visite vendredi à Rouen, a refusé de dire s’il serait ou non candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.

Un premier ministre ne devrait pas dire ça… Manuel Valls le « loyal » ne veut pas que François Hollande soit candidat à un nouveau mandat, cela fait de moins en moins de doute. Mais le chef du gouvernement, s’il s’estime mieux placé que le président de la République pour concourir en 2017, n’ose pas non plus passer pour Brutus, après avoir tant reproché à Emmanuel Macron de l’être depuis la rentrée. Alors il persiste dans son travail de sape indirect, désormais quotidien, contre le chef de l’Etat. Au risque de lasser et, à la fin, d’échouer.

07/12/2016

L'actualité des socialistes du 25 novembre au 1er décembre

A LA UNE : PRIMAIRE

Le Monde, Les décodeurs - Les sujets qui divisent les candidats de la primaire à gauche

Economie, environnement, Europe… Tour d’horizon des fractures au sein de la famille socialiste et chez leurs alliés.

Après un automne placé largement sous le signe des débats à droite, la primaire de la gauche va fortement peser sur le climat politique au cœur de l’hiver. La première étape s’est ouverte jeudi 1er décembre avec l’ouverture de la période de dépôt des candidatures ; celle-ci se terminera le 15 décembre.

Le Monde - Manuel Valls candidat préféré de la gauche pour la présidentielle

Le premier ministre devance Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans ce sondage IFOP pour « Le Journal du dimanche ».

Près de la moitié des sympathisants de gauche (45 %) interrogés après le renoncement de François Hollande à un second mandat disent souhaiter que Manuel Valls soit le candidat de la Belle Alliance populaire à l’élection présidentielle de 2017, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche du 4 décembre. Ils n’étaient que 38 % à le désigner parmi une liste de prétendants avant l’annonce du président de la République jeudi
 

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande laisse la gauche, à sept semaines du premier tour de la primaire, se disputer sa succession.

A peine dissipé l’effet du choc Hollande, la politique ne va pas tarder à reprendre ses droits à gauche. La décision du chef de l’Etat de ne pas se représenter ouvre une brèche – un gouffre ? – pour toutes les ambitions présidentielles au Parti socialiste. Et elles sont nombreuses. A commencer par Manuel Valls, qui apparaît comme le successeur légitime en tant que chef de la majorité. François Hollande ne l’avait-il pas lui-même adoubé dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ?
 
 
Les uns sont candidats à la primaire de la gauche, en orbite autour du PS. Les autres suivent leur trajectoire propre. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse ?
 
VALLS
 

Le Premier ministre se déclarera candidat puis quittera Matignon d’ici à mardi. Mais d’ores et déjà sa capacité à rassembler les socialistes est mise en cause.

La déclaration de candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche devrait intervenir ce lundi, au plus tard mardi matin, et l'officialisation de sa démission dans la foulée. Il ne siégera donc vraisemblablement pas sur le banc des ministres mardi à 15h pour la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. "Ça va se faire vite", assure l’un de ses lieutenants. "Il n’y aucune raison de temporiser : une campagne, ça se fait ou ça ne se fait pas", ajoute un autre

 
 
Ce jeudi 1 décembre à 19 heures, lorsque l'annonce d'une allocution présidentielle tombe, c'est la panique à Matignon. Et pour cause, Manuel Valls a tout fait pour que rien ne filtre des discussions qu'il a eues, lundi, avec le chef de l'Etat. A 20h10, une fois actée l'annonce de la non-candidature de François Hollande, la machine Valls est lancée. Récit.
 

François Hollande ne sera pas candidat en 2017. La voie est libre pour le Premier ministre, Manuel Valls, qui pourrait annoncer sa candidature dès samedi à la grande convention nationale de la Belle alliance populaire. La primaire socialiste se tient fin janvier.

 
Alors que cela faisait plusieurs semaines que Manuel Valls menait une campagne médiatique, et militait en coulisses, pour convaincre François Hollande de ne pas se représenter, le Premier ministre a désormais la lourde tâche de rassembler son camp, et de défendre le bilan du quinquennat, qui est également le sien. Et pour l'ambitieux, rien n'est gagné. Première étape : remporter la primaire face aux autres candidats de gauche...
 
HOLLANDE

Le Monde - Désormais orphelins, les hollandais s’interrogent

La décision du chef de l’Etat de renoncer à se représenter a eu l’effet d’une douche froide sur ses partisans. Doivent-ils soutenir Valls, Macron ou un autre candidat ?

Tout un symbole. Ami proche de François Hollande, parrain de deux de ses quatre enfants, Jean-Pierre Mignard a été le premier à basculer. La décision du président de la République de ne pas briguer un second mandat à peine digérée, l’avocat a annoncé, vendredi 2 décembre, son soutien à Emmanuel Macron.

Le Monde - Ces séquences-clés du quinquennat qui ont empêché François Hollande de se représenter

Inversion de la courbe du chômage, déchéance de nationalité, loi travail… En quatre ans, la cote de popularité du chef de l’Etat n’a cessé de s’étioler.

Une allocution d’une dizaine de minutes, puis une petite phrase pour lever les ambiguïtés. Peu après 20 heures, jeudi 1er décembre, depuis l’Elysée, François Hollande a annoncé sa décision de ne pas se représenter à l’issue de son premier mandat et laissera donc à d’autres la course à la présidentielle de 2017. Retour sur quelques-unes des promesses, projets ou séquences-clés du quinquennat qui ont fragilisé le chef de l’Etat, tout à la fois dans son rapport aux Français et dans ses relations avec son propre camp politique, contribuant à son empêchement
 

Le président de la République a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à se porter candidat sa réélection, tout en défendant son bilan. On a trouvé des failles.

Soixante : c'est le nombre d'engagements destinées à "redresser" et "rassembler la France", qui figuraient dans le programme du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle 2012. Alors que le chef de l'Etat a annoncé, jeudi 1er décembre, qu'il ne se portera pas candidat à un second mandat, retour sur cinq promesses qui n'ont pas été tenues au cours de ce quinquennat

Libé - Récit : François Hollande, six jours pour déclarer forfait

Réunions parallèles, interviews choc, phrases assassines, déluge de SMS et mystère persistant : la dernière semaine avant l’allocution du Président aura été marquée par un épais brouillard.

Le jour d’après. Au lendemain du renoncement historique de François Hollande, en direct à la télévision devant près de 15 millions de Français, la gauche est sonnée. «Même ceux qui n’avaient pas l’intention de voter pour lui se retrouvent orphelins», confie un député PS. Retour sur une semaine qui a tout changé

 
Désigné comme l'adversaire « sans visage » à combattre, le monde de la finance n'aura finalement pas été inquiété outre mesure durant le mandat de François Hollande, qui ne se représentera donc pas une seconde fois à l'élection présidentielle. Il est bien loin ce soir de janvier 2012, à l'aéroport du Bourget, lors duquel le candidat Hollande a réussi à créer un élan d'enthousiasme à gauche pour la présidentielle qui se profilait.
 

François Hollande a finalement jeté l’éponge, comme le lui conseillaient ses plus proches, ceux qui lui veulent du bien. Le coup de pression de Valls a fait le reste. Récit des derniers jours.

Il avait des hauts et des bas, des périodes où il se disait "c’est jouable" et d’autres où il confiait à des rares proches "je vais renoncer". François Hollande flanchait et puis, il se remettait à y croire. Il y a quelques jours à peine, le président demandait encore : "Tu as des idées pour la suite ?" ou "Tu penses que je dois dire quoi pour me présenter ?". Et il écoutait, celles et ceux qui lui conseillaient de "regretter la déchéance de la nationalité", de reconnaître "des erreurs", voire "des échecs".

Les Echos - François Hollande a-t-il sauvé les finances publiques françaises ?
 
Dix minutes pour défendre son bilan. A défaut de lancer une nouvelle candidature, l'allocution de renoncement de François Hollande jeudi soir a permis à ce dernier de faire un long plaidoyer pour la politique menée durant son quinquennat. Assez étrangement, le deuxième président de gauche de la Ve République n'a pas attaqué sur ses mesures sociales, mais sur son bilan en matière de finances publiques : « Aujourd'hui, au moment où je m'exprime, les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l'équilibre et la dette du pays a été préservée », a-t-il expliqué.
 
 
En renonçant à se représenter, le chef de l’Etat libère potentiellement l’espace en faveur d’une figure plus à même de qualifier la gauche au second tour.
 
Une première dans l’histoire de la Ve République. En annonçant jeudi soir depuis l’Elysée qu’il ne tentera pas de briguer un second mandat, François Hollande a pris de court jusqu’à ses plus proches. Et mis fin à une période d’incertitude dans laquelle on a frôlé la crise de régime au sommet de l’Etat - Manuel Valls ayant manifesté son impatience et s’étant livré ces dernières semaines à une stratégie d’empêchement qui a braqué, à raison, nombre de hollandais. Les vallsistes ont évoqué une «dissuasion nucléaire», elle aura contribué à gréver, depuis Matignon, la capacité même du président sortant à se représenter.
 
 
Le président de la République renonce à briguer un second mandat. Les vraies raisons d’un fiasco inédit.
 
Le jongleur a perdu la main. Le contorsionniste a l'échine raide. Le funambule a fait un pas de côté. D'une voix étranglée, François Hollande a renoncé à briguer sa propre succession à l'Elysée. Le petit monde du cirque médiatique n'en croit pas ses yeux.
 
LA COMMUNE

Le Monde - L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

Durant cette insurrection populaire, en 1871, entre 10 000 et 20 000 personnes ont été exécutées par les forces loyales au gouvernement d’Adolphe Thiers.

A l’initiative des socialistes et au grand dam de la droite, l’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 29 novembre soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris.
 
REVENU UNIVERSEL
 
 
Alors que la France dispose de nombreux mécanismes de transferts sociaux, un revenu universel permettrait-il de lutter plus efficacement contre la pauvreté ? Il faudrait pour cela qu’il soit d’un niveau élevé et qu’il s’ajoute aux dispositifs actuels de protection sociale. Cela pose pour Clément Cadoret la question de sa faisabilité financière et politique.
 

L’allocation, d’un montant de 750 euros, remplacerait tous les minima sociaux.

Il s’agit peut-être d’une des idées de réforme sur laquelle la gauche et la droite s’affronteront durant la campagne présidentielle. Défendue par la fondation Terra Nova dans un rapport rendu public mercredi 30 novembre, elle consiste à fusionner les minima sociaux en une seule prestation. Le but d’un tel dispositif est de « permettre aux personnes de vivre décemment » lorsqu’elles traversent des « difficultés ». Une proposition, synonyme de chambardement dans les politiques de solidarité, dont s’est emparé le PS, puisqu’elle figure dans ses « cahiers de la présidentielle », dévoilés mardi.
 
ETAT SOCIAL
 

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».

2017

Le Monde - Le PS ébauche un programme pour 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, devait présenter mardi le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », une plate-forme de propositions édictée par la majorité du PS.

