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La position des insoumis sur l’attaque du Hamas en Israël semble être l’étincelle qui fait lentement exploser la Nupe. Charlotte Belaïch et Sacha Nelken, journalistes politiques à Libération, analysent les dix jours qui ont achevé l'union lancée par Jean-Luc Mélenchon. #nupes#mélenchon#gauche
Le coordinateur de La France insoumise (LFI) Manuel Bompard déplorait ce mercredi le « constat du blocage » de la Nupes en raison de « désaccords stratégiques profonds ». Dès le lendemain, lors d’une réunion publique à Rochefort (Charente-Maritime), Jean-Luc Mélenchon a officiellement enterré la coalition en déclarant : «il n’y a plus de Nupes, alors on fait semblant qu’il y en a toujours une (...) Ce qu'on a construit est déjà détruit.» À peine un an après la conclusion de cet accord historique et à sept mois des Européennes, les relations entre Insoumis et les autres partis de gauche sont plus que jamais exécrables.
Les quatre groupes de gauche se reparlent afin d'afficher un semblant d'unité durant les débats sur la loi Immigration. Mais sous le vernis, les divergences stratégiques sont toujours bien réelles.
Après des mois passés à faire l'inventaire de ses points de désaccord, la NUPES vient de se trouver à nouveau un combat commun : le projet de loi de Gérald Darmanin sur l'immigration. « Une saloperie sans nom », nous lançait la semaine dernière Julien Bayou.
Mécontent que le PS n’ait pas rompu avec Jean-Luc Mélenchon, le Parti radical de gauche entend monter sa propre liste, soutenue notamment par Bernard Cazeneuve.
Guillaume Lacroix avait prévenu lors du congrès du Parti radical de gauche (PRG), en mars : si le Parti socialiste (PS), avec lequel il s'était allié aux dernières élections européennes, ne rompait pas clairement avec la Nupes, le PRG présenterait une liste lors de ce scrutin. Réélu à la tête du PRG au congrès avec cette promesse, Guillaume Lacroix devrait mettre sa menace à exécution samedi 25 novembre, lors d'une convention du parti. La liste pourrait y être annoncée. « Nous y travaillons, les discussions vont bon train, confirme-t-il au Point. Les élections européennes sont le dernier scrutin national avant la présidentielle, nous serions irresponsables si la gauche n'était pas rassemblée. »
Le débat public est, depuis le 7 octobre, dominé par la guerre entre Israël et le Hamas. Au sein de la Nupes, les positions des Insoumis sur le conflit ont ébranlé la coalition de gauche mais pas au point de l’anéantir. Certains, comme les socialistes, ont malgré tout pris leurs distances. Jérôme Guedj, député socialiste de l’Essonne, est l’invité de Mardi politique.
IMPASSEEntrainés très rapidement, et sans vraiment le vouloir, dans une rupture avec les insoumis, les socialistes pourraient se retrouver dans leur position flottante d’avant 2022....
La question se pose alors : le Parti socialiste a-t-il les moyens de son moratoire ? « C’est une bonne question… », reconnaît le même. D’abord sur la forme : le Parti socialiste peut-il s’appliquer à lui-même ce qu’il réclame à la France insoumise, c’est-à-dire renoncer à sa liberté de parole comme parti et s’entendre d’abord sur chaque sujet avec ses partenaires ? Serait-il, par exemple, capable d’accepter sans broncher une coalition de gauche qui décide majoritairement de renoncer à l’autoroute Toulouse-Castres, pour laquelle la présidente PS de l’Occitanie, Carole Delga, se bat ? C’est très douteux.
Bâtie pour les législatives de 2022, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale devait être, en sous-main, un instrument au service du leader de La France insoumise. Las, la dislocation de ce cartel électoral met à mal cette stratégie.
C'est peu dire que la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) est très mal en point. Depuis des mois, Jean-Luc Mélenchon, qui en fut l'instigateur dans le cadre de la préparation des élections législatives de juin 2022, après la réélection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, n'a de cesse de donner des coups de boutoir à son cartel électoral.
Tous les samedis et dimanches à 18h17, Pierre de Vilno reçoit un invité au cœur de l'actualité politique pour un moment d'échange franc sur les dossiers brûlants du moment. Ce soir Dorian Dreuil, politologue, expert associé à la Fondation Jean Jaurès.
L'ancien chef de l'Etat a profité de la traditionnelle Fête de la Rose à Laguenne-sur-Avalouze (Corrèze) pour délivrer une violente charge à l'encontre de la Nupes et du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.
À la Fête de la Rose, il y avait comme une épine dans le pied que François Hollande a tenté d'arracher : la Nupes, l'alliance des partis de gauche depuis les dernières élections législatives. Une coalition menée par les députés de la France Insoumise, majoritaires dans le groupe de gauche à l'Assemblée nationale.
"On me dit : il faut que le débat ait lieu à l'interne, on lave le linge sale en famille, raconte Alexis Corbière. Je cherche encore les lieux ou la pièce où ça se passe".
"Je que - stionne la stratégie de La France insoumise à l'heure actuelle", confie jeudi 16 novembre sur franceinfo, Alexis Corbière, député LFI de la Seine-Saint-Denis. "Je pense que parfois nous-mêmes, nous créons les conditions pour que ce rassemblement [de la gauche au sein de la Nupes] ne soit pas simple", estime l'insoumis.
Si le divorce n’est pas encore prononcé, la rupture est officiellement actée. Après un mois et demi de turbulences au sein de la Nupes, à la faveur de la guerre en Israël et le Hamas, le Parti communiste a décidé de prendre ses distances avec La France Insoumise. Il faut dire que les prises de position ambiguës du parti mélenchoniste sur le conflit au Proche-Orient et à l’égard du Hamas l’ont isolé dans la classe politique et la Nupes. Invité de RTL mercredi soir, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a indiqué que son parti «avait définitivement rompu avec LFI». «Nous avons fait voter une déclaration en Conseil national, votée à 93%, qui a fait le constat que la Nupes était une impasse et qu’il est urgent de reconstruire une union, un rassemblement de la gauche capable de gouverner demain», a ainsi proposé l’ancien candidat à la présidentielle. La main est donc tendue.
Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne, a déclaré ce mercredi que le Parti Socialiste (PS) ne prendra plus part au travail de coordination de la Nupes. Une décision liée à la prise de position de Jean-Luc Mélenchon sur la guerre opposant Israël et le Hamas.
"On ne pourra pas reprendre le travail de coordination" des partis de gauche au sein de la Nupes, a tranché mercredi le député socialiste Jérôme Guedj, enterrant définitivement une alliance mise à mal par les prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur la guerre entre Israël et le Hamas. Le Parti socialiste avait décidé de suspendre sa participation à l'alliance le 18 octobre.
Invité de RTL lundi pour la promotion de leur nouveau film Et la fête continue, le couple du cinéma a dénoncé le comportement des représentants de la gauche dont ils ne supportent plus les divisions.
Ni la Nupes, ni La France insoumise, ne se réduisent "aux seuls propos de Jean-Luc Mélenchon", souligne Clémentine Autain sur BFMTV-RMC.
"Frondeur"? Clémentine Autain n'aime pas trop ce terme auquel elle est associée au sein de La France insoumise, aux côtés d'autres députés comme François Ruffin, Raquel Garrido ou Alexis Corbière, non retenus, comme elle, dans la direction du mouvement en décembre 2022. Et auteurs de prises de distances régulières depuis.
L’ensemble des partis politiques ont participé, dimanche 12 novembre, à la marche contre l’antisémitisme organisée par les deux présidents du Parlement. Tous, à l’exception de La France insoumise, qui provoque l’embarras au sein de l’alliance de gauche.
Il est de tradition de faire savoir aux absents qu’ils ont toujours tort. Mais, dimanche 12 novembre, ce sont eux qui fanfaronnent et montrent du doigt les participants à la marche contre l’antisémitisme, organisée à l’initiative de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et de son homologue du Sénat, Gérard Larcher.
