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Au temps des cerises - Page 424

  • L'actualité de juillet mise à jour le 31 juillet

    Alternatives Economiques - Michel Husson : derrière l’économiste, l’homme par Jean-Marie Harribey

    Michel Husson nous a quittés. La nouvelle nous laisse sans voix. Faut-il rendre d’abord hommage à l’économiste hors pair qu’il était ou bien à l’homme pétri de gentillesse et d’humour ravageur, doté d’un sens pédagogue peu commun pour décortiquer les études les plus techniques ?

    Michel Husson fait partie d’une génération d’économistes-statisticiens, formés à la rigueur scientifique tout en possédant une culture d’économie politique critique fondée à la meilleure source : Marx. Il compte parmi les quelques rares analystes ayant consacré leur travail à analyser l’évolution du capitalisme contemporain mondialisé et financiarisé en utilisant les concepts de suraccumulation du capital et de taux de profit dont l’évolution rythme les transformations du capitalisme. Des transformations dont les conséquences sur le travail, la répartition des revenus, la protection sociale ont été au centre de ses préoccupations pendant toute la période néolibérale. Michel Husson fut entre autres l’un les plus ardents défenseurs de la réduction du temps de travail et ses travaux récents montraient encore l’enjeu qu’elle représentait même au temps de la crise sanitaire. Et le moindre de ses mérites n’est pas de s’être dégagé d’une culture productiviste, trop longtemps véhiculé par les mouvements progressistes, pour prendre en compte la crise écologique et associer sa résolution à celle de la crise sociale.

    Institut Rousseau - Le bitcoin, mirage monétaire et désastre écologique par Jean-Michel Servet

    Dans le contexte de la crise de 2008-2009, l’avènement du bitcoin a pu séduire parce que, produit et géré avec un logiciel libre[1], il est supposé donner le pouvoir monétaire à ses utilisateurs grâce à sa gestion par une technologie plutôt que par une puissance centralisée (État et Banque centrale d’une part, banques commerciales de l’autre)[2]. Il serait « un outil crucial de libération individuelle face à un État omniprésent » (Lars 2021). Sa promesse était qu’il deviendrait une monnaie tant aux échelons nationaux qu’international et contrebalancerait, voire dépasserait, le monopole banco-financier des paiements. Chacun pourrait contribuer à partir de son ordinateur personnel à ce système décentralisé et ce système diminuerait même les coûts de transactions pour ses utilisateurs. Surtout, il mobiliserait un esprit à la fois communautaire[3] et pionnier. Le bitcoin aurait (re)fait de la monnaie un bien libre et un commun (Dupré, Ponsot, Servet 2015 ; Servet 2021a).

    Public Sénat - Les parlementaires socialistes favorables à la vaccination obligatoire plutôt qu’à l’extension du passe sanitaire

    Députés et sénateurs socialistes se sont prononcés lundi 19 juillet pour « la vaccination obligatoire » et contre « le passe sanitaire tel que proposé par le gouvernement », pour ne pas que « la moitié de la population contrôle l’autre moitié de la population ».

    Dans un communiqué commun, les parlementaires indiquent que si le gouvernement maintient l’extension du passe, ils saisiront le Conseil constitutionnel, à l’instar de la droite sénatoriale et des députés LFI.

    France Info - Projet de loi sur le pass sanitaire : les sénateurs PS ne le voteront pas "en l'état", estime Patrick Kanner

    Les sénateurs du Parti socialiste souhaitent la vaccination obligatoire "pour tous", déclare sur franceinfo le président du groupe PS au Sénat.

    Les sénateurs PS ne voteront "pas en l'état" le projet de loi du gouvernement portant notamment sur le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants. Sur franceinfo mardi 20 juillet, le sénateur du Nord Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat, juge que "les solutions imaginées ne sont pas à la hauteur de la flambée épidémique que nous connaissons aujourd'hui, qui est hors de contrôle."

    Le Monde - Présidentielle 2022 : candidat, Stéphane Le Foll réclame une primaire au Parti socialiste

    Le maire du Mans (Parti socialiste) déclare dans le « JDD » dimanche vouloir débattre avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a récemment reçu le soutien d’élus socialistes pour se porter candidate à l’Elysée.

    Le maire du Mans (Parti socialiste, PS), Stéphane Le Foll, annonce, dimanche 18 juillet, dans un entretien au Journal du dimanche, sa candidature en vue de l’élection présidentielle en 2022 pour laquelle il réclame une primaire au sein du PS.

    Questions clés 19 juillet 2021

    Les politiques de discriminations positives visent à favoriser certaines catégories de population désavantagées, pour rétablir l’égalité des chances.

    Une politique de discrimination « positive » consiste à traiter de manière préférentielle certaines catégories de population pour améliorer l’égalité des chances. On considère ainsi que pour établir une l’égalité réelle en pratique, il faut avantager les personnes défavorisées au départ.