A défaut d’avoir un candidat, le Parti socialiste tente d’avoir un début de programme pour l’élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire de la rue de Solférino, devait présenter, mardi 29 novembre, le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », publiés par le PS depuis septembre.
 
 
Dans le brouillard entourant une majorité dans l’attente de savoir si Hollande repart, le patron du PS a présenté mardi la somme des «cahiers de la présidentielle» de son parti. «Vingt défis» censés engager le candidat qui sortira de la primaire à gauche.
 
PRIMAIRE
 
 
La primaire organisée par le PS aura bien lieu: le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a voulu couper court aux spéculations, au moment où des proches de François Hollande mettent en doute l’intérêt du chef de l’Etat d’y participer.
 

Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis espèrent qu’une forte participation à la primaire incitera les candidats isolés à soutenir le gagnant, pour éviter la débâcle au premier tour.

Six candidats à la primaire ; six autres « autonomes » : la gauche part plus divisée que jamais dans la course à la présidentielle. Alors que la droite affiche une posture de rassemblement après une primaire réussie, qui a désigné François Fillon, certaines voix s’élèvent dans le camp opposé pour promouvoir le scrutin organisé par la Belle Alliance populaire (PS et écologistes). Et éviter une élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle.
 
 
Ce mardi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a mis un terme au psychodrame Hollande-Valls autour de la Primaire du PS. Il y aura Primaire. Et Hollande et Valls ne seront pas candidats l'un contre l'autre. Désormais, c'est le PS qui joue sa survie, contre Hollande et Valls.
 

Une primaire ouverte à la gauche de gouvernement sera organisée en janvier par le PS et quelques micropartis alliés. Six candidats sont déjà déclarés

CHRISTIAN PAUL

Le Figaro - Primaire à gauche : Christian Paul rallie Arnaud Montebourg

Le chef de file des frondeurs, qui espère rassembler l'ensemble de l'aile gauche derrière son champion, va désormais travailler à lutter contre la «multiplication des candidatures» qui «affaiblissent» selon lui sa démarche.

LCI - Présidentielle 2017 : pour le député frondeur Christian Paul, François Hollande "ne rassemble plus"

En annonçant sa possible candidature à la primaire de la gauche face à François Hollande, Manuel Valls a semé la pagaille au sein du gouvernement, et accentué la pression sur François Hollande. Alors qu'il doit annoncer s'il se présentera à l'élection dans les prochains jours, le président fait désormais l'objet de nombreux doutes dans son camp comme à droite. Pour Christian Paul, député frondeur de la Nièvre invité d'Yves Calvi, il n'est plus l'homme de la situation.

MONTEBOURG

L'Obs - Coucou, revoilà Montebourg !

Et Montebourg sortit enfin de son silence. Depuis plusieurs semaines, on ne l’entendait plus. Lui qui avait pourtant lancé sa campagne tambour battant. Dès avant l'été, lors de sa traditionnelle ascension du mont Beuvray, il déclamait sa vision des choses. François Hollande ?

"Je vois un système politique discrédité, incapable de prendre les décisions courageuses qui rehaussent, relancent et redressent la France."

AUBRY

Libé - A Bondy, un «carrefour des gauches» en quête de direction

Martine Aubry et ses soutiens ont réuni autour d’eux ce samedi en Seine-Saint-Denis une gauche plurielle avec Anne Hidalgo et Christiane Taubira en têtes d’affiche. Contre les «gauches irréconciliables» de Valls mais en épargnant Hollande.

HAMON

Atlantico, le 20 novembre - Benoît Hamon : "Emmanuel Macron sait pertinemment qu'il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls"

Quinquennat de François Hollande, candidature d'Emmanuel Macron, concurrence d'Arnaud Montebourg, etc. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon revient pour Atlantico sur l'actualité politique de la gauche... mais aussi de la droit

LIENEMANN

Europe 1 - Lienemann (PS) : "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas d’une candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017. "Il ne doit pas se représenter, il va dans une impasse. Plus il attend, plus il essaye de contourner l’obstacle et plus il abîme son image. Mais en plus, il nous entraîne tous dans une confusion, dans une chienlit qui est alarmante", a déclaré la sénatrice socialiste, candidate à la primaire de la gauche, interrogée mercredi soir au Club de la presse d’Europe 1.

LE FOLL

Les Echos - Stéphane Le Foll : «La primaire à gauche ne sert à rien si c’est pour refaire l’histoire du quinquennat»

Le porte-parole du gouvernement, très proche de François Hollande, réagit pour « Les Echos » aux divisions à gauche. « On a atteint la limite de ce qui peut être supportable. Il faut retrouver un peu d’apaisement », lance-t-il.

SONDAGES

Le Point - Primaire de la gauche : Valls et Montebourg préférés à Hollande

Deux tiers des sondés préféreraient voir désigné Arnaud Montebourg (66 %) plutôt que François Hollande (24 %) pour représenter la gauche.

CHOMAGE

Altereco - Le chômage baisse, la qualité de l’emploi aussi

Baissera ? Baissera pas ? Tous les mois, les projecteurs sont braqués sur la courbe du chômage. Et c’est le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui retient toute l’attention, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois précédent. Et ça fait deux mois coup sur coup que la ministre du Travail Myriam El Khomri a le sourire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 27 800 entre août et octobre (– 2,8 % sur un an). Au total, ils n’étaient plus « que » 3 478 000 en France métropolitaine.

CASTRO
 
 
Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui
 
Libé - Je me souviens : INFIDEL, par Romain Goupil
 
.... En France, nous avons longtemps considéré Castro comme un «bon dictateur». J’ai été con de l’avoir soutenu à l’époque, mais ceux qui le pleurent aujourd’hui sont encore mille fois plus cons.
 
Télérama - Qui était Fidel Castro ? Il faut relire ce qu'en disaient Sartre, Aron et Debray
 
Les trois intellectuels français ont chacun fait le voyage à Cuba dans les années 60. Entre fascination (Sartre), distanciation (Aron) et immersion auprès du Che (Debray), leurs récits disent l'ambiguité du personnage qu'était le lider maximo.

VALLS

Le JDD - Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"

Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"INTERVIEW - Manuel Valls accentue la pression sur François Hollande dans une interview au JDD dimanche. Il n'exclut plus désormais d'être candidat contre lui à la primaire de la gauche. Extraits

La primaire de gauche ne risque-t-elle pas de faire pâle figure après le succès de la primaire de droite?

Pas si nous sommes capables collectivement de créer une dynamique, d'apporter du fond, une vision et de répondre à l'enjeu de l'incarnation. C'est le seul moyen de créer un engouement, de redonner de la fierté et de l'espoir. J'ai confiance en Jean-Christophe Cambadélis et le Parti socialiste pour l'organiser. Et j'appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer.

Libé - Manuel Valls, un Premier ministre ne devrait pas dire ça

Dans un entretien au «Journal du Dimanche» ce 27 novembre, le chef de l'exécutif dévoile de plus en plus ses ambitions présidentielles.

Pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à déclencher au sommet de l’Etat une crise institutionnelle d’une nature inédite. Un président sortant se soumettant à une primaire ouverte pour briguer un second mandat, l’affaire était déjà singulière. Et voilà que son Premier ministre, mis en orbite par le président de l’Assemblée nationale, laisse prospérer l’idée qu’il pourrait lui-même concourir contre lui. Contre le président qu’il affirme à longueur de temps servir avec «loyauté» depuis Matignon…

Le Point - Primaire de la gauche : Valls va-t-il renverser la table ?

Le Premier ministre affirme qu'il n'exclut plus de se présenter même contre Hollande. Une déclaration d'indépendance qui laisse sourde Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande doit bientôt sortir du silence sur ses intentions pour 2017. Mais son Premier ministre n'a pas l'intention de se contenter de s'incliner devant la décision présidentielle. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Manuel Valls a laissé entendre qu'il n'excluait pas complètement de faire partie des candidats à la primaire de la gauche, six ans après sa défaite au précédent scrutin, où il était arrivé en cinquième position avec 5,6 % des voix.

Le Monde - Pourtant « bien tenté », Manuel Valls ne cède pas à la tentation

Le premier ministre, en visite vendredi à Rouen, a refusé de dire s’il serait ou non candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.

Un premier ministre ne devrait pas dire ça… Manuel Valls le « loyal » ne veut pas que François Hollande soit candidat à un nouveau mandat, cela fait de moins en moins de doute. Mais le chef du gouvernement, s’il s’estime mieux placé que le président de la République pour concourir en 2017, n’ose pas non plus passer pour Brutus, après avoir tant reproché à Emmanuel Macron de l’être depuis la rentrée. Alors il persiste dans son travail de sape indirect, désormais quotidien, contre le chef de l’Etat. Au risque de lasser et, à la fin, d’échouer.

06/12/2016

L'actualité des socialistes du 25 novembre au 1er décembre

A LA UNE : PRIMAIRE

Le Monde, Les décodeurs - Les sujets qui divisent les candidats de la primaire à gauche

Economie, environnement, Europe… Tour d’horizon des fractures au sein de la famille socialiste et chez leurs alliés.

Après un automne placé largement sous le signe des débats à droite, la primaire de la gauche va fortement peser sur le climat politique au cœur de l’hiver. La première étape s’est ouverte jeudi 1er décembre avec l’ouverture de la période de dépôt des candidatures ; celle-ci se terminera le 15 décembre.

Le Monde - Manuel Valls candidat préféré de la gauche pour la présidentielle

Le premier ministre devance Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans ce sondage IFOP pour « Le Journal du dimanche ».

Près de la moitié des sympathisants de gauche (45 %) interrogés après le renoncement de François Hollande à un second mandat disent souhaiter que Manuel Valls soit le candidat de la Belle Alliance populaire à l’élection présidentielle de 2017, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche du 4 décembre. Ils n’étaient que 38 % à le désigner parmi une liste de prétendants avant l’annonce du président de la République jeudi
 

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande laisse la gauche, à sept semaines du premier tour de la primaire, se disputer sa succession.

A peine dissipé l’effet du choc Hollande, la politique ne va pas tarder à reprendre ses droits à gauche. La décision du chef de l’Etat de ne pas se représenter ouvre une brèche – un gouffre ? – pour toutes les ambitions présidentielles au Parti socialiste. Et elles sont nombreuses. A commencer par Manuel Valls, qui apparaît comme le successeur légitime en tant que chef de la majorité. François Hollande ne l’avait-il pas lui-même adoubé dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ?
 
 
Les uns sont candidats à la primaire de la gauche, en orbite autour du PS. Les autres suivent leur trajectoire propre. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse ?
 
VALLS
 

Le Premier ministre se déclarera candidat puis quittera Matignon d’ici à mardi. Mais d’ores et déjà sa capacité à rassembler les socialistes est mise en cause.