Fabien Roussel enterre définitivement sa participation au sein de la Nupes. L'alliance des partis de gauche, née avant les élections législatives 2022 de l'idée de Jean-Luc Mélenchon, est décidément largement remise en cause, notamment depuis le 7 octobre et le refus d'une partie de La France insoumise de qualifier le Hamas "d'organisation terroriste". Invité dans L'Événement du dimanche LCI, le député et secrétaire national du Parti communiste (PCF), Fabien Roussel, confirme qu'il quitte l'union.
Israël - Palestine : pour la paix et la justice, nous manifesterons samedi 18 novembre
– Jeudi 16 novembre 2023
Déclaration du PS, du PCF, des Écologistes, de Place publique, de la Gauche républicaine et socialiste, de l’Engagement, du MRC, de la Nouvelle gauche socialiste et des Radicaux de gauche
Les bombardements qui frappent et endeuillent la population civile de Gaza s’accompagnent d’une catastrophe humanitaire avec le déplacement forcé de la population, le manque d’eau, de nourriture et d’énergie du fait du blocus sans compter la destruction des infrastructures hospitalières et le manque de moyens médicaux pour porter secours aux blessés.
L’horreur des attaques terroristes du Hamas le 7 octobre dernier contre les civils israéliens a précipité la région dans le chaos. Le Hamas n’est en rien un mouvement de libération mais une organisation terroriste. Et la riposte décidée par le gouvernement d’extrême droite de Netanyahu, qui frappe indistinctement la population civile à Gaza, est devenue « une punition collective » comme l’a dénoncé Philippe Lazzarini, commissaire général de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Certaines attaques pourraient même constituer des crimes de guerre.
Face à cette situation, nos organisations portent ensemble les propositions suivantes pour la paix et la justice en Israël – Palestine :
La libération immédiate et sans condition de tous les otages.
Un cessez-le-feu immédiat, comme l’ont demandé toutes les organisations humanitaires lors de la conférence du 9 novembre dernier.
La levée du blocus de Gaza.
La fin des violations des droits humains et de la colonisation en Cisjordanie.
La relance du processus de paix pour la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël permettant aux peuples palestiniens et israéliens de vivre côte à côte et en sécurité.
Et nous lançons un appel aux Françaises et aux Français, un appel à l’unité de la Nation. L’antisémitisme et le racisme sont des crimes contre la République toute entière. Combattons-les ensemble avec la plus grande fermeté !
Dimanche dernier, nous marchions ensemble contre l’antisémitisme et tous les fauteurs de haine et de racisme.
Aujourd’hui, nous appelons ensemble à ce que tous les Françaises et les Français qui souhaitent la paix se joignent en masse à la manifestation de samedi 18 novembre pour porter avec nous ces propositions et cette exigence d’unité du pays.
Nous appelons également à participer ce dimanche à la marche silencieuse initiée par le monde de la culture dans le respect des modalités annoncées par le collectif « Une autre voix ».
Avec Ian Brossat, porte parole du PCF, adjoint au maire de Paris, Olivier Faure, député et secrétaire national du PS, Sandrine Rousseau, députée EELV et François Ruffin, député LFI. Animé par Florent Le Du. La Fête de l’Humanité sera, cette année encore, le lieu pour débattre librement et en toute franchise. Et parce que le peuple de gauche a besoin de perspectives mobilisatrices.
30 janv. 2023 Après ce week-end très politique avec le vote des militants communistes sur leur texte de base commune et le congrès du PS à Marseille, petit débrief de la rédaction de Regards avec Catherine Tricot et Pablo Pillaud-Vivien.
Les chefs de groupe de gauche à l’Assemblée nationale ont trouvé un accord pour porter ensemble le texte qui sera déposé demain au Parlement.
La Nupes pouvait-elle résister à l’épreuve de la motion de censure ? Selon les informations du Parisien, les quatre forces politiques composant la Nupes porteront et voteront ensemble la motion de censure qui doit être déposée demain à 14h30 à l’Assemblée nationale. « Il y aura bien une motion de censure commune à l’intergroupe », confirment ce mardi deux présidents de groupes parlementaires. L’information a été confirmée publiquement ce mardi après-midi en conférence de presse.
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Rendez-vous ce mardi 5 juillet à 13h00 pour une conférence de presse en direct de présentation de la proposition de loi des groupes de la NUPES visant à répondre à l’urgence sociale. Réagissez et partagez ce lien avec #UrgenceSociale.
Sans majorité absolue, le camp présidentiel et ses 246 élus va devoir négocier sur chaque réforme pour pouvoir gouverner. Le RN aura son groupe parlementaire avec 89 sièges.
Elu depuis 2012 dans la 11ᵉ circonscription du département, le premier secrétaire du Parti socialiste a devancé Charlyne Péculier, candidate de la majorité présidentielle.
L’essai est transformé. Après sa victoire lors du premier tour, Olivier Faure est parvenu, dimanche 19 juin, à conserver son siège de député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne. Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) l’emporte avec 64,45 % des suffrages exprimés, devant Charlyne Péculier, la candidate de la majorité présidentielle, qui échoue donc avec 35,55 % des voix.
La professeur de 37 ans a bénéficié d’un important report de voix des électeurs déçus par le macronisme.
Coup de théâtre dans la 6e circonscription du Finistère. La candidate PS de la Nupes, Mélanie Thomin, a renversé Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale.
En remportant 133 sièges de députés, l'union de la gauche, emmenée par le leader de La France insoumise, entre en force à l'Assemblée nationale. Une performance liée avant tout à la campagne en trompe-l'œil de Jean-Luc Mélenchon pour briguer Matignon.
Il ne sera certes pas le prochain Premier ministre, mais il a réussi un coup politique. A l'issue du second tour des élections législatives, dimanche 19 juin, Jean-Luc Mélenchon affichait une satisfaction déconcertante. "Ce qui se présente, c'est une situation totalement inattendue, absolument inouïe : la déroute du parti présidentiel est totale, et aucune majorité ne se présente", a-t-il lancé, à Paris, fort de l'entrée à l'Assemblée nationale de 133 députés de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes).
La députée sortante de la 1re circonscription du Tarn-et-Garonne est réélue à son siège avec 57,37 % des voix exprimées, contre 42,63 % pour son adversaire du Rassemblement national, Pierre Poma.
Elle siégera pour la troisième fois consécutive sur les bancs de l’Assemblée nationale : la présidente du groupe socialiste, Valérie Rabault, députée depuis 2012 et candidate de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), remporte le second tour des législatives avec 57,37 % des voix dans la 1re circonscription du Tarn-et-Garonne.
La Nouvelle Union populaire écologique et sociale est devenue, dimanche soir, la première force politique d'opposition à l'Assemblée nationale.
La coalition de gauche, à défaut d'obtenir une majorité, est devenue la première force politique d'opposition à l'Assemblée nationale, dimanche 19 juin. À l'issue du second tour des élections législatives, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) a obtenu 133 sièges dans l'hémicycle du Palais-Bourbon.
L’ancien président du conseil général de l’Essonne devrait être un des piliers du groupe PS à l’Assemblée nationale.
Cinq ans plus tard, Jérôme Guedj tient sa revanche. Candidat au nom de la Nupes, le socialiste a emporté son second tour face à Amélie de Montchalin dans la 6e circonscription de l’Essonne. La macroniste se voit donc contrainte de quitter son poste de ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. En 2017, Amélie de Montchalinl’avait pourtant emporté et Jérôme Guedj avait, lui, été éliminé dès le premier tour dans cette circonscription. De retour à l’Assemblée nationale, le socialiste est attendu pour être un des piliers du groupe PS, et plus largement pour être une des figures de la Nouvelle Union populaire.
L’union des forces de gauche lui permet, à l’issue du second tour des élections législatives, d’être la première force d’opposition à l’Assemblée nationale. Mais sans coalition, la France insoumise, avec 72 députés, se retrouve derrière le Rassemblement national.
