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Actualités socialistes - Page 1267

  • Terra Nova - Brexit : les opportunités d'une Europe sans Royaume-Uni

    Après le référendum de 24 juin 2016 où les Britanniques se sont prononcés pour une sortie de l'Union Européenne, Pénélope Debreu analyse les défis qui, après ce vote, émergent pour le Royaume-Uni et l'Union Européenne.

    Synthèse

    Le référendum britannique est un choc : comment ce pays a-t-il pu voter contre ses intérêts ? Au-delà de la stupeur et de l'incompréhension, il nous faut identifier les défis qui, après le vote, émergent pour le Royaume-Uni et l’Union européenne.

    Le premier enjeu est la crise profonde, sociale, politique et constitutionnelle, que traverse le Royaume-Uni, comme bon nombre de pays européens. Comme d'autres avant lui, ce vote exprime un choix du repli et de la fermeture. Partout en Europe, la crainte de l'ouverture est à l’œuvre, y compris en France. S’il est une leçon à retenir de ce vote britannique, c’est que l'Union européenne devient la victime expiatoire de cette profonde crise du politique. Or adhérer à l’idée européenne, c’est plus que jamais partager les valeurs d’une société ouverte et universaliste, respectueuse des histoires et identités différentes.

    Le deuxième enjeu est l'avenir de la relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Ici, il s'agira d'une négociation entre des intérêts britanniques et européens plus ou moins convergents. Mais une chose est sûre : les options pour le Royaume-Uni sont très limitées. Quel que soit le modèle choisi, le retour à une certaine souveraineté est incompatible avec des concessions européennes. Inversement, toute tentative de préserver certains éléments de l’acquis passera par un renoncement douloureux aux mensonges colportés pendant la campagne du référendum.

    Le troisième enjeu est celui de l'avenir de l'Union européenne à 27. A l’approche du soixantième anniversaire du Traité de Rome en mars 2017, l’heure est venue, enfin et même dans des circonstances dramatiques, de porter le regard sur les soixante prochaines années. S'atteler aux défis du XXIème siècle, c'est donner à l'Union européenne le projet de réguler la mondialisation car seul le poids d’une Europe unie et renforcée dans ses moyens d’action peut réussir à en faire changer le cours.

    Pour cela, l’Union Européenne doit répondre à quatre crises : la crise de gouvernance économique européenne et l'absence de contrôle du capitalisme financier mondial ; la crise des ressources naturelles et l’urgence de la transition énergétique ; la crise de la protection et de la gestion des frontières, qui met en exergue l’absence de politique migratoire commune ; et enfin, les menaces pour la sécurité intérieure, comme la menace terroriste mondiale, contre lesquelles les moyens nationaux sont structurellement insuffisants.

    Si ce débat stratégique n'est pas mené au plus vite, ou s'il échoue, alors devront être envisagées de nouvelles formes d'intégration différenciée. Pour sauver l’essentiel, l’Europe aurait alors à réduire son périmètre, au moins temporairement, ceux qui le souhaitent participant à des coopérations renforcées pour gérer ensemble leur énergie, leurs frontières et donc l’immigration, et leur sécurité intérieure.

    C’est à ces arbitrages existentiels que doivent désormais procéder les dirigeants européens. Et c’est à y prendre part activement, courageusement, que devra s’atteler le prochain président de la République française. C'est donc de candidats profondément ambitieux et réformateurs pour la France et pour l'Europe dont la campagne présidentielle de 2017 aura besoin. Se présenter au suffrage des électeurs en laissant croire que les enjeux d'avenir pour la France et l’Europe sont différents relèverait de la même supercherie dramatique que celle qui a mené au Brexit.

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  • Polémique attentat de Nice : Benoit Hamon (PS) demande que l'on "reprenne de la hauteur"


    Polémique attentat de Nice : Benoit Hamon (PS... par FranceInfo

  • Alterecoplus - Michel Rocard : rebelle et réformateur

    Je connais Michel Rocard depuis 1967 date à laquelle je suis entré au PSU. Mes parents étaient mendésistes et Rocard incarnait le mieux cette exigence de rigueur face à une classe politique adepte de la langue de bois et capable de discours révolutionnaires dans l’opposition et de soumission aux pressions des possédants une fois arrivée au pouvoir.