La déclaration de candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche devrait intervenir ce lundi, au plus tard mardi matin, et l'officialisation de sa démission dans la foulée. Il ne siégera donc vraisemblablement pas sur le banc des ministres mardi à 15h pour la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. "Ça va se faire vite", assure l’un de ses lieutenants. "Il n’y aucune raison de temporiser : une campagne, ça se fait ou ça ne se fait pas", ajoute un autre

 
 
Ce jeudi 1 décembre à 19 heures, lorsque l'annonce d'une allocution présidentielle tombe, c'est la panique à Matignon. Et pour cause, Manuel Valls a tout fait pour que rien ne filtre des discussions qu'il a eues, lundi, avec le chef de l'Etat. A 20h10, une fois actée l'annonce de la non-candidature de François Hollande, la machine Valls est lancée. Récit.
 

François Hollande ne sera pas candidat en 2017. La voie est libre pour le Premier ministre, Manuel Valls, qui pourrait annoncer sa candidature dès samedi à la grande convention nationale de la Belle alliance populaire. La primaire socialiste se tient fin janvier.

 
Alors que cela faisait plusieurs semaines que Manuel Valls menait une campagne médiatique, et militait en coulisses, pour convaincre François Hollande de ne pas se représenter, le Premier ministre a désormais la lourde tâche de rassembler son camp, et de défendre le bilan du quinquennat, qui est également le sien. Et pour l'ambitieux, rien n'est gagné. Première étape : remporter la primaire face aux autres candidats de gauche...
 
HOLLANDE

Le Monde - Désormais orphelins, les hollandais s’interrogent

La décision du chef de l’Etat de renoncer à se représenter a eu l’effet d’une douche froide sur ses partisans. Doivent-ils soutenir Valls, Macron ou un autre candidat ?

Tout un symbole. Ami proche de François Hollande, parrain de deux de ses quatre enfants, Jean-Pierre Mignard a été le premier à basculer. La décision du président de la République de ne pas briguer un second mandat à peine digérée, l’avocat a annoncé, vendredi 2 décembre, son soutien à Emmanuel Macron.

Le Monde - Ces séquences-clés du quinquennat qui ont empêché François Hollande de se représenter

Inversion de la courbe du chômage, déchéance de nationalité, loi travail… En quatre ans, la cote de popularité du chef de l’Etat n’a cessé de s’étioler.

Une allocution d’une dizaine de minutes, puis une petite phrase pour lever les ambiguïtés. Peu après 20 heures, jeudi 1er décembre, depuis l’Elysée, François Hollande a annoncé sa décision de ne pas se représenter à l’issue de son premier mandat et laissera donc à d’autres la course à la présidentielle de 2017. Retour sur quelques-unes des promesses, projets ou séquences-clés du quinquennat qui ont fragilisé le chef de l’Etat, tout à la fois dans son rapport aux Français et dans ses relations avec son propre camp politique, contribuant à son empêchement
 

Le président de la République a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à se porter candidat sa réélection, tout en défendant son bilan. On a trouvé des failles.

Soixante : c'est le nombre d'engagements destinées à "redresser" et "rassembler la France", qui figuraient dans le programme du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle 2012. Alors que le chef de l'Etat a annoncé, jeudi 1er décembre, qu'il ne se portera pas candidat à un second mandat, retour sur cinq promesses qui n'ont pas été tenues au cours de ce quinquennat

Libé - Récit : François Hollande, six jours pour déclarer forfait

Réunions parallèles, interviews choc, phrases assassines, déluge de SMS et mystère persistant : la dernière semaine avant l’allocution du Président aura été marquée par un épais brouillard.

Le jour d’après. Au lendemain du renoncement historique de François Hollande, en direct à la télévision devant près de 15 millions de Français, la gauche est sonnée. «Même ceux qui n’avaient pas l’intention de voter pour lui se retrouvent orphelins», confie un député PS. Retour sur une semaine qui a tout changé

 
Désigné comme l'adversaire « sans visage » à combattre, le monde de la finance n'aura finalement pas été inquiété outre mesure durant le mandat de François Hollande, qui ne se représentera donc pas une seconde fois à l'élection présidentielle. Il est bien loin ce soir de janvier 2012, à l'aéroport du Bourget, lors duquel le candidat Hollande a réussi à créer un élan d'enthousiasme à gauche pour la présidentielle qui se profilait.
 

François Hollande a finalement jeté l’éponge, comme le lui conseillaient ses plus proches, ceux qui lui veulent du bien. Le coup de pression de Valls a fait le reste. Récit des derniers jours.

Il avait des hauts et des bas, des périodes où il se disait "c’est jouable" et d’autres où il confiait à des rares proches "je vais renoncer". François Hollande flanchait et puis, il se remettait à y croire. Il y a quelques jours à peine, le président demandait encore : "Tu as des idées pour la suite ?" ou "Tu penses que je dois dire quoi pour me présenter ?". Et il écoutait, celles et ceux qui lui conseillaient de "regretter la déchéance de la nationalité", de reconnaître "des erreurs", voire "des échecs".

Les Echos - François Hollande a-t-il sauvé les finances publiques françaises ?
 
Dix minutes pour défendre son bilan. A défaut de lancer une nouvelle candidature, l'allocution de renoncement de François Hollande jeudi soir a permis à ce dernier de faire un long plaidoyer pour la politique menée durant son quinquennat. Assez étrangement, le deuxième président de gauche de la Ve République n'a pas attaqué sur ses mesures sociales, mais sur son bilan en matière de finances publiques : « Aujourd'hui, au moment où je m'exprime, les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l'équilibre et la dette du pays a été préservée », a-t-il expliqué.
 
 
En renonçant à se représenter, le chef de l’Etat libère potentiellement l’espace en faveur d’une figure plus à même de qualifier la gauche au second tour.
 
Une première dans l’histoire de la Ve République. En annonçant jeudi soir depuis l’Elysée qu’il ne tentera pas de briguer un second mandat, François Hollande a pris de court jusqu’à ses plus proches. Et mis fin à une période d’incertitude dans laquelle on a frôlé la crise de régime au sommet de l’Etat - Manuel Valls ayant manifesté son impatience et s’étant livré ces dernières semaines à une stratégie d’empêchement qui a braqué, à raison, nombre de hollandais. Les vallsistes ont évoqué une «dissuasion nucléaire», elle aura contribué à gréver, depuis Matignon, la capacité même du président sortant à se représenter.
 
 
Le président de la République renonce à briguer un second mandat. Les vraies raisons d’un fiasco inédit.
 
Le jongleur a perdu la main. Le contorsionniste a l'échine raide. Le funambule a fait un pas de côté. D'une voix étranglée, François Hollande a renoncé à briguer sa propre succession à l'Elysée. Le petit monde du cirque médiatique n'en croit pas ses yeux.
 
LA COMMUNE

Le Monde - L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

Durant cette insurrection populaire, en 1871, entre 10 000 et 20 000 personnes ont été exécutées par les forces loyales au gouvernement d’Adolphe Thiers.

A l’initiative des socialistes et au grand dam de la droite, l’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 29 novembre soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris.
 
REVENU UNIVERSEL
 
 
Alors que la France dispose de nombreux mécanismes de transferts sociaux, un revenu universel permettrait-il de lutter plus efficacement contre la pauvreté ? Il faudrait pour cela qu’il soit d’un niveau élevé et qu’il s’ajoute aux dispositifs actuels de protection sociale. Cela pose pour Clément Cadoret la question de sa faisabilité financière et politique.
 

L’allocation, d’un montant de 750 euros, remplacerait tous les minima sociaux.

Il s’agit peut-être d’une des idées de réforme sur laquelle la gauche et la droite s’affronteront durant la campagne présidentielle. Défendue par la fondation Terra Nova dans un rapport rendu public mercredi 30 novembre, elle consiste à fusionner les minima sociaux en une seule prestation. Le but d’un tel dispositif est de « permettre aux personnes de vivre décemment » lorsqu’elles traversent des « difficultés ». Une proposition, synonyme de chambardement dans les politiques de solidarité, dont s’est emparé le PS, puisqu’elle figure dans ses « cahiers de la présidentielle », dévoilés mardi.
 
ETAT SOCIAL
 

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».

2017

Le Monde - Le PS ébauche un programme pour 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, devait présenter mardi le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », une plate-forme de propositions édictée par la majorité du PS.

A défaut d’avoir un candidat, le Parti socialiste tente d’avoir un début de programme pour l’élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire de la rue de Solférino, devait présenter, mardi 29 novembre, le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », publiés par le PS depuis septembre.
 
 
Dans le brouillard entourant une majorité dans l’attente de savoir si Hollande repart, le patron du PS a présenté mardi la somme des «cahiers de la présidentielle» de son parti. «Vingt défis» censés engager le candidat qui sortira de la primaire à gauche.
 
PRIMAIRE
 
 
La primaire organisée par le PS aura bien lieu: le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a voulu couper court aux spéculations, au moment où des proches de François Hollande mettent en doute l’intérêt du chef de l’Etat d’y participer.
 

Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis espèrent qu’une forte participation à la primaire incitera les candidats isolés à soutenir le gagnant, pour éviter la débâcle au premier tour.

Six candidats à la primaire ; six autres « autonomes » : la gauche part plus divisée que jamais dans la course à la présidentielle. Alors que la droite affiche une posture de rassemblement après une primaire réussie, qui a désigné François Fillon, certaines voix s’élèvent dans le camp opposé pour promouvoir le scrutin organisé par la Belle Alliance populaire (PS et écologistes). Et éviter une élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle.
 
 
Ce mardi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a mis un terme au psychodrame Hollande-Valls autour de la Primaire du PS. Il y aura Primaire. Et Hollande et Valls ne seront pas candidats l'un contre l'autre. Désormais, c'est le PS qui joue sa survie, contre Hollande et Valls.
 

Une primaire ouverte à la gauche de gouvernement sera organisée en janvier par le PS et quelques micropartis alliés. Six candidats sont déjà déclarés

CHRISTIAN PAUL

Le Figaro - Primaire à gauche : Christian Paul rallie Arnaud Montebourg

Le chef de file des frondeurs, qui espère rassembler l'ensemble de l'aile gauche derrière son champion, va désormais travailler à lutter contre la «multiplication des candidatures» qui «affaiblissent» selon lui sa démarche.

LCI - Présidentielle 2017 : pour le député frondeur Christian Paul, François Hollande "ne rassemble plus"

En annonçant sa possible candidature à la primaire de la gauche face à François Hollande, Manuel Valls a semé la pagaille au sein du gouvernement, et accentué la pression sur François Hollande. Alors qu'il doit annoncer s'il se présentera à l'élection dans les prochains jours, le président fait désormais l'objet de nombreux doutes dans son camp comme à droite. Pour Christian Paul, député frondeur de la Nièvre invité d'Yves Calvi, il n'est plus l'homme de la situation.

MONTEBOURG

L'Obs - Coucou, revoilà Montebourg !

Et Montebourg sortit enfin de son silence. Depuis plusieurs semaines, on ne l’entendait plus. Lui qui avait pourtant lancé sa campagne tambour battant. Dès avant l'été, lors de sa traditionnelle ascension du mont Beuvray, il déclamait sa vision des choses. François Hollande ?