Il l’a annoncé : il changera de « poste de combat ». Sans le dire clairement, Jean-Luc Mélenchon a admis, dimanche, à l’issue du second tour des élections législatives, qu’il ne sera pas Premier ministre. En décrochant 131 sièges à l’Assemblée nationale, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) devient toutefois la première force d’opposition au Palais-Bourbon, devant le Rassemblement national et ses 89 députés. Mais pari réussi pour autant ?
Thomas Rudigoz (Ensemble!, Renaissance) est réélu dans la 1ère circonscription du Rhône, Julien-Laferrière (Nupes, Génération Écologie) dans la 2e, Anne Brugnera (Ensemble!, Renaissance) dans la 4e et Marie Charlotte Garin (Nupes, EÉLV) est élue en la 3e circonscription.
Le second tour des élections législatives à Lyon et dans la Rhône couronne trois LR, sept Ensemble! et quatre Nupes. Retrouvez tous les résultats en détails.
Mickaël Bouloux, maire socialiste du Rheu, candidat de la Nouvelle union populaire, écologiste et sociale (Nupes), a remporté les élections législatives dans la 8e circonscription d’Ille-et-Vilaine (Rennes centre et ouest et canton du Rheu), ce dimanche soir 19 juin 2022. Il bat le député LREM sortant, Florian Bachelier. Un destin qui n’était pas écrit pour cet ingénieur chez Orange, fils d’ouvrier des arsenaux de Cherbourg.
Avec 131 députés, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) est devenue la première force d’opposition à l’Assemblée, ce dimanche au second tour des législatives. Mais son fonctionnement, sous la forme d’un intergroupe dominé par les Insoumis, pourrait s’avérer délicat.
Le candidat soutenu par Carole Delga, le socialiste Joël Aviragnet, conserve son siège de député ce dimanche. Il remporte le deuxième tour de l'élection législative face au Rassemblement national dans la 8e circonscription de Haute-Garonne.
Après avoir faire entrer 147 députés à l'Assemblée nationale ce dimanche, l'union de la gauche doit désormais relever le défi de sa cohésion à l'épreuve du Palais-Bourbon. Différences programmatiques, agenda personnel... Plusieurs ténors pourraient être tentés de jouer rapidement leur partition.
Les élections législatives donnent lieu à une bataille de chiffres entre économistes visant les propositions de la Nupes, alors que celles d’Ensemble ! sont plutôt épargnées. Le résultat d’une domination culturelle des économistes orthodoxes depuis une quarantaine d’années.
Gabriel Attal et Agnès Pannier-Runacher assurent que le programme de la coalition de gauche conduit à une sortie de la France de l’Union européenne.
Alors que la majorité présidentielle est arrivée au coude-à-coude avec la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) lors du premier tour des élections législatives, dimanche 12 juin, les membres du gouvernement multiplient les attaques envers l’alliance de gauche menée par le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs ministres d’Elisabeth Borne, la cheffe du gouvernement, ont assuré que le programme de la Nupes mènerait la France hors de l’Union européenne (UE).
Le décalage de l’âge de la retraite est parvenu à augmenter de 20 points le taux d’emploi des 60-61 ans, au prix social élevé d’un allongement du « sas de précarité » entre emploi et retraite. Chez les ouvriers, la hausse de la précarité, hors emploi entre 60 et 62 ans est même l’effet principal de la réforme, devant la hausse de l’emploi. A l’inverse chez les cadres, le décalage de la retraite se traduit principalement par une prolongation de l’emploi. Il n’y a pas de raison de penser qu’un décalage de l’âge légal à 65 ans n’accentuerait pas encore ces effets.
J’ai publié un texte dans le cadre de la Grande conversation 2022 de Terra Nova déplorant que le débat économique électoral tourne autour du sérieux budgétaire et de la question technique du multiplicateur budgétaire plutôt que du fond des programmes et notamment leur direction générale : doit-on garder le même cap économique et social qu’aujourd’hui ou effectuer une bifurcation écologique, économique et sociale avec une forte augmentation des dépenses et des prélèvements ? Cette question est celle posée dimanche, plutôt que de savoir si dans le programme, les prélèvements couvrent les dépenses.
En devenant la première force d’opposition, l’union de la gauche peut bénéficier de nombreuses prérogatives reconnues par la Constitution, notamment la présidence de la commission des finances. Des pouvoirs qui seraient renforcés si les macronistes n’obtiennent pas la majorité absolue.
Après avoir obtenu près de 25 % des suffrages au premier tour des législatives, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) espère obtenir la majorité absolue et placer Jean-Luc Mélenchon à Matignon. Mais selon les projections de sièges, l’union de la gauche obtiendrait un nombre insuffisant de députés pour diriger le gouvernement, tout en lui permettant quand même de devenir la première force d’opposition à l’Assemblée nationale. Un rôle qui accorde de nombreuses prérogatives essentielles, reconnues par la Constitution.
Après les résultats du premier tour, les candidats des deux partis se retrouvent face à face dans de nombreuses circonscriptions.
Ils veulent secouer l'hémicycle. Des candidats issus des classes populaires désormais aux portes de l'Assemblée nationale. Au lendemain de sa qualification au second tour dans la 7e circonscription du Val-de-Marne, Rachel Kéké ne craint pas le contact pour convaincre et son profil séduit. "Les gens se retrouvent en moi. Ils savent qu'on se ressemble et qu'on mène le même combat", explique-t-elle. Presque une icône pour la Nupes, elle avait été révélée l'an dernier après 22 mois de lutte pour améliorer les conditions des femmes de chambres. Pour son opposante, Roxana Maracineanu, le visage ne doit pas cacher le programme : "Ce n'est pas le problème de Rachel Kéké, mais celui de Jean-Luc Mélenchon et du projet qu'il porte. Il faut être conscients que c'est la France insoumise que j'ai en face de moi".
La nouvelle ministre de la Transition écologique, candidate aux élections législatives, n’a obtenu que 31 % des voix au premier tour, dans sa circonscription de l’Essonne. En cas de défaite dimanche, elle devra quitter le gouvernement.
Le rendez-vous était donné place de la Victoire — sûrement une manière de s’autopersuader. À Palaiseau, le 14 juin, tout était mis en place pour venir à la rescousse d’Amélie de Montchalin.
La nouvelle ministre de la Transition écologique, également candidate aux élections législatives dans la 6e circonscription de l’Essonne, n’a obtenu que 31,46 % des voix au premier tour. Son rival, Jérôme Guedj, soutenu par la Nupes [1], est arrivé en tête avec 38,31 % des suffrages.
Avant le second tour des législatives, l’union de la gauche fait campagne en insistant notamment sur les mesures phares à destination des jeunes, son principal réservoir de voix, et en tentant de mobiliser derrière elle l’ensemble des opposants à Emmanuel Macron. La Nupes cible pour cela le projet du président en matière de pouvoir d’achat.
La Nupes propose d'abroger la « loi séparatisme », adoptée en 2021. Une mesure portée de longue date par Jean-Luc Mélenchon, qui tranche avec les positions adoptées par le PS et le PCF pendant la présidentielle.
C'est un point peu abordé par la Nupes dans cette campagne législative. Si la coalition de gauche venait à être portée au pouvoir, elle projette d'abroger la « loi séparatisme », adoptée en août 2021, après de très vifs débats au Parlement. Jean-Luc Mélenchon semble toutefois en faire une priorité. « Voter pour la République, c’est voter pour la liberté, l’égalité, la fraternité. Donc contre ses 21 lois liberticides, sa suppression de l’ISF, sa loi séparatisme », insistait-il dans le Parisien, ce mardi 14 juin.
Selon Manon Aubry, députée européenne de la France insoumise, aucune candidature de gauche dissidente n’a devancé les candidats de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale.... Au total, on compte une quinzaine de candidats qualifiés pour le second tour, sur les 70 candidatures socialistes dissidentes.
