Au temps des cerises - Page 757
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ArjoWiggins : la question de Marietta Karamanli
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Sélection 2019 - Les 4 vérités - Raphaël Glucksmann
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France Culture - Faut-il craindre le spectre des années 30 ? avec le philosophe Michaël Foessel
Il y a 90 ans, l’Europe et l’ensemble du monde se retrouvaient sur une pente économique, politique et militaire qui allait amener aux plus grands massacres de l’humanité. "Plus jamais ça" est devenu un slogan qui revient dès qu’un évènement nous rappelle les années 30 ou 40. S’il n’est pas question de revivre une réplique exacte des années 30, nos sociétés ne peuvent s’empêcher de voir des similitudes : crise économique, course à l’armement, tensions autour de ce qui est extérieur, institutions vacillantes. Michaël Foessel, professeur de philosophie, nous invite à apprendre de notre passé dans son dernier essai « Récidive. 1938 » : non, l’histoire ne se répète jamais deux fois, mais elle se fait écho. Il est rejoint en seconde partie d’émission par Gérard Courtois, directeur éditorial du journal "Le Monde".
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INRA - Manger sain, écologique et pas cher, est-ce possible ?
Privilégier les fruits et légumes, éviter les pesticides, limiter les produits industriels ultra transformés, les graisses saturées et les sucres ajoutés, ne manger ni trop ni trop peu pour adapter les quantités à ses besoins nutritionnels… Qui ne serait pas d’accord pour un tel menu, favorisant la santé mais aussi des modèles agricoles plus vertueux pour l’environnement ?
Oui, mais voilà, dans un pays où le prix reste le premier moteur d’achat de la nourriture, et où la précarité alimentaire toucherait 1 Français sur 5, est-il vraiment possible de bien manger sans se ruiner tout en contribuant à rémunérer correctement l’agriculture durable ? Telle est (l’impossible ?) équation que les invités de ce débat grand public, organisé par l’Inra avec la complicité de la Mission Agrobiosciences, ont tenté de résoudre, le 27 février 2019. Avec Benjamin Allès, épidémiologiste (EREN-Inra), Christophe Audouin, directeur général "Les Prés Rient Bio", et Maxime de Rostolan, ingénieur agronome, fondateur de Fermes d’Avenir.
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Pensions alimentaires impayées : la question de Cécile Untermaier
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La vie des idées - Vers l’État plateforme La dématérialisation de la relation administrative
Prime d’activité, demande de logement social, inscription à pôle emploi, nombreuses sont les démarches qui ont basculé dans le tout numérique, n’offrant pas d’autre alternative aux administrés et entraînant une rupture d’égalité devant le service public.
L’annonce par le gouvernement, en octobre 2017, du programme « Action publique 2022 » visant la « transformation numérique des services publics » par la dématérialisation de 100% des actes administratifs, a fixé l’horizon d’un mouvement de modernisation technique engagé par la majorité des administrations et organismes publics (État, organismes de sécurité sociale, collectivités), dont deux rapports [1] du Défenseur des droits viennent de dénoncer le déploiement « à marche forcée » et ses effets de mise à distance voire d’exclusion de certains de ses usager
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PS - Mobilisation des jeunes pour le climat : les adultes ne doivent pas regarder ailleurs
C’est une triste rengaine. Celle qui conduit les jeunes de nos pays à emboiter le pas de l’écolière suédoise Greta Thunberg, dans son cri d’exaspération face à l’inaction des décideurs dans le domaine climatique.
Semaine après semaine, aux quatre coins du monde, les regroupements se multiplient, les cortèges se font plus nombreux et la mobilisation grandit. Au point que ce mouvement des jeunes générations invite certains à l’espoir. Alors qu’elle est d’abord et avant tout une gifle mais aussi la terrible traduction d’une carence, d’un immobilisme et d’un échec du monde des adultes.
Comment considérer autrement cet exercice insensé, répété par celles et ceux qui sont pourtant marqués au sceau de la jeunesse et de l’insouciance ? Disons-le tout net au risque de choquer le bien-pensant du moment : une grève de l’école, par des enfants, n’a pas lieu d’être.
Car il ne s’agit pas ici d’une mobilisation traditionnelle, de celle qui invite la jeunesse à investir l’espace public, à s’associer à une révolte ou à découvrir l’apprentissage de la citoyenneté. Cette grève de l’école, c’est un rappel à l’ordre face à la folie et à l’inaction des hommes : elle est le point ultime, le cri d’alarme d’une jeunesse qui, comme les femmes de Lysistrata, se fait l’avocat de la raison.
La bataille contre le réchauffement climatique est une bataille trop sérieuse pour être laissée à des enfants. Mais encore faut-il que les comportements des responsables politiques sortent des clichés quelque peu puérils.