"Je vois un système politique discrédité, incapable de prendre les décisions courageuses qui rehaussent, relancent et redressent la France."

AUBRY

Libé - A Bondy, un «carrefour des gauches» en quête de direction

Martine Aubry et ses soutiens ont réuni autour d’eux ce samedi en Seine-Saint-Denis une gauche plurielle avec Anne Hidalgo et Christiane Taubira en têtes d’affiche. Contre les «gauches irréconciliables» de Valls mais en épargnant Hollande.

HAMON

Atlantico, le 20 novembre - Benoît Hamon : "Emmanuel Macron sait pertinemment qu'il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls"

Quinquennat de François Hollande, candidature d'Emmanuel Macron, concurrence d'Arnaud Montebourg, etc. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon revient pour Atlantico sur l'actualité politique de la gauche... mais aussi de la droit

LIENEMANN

Europe 1 - Lienemann (PS) : "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas d’une candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017. "Il ne doit pas se représenter, il va dans une impasse. Plus il attend, plus il essaye de contourner l’obstacle et plus il abîme son image. Mais en plus, il nous entraîne tous dans une confusion, dans une chienlit qui est alarmante", a déclaré la sénatrice socialiste, candidate à la primaire de la gauche, interrogée mercredi soir au Club de la presse d’Europe 1.

LE FOLL

Les Echos - Stéphane Le Foll : «La primaire à gauche ne sert à rien si c’est pour refaire l’histoire du quinquennat»

Le porte-parole du gouvernement, très proche de François Hollande, réagit pour « Les Echos » aux divisions à gauche. « On a atteint la limite de ce qui peut être supportable. Il faut retrouver un peu d’apaisement », lance-t-il.

SONDAGES

Le Point - Primaire de la gauche : Valls et Montebourg préférés à Hollande

Deux tiers des sondés préféreraient voir désigné Arnaud Montebourg (66 %) plutôt que François Hollande (24 %) pour représenter la gauche.

CHOMAGE

Altereco - Le chômage baisse, la qualité de l’emploi aussi

Baissera ? Baissera pas ? Tous les mois, les projecteurs sont braqués sur la courbe du chômage. Et c’est le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui retient toute l’attention, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois précédent. Et ça fait deux mois coup sur coup que la ministre du Travail Myriam El Khomri a le sourire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 27 800 entre août et octobre (– 2,8 % sur un an). Au total, ils n’étaient plus « que » 3 478 000 en France métropolitaine.

CASTRO
 
 
Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui
 
Libé - Je me souviens : INFIDEL, par Romain Goupil
 
.... En France, nous avons longtemps considéré Castro comme un «bon dictateur». J’ai été con de l’avoir soutenu à l’époque, mais ceux qui le pleurent aujourd’hui sont encore mille fois plus cons.
 
Télérama - Qui était Fidel Castro ? Il faut relire ce qu'en disaient Sartre, Aron et Debray
 
Les trois intellectuels français ont chacun fait le voyage à Cuba dans les années 60. Entre fascination (Sartre), distanciation (Aron) et immersion auprès du Che (Debray), leurs récits disent l'ambiguité du personnage qu'était le lider maximo.

VALLS

Le JDD - Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"

Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"INTERVIEW - Manuel Valls accentue la pression sur François Hollande dans une interview au JDD dimanche. Il n'exclut plus désormais d'être candidat contre lui à la primaire de la gauche. Extraits

La primaire de gauche ne risque-t-elle pas de faire pâle figure après le succès de la primaire de droite?

Pas si nous sommes capables collectivement de créer une dynamique, d'apporter du fond, une vision et de répondre à l'enjeu de l'incarnation. C'est le seul moyen de créer un engouement, de redonner de la fierté et de l'espoir. J'ai confiance en Jean-Christophe Cambadélis et le Parti socialiste pour l'organiser. Et j'appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer.

Libé - Manuel Valls, un Premier ministre ne devrait pas dire ça

Dans un entretien au «Journal du Dimanche» ce 27 novembre, le chef de l'exécutif dévoile de plus en plus ses ambitions présidentielles.

Pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à déclencher au sommet de l’Etat une crise institutionnelle d’une nature inédite. Un président sortant se soumettant à une primaire ouverte pour briguer un second mandat, l’affaire était déjà singulière. Et voilà que son Premier ministre, mis en orbite par le président de l’Assemblée nationale, laisse prospérer l’idée qu’il pourrait lui-même concourir contre lui. Contre le président qu’il affirme à longueur de temps servir avec «loyauté» depuis Matignon…

Le Point - Primaire de la gauche : Valls va-t-il renverser la table ?

Le Premier ministre affirme qu'il n'exclut plus de se présenter même contre Hollande. Une déclaration d'indépendance qui laisse sourde Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande doit bientôt sortir du silence sur ses intentions pour 2017. Mais son Premier ministre n'a pas l'intention de se contenter de s'incliner devant la décision présidentielle. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Manuel Valls a laissé entendre qu'il n'excluait pas complètement de faire partie des candidats à la primaire de la gauche, six ans après sa défaite au précédent scrutin, où il était arrivé en cinquième position avec 5,6 % des voix.

Le Monde - Pourtant « bien tenté », Manuel Valls ne cède pas à la tentation

Le premier ministre, en visite vendredi à Rouen, a refusé de dire s’il serait ou non candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.

Un premier ministre ne devrait pas dire ça… Manuel Valls le « loyal » ne veut pas que François Hollande soit candidat à un nouveau mandat, cela fait de moins en moins de doute. Mais le chef du gouvernement, s’il s’estime mieux placé que le président de la République pour concourir en 2017, n’ose pas non plus passer pour Brutus, après avoir tant reproché à Emmanuel Macron de l’être depuis la rentrée. Alors il persiste dans son travail de sape indirect, désormais quotidien, contre le chef de l’Etat. Au risque de lasser et, à la fin, d’échouer.

05/12/2016

L'actualité des socialistes du 25 novembre au 1er décembre

A LA UNE : PRIMAIRE

Le Monde, Les décodeurs - Les sujets qui divisent les candidats de la primaire à gauche

Economie, environnement, Europe… Tour d’horizon des fractures au sein de la famille socialiste et chez leurs alliés.

Après un automne placé largement sous le signe des débats à droite, la primaire de la gauche va fortement peser sur le climat politique au cœur de l’hiver. La première étape s’est ouverte jeudi 1er décembre avec l’ouverture de la période de dépôt des candidatures ; celle-ci se terminera le 15 décembre.

Le Monde - Manuel Valls candidat préféré de la gauche pour la présidentielle

Le premier ministre devance Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans ce sondage IFOP pour « Le Journal du dimanche ».

Près de la moitié des sympathisants de gauche (45 %) interrogés après le renoncement de François Hollande à un second mandat disent souhaiter que Manuel Valls soit le candidat de la Belle Alliance populaire à l’élection présidentielle de 2017, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche du 4 décembre. Ils n’étaient que 38 % à le désigner parmi une liste de prétendants avant l’annonce du président de la République jeudi
 

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande laisse la gauche, à sept semaines du premier tour de la primaire, se disputer sa succession.

A peine dissipé l’effet du choc Hollande, la politique ne va pas tarder à reprendre ses droits à gauche. La décision du chef de l’Etat de ne pas se représenter ouvre une brèche – un gouffre ? – pour toutes les ambitions présidentielles au Parti socialiste. Et elles sont nombreuses. A commencer par Manuel Valls, qui apparaît comme le successeur légitime en tant que chef de la majorité. François Hollande ne l’avait-il pas lui-même adoubé dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ?
 
 
Les uns sont candidats à la primaire de la gauche, en orbite autour du PS. Les autres suivent leur trajectoire propre. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse ?
 
VALLS
 

Le Premier ministre se déclarera candidat puis quittera Matignon d’ici à mardi. Mais d’ores et déjà sa capacité à rassembler les socialistes est mise en cause.

La déclaration de candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche devrait intervenir ce lundi, au plus tard mardi matin, et l'officialisation de sa démission dans la foulée. Il ne siégera donc vraisemblablement pas sur le banc des ministres mardi à 15h pour la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. "Ça va se faire vite", assure l’un de ses lieutenants. "Il n’y aucune raison de temporiser : une campagne, ça se fait ou ça ne se fait pas", ajoute un autre

 
 
Ce jeudi 1 décembre à 19 heures, lorsque l'annonce d'une allocution présidentielle tombe, c'est la panique à Matignon. Et pour cause, Manuel Valls a tout fait pour que rien ne filtre des discussions qu'il a eues, lundi, avec le chef de l'Etat. A 20h10, une fois actée l'annonce de la non-candidature de François Hollande, la machine Valls est lancée. Récit.
 

François Hollande ne sera pas candidat en 2017. La voie est libre pour le Premier ministre, Manuel Valls, qui pourrait annoncer sa candidature dès samedi à la grande convention nationale de la Belle alliance populaire. La primaire socialiste se tient fin janvier.

 
Alors que cela faisait plusieurs semaines que Manuel Valls menait une campagne médiatique, et militait en coulisses, pour convaincre François Hollande de ne pas se représenter, le Premier ministre a désormais la lourde tâche de rassembler son camp, et de défendre le bilan du quinquennat, qui est également le sien. Et pour l'ambitieux, rien n'est gagné. Première étape : remporter la primaire face aux autres candidats de gauche...
 
HOLLANDE

Le Monde - Désormais orphelins, les hollandais s’interrogent

La décision du chef de l’Etat de renoncer à se représenter a eu l’effet d’une douche froide sur ses partisans. Doivent-ils soutenir Valls, Macron ou un autre candidat ?

Tout un symbole. Ami proche de François Hollande, parrain de deux de ses quatre enfants, Jean-Pierre Mignard a été le premier à basculer. La décision du président de la République de ne pas briguer un second mandat à peine digérée, l’avocat a annoncé, vendredi 2 décembre, son soutien à Emmanuel Macron.

Le Monde - Ces séquences-clés du quinquennat qui ont empêché François Hollande de se représenter

Inversion de la courbe du chômage, déchéance de nationalité, loi travail… En quatre ans, la cote de popularité du chef de l’Etat n’a cessé de s’étioler.

Une allocution d’une dizaine de minutes, puis une petite phrase pour lever les ambiguïtés. Peu après 20 heures, jeudi 1er décembre, depuis l’Elysée, François Hollande a annoncé sa décision de ne pas se représenter à l’issue de son premier mandat et laissera donc à d’autres la course à la présidentielle de 2017. Retour sur quelques-unes des promesses, projets ou séquences-clés du quinquennat qui ont fragilisé le chef de l’Etat, tout à la fois dans son rapport aux Français et dans ses relations avec son propre camp politique, contribuant à son empêchement
 

Le président de la République a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à se porter candidat sa réélection, tout en défendant son bilan. On a trouvé des failles.