Premier tour des législatives 2022 : les leçons d’un scrutin
Marqué par un nouveau record d’abstention, le premier tour des élections législatives est un indéniable revers pour Emmanuel Macron, dont le score est inférieur à celui de sa réélection et dont l’assise électorale se retrouve, pour l’heure, plus étroite que celle de tous ses prédécesseurs, analyse le directeur du « Monde », Jérôme Fenoglio.
Deux forces politiques au coude-à-coude, un Rassemblement national en progression et un maintien fragile de la droite républicaine dans l'hémicycle... Dans un contexte d'abstention record, voici les enseignements que l'on peut tirer de ce premier tour, dimanche.
« Les résultats affichés sur le site du ministère de l’intérieur retirent du résultat de la Nupes [des] candidats qui étaient, pourtant, investis ou soutenus officiellement par notre alliance », fait valoir le parti de Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué publié lundi.
A l'issue du premier tour des élections législatives, l'Alliance des partis de gauche est en mesure de se maintenir dans 385 circonscriptions quand, en 2017, PS, PCF, LFI et écologistes ne pouvaient le faire que dans 146. En 2022, les duels entre Ensemble et la Nupes sont les plus nombreux : plus de 270 en tout. Il y a aussi une soixantaine de duels annoncés avec le RN et 25 avec des candidats LR. Tour d'horizon de quelques circonscriptions emblématiques.
Les candidats de gauche en outre-mer n’ont pas été comptabilisés comme appartenant à la Nouvelle Union populaire écologique et sociale, ce qui permet à la coalition macroniste de conserver une courte avance dans le décompte des voix au niveau national
« Alerte à la manipulation de Darmanin », a tonné sur Twitter Manuel Bompard, l’ex-directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, ce lundi 13 juin. L’« insoumis », candidat aux législatives dans les Bouches-du-Rhône, a dénoncé le décompte des voix opéré par le ministère de l’Intérieur, tronqué selon lui, pour faire « artificiellement apparaître » la coalition macroniste Ensemble ! en tête. « Alors que la Nupes réalise 6 101 968 voix (soit 26,8 %), le ministère de l’Intérieur ne lui attribue que 5 836 202 voix (soit 25,7 %) », a-t-il ajouté.
En mauvaise posture après le premier tour, ils pourraient être contraints de quitter le gouvernement s’ils ne sont pas élus députés le 19 juin prochain.Ils ne sont pas éliminés, mais ont des chances limitées de l’emporter au second tour. Mis en difficulté par les candidats de l’union de la gauche dans leurs circonscriptions respectives au premier tour des législatives dimanche 12 juin, ces trois ministres du gouvernement d’Emmanuel Macron pourraient être contraints de démissionner en cas de défaite la semaine prochaine.
Après le premier tour des législatives, les proches d'Emmanuel Macron ont haussé le ton face à la "menace" que représenterait Jean-Luc Mélenchon et sa coalition.
“Des anarchistes d’extrême gauche”, rien de moins. Au premier tour des législatives, dimanche 12 juin, la percée importante de la coalition de gauche Nupes, qui ambitionne notamment de porter Jean-Luc Mélenchon à Matignon, est parvenu à semer l’inquiétude dans les rangs de la majorité présidentielle.
Un nouveau rapport d’Oxfam montre que la pandémie a vu émerger 573 nouveaux milliardaires, au rythme d’un milliardaire toutes les 30 heures. Selon les estimations, 263 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté extrême cette année, au rythme d’un million de personnes toutes les 33 heures.
Les grandes entreprises ont elles aussi enregistré des bénéfices records. Dans le secteur de l’agroalimentaire, on compte 62 nouveaux milliardaires alors que les prix du pain, de la farine ou de l’huile flambent !
La fortune des milliardaires a augmenté davantage en deux ans de pandémie que lors des 23 dernières années.Les milliardaires détiennent au total l’équivalent de 13,9 % du PIB mondial. Ce pourcentage a triplé depuis 2000 !
Les milliardaires possédant des parts dans l’énergie, l’industrie pharmaceutique, la technologie et l’agroalimentaire ont particulièrement profité de la crise.
La richesse des milliardaires des secteurs de l’agroalimentaire et de l’énergie a augmenté de 453 milliards de dollars ces deux dernières années, soit 1 milliard tous les deux jours.
Pour les autres, c’est le coût de la vie qui explose. Farine, huile de cuisson, carburants, électricité… Dans le monde entier, les prix s’envolent. Partout, les gens n’ont d’autre choix que de réduire leurs dépenses ou d’affronter le froid plutôt que de chauffer leur maison.
Depuis qu'Emmanuel Macron a repris à son compte la notion de « planification écologique », plusieurs rapports et notes analysent comment elle pourrait se traduire dans l'organisation de l'Etat. Mais gare à ne pas oublier le principal ingrédient : la volonté politique.
Dans son dernier rapport annuel, l’Autorité environnementale pointe en effet un « écart préoccupant entre les objectifs fixés à moyen et long terme, les ambitions affichées pour les atteindre et les actes censés les traduire ».
Les grandes écoles ne s’ouvrent pas aux élèves d’origine modeste. Il faut améliorer l’estime de soi des élèves défavorisés et mieux informer les lycéens. Les mesures de discrimination positive doivent aussi être évaluées et généralisées. Propositions de l’économiste Julien Grenet.
De nombreux dispositifs d’« ouverture sociale » ont été mis en place par certaines grandes écoles pour diversifier le profil de leurs étudiants : programmes de parrainage et d’accompagnement de lycéens d’origine sociale défavorisée, voies d’admission parallèle, aides financières et soutien en faveur des étudiants boursiers sur critères sociaux. Pourtant, la base de recrutement de ces institutions d’élite est restée très étroite et n’a guère évolué au cours des quinze dernières années. Ce constat d’échec invite à repenser les leviers qui pourraient être mobilisés pour démocratiser le recrutement des filières sélectives et favoriser une plus grande diversité sociale des élites.
La nomination de Catherine Colonna comme ministre des Affaires étrangères survient dans un contexte de crise. Alors que le besoin d’une diplomatie renforcée ne s’est jamais fait autant ressentir, sept syndicats et le collectif des « jeunes agents » du ministère ont récemment lancé un appel à la grève. Ce mouvement social historique (le deuxième depuis la création du ministère en 1547) intervient à la suite du décret publié le 17 avril au Journal Officiel indiquant la « mise en extinction » de deux corps centraux dans la diplomatie français, ceux des conseillers des affaires étrangères et des ministres plénipotentiaires. Une telle protestation ne provient cependant pas uniquement de cet évènement, elle est le fait d’une dégradation bien plus large des conditions de travail et d’une remise en cause profonde du rôle des agents de ce ministère.
État « miné de l’intérieur », « trahison » du PS... Bernard Laponche a passé presque toute sa vie à lutter contre l’atome. Pilier des antinucléaires, il raconte aujourd’hui les coulisses de cette filière.
Vous lisez le premier volet d’un grand entretien de Bernard Laponche.
Bernard Laponche (84 ans) est un ingénieur polytechnicien, physicien de formation. Ancien ingénieur nucléaire au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et conseiller de la ministre de l’Environnement Dominique Voynet, il est désormais consultant international dans les domaines de l’énergie et de l’efficacité énergétique et membre des associations Global Chance et Énergie partagée. Il est depuis les années 1970 un pilier des luttes antinucléaires en France.
Nucléaire « inacceptable », « catastrophe industrielle » des EPR, la France et sa « la folie des grandeurs »... Pilier de la lutte contre l’atome, l’ingénieur Bernard Laponche alerte sur les dangers de cette technologie.
Vous lisez le grand entretien de Bernard Laponche.
Reporterre — Comment analysez-vous le retour en grâce de la filière nucléaire par Emmanuel Macron, avec la construction de six EPR2 et l’étude de huit additionnels ?