Soyons honnêtes : il y eu du pathétique, mais aussi une forme d’indécence, dans l’enfantillage de Brune Poirson et de Gabriel Attal, pour les conduire à s’afficher fièrement sur les réseaux sociaux dans le cortège de la marche « Youth Climate Strike » du 15 mars dernier.
Comment, en effet, deux actuels secrétaires d’Etat ont-ils pu chercher ostensiblement à récupérer un mouvement dont la raison d’être est précisément l’inaction de celles et ceux qui nous gouvernent et dont eux-mêmes font partie ?
Par incompréhension, peut-être. Par opportunisme,sans doute. Par irresponsabilité, sûrement. Comme celle qui a pu amener le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, à annoncer en catastrophe l’organisation de débats sur le climat dans tous les lycées de France.
Cette précipitation à vouloir mettre le climat à l’agenda des cours des lycéens constitue non seulement une maladresse mais surtout une erreur : c’est d’abord et avant tout à l’agenda du Parlement qu’il convient de l’inscrire.
La mobilisation de notre jeunesse, aussi louable soit-elle, traduit en premier lieu la faillite des décideurs qui, plutôt que de s’en réjouir et de l’encourager, devrait avant tout l’analyser comme un signal d’alarme et une injonction à enfin assumer pleinement leurs responsabilités.
Il n’est que temps.
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Algérie: Rencontre avec Kamel Daoud
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La Vie des idées - Le néolibéralisme contre la démocratie
À propos de : Wendy Brown, Défaire le dèmos. Le néolibéralisme, une révolution furtive, Éditions AmsterdamLe néolibéralisme est souvent considéré comme une simple idéologie gestionnaire, dont les effets se feraient sentir surtout sur la sphère économique. Il n’en est rien, selon Wendy Brown : le néolibéralisme est une révolution anthropologique majeure, qui change notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au commun.
Tout est dit dans le sous-titre de cet ouvrage brillant sur le néolibéralisme : une « révolution furtive ». Une « révolution » tout d’abord : on a l’habitude de considérer le néolibéralisme comme une idéologie gestionnaire et managériale, cantonnée à la sphère économique. Or, dans la lignée de travaux désormais classiques en sciences sociales (Weber, Polanyi, Dardot & Laval), Wendy Brown, professeure de sciences politiques à Berkeley et spécialiste de Marx et Foucault, montre que cette représentation relève de l’image d’Épinal. Transformation significative du capitalisme avancé, le néolibéralisme est une révolution anthropologique globale en Occident : un bouleversement majeur dans notre rapport au monde
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Le vent se lève - Le salvinisme : une passion de la droite italienne
Comment Matteo Salvini est-il arrivé à cette popularité foudroyante ? Son leadership politique est-il identique à ceux des autres forces politiques de l’extrême droite européenne ? En quoi le discours anti-immigration entre en jeu ? De l’apogée de la droite populiste au déclin de la gauche, Samuele Mazzolini, chercheur en théorie politique et fondateur de la revue Senso Comune, revient sur les grands bouleversements de la politique italienne. Entretien paru initialement dans la revue Nueva Sociedad. Traduit par Marie Miqueu-Barneche.
Nueva Sociedad – Matteo Salvini a réussi à s’imposer comme le principal leader de la droite italienne, détrônant le Mouvement 5 étoiles mais aussi le parti historique de Silvio Berlusconi aux dernières élections régionales. Quelles raisons expliquent que la Ligue, un parti historiquement lié au Nord et associé au sécessionnisme ainsi qu’à la haine envers les « pauvres du sud », ait pu se développer dans des régions qui lui étaient défavorables ?
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Observatoire des inégalités - Québec (in)égalitaire : un choix de société à éclairer
Le réseau d’observation des inégalités se développe. Notre cousin, l’Observatoire québécois des inégalités, vient en effet de naître. Nicolas Zorn, son directeur général et fondateur nous le présente.
Les inégalités, il faut en parler. Encore faut-il partir des faits. Un rassemblement inédit d’acteurs du monde des affaires, des gouvernements et des milieux universitaire, philanthropique et communautaire s’unit aujourd’hui pour mettre au monde l’Observatoire québécois des inégalités (www.observatoiredesinegalites.com), le tout premier « fact tank » [1] sur les inégalités au Québec. Organisme indépendant et non partisan, il favorisera la diffusion et la vulgarisation de contenus traitant des inégalités de revenus, d’opportunité et de qualité de vie. L’observatoire éclairera le débat public avec des connaissances scientifiques, en plus d’évaluer avec des données probantes l’impact des inégalités sur les populations touchées.
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