Soixante : c'est le nombre d'engagements destinées à "redresser" et "rassembler la France", qui figuraient dans le programme du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle 2012. Alors que le chef de l'Etat a annoncé, jeudi 1er décembre, qu'il ne se portera pas candidat à un second mandat, retour sur cinq promesses qui n'ont pas été tenues au cours de ce quinquennat

Libé - Récit : François Hollande, six jours pour déclarer forfait

Réunions parallèles, interviews choc, phrases assassines, déluge de SMS et mystère persistant : la dernière semaine avant l’allocution du Président aura été marquée par un épais brouillard.

Le jour d’après. Au lendemain du renoncement historique de François Hollande, en direct à la télévision devant près de 15 millions de Français, la gauche est sonnée. «Même ceux qui n’avaient pas l’intention de voter pour lui se retrouvent orphelins», confie un député PS. Retour sur une semaine qui a tout changé

 
Désigné comme l'adversaire « sans visage » à combattre, le monde de la finance n'aura finalement pas été inquiété outre mesure durant le mandat de François Hollande, qui ne se représentera donc pas une seconde fois à l'élection présidentielle. Il est bien loin ce soir de janvier 2012, à l'aéroport du Bourget, lors duquel le candidat Hollande a réussi à créer un élan d'enthousiasme à gauche pour la présidentielle qui se profilait.
 

François Hollande a finalement jeté l’éponge, comme le lui conseillaient ses plus proches, ceux qui lui veulent du bien. Le coup de pression de Valls a fait le reste. Récit des derniers jours.

Il avait des hauts et des bas, des périodes où il se disait "c’est jouable" et d’autres où il confiait à des rares proches "je vais renoncer". François Hollande flanchait et puis, il se remettait à y croire. Il y a quelques jours à peine, le président demandait encore : "Tu as des idées pour la suite ?" ou "Tu penses que je dois dire quoi pour me présenter ?". Et il écoutait, celles et ceux qui lui conseillaient de "regretter la déchéance de la nationalité", de reconnaître "des erreurs", voire "des échecs".

Les Echos - François Hollande a-t-il sauvé les finances publiques françaises ?
 
Dix minutes pour défendre son bilan. A défaut de lancer une nouvelle candidature, l'allocution de renoncement de François Hollande jeudi soir a permis à ce dernier de faire un long plaidoyer pour la politique menée durant son quinquennat. Assez étrangement, le deuxième président de gauche de la Ve République n'a pas attaqué sur ses mesures sociales, mais sur son bilan en matière de finances publiques : « Aujourd'hui, au moment où je m'exprime, les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l'équilibre et la dette du pays a été préservée », a-t-il expliqué.
 
 
En renonçant à se représenter, le chef de l’Etat libère potentiellement l’espace en faveur d’une figure plus à même de qualifier la gauche au second tour.
 
Une première dans l’histoire de la Ve République. En annonçant jeudi soir depuis l’Elysée qu’il ne tentera pas de briguer un second mandat, François Hollande a pris de court jusqu’à ses plus proches. Et mis fin à une période d’incertitude dans laquelle on a frôlé la crise de régime au sommet de l’Etat - Manuel Valls ayant manifesté son impatience et s’étant livré ces dernières semaines à une stratégie d’empêchement qui a braqué, à raison, nombre de hollandais. Les vallsistes ont évoqué une «dissuasion nucléaire», elle aura contribué à gréver, depuis Matignon, la capacité même du président sortant à se représenter.
 
 
Le président de la République renonce à briguer un second mandat. Les vraies raisons d’un fiasco inédit.
 
Le jongleur a perdu la main. Le contorsionniste a l'échine raide. Le funambule a fait un pas de côté. D'une voix étranglée, François Hollande a renoncé à briguer sa propre succession à l'Elysée. Le petit monde du cirque médiatique n'en croit pas ses yeux.
 
LA COMMUNE

Le Monde - L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

Durant cette insurrection populaire, en 1871, entre 10 000 et 20 000 personnes ont été exécutées par les forces loyales au gouvernement d’Adolphe Thiers.

A l’initiative des socialistes et au grand dam de la droite, l’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 29 novembre soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris.
 
REVENU UNIVERSEL
 
 
Alors que la France dispose de nombreux mécanismes de transferts sociaux, un revenu universel permettrait-il de lutter plus efficacement contre la pauvreté ? Il faudrait pour cela qu’il soit d’un niveau élevé et qu’il s’ajoute aux dispositifs actuels de protection sociale. Cela pose pour Clément Cadoret la question de sa faisabilité financière et politique.
 

L’allocation, d’un montant de 750 euros, remplacerait tous les minima sociaux.

Il s’agit peut-être d’une des idées de réforme sur laquelle la gauche et la droite s’affronteront durant la campagne présidentielle. Défendue par la fondation Terra Nova dans un rapport rendu public mercredi 30 novembre, elle consiste à fusionner les minima sociaux en une seule prestation. Le but d’un tel dispositif est de « permettre aux personnes de vivre décemment » lorsqu’elles traversent des « difficultés ». Une proposition, synonyme de chambardement dans les politiques de solidarité, dont s’est emparé le PS, puisqu’elle figure dans ses « cahiers de la présidentielle », dévoilés mardi.
 
ETAT SOCIAL
 

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».

2017

Le Monde - Le PS ébauche un programme pour 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, devait présenter mardi le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », une plate-forme de propositions édictée par la majorité du PS.

A défaut d’avoir un candidat, le Parti socialiste tente d’avoir un début de programme pour l’élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire de la rue de Solférino, devait présenter, mardi 29 novembre, le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », publiés par le PS depuis septembre.
 
 
Dans le brouillard entourant une majorité dans l’attente de savoir si Hollande repart, le patron du PS a présenté mardi la somme des «cahiers de la présidentielle» de son parti. «Vingt défis» censés engager le candidat qui sortira de la primaire à gauche.
 
PRIMAIRE
 
 
La primaire organisée par le PS aura bien lieu: le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a voulu couper court aux spéculations, au moment où des proches de François Hollande mettent en doute l’intérêt du chef de l’Etat d’y participer.
 

Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis espèrent qu’une forte participation à la primaire incitera les candidats isolés à soutenir le gagnant, pour éviter la débâcle au premier tour.

Six candidats à la primaire ; six autres « autonomes » : la gauche part plus divisée que jamais dans la course à la présidentielle. Alors que la droite affiche une posture de rassemblement après une primaire réussie, qui a désigné François Fillon, certaines voix s’élèvent dans le camp opposé pour promouvoir le scrutin organisé par la Belle Alliance populaire (PS et écologistes). Et éviter une élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle.
 
 
Ce mardi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a mis un terme au psychodrame Hollande-Valls autour de la Primaire du PS. Il y aura Primaire. Et Hollande et Valls ne seront pas candidats l'un contre l'autre. Désormais, c'est le PS qui joue sa survie, contre Hollande et Valls.
 

Une primaire ouverte à la gauche de gouvernement sera organisée en janvier par le PS et quelques micropartis alliés. Six candidats sont déjà déclarés

CHRISTIAN PAUL

Le Figaro - Primaire à gauche : Christian Paul rallie Arnaud Montebourg

Le chef de file des frondeurs, qui espère rassembler l'ensemble de l'aile gauche derrière son champion, va désormais travailler à lutter contre la «multiplication des candidatures» qui «affaiblissent» selon lui sa démarche.

LCI - Présidentielle 2017 : pour le député frondeur Christian Paul, François Hollande "ne rassemble plus"

En annonçant sa possible candidature à la primaire de la gauche face à François Hollande, Manuel Valls a semé la pagaille au sein du gouvernement, et accentué la pression sur François Hollande. Alors qu'il doit annoncer s'il se présentera à l'élection dans les prochains jours, le président fait désormais l'objet de nombreux doutes dans son camp comme à droite. Pour Christian Paul, député frondeur de la Nièvre invité d'Yves Calvi, il n'est plus l'homme de la situation.

MONTEBOURG

L'Obs - Coucou, revoilà Montebourg !

Et Montebourg sortit enfin de son silence. Depuis plusieurs semaines, on ne l’entendait plus. Lui qui avait pourtant lancé sa campagne tambour battant. Dès avant l'été, lors de sa traditionnelle ascension du mont Beuvray, il déclamait sa vision des choses. François Hollande ?

"Je vois un système politique discrédité, incapable de prendre les décisions courageuses qui rehaussent, relancent et redressent la France."

AUBRY

Libé - A Bondy, un «carrefour des gauches» en quête de direction

Martine Aubry et ses soutiens ont réuni autour d’eux ce samedi en Seine-Saint-Denis une gauche plurielle avec Anne Hidalgo et Christiane Taubira en têtes d’affiche. Contre les «gauches irréconciliables» de Valls mais en épargnant Hollande.

HAMON

Atlantico, le 20 novembre - Benoît Hamon : "Emmanuel Macron sait pertinemment qu'il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls"

Quinquennat de François Hollande, candidature d'Emmanuel Macron, concurrence d'Arnaud Montebourg, etc. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon revient pour Atlantico sur l'actualité politique de la gauche... mais aussi de la droit

LIENEMANN

Europe 1 - Lienemann (PS) : "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas d’une candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017. "Il ne doit pas se représenter, il va dans une impasse. Plus il attend, plus il essaye de contourner l’obstacle et plus il abîme son image. Mais en plus, il nous entraîne tous dans une confusion, dans une chienlit qui est alarmante", a déclaré la sénatrice socialiste, candidate à la primaire de la gauche, interrogée mercredi soir au Club de la presse d’Europe 1.

LE FOLL

Les Echos - Stéphane Le Foll : «La primaire à gauche ne sert à rien si c’est pour refaire l’histoire du quinquennat»

Le porte-parole du gouvernement, très proche de François Hollande, réagit pour « Les Echos » aux divisions à gauche. « On a atteint la limite de ce qui peut être supportable. Il faut retrouver un peu d’apaisement », lance-t-il.

SONDAGES

Le Point - Primaire de la gauche : Valls et Montebourg préférés à Hollande

Deux tiers des sondés préféreraient voir désigné Arnaud Montebourg (66 %) plutôt que François Hollande (24 %) pour représenter la gauche.

CHOMAGE

Altereco - Le chômage baisse, la qualité de l’emploi aussi

Baissera ? Baissera pas ? Tous les mois, les projecteurs sont braqués sur la courbe du chômage. Et c’est le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui retient toute l’attention, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois précédent. Et ça fait deux mois coup sur coup que la ministre du Travail Myriam El Khomri a le sourire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 27 800 entre août et octobre (– 2,8 % sur un an). Au total, ils n’étaient plus « que » 3 478 000 en France métropolitaine.

CASTRO
 
 
Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui
 
Libé - Je me souviens : INFIDEL, par Romain Goupil
 
.... En France, nous avons longtemps considéré Castro comme un «bon dictateur». J’ai été con de l’avoir soutenu à l’époque, mais ceux qui le pleurent aujourd’hui sont encore mille fois plus cons.
 