Bernard Laponche — C’est de la com’ ! Cette opération s’inscrit dans la mythologie qui remonte au général de Gaulle, et qu’Emmanuel Macron a reprise à son compte, selon laquelle le nucléaire civil et militaire est la base de l’indépendance de la France.
Longtemps en disgrâce, le terme de planification est revenu en force dans le débat politique français et européen. Adopté aujourd’hui par la gauche comme par la droite, son retour se fait en particulier sous le vocable de planification écologique. Celle-ci recouvre toutefois des définitions et propositions souvent différentes dans le débat politique actuel, au risque de sonner creux.
Deux études scientifiques, parues cette année, annoncent que nous avons franchi une cinquième puis une sixième « limite planétaire » sur les neuf reconnues. La pollution chimique et la perturbation du cycle de l'eau douce auraient donc atteint un niveau insoutenable. Mais comment le sait-on ?
Dans le flot de mauvaises nouvelles qui se succèdent depuis le début de l'année 2022, ces deux-là seraient presque passées inaperçues. Elles attestent pourtant d'un dangereux basculement à l'échelle du globe.
Le 18 janvier, une étude du Stockholm Resilience Center (SRC) estime que l'humanité a franchi une cinquième « limite » planétaire sur les neuf reconnues : celle liée à la pollution de la biosphère par des entités nouvelles, notamment des plastiques.
La pandémie de Covid-19 a mis en évidence la dépendance de l’Europe à la Chine dans le domaine sanitaire. Les confinements répétés ont également bouleversé les chaînes de production organisées au niveau mondial et entraîné des retards de livraison importants pour certains produits, voire des pénuries.
Avec le retour des confinements en Chine depuis quelques semaines, ces blocages s’installent dans la durée. La guerre en Ukraine a également révélé la fragilité de certains de nos approvisionnements, qu’ils soient énergétiques ou agricoles, en provenance notamment de la Russie et l’Ukraine (blé, engrais, etc.). Nous faisons, depuis quelques années, l’expérience d’une grande vulnérabilité.
CHRONIQUE - « Est hybride ce qui est mélangé, hétéroclite, contradictoire. Autrement dit, c’est le mariage improbable, c’est tout ce qui n’entre pas dans nos cases ! » Et si l’hybridation était la grande tendance à venir ? Pour T La Revue, Gabrielle Halpern* analyse les métamorphoses de notre société. (Cette chronique est issue de T La Revue de La Tribune - N°9 "Travailler, est-ce bien raisonnable?", actuellement en kiosque)USALibé - Contrôle des armes aux Etats-Unis: qui sont ces «50 sénateurs qui tiennent en otage 90% de la population» selon Steve Kerr?Le 24 mai 2022, Salvador Ramos, 18 ans, a ouvert le feu dans une école primaire à Uvalde, au Texas, tuant 21 personnes dont 19 enfants. C’est la fusillade en milieu scolaire la plus meurtrière depuis Sandy Hook, dans le Connecticut en 2012. Une fusillade qui a eu lieu seulement dix jours après celle de Buffalo, qui a tué 10 personnes, laissant nombreux Américains écœurés par l’inaction des autorités pour mieux contrôler les possesseurs d’armes.Mardi, le célèbre entraîneur de basketball des Golden State Warriors a pointé du doigt l’attitude des sénateurs républicains après avoir pris connaissance du massacre d’Uvalde.NUPES
Intentions de vote au premier tour, projections de l'Assemblée nationale... On fait le point sur les enquêtes d'opinion à dix jours du premier tour le 12 juin.
Le Vent se léve - Hadrien Clouet : « La ligne de rupture est aujourd’hui majoritaire dans le pays »Hadrien Clouet a été en charge de la rédaction et de l’actualisation du programme L’Avenir en Commun de la France Insoumise pour les élections présidentielles. Membre du conseil d’orientation scientifique du laboratoire d’idées Intérêt Général ayant produit différentes notes sur la fiscalité du patrimoine ou encore la planification du système électrique, il est aujourd’hui candidat dans la première circonscription de la Haute-Garonne. À ce titre et dans un contexte politique en pleine recomposition suite à l’union des différents partis de gauche en vue des élections législatives, nous avons recueilli son analyse et son point de vue sur la situation. Entretien réalisé par Victor Woillet
Galvanisé par les sondages, Jean-Luc Mélenchon a renoué mercredi soir avec l'exercice du meeting qui a fait une partie de son succès à la présidentielle, moins de deux semaines avant le premier tour des législatives. Selon les projections des sondeurs, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), la coalition de partis de gauche qu'il emmène, deviendrait la deuxième formation à l'Assemblée nationale derrière la majorité présidentielle, avec entre 165 et 195 sièges.
La majorité présidentielle (Ensemble !) arriverait en tête en nombre de sièges pour les législatives de juin sans être toutefois certaine de décrocher la majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les projections d’un sondage diffusé ce mardi 31 mai.
Les candidats de la confédération électorale Ensemble ! (qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir) obtiendrait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.
Selon un sondage Elabe pour L'Express et BFM TV, en partenariat avec SFR, l'union de la gauche obtiendrait 25% ses suffrages au premier tour des élections législatives, soit légèrement plus que le camp présidentiel (24,5%).
La majorité absolue est loin d'être acquise pour Macron
Le parti présidentiel LREM et ses alliés auraient, selon le sondage d'Elabe, plus de chance de l'emporter au second tour, mais sans être sûr d'obtenir une majorité absolue. Les projections donnent à l'alliance macroniste une fourchette de sièges comprise entre 245 et 315, la majorité se situant à 289. La Nupes, elle, raflerait entre 155 et 180 sièges, ce qui ne permettrait pas à Jean-Luc Mélenchon d'être nommé à Matignon.
La République en marche s’en remet aujourd’hui au vieux ressort anticommuniste pour mobiliser son électorat aux législatives contre le péril bolchevique que représenterait l'hypothèse d'un Jean-Luc Mélenchon Premier ministre.
La grande offensive. Ce mercredi 1er juin, le ban et l’arrière-ban de la macronie ont déclenché, sous la forme d’une campagne Twitter intitulée « Nous ne sommes pas Nupes », un feu roulant contre le leader de l’union de la gauche, Jean-Luc Mélenchon. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sonnait la charge dès le matin à l’antenne de France Inter et dans les colonnes du Figaro, qualifiant le troisième homme de la présidentielle de « Chavez gaulois » désireux de « collectiviser » l’économie nationale.
Si le premier tour des législatives s'annonce sous de très bons auspices pour l'alliance de gauche, le second sera plus compliqué, en raison de la personnalité et du programme de son omnipotent leader.
C'est celui dont tout le monde parle, celui autour de qui tout tourne, celui qui marque les esprits. Bien qu'il ne se représente pas à la députation à Marseille, Jean-Luc Mélenchon s'est imposé comme la grande vedette de cette campagne des législatives. Eliminé une nouvelle fois au premier tour de la présidentielle, le leader des Insoumis occupe le devant de la scène comme s'il l'avait emporté ou presque en avril. Un tour de force.
Il est venu soutenir Sophie Courrière Calmon, la candidate (PS) de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) sur la 1re circonscription de l'Aude, pour souligner l'importance d'en finir avec le "néolibéralisme". Jusqu'à se poser "parfois la question de la radicalité". Un exemple frappant de l'évolution politique au PS après le choc du premier tour de la présidentielle.
A quelques semaines du premier tour des législatives, l’Ifop a réalisé pour le Sud Radio une enquête sur les déterminants du vote à ces élections et le risque d’explosion sociale.
De même que pour la présidentielles, la santé (74%) et le relèvement du pouvoir d’achat (73%) demeurent les sujets qui ont l’impact le plus déterminant sur le vote, soit plus de dix points devant la lutte contre l’insécurité, la délinquance (62%) et la lutte contre la précarité (57%). Par rapport à la présidentielle, ces sujets jouent même un rôle d’autant plus déterminant, principalement en ce qui concerne le relèvement du pouvoir d’achat (+ 5 pts). Par opposition, la lutte contre le terrorisme a joué un rôle moins déterminant dans le vote qu’à la présidentielle (52% ; – 5 pts).