    Justice, vérité, responsabilité

    Dans ma génération, j’avais 19 ans à l’époque, celui qui incarnait l’envers de cette rigueur était Guy Mollet. Le « molletisme » était l’expression de ce double langage. La manière dont, élu pour faire la paix en Algérie en 1956, Mollet avait retourné sa veste pour accentuer la guerre en rappelant le contingent puis en couvrant les actes de torture, signait la déchéance du politique et la faillite morale de « la gauche de gouvernement » de l’époque.

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  • Marianne - La gauche ne sait plus penser le progrès (Marcel Gauchet)

    Le rédacteur en chef de la revue "le Débat" vient de signer "Comprendre le malheur français" (Stock). Il s'interroge sur notre difficulté collective - et singulièrement celle des progressistes - à penser le progrès.

    Marianne : Que reste-t-il de l'idée de progrès dans la vie politique française aujourd'hui ?

    Marcel Gauchet : Il suffit de regarder ce qui se dessine à l'approche du début de la campagne présidentielle : l'offre politique se répartit entre plusieurs discours qui ont un point commun - leur adhésion enthousiaste à la même utopie technologique. Ils vont tous, peu ou prou, nous vanter la magie de l'économie numérique et les promesses de l'ubérisation. Sans parler des bienfaits des nouvelles technologies pour régler le problème scolaire.

    Et c'est mal ?

    Non, pas du tout, mais c'est à côté des attentes des citoyens. Le plaidoyer hypertechnologique ne peut pas constituer un horizon mobilisateur pour un pays qui a le plus grand mal à s'adapter à la mondialisation et recherche un projet qui fasse sens par rapport à ce qu'il est. Les avancées biotechnologiques et médicales, par exemple, sont inouïes et admirables. Mais le progrès n'est pas la somme de tous les progrès. Le progrès, c'est autre chose : nous héritons de la deuxième moitié du siècle des Lumières (et notamment d'un auteur comme Condorcet) une idée exigeante et complète du progrès, comme amélioration matérielle et morale du genre humain. Or, ces deux améliorations ne sont pas entièrement superposables.

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  • Marianne - Face au terrorisme islamiste, les déni-oui-oui, Joseph Macé-Scaron

    Avec raison, les Français ne voient aujourd’hui qu’une chose : la France est en train de perdre des batailles face au terrorisme. Ces défaites sont payées au prix fort, au prix du sang, et conseiller le fatalisme dans ce domaine est non seulement inepte, mais surtout inaudible. Oh, certes, il est possible de trouver toutes les arguties possibles pour nous conter que l’internationale de la haine est affaiblie, que des coups terribles lui sont portés, que sa stratégie est inconséquente et autres fadaises du même genre. Autant d’éléments de langage concoctés par des communicants de crise s’étant arrêté au premier épisode de la série « Scandal ». Mais rien n’y fait. Les faits sont têtus et nos concitoyens aussi. Ils savent très bien que Daech a succédé à Al-Qaida et que demain surgira une nouvelle monstruosité totalitaire tant que l’on persistera à ne pas regarder le mal en face.

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  • La Régle du jeu - Sérénade Chafik, anti-Moubarak place Tahrir et anti-islamistes en France (mars 2016)

    Bernard Schalscha s’entretient avec la féministe franco-égyptienne. Venue de la gauche de la gauche égyptienne, puis passée par la LCR en France, la militante féministe et laïque née en Egypte dénonce tout autant les dictatures arabes que l’islam politique et ses alliés gauchistes. Fondant ses engagements sur des valeurs universelles d’émancipation, elle estime qu’une révolution sexuelle est indispensable au Maghreb et au Machrek où sévissent patriarcat et oppression des femmes.

  • Observatoire des inégalités - Qui va partir en vacances ?

    12 juillet 2016 - 80 % des cadres supérieurs partent en congés chaque année, contre 50 % des ouvriers. Et encore, entre catégories, on ne part ni aussi souvent, ni aussi longtemps, ni dans les mêmes conditions.


    Près des deux tiers des Français déclaraient partir en vacances [1] au milieu des années 1990, selon le Crédoc. Le taux de départ en vacances a ensuite diminué petit à petit jusqu’à tomber à quasiment 50 % en 2008. Depuis 2011, il repart à la hausse et a atteint 60 % en 2014 (dernières données disponibles) [2].