Télérama - Qui était Fidel Castro ? Il faut relire ce qu'en disaient Sartre, Aron et Debray
 
Les trois intellectuels français ont chacun fait le voyage à Cuba dans les années 60. Entre fascination (Sartre), distanciation (Aron) et immersion auprès du Che (Debray), leurs récits disent l'ambiguité du personnage qu'était le lider maximo.

VALLS

Le JDD - Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"

Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"INTERVIEW - Manuel Valls accentue la pression sur François Hollande dans une interview au JDD dimanche. Il n'exclut plus désormais d'être candidat contre lui à la primaire de la gauche. Extraits

La primaire de gauche ne risque-t-elle pas de faire pâle figure après le succès de la primaire de droite?

Pas si nous sommes capables collectivement de créer une dynamique, d'apporter du fond, une vision et de répondre à l'enjeu de l'incarnation. C'est le seul moyen de créer un engouement, de redonner de la fierté et de l'espoir. J'ai confiance en Jean-Christophe Cambadélis et le Parti socialiste pour l'organiser. Et j'appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer.

Libé - Manuel Valls, un Premier ministre ne devrait pas dire ça

Dans un entretien au «Journal du Dimanche» ce 27 novembre, le chef de l'exécutif dévoile de plus en plus ses ambitions présidentielles.

Pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à déclencher au sommet de l’Etat une crise institutionnelle d’une nature inédite. Un président sortant se soumettant à une primaire ouverte pour briguer un second mandat, l’affaire était déjà singulière. Et voilà que son Premier ministre, mis en orbite par le président de l’Assemblée nationale, laisse prospérer l’idée qu’il pourrait lui-même concourir contre lui. Contre le président qu’il affirme à longueur de temps servir avec «loyauté» depuis Matignon…

Le Point - Primaire de la gauche : Valls va-t-il renverser la table ?

Le Premier ministre affirme qu'il n'exclut plus de se présenter même contre Hollande. Une déclaration d'indépendance qui laisse sourde Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande doit bientôt sortir du silence sur ses intentions pour 2017. Mais son Premier ministre n'a pas l'intention de se contenter de s'incliner devant la décision présidentielle. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Manuel Valls a laissé entendre qu'il n'excluait pas complètement de faire partie des candidats à la primaire de la gauche, six ans après sa défaite au précédent scrutin, où il était arrivé en cinquième position avec 5,6 % des voix.

Le Monde - Pourtant « bien tenté », Manuel Valls ne cède pas à la tentation

Le premier ministre, en visite vendredi à Rouen, a refusé de dire s’il serait ou non candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.

Un premier ministre ne devrait pas dire ça… Manuel Valls le « loyal » ne veut pas que François Hollande soit candidat à un nouveau mandat, cela fait de moins en moins de doute. Mais le chef du gouvernement, s’il s’estime mieux placé que le président de la République pour concourir en 2017, n’ose pas non plus passer pour Brutus, après avoir tant reproché à Emmanuel Macron de l’être depuis la rentrée. Alors il persiste dans son travail de sape indirect, désormais quotidien, contre le chef de l’Etat. Au risque de lasser et, à la fin, d’échouer.

04/12/2016

L'actualité des socialistes du 25 novembre au 1er décembre

A LA UNE : PRIMAIRE

Le Monde, Les décodeurs - Les sujets qui divisent les candidats de la primaire à gauche

Economie, environnement, Europe… Tour d’horizon des fractures au sein de la famille socialiste et chez leurs alliés.

Après un automne placé largement sous le signe des débats à droite, la primaire de la gauche va fortement peser sur le climat politique au cœur de l’hiver. La première étape s’est ouverte jeudi 1er décembre avec l’ouverture de la période de dépôt des candidatures ; celle-ci se terminera le 15 décembre.

Le Monde - Manuel Valls candidat préféré de la gauche pour la présidentielle

Le premier ministre devance Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, dans ce sondage IFOP pour « Le Journal du dimanche ».

Près de la moitié des sympathisants de gauche (45 %) interrogés après le renoncement de François Hollande à un second mandat disent souhaiter que Manuel Valls soit le candidat de la Belle Alliance populaire à l’élection présidentielle de 2017, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche du 4 décembre. Ils n’étaient que 38 % à le désigner parmi une liste de prétendants avant l’annonce du président de la République jeudi
 

En annonçant qu’il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande laisse la gauche, à sept semaines du premier tour de la primaire, se disputer sa succession.

A peine dissipé l’effet du choc Hollande, la politique ne va pas tarder à reprendre ses droits à gauche. La décision du chef de l’Etat de ne pas se représenter ouvre une brèche – un gouffre ? – pour toutes les ambitions présidentielles au Parti socialiste. Et elles sont nombreuses. A commencer par Manuel Valls, qui apparaît comme le successeur légitime en tant que chef de la majorité. François Hollande ne l’avait-il pas lui-même adoubé dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ?
 
 
Les uns sont candidats à la primaire de la gauche, en orbite autour du PS. Les autres suivent leur trajectoire propre. Comment s'y retrouver dans cette nébuleuse ?
 
VALLS
 

Le Premier ministre se déclarera candidat puis quittera Matignon d’ici à mardi. Mais d’ores et déjà sa capacité à rassembler les socialistes est mise en cause.

La déclaration de candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche devrait intervenir ce lundi, au plus tard mardi matin, et l'officialisation de sa démission dans la foulée. Il ne siégera donc vraisemblablement pas sur le banc des ministres mardi à 15h pour la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. "Ça va se faire vite", assure l’un de ses lieutenants. "Il n’y aucune raison de temporiser : une campagne, ça se fait ou ça ne se fait pas", ajoute un autre

 
 
Ce jeudi 1 décembre à 19 heures, lorsque l'annonce d'une allocution présidentielle tombe, c'est la panique à Matignon. Et pour cause, Manuel Valls a tout fait pour que rien ne filtre des discussions qu'il a eues, lundi, avec le chef de l'Etat. A 20h10, une fois actée l'annonce de la non-candidature de François Hollande, la machine Valls est lancée. Récit.
 

François Hollande ne sera pas candidat en 2017. La voie est libre pour le Premier ministre, Manuel Valls, qui pourrait annoncer sa candidature dès samedi à la grande convention nationale de la Belle alliance populaire. La primaire socialiste se tient fin janvier.

 
Alors que cela faisait plusieurs semaines que Manuel Valls menait une campagne médiatique, et militait en coulisses, pour convaincre François Hollande de ne pas se représenter, le Premier ministre a désormais la lourde tâche de rassembler son camp, et de défendre le bilan du quinquennat, qui est également le sien. Et pour l'ambitieux, rien n'est gagné. Première étape : remporter la primaire face aux autres candidats de gauche...
 
HOLLANDE

Le Monde - Désormais orphelins, les hollandais s’interrogent

La décision du chef de l’Etat de renoncer à se représenter a eu l’effet d’une douche froide sur ses partisans. Doivent-ils soutenir Valls, Macron ou un autre candidat ?

Tout un symbole. Ami proche de François Hollande, parrain de deux de ses quatre enfants, Jean-Pierre Mignard a été le premier à basculer. La décision du président de la République de ne pas briguer un second mandat à peine digérée, l’avocat a annoncé, vendredi 2 décembre, son soutien à Emmanuel Macron.

Le Monde - Ces séquences-clés du quinquennat qui ont empêché François Hollande de se représenter

Inversion de la courbe du chômage, déchéance de nationalité, loi travail… En quatre ans, la cote de popularité du chef de l’Etat n’a cessé de s’étioler.

Une allocution d’une dizaine de minutes, puis une petite phrase pour lever les ambiguïtés. Peu après 20 heures, jeudi 1er décembre, depuis l’Elysée, François Hollande a annoncé sa décision de ne pas se représenter à l’issue de son premier mandat et laissera donc à d’autres la course à la présidentielle de 2017. Retour sur quelques-unes des promesses, projets ou séquences-clés du quinquennat qui ont fragilisé le chef de l’Etat, tout à la fois dans son rapport aux Français et dans ses relations avec son propre camp politique, contribuant à son empêchement
 

Le président de la République a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à se porter candidat sa réélection, tout en défendant son bilan. On a trouvé des failles.

Soixante : c'est le nombre d'engagements destinées à "redresser" et "rassembler la France", qui figuraient dans le programme du candidat Hollande lors de la campagne présidentielle 2012. Alors que le chef de l'Etat a annoncé, jeudi 1er décembre, qu'il ne se portera pas candidat à un second mandat, retour sur cinq promesses qui n'ont pas été tenues au cours de ce quinquennat

Libé - Récit : François Hollande, six jours pour déclarer forfait

Réunions parallèles, interviews choc, phrases assassines, déluge de SMS et mystère persistant : la dernière semaine avant l’allocution du Président aura été marquée par un épais brouillard.

Le jour d’après. Au lendemain du renoncement historique de François Hollande, en direct à la télévision devant près de 15 millions de Français, la gauche est sonnée. «Même ceux qui n’avaient pas l’intention de voter pour lui se retrouvent orphelins», confie un député PS. Retour sur une semaine qui a tout changé

 
Désigné comme l'adversaire « sans visage » à combattre, le monde de la finance n'aura finalement pas été inquiété outre mesure durant le mandat de François Hollande, qui ne se représentera donc pas une seconde fois à l'élection présidentielle. Il est bien loin ce soir de janvier 2012, à l'aéroport du Bourget, lors duquel le candidat Hollande a réussi à créer un élan d'enthousiasme à gauche pour la présidentielle qui se profilait.
 

François Hollande a finalement jeté l’éponge, comme le lui conseillaient ses plus proches, ceux qui lui veulent du bien. Le coup de pression de Valls a fait le reste. Récit des derniers jours.

Il avait des hauts et des bas, des périodes où il se disait "c’est jouable" et d’autres où il confiait à des rares proches "je vais renoncer". François Hollande flanchait et puis, il se remettait à y croire. Il y a quelques jours à peine, le président demandait encore : "Tu as des idées pour la suite ?" ou "Tu penses que je dois dire quoi pour me présenter ?". Et il écoutait, celles et ceux qui lui conseillaient de "regretter la déchéance de la nationalité", de reconnaître "des erreurs", voire "des échecs".

Les Echos - François Hollande a-t-il sauvé les finances publiques françaises ?
 
Dix minutes pour défendre son bilan. A défaut de lancer une nouvelle candidature, l'allocution de renoncement de François Hollande jeudi soir a permis à ce dernier de faire un long plaidoyer pour la politique menée durant son quinquennat. Assez étrangement, le deuxième président de gauche de la Ve République n'a pas attaqué sur ses mesures sociales, mais sur son bilan en matière de finances publiques : « Aujourd'hui, au moment où je m'exprime, les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l'équilibre et la dette du pays a été préservée », a-t-il expliqué.
 
 
En renonçant à se représenter, le chef de l’Etat libère potentiellement l’espace en faveur d’une figure plus à même de qualifier la gauche au second tour.
 