La naissance de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) a rebattu les cartes du débat politique, ce qui est déjà en soi une bonne nouvelle. Les électeurs diront en juin s’ils souhaitent voir l’alliance des partis de gauche gouverner le pays avec Jean-Luc Mélenchon à Matignon. Celui-ci affirme dans nos colonnes vouloir « un changement spectaculaire » et le programme de la Nupes à peine dévoilé contient effectivement de quoi réorienter profondément le cours de l’économie.
La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) a publié un programme partagé dans l’espoir de constituer une majorité à l’Assemblée nationale. Décryptage de certaines mesures phares parmi les 650 propositions.
Quelques semaines après avoir conclu un accord en vue des élections législatives, les partis formant la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) ont publié, jeudi 19 mai, un programme partagé, dans l'espoir de former un gouvernement s'ils obtenaient une majorité à l'Assemblée nationale. La France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF), le Parti socialise (PS) et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) mettent ainsi en avant 650 propositions communes.
Candidat à sa réélection, le député et secrétaire national du PCF Fabien Roussel prend ses distances avec Jean-Luc Mélenchon, leader de la Nouvelle union populaire écologique et sociale.
Personne ne lui en parle et il n’en parle à personne. Vendredi, au bout de deux heures de porte-à-porte dans les corons d’Anzin, sous un soleil qui peine à percer, Fabien Roussel a bien retrouvé son accent du Valenciennois, mais semble avoir perdu la trace de Jean-Luc Mélenchon . Jamais il ne sera question du leader Insoumis et encore moins d’une possible accession à Matignon, l’argument brandi par les partisans de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) dont les communistes font partie.
Valérie Rabault dans le Tarn-et-Garonne, Marietta Karamanli dans la Sarthe, Guillaume Garot en Mayenne. Plusieurs candidats pourtant investis par la NUPES gomment totalement leur appartenance à cette alliance des gauches. D'autres sont discrets.
Cachez cette NUPES que je ne saurais voir. Le premier tour des élections législatives approche et il est toujours aussi difficile de déceler l’appartenance politique de certains candidats. Sur le terrain en tout cas.
Ils seront peut-être, le 19 juin prochain, élus députés sous l’étiquette de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Nous sommes allés à la rencontre de dix de ces candidats, inconnus du grand public, pour comprendre le sens de leur engagement.
La Nouvelle union populaire écologique et sociale de Jean-Luc Mélenchon prévoit le blocage des prix de plusieurs produits de première nécessité. Or, cette mesure profiterait davantage aux ménages les plus aisés, selon une note du cabinet d’études économiques Asterès.
Intentions de vote au premier tour, projections de l'Assemblée nationale... On fait le point sur les enquêtes d'opinion à dix jours du premier tour le 12 juin.
Galvanisé par les sondages, Jean-Luc Mélenchon a renoué mercredi soir avec l'exercice du meeting qui a fait une partie de son succès à la présidentielle, moins de deux semaines avant le premier tour des législatives. Selon les projections des sondeurs, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), la coalition de partis de gauche qu'il emmène, deviendrait la deuxième formation à l'Assemblée nationale derrière la majorité présidentielle, avec entre 165 et 195 sièges.
La majorité présidentielle (Ensemble !) arriverait en tête en nombre de sièges pour les législatives de juin sans être toutefois certaine de décrocher la majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les projections d’un sondage diffusé ce mardi 31 mai.
Les candidats de la confédération électorale Ensemble ! (qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir) obtiendrait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.
UN JOUR, UNE CIRCO. Chaque jour, jusqu’aux élections législatives, « l’Obs » vous emmène dans une circonscription clé. Aujourd’hui, la 3e circonscription des Landes, où celui qui a négocié le programme de la Nupes pour le PS va tenter de conserver son siège. Dans un territoire emblématique pour les socialistes, et dont une partie avait déjà basculé en faveur d’Emmanuel Macron en 2017.
Selon un sondage Elabe pour L'Express et BFM TV, en partenariat avec SFR, l'union de la gauche obtiendrait 25% ses suffrages au premier tour des élections législatives, soit légèrement plus que le camp présidentiel (24,5%).
La majorité absolue est loin d'être acquise pour Macron
Le parti présidentiel LREM et ses alliés auraient, selon le sondage d'Elabe, plus de chance de l'emporter au second tour, mais sans être sûr d'obtenir une majorité absolue. Les projections donnent à l'alliance macroniste une fourchette de sièges comprise entre 245 et 315, la majorité se situant à 289. La Nupes, elle, raflerait entre 155 et 180 sièges, ce qui ne permettrait pas à Jean-Luc Mélenchon d'être nommé à Matignon.
La République en marche s’en remet aujourd’hui au vieux ressort anticommuniste pour mobiliser son électorat aux législatives contre le péril bolchevique que représenterait l'hypothèse d'un Jean-Luc Mélenchon Premier ministre.
La grande offensive. Ce mercredi 1er juin, le ban et l’arrière-ban de la macronie ont déclenché, sous la forme d’une campagne Twitter intitulée « Nous ne sommes pas Nupes », un feu roulant contre le leader de l’union de la gauche, Jean-Luc Mélenchon. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sonnait la charge dès le matin à l’antenne de France Inter et dans les colonnes du Figaro, qualifiant le troisième homme de la présidentielle de « Chavez gaulois » désireux de « collectiviser » l’économie nationale.
Si le premier tour des législatives s'annonce sous de très bons auspices pour l'alliance de gauche, le second sera plus compliqué, en raison de la personnalité et du programme de son omnipotent leader.
C'est celui dont tout le monde parle, celui autour de qui tout tourne, celui qui marque les esprits. Bien qu'il ne se représente pas à la députation à Marseille, Jean-Luc Mélenchon s'est imposé comme la grande vedette de cette campagne des législatives. Eliminé une nouvelle fois au premier tour de la présidentielle, le leader des Insoumis occupe le devant de la scène comme s'il l'avait emporté ou presque en avril. Un tour de force.
Depuis l’annonce de l’accord électoral à gauche, une offensive conservatrice doute de la faisabilité de son « programme partagé » en oubliant le manque de sérieux des programmes concurrents. Mais la clé de la réussite d’un tel programme sera la constitution d’un socle politique solide.
Il est venu soutenir Sophie Courrière Calmon, la candidate (PS) de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) sur la 1re circonscription de l'Aude, pour souligner l'importance d'en finir avec le "néolibéralisme". Jusqu'à se poser "parfois la question de la radicalité". Un exemple frappant de l'évolution politique au PS après le choc du premier tour de la présidentielle.
En meeting à Paris, le chef de file des insoumis, épaulé par ses alliés écolos, communistes et socialistes, a martelé qu’un changement de société était possible en cas de mobilisation aux législatives.
Jean-Luc Mélenchon mêle toujours son actualité à l’histoire. Il le chante à chaque fois qu’il se pointe sur scène : la Nouvelle union populaire écologique et sociale figure sur le haut de la pile des faits politiques. Un gros truc se joue sous nos yeux, jure-t-il à quelques jours des élections législatives.
La coalition présidentielle obtiendrait entre 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale.
La majorité présidentielle (Ensemble!) arriverait en tête en nombre de sièges pour les législatives de juin sans être toutefois certaine de décrocher la majorité absolue à l'Assemblée nationale, selon les projections d'un sondage diffusé mardi. Les candidats de la confédération électorale Ensemble ! qui regroupe LREM, le Modem, Horizons et Agir obtiendrait de 275 à 310 sièges contre 170 à 205 pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), alliance électorale associant LFI, EELV, le PC et le PS, selon le baromètre Ifop-Fiducial pour LCI.