    Qui sont les chanceux qui vont faire leurs valises ? Pour partir, il faut en avoir les moyens. 40 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 200 euros mensuels ont quitté leur domicile pour des congés en 2014, contre 86 % de celles qui disposent de plus de 3 000 euros. Un « budget vacances » pour une famille peut représenter plusieurs milliers d’euros : impossible pour la majorité des bas salaires. Les plus pauvres ne sont pas les plus aidés et les plus aisés ont davantage l’occasion de bénéficier d’hébergements gratuits dans la famille ou chez des amis.

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  • Fondation Jean Jaurès - Eurobaromètre spécial du Parlement européen : les grands enseignements

    Julien Zalc, consultant pour TNS opinion, revient sur les attentes des Européens, particulièrement en matière de lutte contre le chômage et le terrorisme, révélées par l’Eurobaromètre spécial du Parlement européen réalisé en avril 2016

  • France Culture - Finance et politique : les liaisons dangereuses

    Révélée en milieu de semaine dernière, l’arrivée de José Manuel Barroso chez Goldman Sachs a soulevé une vague de protestations… mais d’ordre très différent.

    Pour certains c’est, en soit, le passage de l’ancien président de la Commission Européenne à une banque d’affaire qui pose problème. Il n’est certes pas le premier mais prête le flanc de façon caricaturale à l’accusation d’appartenir à ces élites déconnectées au service de la finance plutôt que de l’intérêt général.

    D’autres se sont montrés plus nuancés : c’est le choix de Barroso d’aider spécifiquement Goldman Sachs à gérer l’après Brexit qui est critiqué. L’éthique personnelle aurait dû guider le Portugais à refuser d’intégrer cette banque qui a largement participé à la crise des subprimes et s’est illustré, dans le maquillage des comptes Grecs.

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  • OFCE - Le référendum britannique du 23 juin 2016 : le saut dans l’inconnu Par Catherine Mathieu

    13 juillet 2016

    Le 23 juin 2016, les Britanniques ont décidé (par 52% contre 48%) de sortir de l’Union européenne. Après avoir longtemps critiqué le fonctionnement de l’UE et les contraintes qu’il faisait porter sur le Royaume-Uni, David Cameron avait obtenu, le 19 février 2016, un accord censé permettre le maintien du Royaume-Uni dans l’UE, mais cela n’a pas suffi à convaincre les électeurs. Dans le Policy Brief de l’OFCE (n°1 du 13/07), nous montrons que plus que des arguments économiques, c’est le souci des Britanniques de préserver (ou de retrouver) leur souveraineté politique qui a compté.

    La sortie de l’UE est, pour reprendre l’expression de David Cameron, « un saut dans l’inconnu », et l’on ne peut qu’élaborer des scénarios sur la base d’hypothèses quant à l’issue des négociations qui vont s’engager avec l’Union européenne : scénario rose où les deux parties voudront maintenir au maximum les liens existants, scénario noir où l’UE voudrait faire un exemple et le Royaume-Uni deviendrait un paradis fiscal et réglementaire.

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  • Michel Rocard : «J’irai dormir en Corse»

    Dans ce texte écrit deux ans avant sa mort, l’ancien Premier ministre, qui n’a «pas une goutte de sang corse» explique pourquoi il voulait reposer à Monticello. Lues par son fils aîné lors de la cérémonie au temple de l’Etoile, ces lignes nous ont été transmises par un ami de la famille.

    Le temps viendra bientôt, pour moi, comme pour tous, de quitter la compagnie des vivants. Enfant de la guerre, préservé presque par hasard des souffrances les plus atroces qu’elle a pu engendrer, j’en ai côtoyé le risque d’assez près pour avoir ensuite voulu découvrir, observer, savoir, analyser, comprendre, visiter aussi les lieux d’horreur d’Alsace, d’Allemagne, de Pologne, plus tard d’Algérie ou du Rwanda. Toute mon adolescence, j’ai rêvé que ma trace soit porteuse de paix. Je ne pense pas avoir manqué à ce vœu. Certains le savent encore en Algérie, tous en Nouvelle-Calédonie, je fus un combattant de la paix. N’était la violence des hommes, la nature étant si belle, la vie aurait toutes ses chances d’être merveilleuse si nous savions y créer l’harmonie. Ce fut l’effort de mon parcours.

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