Une première dans l’histoire de la Ve République. En annonçant jeudi soir depuis l’Elysée qu’il ne tentera pas de briguer un second mandat, François Hollande a pris de court jusqu’à ses plus proches. Et mis fin à une période d’incertitude dans laquelle on a frôlé la crise de régime au sommet de l’Etat - Manuel Valls ayant manifesté son impatience et s’étant livré ces dernières semaines à une stratégie d’empêchement qui a braqué, à raison, nombre de hollandais. Les vallsistes ont évoqué une «dissuasion nucléaire», elle aura contribué à gréver, depuis Matignon, la capacité même du président sortant à se représenter.
 
 
Le président de la République renonce à briguer un second mandat. Les vraies raisons d’un fiasco inédit.
 
Le jongleur a perdu la main. Le contorsionniste a l'échine raide. Le funambule a fait un pas de côté. D'une voix étranglée, François Hollande a renoncé à briguer sa propre succession à l'Elysée. Le petit monde du cirque médiatique n'en croit pas ses yeux.
 
LA COMMUNE

Le Monde - L’Assemblée réhabilite les communards victimes de la répression

Durant cette insurrection populaire, en 1871, entre 10 000 et 20 000 personnes ont été exécutées par les forces loyales au gouvernement d’Adolphe Thiers.

A l’initiative des socialistes et au grand dam de la droite, l’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 29 novembre soir un texte proclamant la réhabilitation de toutes les victimes de la répression de la Commune de Paris.
 
REVENU UNIVERSEL
 
 
Alors que la France dispose de nombreux mécanismes de transferts sociaux, un revenu universel permettrait-il de lutter plus efficacement contre la pauvreté ? Il faudrait pour cela qu’il soit d’un niveau élevé et qu’il s’ajoute aux dispositifs actuels de protection sociale. Cela pose pour Clément Cadoret la question de sa faisabilité financière et politique.
 

L’allocation, d’un montant de 750 euros, remplacerait tous les minima sociaux.

Il s’agit peut-être d’une des idées de réforme sur laquelle la gauche et la droite s’affronteront durant la campagne présidentielle. Défendue par la fondation Terra Nova dans un rapport rendu public mercredi 30 novembre, elle consiste à fusionner les minima sociaux en une seule prestation. Le but d’un tel dispositif est de « permettre aux personnes de vivre décemment » lorsqu’elles traversent des « difficultés ». Une proposition, synonyme de chambardement dans les politiques de solidarité, dont s’est emparé le PS, puisqu’elle figure dans ses « cahiers de la présidentielle », dévoilés mardi.
 
ETAT SOCIAL
 

29 novembre 2016 - Protection sociale, aide à la consommation des ménages, offre de services publics de qualité pour tous : l’État social a encore de beaux jours devant lui. Par Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris I. Extrait de l’ouvrage « Que faire contre les inégalités ? ».

2017

Le Monde - Le PS ébauche un programme pour 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, devait présenter mardi le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », une plate-forme de propositions édictée par la majorité du PS.

A défaut d’avoir un candidat, le Parti socialiste tente d’avoir un début de programme pour l’élection présidentielle. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire de la rue de Solférino, devait présenter, mardi 29 novembre, le septième et dernier des « cahiers de la présidentielle », publiés par le PS depuis septembre.
 
 
Dans le brouillard entourant une majorité dans l’attente de savoir si Hollande repart, le patron du PS a présenté mardi la somme des «cahiers de la présidentielle» de son parti. «Vingt défis» censés engager le candidat qui sortira de la primaire à gauche.
 
PRIMAIRE
 
 
La primaire organisée par le PS aura bien lieu: le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a voulu couper court aux spéculations, au moment où des proches de François Hollande mettent en doute l’intérêt du chef de l’Etat d’y participer.
 

Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis espèrent qu’une forte participation à la primaire incitera les candidats isolés à soutenir le gagnant, pour éviter la débâcle au premier tour.

Six candidats à la primaire ; six autres « autonomes » : la gauche part plus divisée que jamais dans la course à la présidentielle. Alors que la droite affiche une posture de rassemblement après une primaire réussie, qui a désigné François Fillon, certaines voix s’élèvent dans le camp opposé pour promouvoir le scrutin organisé par la Belle Alliance populaire (PS et écologistes). Et éviter une élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle.
 
 
Ce mardi, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a mis un terme au psychodrame Hollande-Valls autour de la Primaire du PS. Il y aura Primaire. Et Hollande et Valls ne seront pas candidats l'un contre l'autre. Désormais, c'est le PS qui joue sa survie, contre Hollande et Valls.
 

Une primaire ouverte à la gauche de gouvernement sera organisée en janvier par le PS et quelques micropartis alliés. Six candidats sont déjà déclarés

CHRISTIAN PAUL

Le Figaro - Primaire à gauche : Christian Paul rallie Arnaud Montebourg

Le chef de file des frondeurs, qui espère rassembler l'ensemble de l'aile gauche derrière son champion, va désormais travailler à lutter contre la «multiplication des candidatures» qui «affaiblissent» selon lui sa démarche.

LCI - Présidentielle 2017 : pour le député frondeur Christian Paul, François Hollande "ne rassemble plus"

En annonçant sa possible candidature à la primaire de la gauche face à François Hollande, Manuel Valls a semé la pagaille au sein du gouvernement, et accentué la pression sur François Hollande. Alors qu'il doit annoncer s'il se présentera à l'élection dans les prochains jours, le président fait désormais l'objet de nombreux doutes dans son camp comme à droite. Pour Christian Paul, député frondeur de la Nièvre invité d'Yves Calvi, il n'est plus l'homme de la situation.

MONTEBOURG

L'Obs - Coucou, revoilà Montebourg !

Et Montebourg sortit enfin de son silence. Depuis plusieurs semaines, on ne l’entendait plus. Lui qui avait pourtant lancé sa campagne tambour battant. Dès avant l'été, lors de sa traditionnelle ascension du mont Beuvray, il déclamait sa vision des choses. François Hollande ?

"Je vois un système politique discrédité, incapable de prendre les décisions courageuses qui rehaussent, relancent et redressent la France."

AUBRY

Libé - A Bondy, un «carrefour des gauches» en quête de direction

Martine Aubry et ses soutiens ont réuni autour d’eux ce samedi en Seine-Saint-Denis une gauche plurielle avec Anne Hidalgo et Christiane Taubira en têtes d’affiche. Contre les «gauches irréconciliables» de Valls mais en épargnant Hollande.

HAMON

Atlantico, le 20 novembre - Benoît Hamon : "Emmanuel Macron sait pertinemment qu'il défend à peu de choses près la même vision que François Hollande ou Manuel Valls"

Quinquennat de François Hollande, candidature d'Emmanuel Macron, concurrence d'Arnaud Montebourg, etc. Candidat à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2017, Benoît Hamon revient pour Atlantico sur l'actualité politique de la gauche... mais aussi de la droit

LIENEMANN

Europe 1 - Lienemann (PS) : "Hollande nous entraîne dans une chienlit alarmante"

Marie-Noëlle Lienemann ne veut pas d’une candidature de François Hollande à sa propre succession en 2017. "Il ne doit pas se représenter, il va dans une impasse. Plus il attend, plus il essaye de contourner l’obstacle et plus il abîme son image. Mais en plus, il nous entraîne tous dans une confusion, dans une chienlit qui est alarmante", a déclaré la sénatrice socialiste, candidate à la primaire de la gauche, interrogée mercredi soir au Club de la presse d’Europe 1.

LE FOLL

Les Echos - Stéphane Le Foll : «La primaire à gauche ne sert à rien si c’est pour refaire l’histoire du quinquennat»

Le porte-parole du gouvernement, très proche de François Hollande, réagit pour « Les Echos » aux divisions à gauche. « On a atteint la limite de ce qui peut être supportable. Il faut retrouver un peu d’apaisement », lance-t-il.

SONDAGES

Le Point - Primaire de la gauche : Valls et Montebourg préférés à Hollande

Deux tiers des sondés préféreraient voir désigné Arnaud Montebourg (66 %) plutôt que François Hollande (24 %) pour représenter la gauche.

CHOMAGE

Altereco - Le chômage baisse, la qualité de l’emploi aussi

Baissera ? Baissera pas ? Tous les mois, les projecteurs sont braqués sur la courbe du chômage. Et c’est le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A qui retient toute l’attention, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas du tout travaillé dans le mois précédent. Et ça fait deux mois coup sur coup que la ministre du Travail Myriam El Khomri a le sourire : le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 27 800 entre août et octobre (– 2,8 % sur un an). Au total, ils n’étaient plus « que » 3 478 000 en France métropolitaine.

CASTRO
 
 
Le dirigeant cubain est mort ce vendredi 25 novembre à l'âge de 90 ans. Mais la Révolution cubaine, dont Fidel Castro s’était proclamé "Lider Massimo", était morte avant lui
 
Libé - Je me souviens : INFIDEL, par Romain Goupil
 
.... En France, nous avons longtemps considéré Castro comme un «bon dictateur». J’ai été con de l’avoir soutenu à l’époque, mais ceux qui le pleurent aujourd’hui sont encore mille fois plus cons.
 
Télérama - Qui était Fidel Castro ? Il faut relire ce qu'en disaient Sartre, Aron et Debray
 
Les trois intellectuels français ont chacun fait le voyage à Cuba dans les années 60. Entre fascination (Sartre), distanciation (Aron) et immersion auprès du Che (Debray), leurs récits disent l'ambiguité du personnage qu'était le lider maximo.

VALLS

Le JDD - Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"

Valls : "Je prendrai ma décision en conscience"INTERVIEW - Manuel Valls accentue la pression sur François Hollande dans une interview au JDD dimanche. Il n'exclut plus désormais d'être candidat contre lui à la primaire de la gauche. Extraits

La primaire de gauche ne risque-t-elle pas de faire pâle figure après le succès de la primaire de droite?

Pas si nous sommes capables collectivement de créer une dynamique, d'apporter du fond, une vision et de répondre à l'enjeu de l'incarnation. C'est le seul moyen de créer un engouement, de redonner de la fierté et de l'espoir. J'ai confiance en Jean-Christophe Cambadélis et le Parti socialiste pour l'organiser. Et j'appelle les millions d'électeurs de gauche à y participer.

Libé - Manuel Valls, un Premier ministre ne devrait pas dire ça

Dans un entretien au «Journal du Dimanche» ce 27 novembre, le chef de l'exécutif dévoile de plus en plus ses ambitions présidentielles.

Pousser le bouchon toujours plus loin, quitte à déclencher au sommet de l’Etat une crise institutionnelle d’une nature inédite. Un président sortant se soumettant à une primaire ouverte pour briguer un second mandat, l’affaire était déjà singulière. Et voilà que son Premier ministre, mis en orbite par le président de l’Assemblée nationale, laisse prospérer l’idée qu’il pourrait lui-même concourir contre lui. Contre le président qu’il affirme à longueur de temps servir avec «loyauté» depuis Matignon…

Le Point - Primaire de la gauche : Valls va-t-il renverser la table ?