L'ancien président et l'ancien Premier ministre étaient à Donzenac (Corrèze), lundi, pour défendre la candidate socialiste dissidente de la Nupes. Objectifs : tâcler La France insoumise et préparer 2027.
Dans la salle des fêtes du village de Donzenac, en Corrèze, François Hollande est à l'aise, lundi 30 mai. Il retrouve des élus qu'il connaît bien, les salue et bavarde un peu. L'ancien président de la République est venu assister à une réunion publique tenue en soirée par la candidate socialiste dissidente aux élections législatives. En effet, la Nupes, la formation de la gauche unie pour le scrutin à laquelle participe officiellement le Parti socialiste, a investi une candidate de La France insoumise.
La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) a présenté lundi soir son nouveau parlement, composé de syndicalistes, d’intellectuels, d’artistes, de militants associatifs, de responsables d’ONG et d’élus. Jean-Luc Mélenchon espère que cette instance perdurera et fera preuve d’audace même en cas de victoire de la Nupes aux législatives, au motif qu’il « est impossible de changer la société aussi fondamentalement que nous en avons l’ambition sans une implication populaire de masse »
De Johanna Rolland (Nantes) à Mathieu Klein (Nancy), ces grands élus, en dépit du résultat lilliputien de leur championne Anne Hidalgo à la présidentielle, rêvent d’un espace sur la scène nationale pour la gauche sociale-écolo qu’ils mettent en pratique dans leur ville.
Étouffées par la dynamique dont profite la Nupes, les tensions sous-jacentes devraient ressurgir à l’issue des législatives.
Main dans la main, ou presque. Lundi soir dans le 10e arrondissement de Paris, Jean-Luc Mélenchon l’Insoumis, Julien Bayou l’écologiste et Olivier Faure le socialiste se sont retrouvés pour le lancement d’un «parlement de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale», structure destinée à encadrer leur rassemblement aux législatives. Fabien Roussel le communiste, qui se tient à distance de l’ex-candidat à la présidentielle, était représenté par plusieurs dirigeants du PCF dont son prédécesseur, le sénateur Pierre Laurent.
Le leader de LFI tente de concilier une fidélité aux valeurs républicaines et l’ouverture aux revendications identitaires. Une évolution qui s’explique par la volonté de conquérir des voix dans les banlieues et l’arrivée de nouveaux militants associatifs plus radicaux.
À la tribune de l’Assemblée, Jean-Luc Mélenchon se lance, ce 1er février 2021, dans une longue intervention sur la laïcité. Au premier jour de l’examen de la loi confortant le respect des principes de la République – dite loi séparatisme –, il défend une motion de rejet qu’il sait perdue d’avance.
A quelques semaines du premier tour des législatives, l’Ifop a réalisé pour le Sud Radio une enquête sur les déterminants du vote à ces élections et le risque d’explosion sociale.
De même que pour la présidentielles, la santé (74%) et le relèvement du pouvoir d’achat (73%) demeurent les sujets qui ont l’impact le plus déterminant sur le vote, soit plus de dix points devant la lutte contre l’insécurité, la délinquance (62%) et la lutte contre la précarité (57%). Par rapport à la présidentielle, ces sujets jouent même un rôle d’autant plus déterminant, principalement en ce qui concerne le relèvement du pouvoir d’achat (+ 5 pts). Par opposition, la lutte contre le terrorisme a joué un rôle moins déterminant dans le vote qu’à la présidentielle (52% ; – 5 pts).
La naissance de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) a rebattu les cartes du débat politique, ce qui est déjà en soi une bonne nouvelle. Les électeurs diront en juin s’ils souhaitent voir l’alliance des partis de gauche gouverner le pays avec Jean-Luc Mélenchon à Matignon. Celui-ci affirme dans nos colonnes vouloir « un changement spectaculaire » et le programme de la Nupes à peine dévoilé contient effectivement de quoi réorienter profondément le cours de l’économie.
Entre la démarche de « désobéissance » et celle de « fédéralisme », les débats sont vifs au sein des partis politiques de la Nupes. Un accord a pourtant bel et bien été trouvé pour faire valoir au sein de l’Union européenne les droits sociaux et humains et les défis écologiques.
Lors des négociations pour présenter la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) au suffrage des électeurs lors des législatives, l’enjeu européen a fait l’objet de nombreuses discussions. Si les clivages sur cette question sont anciens depuis le traité de Maastricht, puis ensuite avec le référendum à propos du traité constitutionnel européen (TCE), les partis politiques de gauche ont su, sur cette question également, définir un périmètre qui permettait à chacun de se trouver dans un « programme partagé ».
L'ancien président socialiste François Hollande a estimé lundi, lors d'une réunion publique en Corrèze, que le programme de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) "se heurterait à la réalité" et serait "incapable d'être exécuté" en cas de victoire aux prochaines législatives.
"Imaginons qu’il y ait une majorité Nupes, ce programme, compte tenu de l’importance des dépenses qu’il prévoit, compte tenu des promesses qu’il fait, se heurterait à la réalité, et serait incapable d’être exécuté," a déclaré M. Hollande devant la presse, lors d'une réunion publique à Donzenac, où il était présent en compagnie de l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, pour soutenir Annick Taysse (ex-PS), la candidate dissidente à gauche dans la circonscription de Tulle.
Le leader des Insoumis a complété son projet de réforme des retraites qui est encore plus onéreux qu'avant la présidentielle. Selon les calculs réalisés par l'Institut Montaigne pour « Les Echos », l'addition s'est encore accrue d'une quinzaine de milliards.
La facture s'envole. Jean-Luc Mélenchon a réussi à imposer un programme « retraites » très dispendieux aux partis de gauche qui ont rallié La France insoumise, au sein de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). L'Institut Montaigne, qui avait procédé à une première estimation du coût de ses promesses avant la présidentielle, estime que l'addition potentielle a encore grimpé dans la perspective des législatives, avec un scénario médian à 94 milliards d'euros en 2027.
L’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste a publié sur le réseau social Twitter un manifeste soutenu par 200 socialistes issus de tous les horizons pour défendre l’idée d’une refondation du PS sans Jean-Luc Mélenchon.
Il ne lâchera pas. Jean-Christophe Cambadélis a publié sur Twitter un manifeste pour créer un courant politique entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon . Régulièrement cité, le leader insoumis n’est pas à ses yeux le représentant de la vraie social-démocratie. Dans son manifeste, il chiffre à 200 le nombre d’élus socialistes, maires, élus locaux, anciens ministres et parlementaires, premiers fédéraux et dirigeants ayant signé son manifeste
La majorité et la Nupes veulent surfer sur l’élan de la présidentielle. Au grand dam de la droite et du RN.
Raviver la flamme. Après la longue séquence du remaniement, qui a gelé la campagne législative au niveau national pendant un mois, les forces politiques mettent le cap sur la prochaine échéance électorale. Et accélèrent. Avec un objectif: battre le rappel des troupes et motiver les électeurs, qui ont plus tendance à aller glisser un bulletin pour l’élection du président… que pour celles de leurs députés.
Le passage à la sixième République promue par Jean-Luc Mélenchon, qui se voit déjà Premier ministre, figure dans le programme de la NUPES. Cependant, même dans le cadre d’une hypothétique cohabitation, sa mise en œuvre semble compliquée.
La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) a publié un programme partagé dans l’espoir de constituer une majorité à l’Assemblée nationale. Décryptage de certaines mesures phares parmi les 650 propositions.
Quelques semaines après avoir conclu un accord en vue des élections législatives, les partis formant la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) ont publié, jeudi 19 mai, un programme partagé, dans l'espoir de former un gouvernement s'ils obtenaient une majorité à l'Assemblée nationale. La France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF), le Parti socialise (PS) et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) mettent ainsi en avant 650 propositions communes.
Candidat à sa réélection, le député et secrétaire national du PCF Fabien Roussel prend ses distances avec Jean-Luc Mélenchon, leader de la Nouvelle union populaire écologique et sociale.