    Les politiques de discriminations positives ont été mises en place au début des années 1960 aux États-Unis par le président Kennedy, sous le nom d’affirmative action. Au départ, il s’agissait de s’assurer qu’il n’existait pas de discriminations raciales à l’embauche. À la fin des années 1960, pour réduire les écarts entre les minorités américaines et les Blancs, la loi impose de favoriser les minorités discriminées dans certains emplois publics. En France, de telles politiques existent aussi. Par exemple, un certain nombre de places sont réservées aux femmes lors des élections locales ou aux élèves boursiers parmi les futurs étudiants d’une formation.

    Charlie Hebdo - Laïcité : les jeunes profs confondent école et petit séminaire

    De plus en plus, chez les jeunes profs, c’est la génération « woke » qui émerge : relativisme culturel, laïcité « inclusive »… Une étude de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès, publiée la semaine dernière, pointe cette évolution. Il s’agit du quatrième volet d’un baromètre sur les enseignants, publié depuis janvier dernier (et dont Charlie avait eu la primeur du premier volet). C’est assez édifiant, car cela trace les contours de ce que sera le corps professoral lorsque les plus anciens partiront à la retraite et, par la même occasion, de l’influence éventuelle qu’ils pourront avoir sur de jeunes élèves.

    Longtemps, ils furent les « hussards noirs de la République », les plus laïques d'entre les laïques. Mais les professeurs sont des ­citoyens comme les autres : les débats qui traversent la société les animent eux aussi, voire les déchirent, comme le prouve la nouvel

  • Idées d'été - Ré-encastrer le capitalisme de plateforme : l'apport de Karl Polanyi [Corinne Vercher-Chaptal]

    Xerfi Canal a reçu Corinne Vercher-Chaptal, professeur à Sorbonne Paris Nord, pour parler de l'apport de Karl Polanyi.

  • Splann - Les engrais azotés polluent l’air des Malouins / Enquête « Bretagne : bol d’air à l’ammoniac »

    [Les engrais azotés polluent l’air des Malouins : https://splann.org/ammoniac-engrais-a...] Filiale du géant des fertilisants Roullier, l’entreprise Timac a développé tout en discrétion sa fabrication d’engrais azotés, à Saint-Malo. Au moins quinze années d’une production émettant un gaz polluant, l’ammoniac, passée sous les radars des autorités. Surveillée depuis seulement 2017 pour ces rejets, l’entreprise a émis jusqu’en avril 2020 des doses dépassant jusqu’à quinze fois les seuils autorisés. Autopsie d’une longue carence des pouvoirs publics.

  • Mensonges et trucages des statistiques : de l'URSS à la Chine (et tant d'autres !) [A.Mirlicourtois]

    « Il y a trois sortes de mensonges, les mensonges, les gros mensonges et les statistiques », disait Mark Twain. En échos, l’histoire économique fourmille d’exemples, de grands falsificateurs. [...]

  • Idées d'été - Alternatives économiques - Stephanie Kelton : « Les déficits ne sont pas intrinsèquement dangereux »

    Le Covid a chamboulé votre vision du déficit et de la dette ? Vous n’avez encore rien vu. Figure de proue de la théorie monétaire moderne, Stephanie Kelton, professeure d’économie à l’université Stony Brook, prétend exposer une « révolution copernicienne » dans son livre Le mythe du déficit – la théorie moderne de la monnaie et la naissance de l’économie du peuple (Les Liens qui libèrent, 2021). Best-seller aux Etats-Unis, cet ouvrage, paru en France cette semaine, ne manquera pas d’alimenter le débat, déjà bien animé sur ce sujet de ce côté-ci de l’Atlantique.

    Car dans ces pages, celle qui a conseillé le démocrate Bernie Sanders lors des présidentielles américaines de 2016 et 2020 défend que, non, contrairement à ce que répètent les gouvernements depuis des décennies, les caisses publiques ne sont pas vides, c’est un mythe ! En réalité, un Etat qui a le pouvoir d’émettre la monnaie ne peut pas en être à court. Selon Stephanie Kelton, les gouvernements doivent s’efforcer d’équilibrer l’économie plutôt que leurs comptes, en assurant le plein-emploi et une inflation sous contrôle. Le Covid n’est-il pas en train de nous faire basculer dans ce monde ?

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  • Idées d'été - Bruno Latour sur France Culture

    Bruno Latour est sociologue, ethnologue, et philosophe des sciences, il est le principal curateur de la biennale de Taipei, qui a ouvert ses portes le 21 novembre. Il co-dirige aussi l’exposition "Zones critiques" au Zentrum für kunst und mediem de Karlsruhe, présentée jusqu’en août 2021, enseigne à Sciences Po Paris, où il a créé SPEAP, un enseignement "d’expérimentation en Arts Politiques", et est le fondateur du Medialab français de Sciences Po. Il publie "Où suis-je ? — Leçons du confinement à l'usage des terrestres" (La Découverte, les empêcheurs de penser en rond, 21/01/2021).