Le Premier ministre affirme qu'il n'exclut plus de se présenter même contre Hollande. Une déclaration d'indépendance qui laisse sourde Najat Vallaud-Belkacem.

François Hollande doit bientôt sortir du silence sur ses intentions pour 2017. Mais son Premier ministre n'a pas l'intention de se contenter de s'incliner devant la décision présidentielle. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Manuel Valls a laissé entendre qu'il n'excluait pas complètement de faire partie des candidats à la primaire de la gauche, six ans après sa défaite au précédent scrutin, où il était arrivé en cinquième position avec 5,6 % des voix.

Le Monde - Pourtant « bien tenté », Manuel Valls ne cède pas à la tentation

Le premier ministre, en visite vendredi à Rouen, a refusé de dire s’il serait ou non candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle.

Un premier ministre ne devrait pas dire ça… Manuel Valls le « loyal » ne veut pas que François Hollande soit candidat à un nouveau mandat, cela fait de moins en moins de doute. Mais le chef du gouvernement, s’il s’estime mieux placé que le président de la République pour concourir en 2017, n’ose pas non plus passer pour Brutus, après avoir tant reproché à Emmanuel Macron de l’être depuis la rentrée. Alors il persiste dans son travail de sape indirect, désormais quotidien, contre le chef de l’Etat. Au risque de lasser et, à la fin, d’échouer.

29/11/2016

Primaire de la gauche : pour Sapin, une candidature d'un président n'est "ni obligée, ni empêchée"


Primaire de la gauche : pour Sapin, une... par francetvinfo

05/11/2016

Présidentielle : pour Michel Sapin, Valls sera « un candidat parfaitement naturel » si Hollande ne se présente pas


Présidentielle : pour Michel Sapin, Valls sera... par franceinfo

05/10/2016

Alstom, SNCF, diagnostic du FMI, Emmanuel Macron et primaire de la gauche : Michel Sapin répond aux questions de Jean-Pierre Elkabbach


Alstom, SNCF, diagnostic du FMI, Emmanuel... par Europe1fr

L'actualité des socialistes du 23 au 29 septembre

CHOMAGE
 
 

par OFCE, Département Analyse et prévision (Equipe France)

Les chiffres du chômage du mois d’août 2016 publiés par Pôle Emploi font apparaître une forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) en catégorie A[1] (+50 200 personnes en France métropolitaine). Cette forte progression efface en grande partie les améliorations observées depuis le début de l’année. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité reste en légère baisse  (- 10 900 personnes). La hausse des inscrits en catégorie A au mois d’août a touché toutes les catégories d’âge. Si on ajoute les inscrits ayant réalisé une activité réduite au cours du mois, la hausse mensuelle est encore plus prononcée (+76 100 personnes). Les attentats qui ont frappé la France, et notamment celui du 14 juillet à Nice, ont eu un impact négatif sur l’activité touristique venant de l’étranger (hébergement-restauration, activités de loisir) avec des conséquences négatives sur l’emploi des secteurs concernés mais dont l’ampleur n’est à ce stade pas chiffrable.

Les chiffres de Pôle emploi publiés lundi n’ont pas vraiment de quoi rassurer, malgré les explications données par la ministre du travail.

Après un début d’année encourageant, Pôle emploi a enregistré un pic d’inscriptions au mois d’août, selon les chiffres publiés lundi 26 septembre. C’est même l’un des pires mois du mandat de François Hollande sur ce terrain, avec 50 200 demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) supplémentaires. Un mauvais résultat que le gouvernement a tenté d’expliquer par des éléments extérieurs, tandis que l’opposition y voit l’échec de sa politique. Qui dit vrai ? Nous avons passé en revue les principales affirmations qui circulent sur le sujet.
 
CICE
 
 
Jeudi 29 septembre, France Stratégie, organisme d'expertise placé auprès du Premier ministre, a présenté la quatrième édition du rapport du comité de suivi sur le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice). Outil phare de la politique économique du quinquennat de François Hollande, le Cice avait été lancé dès l’automne 2012, quelques mois après son arrivée au pouvoir, suite à la publication du rapport Gallois sur la compétitivité de l’industrie française. Le président de la République avait doublé la mise un an après avec ce qu’on a appelé le pacte de responsabilité et la promesse faite aux entreprises d'alléger de 40 milliards d’euros leurs cotisations et leurs impôts par an, soit quasiment deux points de produit intérieur brut (PIB). Depuis, le programme est tenu et les fameux 40 milliards d’euros devraient être atteints l’an prochain.
 
 
Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), une des mesures phare du quinquennat de François Hollande, a conduit à « une amélioration sensible des marges des entreprises », selon les conclusions du rapport de son comité de suivi, rendues mercredi 29 septembre.
 
LES OUVRIERS
 
 
Ils représentent plus de 20 % de la population active mais sont quasiment absents de la vie publique et politique. Julian Mischi, sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique et auteur du Communisme désarmé. Le PCF et classes populaires depuis les années 1970 (Agone, 2014) et du Bourg et l’atelier. Sociologie du combat syndical (Agone, 2016), revient sur les ressorts de l’exclusion des ouvriers de la vie politique.
 
RACISME A L'ENVERS
 
 
Fin août, un « camp d’été décolonial » a été organisé à Reims. Une réunion procédant du même principe avait eu lieu quelques temps plus tôt à l’université Paris VIII. Signe particulier : un accès réservé aux « racisés » c’est-à-dire, dans les faits, interdit aux « blancs ». Retour avec recul sur ce qui ressemble à un « racisme à l'envers », par Gilles Clavreul, délégué interministeriel à la lutte contre le racisme et l'antisémtisme.
 
SONDAGE
 
 
François Hollande obtient 30 % d'avis favorables, contre 28 % à Arnaud Montebourg et 16 % pour Benoît Hamon auprès des sympathisants de gauche.
 
ROMAN NATIONAL
 

Les hommes politiques s’intéressent à l’enseignement de l’histoire, considérant qu’elle forge l’identité nationale.

L’histoire doit-elle être enseignée comme un « récit national » ? Cette conviction exprimée depuis la rentrée par plusieurs candidats à la primaire de la droite, notamment par Nicolas Sarkozy, qui vantait les racines gauloises de la France, vient d’obtenir un soutien inattendu sur la gauche de l’échiquier politique en la personne de Jean-Luc Mélenchon.
 
BUDGET
 
 
Comment ne pas voir que, de la droite parlementaire au Haut conseil des finances publiques, les commentateurs du budget 2017 avancent deux arguments complètement contradictoires. Ils soulignent d’un côté les incertitudes qui pèsent sur la croissance française et, de l’autre, condamnent un budget… qui vient la soutenir !
 
 
Le chef de file des «frondeurs» PS à l'Assemblée nationale Christian Paul a déclaré mercredi qu'il ne voyait «pas comment» il pourrait voter le projet de budget 2017, Laurent Baumel estimant également que les frondeurs ne devraient «a priori» pas l'adopter. Le projet de loi de finances présenté mercredi par Bercy «est dangereux parce qu'il manque d'ambition» et «je ne vois pas comment je pourrais le voter», a déclaré Christian Paul dans les couloirs de l'Assemblée.
 
 
Le ministre de l’Economie et des Finances a présenté ce 28 septembre son projet de budget pour 2017. Sur le papier, tout va pour le mieux : le déficit sera ramené en dessous de la barre fatidique des 3%, les économies seront au rendez-vous et les nouvelles dépenses seront toutes financées. Mais quelques failles se sont glissées dans le monde merveilleux de Michel Sapin...

ASSUREURS
 
 
Le 20 septembre 2016, la commission des finances a adopté à l’unanimité le droit de changer annuellement l’assurance emprunteur, c’est-à-dire l’assurance décès-incapacité généralement imposée par la banque lors d’un emprunt immobilier.
Pour Pierre-Alain Muet, député du Rhône et vice-président de la commission des finances, c’est tout le système qui s’en verra renforcé avec des assurés mieux protégés et dont la solvabilité sera accrue.
 
HOLLANDE
 
 
Il aura fallu attendre près de sept décennies. Réprimés malgré leur droit de grève, les mineurs nordistes de 1948 ont déjà obtenu une première réparation sur le plan juridique en 2014, pour licenciements abusifs. Mercredi 28 septembre, deux ans plus tard, François Hollande poursuit leur réhabilitation.
 
MONTEBOURG
 
 
"Je vous prie d'examiner avec le plus grand soin la situation de l'entreprise Alstom en rapport avec la défaisance annoncée de l'usine de locomotives et de motrices de Belfort". C'est ainsi qu'Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Economie et du Redressement productif, commence la lettre qu'il a adressée à son successeur Michel Sapin
 
AUBRY
 
 
Une rentrée sous le signe du rassemblement et de la réflexion pour le PS? A quatre mois des primaires socialistes, la maire PS de Lille, MartineAubry, a affirmé ce samedi que « le temps » n’était pas aux « soutiens », mais aux « idées » et au « projet », lors de l'« université de l’engagement » du PS à Lomme (Nord).
 
MACRON
 
 
Emmanuel Macron, candidat en 2017? Si l'hypothèse semble de plus en plus probable, elle ne fait pas que des heureux. Au Parti socialiste, notamment, on craint que cette candidature provoque tout simplement une défaite automatique de la gauche l'année prochaine.
 
PSOE
 

Dix-sept membres de la direction du Parti socialiste ouvrier espagnol ont présenté mercredi leur démission afin de forcer le départ de son secrétaire général Pedro Sanchez.

Dix-sept membres de la direction du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) ont présenté mercredi 28 septembre leur démission pour forcer le départ de son secrétaire général Pedro Sanchez, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole du parti. L’organe exécutif « doit être destitué et ses pouvoirs doivent être transmis à une direction intérimaire », a affirmé à l’AFP un opposant à M. Sanchez. Ce passage de relais n’avait pas encore eu lieu mercredi soir. Pedro Sanchez restait de son côté silencieux.

ECONOMISTES

Altereco - Guerre des économistes : dernières nouvelles du front

Selon Pierre Cahuc et André Zylberberg, l’économie est devenue une science expérimentale au même titre que la médecine ou la biologie, et elle peut de ce fait établir des lois. Tous ceux qui ne partagent pas ce sentiment, ou qui font de l’économie autrement, sont des « négationnistes » dont il convient de se « débarrasser » ainsi que l’indique le titre de leur ouvrage. Ils y comparent notamment les économistes critiques aux industriels du tabac qui niaient les effets nocifs de leur produit sur la santé !

PS (comuniqués)

Le Parti socialiste salue la mémoire de Shimon Peres, 28 septembre 2016

 C’est avec une très grande tristesse que nous apprenons le décès de notre camarade Shimon Peres, ancien leader travailliste et Président de l’Etat d’Israël.

Shimon était un ami de la France et un camarade socialiste de longue date, même si dans les dernières années de sa vie, il quitta le parti travailliste. Il avait été un ami de Guy Mollet, de François Mitterrand et de Lionel Jospin.