Personne ne lui en parle et il n’en parle à personne. Vendredi, au bout de deux heures de porte-à-porte dans les corons d’Anzin, sous un soleil qui peine à percer, Fabien Roussel a bien retrouvé son accent du Valenciennois, mais semble avoir perdu la trace de Jean-Luc Mélenchon . Jamais il ne sera question du leader Insoumis et encore moins d’une possible accession à Matignon, l’argument brandi par les partisans de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) dont les communistes font partie.
Interrogé sur les récentes affaires de violences sexuelles qui agitent le monde politique, le leader de La France Insoumise, invité de "BFM Politique" ce dimanche, a défendu la gestion choisie par son parti.
"Je ne suis ni juge, ni policier." C'est par cette précision que Jean-Luc Mélenchon, invité de BFM Politique ce dimanche, a évoqué l'affaire Damien Abad, du nom du nouveau ministre des Solidarités, accusé par deux femmes de viol après des révélations de Mediapart.
Élections. L’instance de la Nouvelle union populaire écologique et sociale se réunira lundi 30 mai. Un organe qui se veut une « boîte à outils » à disposition des candidats de l’alliance de gauche, à 14 jours du scrutin.
Trois jeunes cadres LFI ont reçu des circonscriptions très favorables. Au risque d’être accusés de parachutage.
Au pied des tours d’une cité de Sainte-Geneviève-des-Bois, dans l’Essonne, une dizaine de jeunes tuent le temps en refaisant le monde sur des chaises en plastique. Assis entre eux sur un carré de pelouse, Antoine Léaument, le candidat Insoumis pour les législatives. La discussion s’arrête sur les rixes qui sévissent entre quartiers. «Il faut que tout le monde se parle», propose le représentant de LFI. Antoine Léaument donne son numéro de téléphone, et promet: «Si je gagne aux législatives, je reviens vous voir. Et si je ne le fais pas, envoyez-moi un message, je viendrai.»
La clé du premier tour pour la majorité présidentielle est de ne pas laisser s’échapper les électeurs de la gauche modérée vers la NUPES. On constate un « tiraillement » des électeurs Sociaux-Démocrates et Progressistes entre la coalition présidentielle et l’union de la gauche. Si la NUPES parvenait à élever son score dans cet électorat, elle arriverait très probablement en tête du premier tour dans de nombreuses circonscriptions. Cela reviendrait à réunir les deux gauches (la modérée et la plus radicale) qui votaient encore ensemble pour François Hollande en 2012 et qui se sont éloignées en 2017 et en 2022 suite à la chute du Parti Socialiste. Trop modérés sur le plan institutionnel et trop attachés à l’Union Européenne pour basculer vers Jean-Luc Mélenchon mais aussi trop écologistes et trop attachés aux services publics pour être complètement emportés par Emmanuel Macron, les Sociaux-Démocrates et les Progressistes représentent un électorat « clé », décisif car pouvant basculer vers l’une ou l’autre des offres en compétition en fonction de la campagne et des clivages qui seront mis en avant.
Face à la fronde d’une partie de son camp après l’union signée avec Mélenchon pour les élections législatives, le discret et impassible premier secrétaire veut sauver le PS et ne renonce pas à un destin national.
Les yeux d’Anne Hidalgo, trempés dans l’acier : « Olivier, c’est simple. Si tu ne veux pas me suivre, tu dégages !» C’est un comité stratégique, début janvier. Autour de la candidate du Parti socialiste (PS), on cherche, une énième fois, à réanimer la campagne. Selon la maire de Paris, ulcérée, Olivier Faure, malgré les apparences, ne fait pas beaucoup d’efforts. Le verbe tonique employé à l’encontre du chef du parti sèche l’assistance.
La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) vise la victoire aux législatives. Méthode Coué ou vraies chances de l’emporter ? Adrien Quatennens, coordinateur de la France Insoumise, fait mine de croire que son camp aura la majorité à l’Assemblée le 19 juin. Et que Jean-Luc Mélenchon sera Premier ministre…
La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) a réussi son coup. En parvenant à s’entendre pour les législatives, Insoumis, Socialistes, Écologistes et Communistes ont capté l’attention des médias et des électeurs. Les sondages sont favorables au nouvel attelage, et Jean-Luc Mélenchon claironne qu’il entrera à Matignon après le 19 juin.
« Les propositions de la Nupes ne se réduisent pas à une hybridation des programmes communs de la gauche du XXe siècle »
Les 650 mesures prônées par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale ont un air de famille avec les engagements pris en commun par les partis de gauche au siècle dernier. Mais elles présentent aussi des innovations, décrypte l’historien Mathieu Fulla, dans une tribune au « Monde ».
Valérie Rabault dans le Tarn-et-Garonne, Marietta Karamanli dans la Sarthe, Guillaume Garot en Mayenne. Plusieurs candidats pourtant investis par la NUPES gomment totalement leur appartenance à cette alliance des gauches. D'autres sont discrets.
Cachez cette NUPES que je ne saurais voir. Le premier tour des élections législatives approche et il est toujours aussi difficile de déceler l’appartenance politique de certains candidats. Sur le terrain en tout cas.
Elu en 2017 dans l’Essonne sous les couleurs de la majorité présidentielle, le mathématicien Cédric Villani est candidat à sa succession, mais cette fois-ci dans l’opposition, sous l’étiquette Nupes.
La circonscription des Ulis (Essonne) sera scrutée par les observateurs et par la majorité. Il y a cinq ans Cédric Villani, le mathématicien, se présentait sous l’étiquette de La République en Marche. Aujourd’hui, il remet son mandat en jeu en tant qu’écologiste, membre de NUPES, même s’il revendique le fait de ne pas être affilié à Jean-Luc Mélenchon. "Je suis aujourd’hui rangé dans mon parti, les écologistes", affirme-t-il.
Le Parti ouvrier indépendant, héritier de la formation trotskiste lambertiste OCI, a investi des candidats aux législatives pour la Nupes et héberge des réunions du « Parlement populaire » dans ses locaux historiques parisiens. Un moyen pour Jean-Luc Mélenchon de renouer avec sa jeunesse militante.
Pour le leader de La France insoumise, et homme fort de la Nouvelle Union populaire, écologiste et sociale, les législatives sont l’occasion de démanteler le présidentialisme et faire de la majorité parlementaire le pivot politique du pays. Un pas vers la VIe République ?
Ils seront peut-être, le 19 juin prochain, élus députés sous l’étiquette de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Nous sommes allés à la rencontre de dix de ces candidats, inconnus du grand public, pour comprendre le sens de leur engagement.
La Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) espère remporter les élections législatives des 12 et 19 juin prochains. Mais l'union menée par Jean-Luc Mélenchon doit composer avec des dissidents, comme dans la 1ʳᵉ circonscription du Lot.
Dans ce département rural, où la progression du Rassemblement national est nette, l’alliance de la gauche espère décrocher deux circonscriptions sur trois.
Une croix funéraire en bois, des conteneurs érigés devant l’entrée de l’usine en guise de barrière et des pancartes accrochées aux grilles sont laissés, en l’état, par les anciens salariés de la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), à Viviez (Aveyron). Un peu comme des témoignages de cette entreprise, dernier vestige du glorieux passé houiller du bassin de Decazeville, qui a cessé de faire fonctionner ses fours il y a six mois en licenciant 333 personnes.
Malgré les explications du ministère de l’Intérieur, les alliés de la Nupes reprochent à Gérald Darmanin de «tenter de manipuler le résultat», en ne prenant pas en compte la nuance «Nupes» dans les déclarations de candidatures. Mais ils y voient le «signe» que la gauche «peut gagner».
La Nouvelle union populaire écologique et sociale de Jean-Luc Mélenchon prévoit le blocage des prix de plusieurs produits de première nécessité. Or, cette mesure profiterait davantage aux ménages les plus aisés, selon une note du cabinet d’études économiques Asterès.