  • Idées d'été : Splann - Bretagne : bol d’air à l’ammoniac

    La Bretagne est dans le rouge. Avec sa concentration exceptionnelle d’élevages intensifs, elle est la première région émettrice d’ammoniac de France. Un gaz qui contribue à la formation de particules fines dans l’air, deuxième cause de mortalité évitable dans le pays. Les risques sanitaires inquiètent de plus en plus, et des catastrophes écologiques sont déjà bien visibles. Pourtant, la Bretagne va dans le sens inverse des directives européennes. La pollution à l’ammoniac pourrait encore s’aggraver. En cause : la quête de rentabilité, quitte, pour certains industriels, à outrepasser les lois.

    Volet 1 – La Bretagne, malade de l’ammoniac

    Volet 2 – Industriels et collectivités roulent plein gaz pour l’ammoniac

    Volet 3 – Les engrais azotés polluent l’air des Malouins

    La suite est ici
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  • Idées d'été - L'Echo - Rachel Khan, autrice: "Les minorités déchirent notre société en mille morceaux"

    Juriste, scénariste, actrice et écrivaine, Rachel Khan, qui est d’origine juive et africaine, refuse toute assignation identitaire et victimaire.

    Dans son essai «Racée» (Éditions de L’Observatoire), Rachel Khan critique notamment les nouvelles idéologies «décoloniales» et «intersectionnelles» qui, sous prétexte d’antiracisme et de lutte pour la reconnaissance des minorités, ne font, selon elle, que diviser notre société et alimenter les ressentiments. «Les minorités déchirent notre société en mille morceaux», écrit-elle.

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  • Idées d'été - La vie des idées - La laïcité se faisant

    À propos de : Julia Martínez-Ariño, Urban Secularism. Negotiating Religious Diversity in Europe, Routledge

    Loin des débats théoriques et surplombant sur les règles et les institutions, une sociologue enquête sur la « laïcité vécue » : changement d’échelle qui permet d’analyser la mécanique de la laïcité en contexte urbain, avec ses implications sociales et politiques.

    L’actualité de la laïcité en France ne prend pas de pause, même en période de crise sanitaire. Le printemps 2021 fut ainsi marqué par la disparition de l’Observatoire de la laïcité, une administration relevant directement du Premier ministre, et dont la mission était d’assister « le Gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France ». Parce que l’Observatoire établissait un lien constant entre les milieux de pratiques à l’échelon local et les autorités nationales, il n’est guère étonnant de le retrouver à maintes reprises dans l’ouvrage Urban Secularism. Negotiating Religious Diversity in Europe de la sociologue Julia Martínez-Ariño. Précisons tout de suite que le sous-titre est trompeur puisque l’enquête menée sur plusieurs années concerne trois villes françaises : Toulouse, Bordeaux et Rennes. Cette enquête structurée par des entrevues et des séquences d’observation porte sur ce que Martínez-Ariño appelle la « laïcité urbaine  » (« urban secularism »), expression qui désigne la traduction locale de la laïcité et ses différentes formes d’adaptation aux réalités du terrain.

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  • Héritiers de l'avenir : Alain Richard

    La Fondation recueille les témoignages de celles et ceux qui furent les principaux acteurs de l'histoire du Parti socialiste, les réunissant sous un titre emprunté à Pierre Mauroy, "Héritiers de l’avenir". Cette collection constitue une source précieuse de compréhension des enjeux et des débats qui ont traversé la gauche depuis cinquante ans. Retrouvez l'entretien avec Alain Richard, sénateur du Val-d'Oise, ancien ministre, ancien député-maire de Saint-Ouen L'Aumône, interrogé par Émeric Bréhier, ancien député, directeur de l'Observatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès. Alain Richard, ancien ministre, sénateur du Val-d’Oise, décrypte dans cet entretien son parcours politique depuis son adhésion au PSU en janvier 1963. Très proche de Michel Rocard, spécialiste depuis longtemps des questions électorales, il revient longuement sur l’ambiance du PSU de ces années, où réseaux d’amitiés et véritable militantisme émergent pour accompagner les mutations de la France gaulliste. Il adhère au Parti socialiste dans le mouvement des Assises en 1974. Il reste fidèle à Michel Rocard au Parti socialiste, et revient sur le fonctionnement du courant, rassemblant celles et ceux qui se retrouvent dans une fraternité militante, avec une identité politique et une vision de la transformation sociale partagées.

    En 1983, à un moment où les proches de Rocard veulent jouer plutôt une grande majorité derrière le Premier secrétaire, il revient sur une motion de néo-rocardiens qu’il porte avec Jean-Pierre Worms et Marie-Noëlle Lienemann, pour exprimer une identité politique et participer à la réflexion du Parti. Cela ne dure que l’espace d’un congrès. Il évoque ensuite son implantation dans le Val-d’Oise : il devient maire en 1977 de Saint-Ouen-l’Aumône, pour trente ans, et député en 1978. Dans les zones urbaines en développement, les années 1970 sont une période de forte progression pour une gauche novatrice. Député puis sénateur, il termine en évoquant le rôle du parlement dans notre Constitution. Pour lui, une importante marge de manœuvre existe en matière de création de politique publique, sous-exploitées à ses yeux par les parlementaires eux-mêmes.